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EVENT :: Sur la brèche - Intérieur
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le Jeu 8 Fév - 17:15
Médecin

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Age :: 29 ans
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Surnom :: Katya
Ekaterina jeta un coup d’œil désolé à sa compagne d’infortune qu’elle avait un peu trop vigoureusement entraînée à couvert, lui faisant au passage rencontrer de façon un peu brutale le sol. Le coup d’œil se mua en grimace alors qu’elle crachait le sang s’étant répandu dans sa bouche, puis lui avouait qu’elle n’avait non plus pas grand chose d’une combattante. Ceci étant dit, Yulia semblait avoir repris contenance, observa la médecin. Elle était alerte, souple sous ses appuis, prête à réagir en cas de besoin.

Bien. Elle n’avait pas besoin d’un poids mort en plus d’elle même.

La situation n’en restait pas moins dramatique pour elles. Les balles continuaient de pleuvoir, et si ceux en capacité de riposter le faisaient, freinant l’avancée des mercenaires vers ce qui fut leur dispensaire de fortune, il était toutefois évident qu’ils allaient finir par les atteindre. Jetant un regard critique à son arme, lui d’être adaptée à la situation, Katya la rengaina et s’appropria de celle d’un garde ayant expiré non loin, contenant le tremblement de rage qui manqua de la secouer lorsqu’elle posa les yeux sur le jeune homme.

Ce fut Yulia qui chassa la colère sourde qui bourdonnait dans ses oreilles en faisant glisser un objet vers elle. Le calme de la jeune femme était un baume pour Ekaterina, dont tous les sens n’étaient pas loin de saturer dans la panique ambiante. Un voile de sueur luisait sur son visage déjà si pâle, et malgré son aplomb et sa maîtrise d’elle même, le coin de ses lèvres accusait un tremblement nerveux à intervalles réguliers. Elle s’estimait donc heureuse d’être tombée sur un binôme qui ne sombre pas dans l’hystérie.

Récupérant l’objet, la médecin posa un regard critique dessus. Elle ne s’y connaissait pas vraiment en la matière, mais pensait pouvoir se servir de l’objet sans trop de mal.

- Ce genre de truc est fait pour faire un maximum de fumée pour créer une diversion. Je suppose qu’on peut essayer de le balancer vers eux. Si ça fonctionne, au pourra au moins se barrer de là pour rejoindre ceux plus en arrière, et peut être même riposter. Ça vaut le coup d’essayer.  

Raffermissant sa poigne sur l’explosif, elle passa sa nouvelle arme en bandoulière pour ne pas être gênée, et sortit une boite d’allumettes de sa poche. Prenant une inspiration et priant pour que cela fonctionne, elle frotta le morceau de bois, et avec un craquement il s’enflamma. La flammèche pris facilement sur la mèche de l’explosif, et sans perdre de temps, Ekaterina se retourna, attendant une accalmie dans les coups de feu pour lancer leur fumigène...

barème du lancé de dé de diversion. Bonus de +5 à ajouter un total pour l'usage de l'objet "pétard mouillé de Yvan:
 
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le Jeu 8 Fév - 17:15
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le Jeu 29 Mar - 17:30
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Intervention du MJ
Plusieurs brigands tombèrent sous les balles de Alexandra qui savait parfaitement se servir d'une arme à feu et tuer. Le chef observait dans l'ombre, regardant comment la situation évoluait pendant que ceux au poste de garde continuait de tirer dans le tas pour faire un maximum de victimes. La déroute des gardes n'était pas encore un franc succès mais cela se déroulait plutôt bien, les brigands avaient encore l'avantage.

Une explosion retentit au dispensaire et un nuage de fumée se forma. Les bandits reculèrent en toussant et les larmes aux yeux. Personne ne savait trop ce qu'il venait de se passer, mais ça semblait avoir mit un sacré bordel là bas. Katya et Yulia ne voyaient plus trop un coté du dispensaire, plongé dans la fumée mais rapidement elles sentirent leurs yeux piquer ainsi que leurs gorges: le fumigène était une sorte de grosse bombe au poivre ou de lacrymogène. Les ennemis étaient en déroute, certains semblaient avoir envie de vomir ou avaient du mal à respirer. C'était l'occasion de bouger pour les deux femmes si elles voulaient se sortir de là.

De sa position, Airat entendait la scène sans trop la voir, trop occupé de toute façon à utiliser son coupe chou. Quelqu'un s'approcha alors et se pencha sur la poutre pour voir le costaud mort et le colporteur couvert de sang.

"Qu'est-ce que tu branles toi ?"

Le garde appela un compagnon pour l'aider à soulever la poutre afin de libérer Airat, les deux hommes lancèrent un regard plein de suspicion et de mépris au jeune homme. Puis ils le poussèrent pour avancer alors que d'autres coups de feu retentissaient. Le groupe se cacha derrière des fondations en pleine construction, ici se trouvait également d'autres ouvriers et plusieurs gardes: la poche de résistance contre l'envahisseur. Beaucoup observaient le dispensaire et la fumée en se demandant ce qu'il s'y était passé. Il ni avait qu'une dizaine de mètres pour y aller et des gardes parlaient de s'y rendre pour aider ou évacuer les blesser. Mais était-ce une bonne idée ? Le trajet semblait bien couvert, ils pourraient éviter les balles et se cacher. C'est aussi le chemin et les questions que pouvaient se poser Katya et Yulia même si c'était pour faire le chemin dans l'autre sens.

Toujours à couvert, Sasha entendait malgré la musique les coups de feu qui sifflaient non loin d'elle. D'un rapide regard, elle pouvait voir que le poste de garde était sous le contrôle ennemi et les brigands commençaient à empiler des caisses pour empêcher quiconque de passer. Si seulement des  renforts alliés pouvaient débarquer depuis le coté de la station... Mais pour ça, il faudrait sonner l'alerte et celle-ci se trouvait à mi-chemin entre le poste de garde et le dispensaire. Zone de non droit où le gaz se répandait et avait déjà touché un bon quart des brigands qui tentaient d'en sortir et de se mettre à l'abri.



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Colporteur
le Sam 2 Juin - 8:05

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 Le rouge se raidit d'un coup. Les détonations des feux lui transperçaient les tympans. Mais ce n'était rien face aux voix s'approchant, préambules à de belles emmerdes. Il fronça les sourcils, rangeant dans la manche de son manteau le coupe chou qui glissa le long de son bras. Se sortir de sous cette foutu poutre  n'était pas si compliqué, et même si c'était le cas, il aurait préféré se débrouiller. Et rester en tête à tête avec ce cadavre mutilé. Airat lança un regard hivernale aux deux soldats, comme ceux qu'autres fois une certaine femme avait l'habitude de jeter si on faisait l'erreur de la sous-estimer.Ses enseignements ne m'auront  pas que pourrit la vie... Il senti l'un d'eux le saisir à l'épaule, et se laissa valser loin des deux hommes. Ses dents crissaient, sa mâchoire était assez crispée pour en devenir douloureuse, rependre dans ses muscles une impression de fatigue et de chaleur. La colère grimpait dans toutes ses cellules, envoyée à l'asseau par une fierté parfois envahissante. L'envie d'ajouter deux paires d'oreilles supplémentaire à sa liste le démangeait  Mais il ne lâcha ni un geste ni un mot. Et ne braqua plus sur les deux hommes un regard qui aurait finit par lui coûter chère.

Le colporteur se glissa contre un mur de la station, attrapant son sac qui avait finit écrasé sous un corps. Il plongea sa main dans le bric-à-brac qui avant finit sans dessus dessous, trouvant une bande de tissu pour y enrouler les... Oreilles. Ne pas y penser. Plutôt réfléchir à un bon moyen de se sortir de ce merdier. Le rouge regarda par dessus son épaule, observant la fumée qui lentement allait se répandre dans le tunnel. Ennemis comme alliés, les silhouettes fuyaient dans la direction opposée, mains plaquées sur les lèvres et larmes aux yeux. Lacrymogène.

Airat recula de quelques pas, scrutant le brouillard. Il restait du monde : blessés, médecins,ou même malchanceux au mauvaise endroit au mauvais moment. Ceux en état de se faire la malle prenaient déjà leurs jambes à leur cou. Ceux trop blessés pour bougés ne ferraient pas long feu vu le nuage de fumée et les effets du gaz à trop grande exposition.  

« -Faut définitivement tout faire soi-même dans cet endroit de merde... »

Grommela-il en se penchant, coupe chou à la main, pour tailler dans la veste d'un cadavre à terre. Ses gestes étaient devenus mécaniques, presque chirurgicales. Il attacha le tissu autour de son cou, le remontant jusqu'à couvrir sa bouche. C'est parti. Le rouge pris une inspiration, plissant les yeux, avant d'avancer vers la fumée.
Ceux qui fuyaient lui rentraient dedans. Il les redirigés en les attrapant fermement par les épaules, entendant autour de lui les plaintes et les injures. Ses yeux ne quittaient pas le sol, cherchant un brancard abandonné, quelque chose qui lui permettrait de  tirer hors du gaz un blessé, juste un seul.

« -Qu- ! »

Il releva la tête en sentant une présence juste devant lui, ayant juste le temps de refermer ses mains sur les épaules de la silhouette face à lui. Un sourire moqueur se dessina sur ses lèvres, invisible sur le tissu qui recouvrait son visage. La brune du début. Celle qui avait organisé le rebouchage de la fuite. Et a qui il avait déjà eu le temps de chercher des noises.

« -Tient tient ! Perdue ? »

Ricana Airat, une larme au bout des yeux. Le gaz commençait à percer son masque de fortune. Il ne laissa pas la chef en placer une. Passant un bras autour des épaules de la femme, tentant de se repérer dans la fumée toujours aussi épaisse.

« - Fermes les yeux, pas la peine qu'en sortant d'ici on soit tout les deux aussi incapable de tirer...»





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le Jeu 7 Juin - 19:29
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Katya commençait sérieusement à douter du bien fondé de l’idée qu’elle et Yulia avaient eu de lancer cette grenade. Loin d’être un simple fumigène à même de générer un écran de fumée opaque capable de dissimuler leur retraite, l’explosif était en réalité une véritable bombe lacrymogène en puissance.

Point positif: les brigands pris dans le champ de fumée étaient hors jeu, bien incapables de les canarder tant le produit était irritant.

Point négatif: elle était elle même plus ou moins pris dans le nuage suffocant, bien qu’encore relativement épargnée, dieu merci elle avait su viser un minimum loin d’elle même. Il n’empêchait que de grosses larmes roulaient de ses yeux déjà irrités et qu’elle luttait pour ne pas respirer la fumée, plaquant un pan de sa veste contre son nez et sa bouche pour filtrer tant bien que mal.

- Laisse tomber la riposte, on trace!

Entraînant Yulia à sa suite, Ekaterina amorça la retraite hors du nuage de brume, se repliant vers la poche de résistance qui se formait au sein de la galerie en travaux. Courbée pour offrir moins de prise à un éventuel tireur, elle ne vit qu’au dernier moment la silhouette d’Airat se dessiner devant elle, tout aussi surpris qu’elle de la voir. Ce dernier l’intercepta en la saisissant par les épaules, stoppant sa course folle avec une remarque moqueuse, à laquelle elle répliqua d’un geste vulgaire.

Cela étant dit, malgré son aplomb de surface, elle n’en menait pas large en réalité. Haletante, elle essuya ses yeux qui demandaient grâce d’un revers de manche, tentant de chasser l’angoisse, la fureur et la douleur de la mort qui menaçaient de la submerger à tout moment et de la plonger dans l’hystérie la plus totale. Le bras du jeune homme se refermant autour de ses épaules la recentrèrent sur le moment présent, et elle hocha la tête, se faisant violence pour lui accorder sa confiance et fermer les yeux.

Se laisser guider par un parfait inconnu dans une situation aussi périlleuse n’avait rien d’aisé, mais elle s’exhorta à garder les yeux fermés jusqu’à ce que la goût âcre de la fumée ne rappe plus sa gorge. Airat avait semblait-il réussi à les mener vers un groupe de garde de d’ouvriers mêlés qui tentaient de retrouver un semblant de cohésion.

- E-Est-ce...


Une quinte de toux la coupa et elle renifla d’un air mauvais, sa hargne habituelle semblant se rappeler à elle.

- Est-ce quelqu’un a réussi à donner l’alerte ?
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Colporteur
le Sam 16 Juin - 14:14

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 Airat n'avait pas le temps de réfléchir. Pas alors que les balles volaient autour d'eux. Une partie de lui, celle que sa mère avait façonnée, puis que le métro avait détruite, marchait au ralentie. Elle était en train de s'émerveiller de leur chance ; Autour d'eux, on hurlait, on crevait, on couvrait le métro de son sang, mais ils s'en sortaient. L'autre, celle qui lui permettait de garder les pieds sur terre lui disait de courir jusqu'au groupe le plus proche.  Il resserra son emprise sur les épaules de la petite brune et fonça, yeux rougis pas la douleur du lacrymogène.

Dès qu'il pût, le colporteur lâcha la femme, laissant les plus altruistes du groupe qu'ils venaient de rejoindre se charger d'elle. Il se laissa tomber contre le mur de l'alcôve où ils devaient être une douzaine à se cacher, toussant et insultant tout ce qui lui venait à l'esprit. Ses yeux le brûlaient. Sa gorge était en feu. Et son cerveau un peu trop éduqué à la sûreté lui criait qu'il venait d'aspirer une bonne quantité d'un gaz qui n'avait rien de sympathique. S'il y avait des néons dans sa cervelles, ils dansaient tous dans le rouge. Airat releva les yeux sur l'inconnue en l'entendant cracher ses poumons. Il grimaça un sourire devant la rapidité avec laquelle elle avait retrouvé son calme et son aplomb. Ça nous réussit d'être petits dans le métro, ou quoi? Il se redressa, faisant glisser son sac le long de ses épaules jusqu'au sol. Le PSS acheté pendant son séjour forcé à l'alliance VAR était calé dans un double fond de la poche avant, prêt à l'utilisation, mais assez bien caché pour échappé à la vigilance d'un garde. Le Rouge referma la main dessus, vérifiant le chargeur et la sécurité dans un réflexe de celui qui n'a pas encore l'habitude des armes. De toute façon on a pas le choix : J'crois pas qu'il y ai assez suicidaire pour tenter la traversée à l'aveugle d'une station sous les balles. Airat referma son sac, l’envoyant glisser au fond de l'alcôve. Un regard suffit à dissuader les quelques idiots qui lorgnaient sur son trophée de colporteur avant qu'il ne se tourne vers la femme.

« - Ok, on y fonce, je t'accompagne et j'essaye de dissuader tout ce qui aurait la mauvaise idée de nous casser les pieds. » 

Dit-il en arrachant le lambeau de tissu à son coup, le secouant un bon coup pour y chasser toute trace du gaz. Impossible de couvrir la brune d'ici : il y avait trop de chance de la toucher, le lacrymogène était un écran terriblement-efficace. Il pouvait juste rester le plus proche d'elle, et espérer ne pas la prendre pour une silhouette ennemie. Et demander à des réflexes de méfiances animale de rester en hibernation. Le colporteur rattacha autour de sa gorge le tissu, recouvrant à nouveau son nez et sa bouche. Il se retourna vers un homme, saisissant d'un geste rapide l'écharpe autour de son cou pour la tendre à la brune.

« -Serres bien. »

Souffla le Rouge en jetant un coup d’œil par dessus l'épaule de sa future co-équipière. Le gaz se répandait paresseusement, perdant à peine son épaisseur. Quand ils pourraient commencer à retrouver un peu de visibilité, la station serrait irrespirable. Ils ne pouvaient pas attendre. Le nuage âcre empêchait pour l'instant les hostilités de complètements se déchaîner, mais déjà on se canardait poliment dans les coins les moins pollués. Putain, entre les radiations et cette merde, si je fais pas un cancer.... Il lança un regard à la femme, sourire carnassier et dissimulé aux lèvres.

« -On y va ? » 

Elle hocha la tête, sa hargne toujours en place sur ses traits. Airat déglutie, observant les alentours, attendant le moment le plus calme. Quelque part, quelqu'un dû enrailler son arme: le bruit des affrontements éparses s’amenuisèrent . Il envoya dans le dos de la femme une légère poussé, commence à courir vers le nuage.





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le Sam 16 Juin - 14:14
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le Sam 16 Juin - 14:47
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Intervention du MJ
Des coups de feu retentissaient. Le combat continuait et chacun tentait de défendre sa position. Une partie des brigands s'étaient réfugiés à l'avant-poste, la gorge irritée, les yeux brulants et larmoyants. Vomissant leurs tripes en poussant tant bien que mal des jurons. Certains cependant n'avaient pas eu cette chance: prit de panique et courant pour sortir du gaz, ils s'étaient fait descendre par la résistance. De nombreux corps commençaient à s'étendre sur le sol devenu poisseux, ensanglanté et glissant. L'odeur de la mort était omniprésente, les hurlements de douleur et de colère retentissaient comme des chants mortuaires pour accompagner les âmes des défunts.

Le jeune colporteur qui ne s'était pas attiré la sympathie de ses alliés, était donc parti pour le dispensaire: revenant quelques minutes plus tard avec Ekarerina et Yulia, touchées par le gaz mais juste légèrement. La toubib demanda si quelqu'un s'était occupé de l'alarme. Le silence qui suivit avait largement suffit en guise de réponse. Plusieurs hommes se lançaient des regards, un peu honteux de ne pas oser bouger de leur cachette.

Yulia prise de vertige, s'était installée dans un coin, cherchant de l'air pour respirer et attendre que ses yeux brulent moins. Au loin, on entendait des coups de feu, tuant parfois des brigands. Une autre poche de résistance ou Sasha était encore en vie? D'ici, il était impossible de le savoir, malheureusement.

Beaucoup étaient tombés suite à cette attaque surprise... Et l'un des hommes fut prit de courage quand il vit le colporteur et la toubib prêt à repartir pour donner l'alerte. Les coups de feu se faisaient alors moins intense et le duo s'enfonça de nouveau dans le gaz. L'homme se tourna vers ses compagnons, il attrapa un fusil et jeta dans les mains de son collègue une fusée de détresse.

"Faites du bruit ! Et toi balance ça vers le dispensaire pour attirer l'attention de ces enfoirés !!"

Rapidement le groupe prit position et mitrailla les cibles ennemies isolées. Une boule incandescente jaillit alors dans le métro, retombant vers l'ancien lieu de travail temporaire de Katya. Malgré le gaz, la lueur était visible et attirait le regard. Beaucoup regardèrent par là: alliés comme ennemis.

Dans le gaz, Airat et Katya avançaient. La fusée de détresse illuminait la fumée, faisant danser les ombres géantes et agonisantes des victimes du lacrymo. Répandant autour d'eux une scène d'horreur, où chaque mouvement devenait une forme noire immense. Ce n'était pas très rassurant, mais malgré la peur que cela ajoutait à leur situation, ils y voyaient un peu mieux...

Un homme se jeta sur Airat, l'attrapa par les épaules en hurlant. Il avait du vomis aux coins des lèvres, les yeux boursouflés et criait à l'aide. Allié ou non, l'homme s'en moquait, il voulait juste de l'aide, cherchant à ne plus souffrir. Avant de pouvoir agir, Airat entendit une rafale de coups de feu. Plusieurs balles touchèrent le sol non loin d'eux. L'homme quand à lui s'écroula, ayant servit malgré lui de bouclier humain.

Continuant de marcher, vous pouviez sentir vos rythmes cardiaques s'alarmer par la peur et l'adrénaline. Malgré vos masques de fortunes, vos gorges et nez commençaient à piquer, vos yeux peinaient à y voir claire et des larmes commençaient à en perler. Les ombres dansantes des victimes se faisaient plus rare. Les cris et les tires aussi. Le calme avant la tempête surement un simple cessé le feu en attendant la dispersion du gaz. La cloche de l'alarme était à une dizaine de mètres.

Vous sentant pousser des ailes, vous foncez alors dans sa direction. Ne remarquant pas l'imposante silhouette sur votre gauche. Un croche-pied envoya Airat au sol suivit d'un coup de crosse dans les cotes de Katya qui l'a fit tomber à genoux. Seryoga, le chef ennemi s'était glissé dans la pénombre, se rapprochant lui aussi de l'alarme en supposant qu'il y aurait bien des têtes brûlées pour profiter du chaos. Un masque à gaz sur le visage, son fusil dans les mains, il observait les deux cloportes au sol qui avaient tenté de ruiner ses plans. Il pouvait les tuer, mais il avait remarqué que les membres de la V.A.R. étaient encore prêt à se battre. De ce fait, il devait localiser et tuer les résistants et détruire leurs espoirs. Montrer qu'il avait prit les deux bâtards suffisamment courageux pour braver le gaz et les tires pourrait suffire à faire jeter les armes aux autres. Il pointa son fusil sur le visage de Ekaterina.

"Où sont vos potes ? Il en reste combien ? Soit tu parles et je t'épargne pour que tu puisse poursuivre ta misérable existence, soit je t'abats ici comme une vulgaire vermine."

Il baissa le canon, visant la cuisse de la brune pour y loger une balle sans autre forme de procès. Se tournant ensuite vers le jeunot, il se dirigea vers lui pour lui coller un magistral coup de crosse dans le menton: inutile que ce gamin tente de jouer le héros.

Le gaz commençait doucement à se dissiper, enfin il montait dans l'air rendant la vision meilleure mais loin encore d'être optimale. L'alarme était à quelques mètres mais le colosse armée se tenait là entre vous et elle. Cherchant à vous soutirer des informations et comptant bien vous afficher comme trophée de guerre pour saper le moral de ses adversaires. La situation semblait très mal engagée pour vous...



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le Sam 16 Juin - 21:46
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Les regards des hommes présents étaient équivoque: personne n’était parvenu -ou avait pensé- à rejoindre le prochain poste de garde pour sonner l’alerte de façon à obtenir des renforts. Déjà, Airat réagissait, leur suggérant de s’y rendre et par la même occasion de la couvrir.

Ekaterina resta un instant interdite, posant un regard soudain plus indulgent sur le colporteur. Elle ne l’aurait pas cru de genre à s’exposer à de tels risques. Peut être l’avait-elle jugé un peu vite. D’une main ferme, elle s’empara de l’écharpe qu’il lui tendait, hochant la tête, se retournant vers les autres hommes présents dans la poche de résistance pour aboyer quelques ordres avant de se préparer.

- Toi, là bas! Arrête tout de suite, pas de garrots! Je ne sais pas si je reviendrais pour les retirer à temps, vous allez y passer si vous jouez à ça. Comprimez les plaies, bandez serré jusqu’à ce que le saignement s’arrête, sans couper la circulation. Soyez efficaces, ne prenez pas de risques pour sauver des blessés trop graves.

Cela la déchirait de dire cela, mais quelqu’un devait prendre la responsabilité de ce genre de décisions et s’efforcer d’être rationnel. Jusqu’ici, elle avait toujours endossé ce fardeau. A la fin de ce jour, le bilan des morts et des blessés serait sans doute dramatique. Elle ne savait pas trop bien si elle souhaitait avoir à le faire...

- A plus tard.

Forçant un sourire d’encouragement à ses compatriotes, elle couvrit son nez et sa bouche de plusieurs tours l’écharpe, la nouant serrée dans sa nuque. Puis elle se plaça à côté de son compagnon d’infortune, hochant la tête à sa question. Elle était tout sauf prête pour la folie qu’ils s’apprêtaient à commettre, mais qui le serait ? Une main la poussant dans le dos lui donna le signal, et elle s’élança à la suite du colporteur dans le nuage de fumée opaque. Derrière eux, un vacarme du diable retenti, attirant l’attention ailleurs que sur eux. La jeune femme esquissa un sourire satisfait sous son masque de fortune. Ainsi leurs camarades n’étaient pas totalement stupides, tout n’était pas perdu.

Un homme s’agrippa à Airat, succombant aux balles avant même qu’il puisse réagir. Katya ne s’attarda pas, sentant déjà le gaz faire de nouveau effet. Ils touchaient au but, et dans leur hâte d’y parvenir, ils ne virent pas l’ennemi se dresser sur leur chemin. Le colporteur perdit pied devant elle, et elle même ne pu réagir avant d’être cueillie d’un coup de crosse dans les côtes. Avec un cri étouffé elle roula au sol, protégeant son ventre de ses bras dans un réflexe dont elle ne s’était pas crue dotée. Maitrisant la douleur d’un grincement de dents, elle se redressa à genoux, pour interrompre son mouvement sous la menace d’un fusil braqué sur son front.

Leur adversaire semblait être le meneur de leurs assaillant, et ses revendications étaient claires. Mais avant que Katya ne puisse parler, il coupa court à toute véléité de sa part de l’agonir d’injure d’une balle dans la cuisse sans avertissement préalable. La jeune femme ne pu retenir un cri de souffrance pure alors que le projectile traversa sa chair, avant de s’effondrer au sol en plaquant une main sur la plaie béante pour en contenir le flot écarlate, remarquant à peine le traitement réservé à Airat. L’artère fémorale ne semblait pas touchée, mais restait qu’elle était hors jeu et ne se souvenait pas avoir jamais eu aussi mal.

Haletante, elle leva un regard haineux sur le colosse qui lui faisait face.

- T’as vu le merdier que c’est ici? Je parie que t’as pas la moindre idée de ce que foutent tes hommes, alors comment est-ce que je pourrais avoir une idée précise de la situation de mes propres effectifs, fils de pute? Alors ferme ta gueule, et va bien te faire enculer.

Son arme était depuis le début des combats chargée, prête à faire feu. Ce n’était qu’un petit calibre passant inaperçu, après tout, qui s’en méfiait...? Elle était prête à tout pour offrir une chance à Airat de se lever et de foutre le camp pour sonner l’alerte. Avec un sourire féroce, grimaçant de douleur, elle leva le bras à bout portant, et tira, priant pour toucher sa cible.

Ou au moins la distraire.
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le Dim 1 Juil - 15:15

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 Ils étaient dans la brume, avançant le plus vite possible, comme oublies du reste de la station. Airat restait dans le dos de la femme, une main toujours plus ou posé sur son dos. Comme un fils d'Ariane pour ne pas la confondre en ennemie. Et d'un coup, le métro sembla retrouver la mémoire. Un homme se jeta sur lui, l'attrapant par les épaules hurlant à l'aide. Le colporteur le retient, saisissant ses avant-bras par réflexe. Ses yeux couleurs métal s'écarquillèrent, allant et venant frénétiquement sur le visage de l'inconnu. Pendant un instant il eu la volonté stupide de l'aider, le réflexe de chercher dans sa mémoire les quelques connaissances que lui avait donné sa mère en médecine.
Quelques seconde qui lui valurent sûrement la vie.

Une rafale le fit sursauter, contre lui l'homme fut pris spammes. Airat cru rêver. Il ne savait combien de balles s'étaient logés dans le corps juste devient lui, le sauvant. Tout cela c'était joué à quelques secondes et quelques centimètres. L'homme qu'il retenait de tomber s'affaissa contre lui, cracha une gerbe de sang contre son épaule.
Le rouge repoussa d'un coup ce qui était dejà un cadavre, reprit sa course, rattrapa sa coéquipière. Il posa une main sur son épaule, jetant un regard périphérique.

« -C'est juste moi... »

Lança-il, prévenant d'un coup de coude.
D'un coup le sol disparu sous ses pieds, il sentie sa cheville stoppée et perdit l'équilibre. Airat ramena contre lui son bras armé, serrant les dents en tombant sur le coté. L'épaisseur de son menton avait amortie la chute, une simple tension dans le cou lui évita de se fracasser la tête au sol. Il posait déjà une main au sol pour se redresser quand il entendit un coup de feu dans son dos, puis l'étranglement de douleur de la femme. Entendant leur ennemi parler, le colporteur retourna au sol,   le doigt sur la détente de son PSS.Elle est en vie, il n'aurait pas parler à un cadavre. Sa voix résonna bientôt, sèche est hargneuse, la seule expression qu'il lui connaissait.

Airat se raidit à la fin de sa tirade. Cette fois il allait la buter. Leur assaillant était de ces gros connards arrogants ne supportant pas qu'on effleure leur somptueuse personnalité. Les insultes de la petite brune étaient de trop.
Il se retourna en une seconde, juste assez vite pour voir la femme tirer sur leur ennemi. Aussi tôt il le prit en joue, aboyant à travers le tissu couvrant son visage.

« -Ne bouges pas ! »

Le colporteur ne le lâcha pas des yeux, s'approchant de la femme, jetant un rapide coup d’œil à sa cuisse. Il esquissa une grimace, ressentant par empathie la douleur de sa coéquipière.

« -Tu tiens le coup ? Te faut quoi pour arrêter le sang? »

Souffla il,passant une mains sur ses omoplates, tentant de la rassurer. Ses gestes étaient plus calculés pour leurs effets que mues par une sincère inquiétude. Il ramena légèrement contre lui sa silhouette crispé de douleur, reportant son attention sur leur adversaire.

« -Donne ton arme tout de suite. On est deux à être armés, tes chances sont de zéro. Nous les brises pas encore plus, connard » 





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le Mar 24 Juil - 0:02
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Intervention du MJ
La tirade de la brune blessée fut suivit par une détonation. Un coup de feu au milieu d'une brume toxique qui avait plongé les lieux dans un silence lugubre seulement brisé par intermittence de cris agonisant et de larmes. Seryoga recula d'un pas, touché par le tire de Katya, malgré la blessure et la douleur, il semblerait que ton tire est fait mouche. Dans la pénombre, il t'a même semblé voir quelque chose se décrocher du corps de l'assaillant. L'homme part lentement en arrière avant de se redresser pour se pencher légèrement en avant, portant une main vers son visage à présent sans casque. Ce dernier atterrissant alors sur le sol entre vous. Un casque militaire avec masque à cartouche ce qui lui avait permit jusqu'ici de ne pas inhaler le gaz...

Airat le menace, lui rappelant que vous êtes deux contre un et qu'il n'a aucune chance. Seryoga passe une main sur son visage avant de relever la tête. Montrant alors un visage marqué par les années, un homme de quarante ans, une épaisse barbe brune teintée d'hémoglobine. Le sang remonte vers un œil puis la tempe. Il semblerait que la balle aurait frappé le casque, le faisant voler et blesser légèrement l'homme. Ses yeux sont vairons et passent rapidement sur vous. Choqué ou troublé? Peut-être, avec de la chance. Mais un rire rauque s'échappa alors de sa gorge, tel un râle.

"Pour arrêter le saignement ? Donnez mon arme ? Une gosse et une salope pensent m'avoir si facilement ?"

Observant la situation, il hésita un instant puis pointa son fusil sur Ekaterina tout en affichant un large sourire carnassier. Calme, l'arme en main ne tremblant pas, preuve qu'il savait ce qu'il faisait ou que la mort ne lui faisait pas peur. Un autre détail pouvait peut-être vous frapper: cela faisait plusieurs secondes qu'il respirait ce gaz moutarde, pourtant... Quelque chose clochait. Mais quoi ?

"Gamin, j'ai une armure de combat sous ma veste. Tu videras ton chargeur avant de m'abattre alors que moi, une simple rafale et ta pouffiasse finira six pieds sous terre. Tu ne préfère pas discuter ? Combien sont encore en vie vers votre stock de ferrailles ? Les autres sont morts. Mes hommes tiennent l'avant-poste. Faites sonner cette cloche et... Son ton changea alors, ce faisant plus bas, tel un murmure. Vous nous tuerez tous."

Vous restez alors là, les trois immobiles pendant plusieurs secondes. Chacun attendant de voir ce qu'il va se passer. Si quelqu'un aura les couilles de tirer en premier pour débuter un massacre d'une personne minimum: restait à déterminer si Seryoga allait mourir ou Katya. Dans le pire des cas, les deux passeraient l'arme à gauche. Des secondes insoutenables qui furent alors stoppées par l'irruption d'un autre bandit. Celui-ci avait une écharpe qu'il maintenant sur son nez et sa gorge, il avançait en trottinant vers son chef et levant une main au dessus de sa tête, tenant quelque chose qu'il exhibait tel un trophée. Encore loin Seryoga ne pouvait l'entendre et il était dans son dos.




Le chef allait avoir des renforts...
Comptez vous attendre pour comprendre ce qu'il raconte ?
Ou le tuer pour vous occupez ensuite de l'autre ?

La cloche n'était plus très loin...
A quelques mètres derrière l'autre individu qui arrivait.

Quoiqu'il en soit: c'est le moment de faire votre choix !




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le Ven 27 Juil - 19:43
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Katya était restée immobile, le bras tendu, son arme fermement serrée dans son poing. L’homme recula d’un pas, et la jeune femme se rendit compte qu’elle avait cessé de respirer. Reprenant son souffle, elle restait cependant immobile, stupéfiée d’avoir réellement touché. La déception et la frustration reprirent cependant le dessus quelques instant plus tard lorsque le casque fendu toucha le sol dans un bruit sourd. Le sang n’était rien, la balle n’avait fait qu’entailler le cuir chevelu au final, et dans une chance inouïe leur adversaire était sauf.

Airat avait réagit promptement, tenant en joue le mercenaire, se postant contre Ekaterina pour la soutenir.  Elle ne le repoussa pas, acceptant l’aide dont elle avait besoin pour ne pas s’effondrer, mais ne répondit pas à sa question, se contenant de maintenir une main pressée fermement sur la blessure béante, son regard clair fixé sur Sergoya, réfléchissant à toute allure. Il baignait maintenant dans le gaz, et pourtant ne montrait pas le moindre signe d’inconfort. Mais au moins, il avait été assez stupide pour leur signaler qu’il était inutile de viser ailleurs qu’à la tête.

- De mon point de vue, on est tous mort si je fais pas sonner cette cloche. Et par on, je veux dire mes hommes, j’en ai rien à carrer de toi et de ta bande d’enculés. Alors pourquoi je me rendrai ? Tout le Métro va se casser la gueule si on colmate pas cette brèche de toute façon.

Derrière Sergoya, elle vit le mouvement d’un homme s’approchant d’un air victorieux mais n’en trahit rien, ne cillant pas ni ne déviant son arme braquée sur son visage.
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le Sam 28 Juil - 20:02

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Il sentait les fusibles de son cerveau lâcher les uns après les autres. Tous les verrous qu'il s'était posé au fil des années sautaient, le stress et la peur qu'il enfermait en lui depuis l'adolescence remontaient à la surface après une décennie. Raté, elle l'avait raté. De peu mais elle l'avait fait. Airat retient un cri de rage contre la médecin, serrant les dents à s'en péter l'émaille. Il y avait vraiment cru. Quand le casque avait volé, la possibilité de voir leur ennemie s'effondrer lui avait donner des ailes. Il s'était senti capable de se lever et courir jusqu'à la cloche, faire sonner le glas de cette mission qui tournait à l'hécatombe.
Mais maintenant tout tombait, s’effondrait.
Il s'en remettait à sa co-équipière, la laissant parler dans l'espoir qu'elle trouverait l'argument décisif. Lui restait accroché au regard de leur ennemi. Il avait l'air mort dans ses yeux vides, où plutôt la mort y avait pris sa place, s'y lovant comme un chaton. Et quelque chose d'autre n'allait pas avec ce regard. Il allait trop bien, il y manquait une rougeur et des larmes.  Comme si le gaz ne l'atteignait pas. Putain.... Quoi encore ? Une mutation ?... Le gaz fait plus effet ? J'arrive pas à me rendre-compte...

Le colporteur cilla, tentant de se débarrasser des larmes qui s'accumulaient aux coins de ses yeux plissés. Il rouvrit les yeux, retenant la moindre réaction en voyant un homme de main de leur ennemi approcher. Ok, dès qu'il se retourne pour lui parler j'le flingue. J'ai que le cou ou la tête comme surface... Putain faut pas que je me rate.  

Trois p'tites notes de musique:
 




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le Mar 7 Aoû - 22:04
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Intervention du MJ
La donzelle répliquait, disant que de son point de vue, elle et ses alliés étaient tous morts si elle ne faisait pas sonner la cloche. Seryoga poussa un soupire en la regardant, elle ignorait tellement de choses, ne pensant qu'à sa petite survie, qu'à son confort. Pensant uniquement à cette fissure au dessus de leurs têtes et le problème que cela risque de poser. Ignorant totalement tous les autres facteurs que ce déluge provoquait dehors, à la surface mais aussi ici. Lui, il l'avait vu avec ses hommes. L'eau ruisselante dans le sol avait aussi trouvé des endroits pour s’égoutter, pour descendre, ne cherchant pas uniquement le passage par la brèche...

"T'as cru qu'il ni avait qu'ici qu'il y aurait des soucis d'inondations ? Ce que tu es niaise ma fille..."

L'homme de main du chef des bandits approchait, ralentissant le pas pour ne pas s'essouffler d'avantage. Il avait observé la situation: une femme au sol ainsi qu'un gamin, son chef debout et arme en main. Il maitrisait la situation semble-t-il. Arrivant non loin et pour ne pas alarmer son chef, il se contenta de dire "C'est moi". Il dépassa Seryoga pour lui montrer ce qu'il tenait: un bout de ferraille, mais pas n'importe lequel, celui de la cloche servant à alerter d'un problème. Car oui, c'était une cloche rudimentaire, posée ici le temps de réparer la brèche et personne n'avait imaginé un scénario comme celui qui venait de se produire...

Vous observez la scène, probablement médusé en apprenant que la cloche est hors d'usage ou peut-être en colère ? Il est clair que cette nouvelle information apporte son lot d'émotions.

"Bien... Des nouvelles pour notre problème ?
-Nope. Ils n'ont pas l'air d'avoir entendu le raffut. J'ai tout de même mit quelques hommes à l'entrée du tunnel. Au cas où.
-Parfait. Maintenant on évite les fusillades et les hurlements, ça serait vraiment con qu'ils nous entendent après tout ce qu'on a enduré pour leur échapper."


Soudain, tu aperçois, Airat, quelques chose tomber. Toi, Katya, quelques choses de visqueux s'échoue sur ta joue. Au dessus de vous, des souffles rauques parviennent jusqu'à vos oreilles. Le chef des bandits pose lentement son doigts sur ses lèvres, avant d'attraper son arme à deux mains et l'élever très lentement vers le plafond. Le nouvel arrivant pose un genou à terre et tend la main vers vous et murmure à votre égard avec une bienveillance à laquelle vous ne vous seriez pas attendu.

"Mademoiselle, attrapez ma main. Son regard se pose sur Airat. Aidez-là, mais sans mouvements brusques.




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le Jeu 9 Aoû - 12:49
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le Jeu 9 Aoû - 12:49
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Le membre 'Ekaterina Klimova' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'D20' : 8
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le Jeu 9 Aoû - 14:30
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Katya ne comprenait pas ce qu'essayait de lui dire Seryoga. Bien sûr qu'elle se doutait que l'inondation ne touchait pas seulement leur seule et unique station, mais quand bien même, pourquoi les attaquer de la sorte …? Ils n'avaient rien fait d'autre que de tenter d'étayer la brèche alors qu'en surface, ils essayaient de la combler. Mais déjà, l'homme de main arrivait à leur hauteur, et la jeune femme pâlit encore plus qu'elle ne l'était déjà en voyant ce qu'il tenait à la main. Elle n'avait plus la force de laisser la fureur la gagner, aussi se contenta-t-elle de baisser la tête, découragée à l'idée d'avoir fait ce trajet en vain, crispant sa main libre sur son ventre.

La conversation qu'on les deux hommes ne fait pas beaucoup de sens. De qui parlent-ils, qui désigne ce "Ils"? Alors qu'elle se posait la question, quelque chose de froid et visqueux tomba sur sa joue, la faisant sursauter. Essuyant le mucus d'une main tremblante, elle leva les yeux au plafond, y surprenant une ombre furtive, percevant enfin les grognements dans l'obscurité d'une ancienne voie d'aération. Avec un frisson d'horreur, Ekaterina commençait à comprendre ce qui se passait, comme si toutes les pièces du puzzle se mettaient en route. Et comment n'y avaient-il pas pensé avant?! Ils avaient négligé qu'ils n'étaient pas les seuls êtres vivants peuplant le métro, et occulté toutes les créatures mutantes grouillant dans les tunnels les plus étroits et obscurs. Tunnels probablement actuellement submergés. Les mutants se repliaient donc où ils le pouvaient, vers les galeries habitées…

D'un geste, la médecin fait signe à Airat de faire ce qu'on lui dit et de ne pas faire un bruit. Pour le moment, les querelles n'étaient pas la priorité. S'en sortir en vie, en revanche… Mais en saisissant la main étrangement bienveillante qu'on lui tendant, elle ne pu s'empêcher de chuchoter sa question.

- Pourquoi nous avoir attaqués …? Toutes ces pertes ont été inutiles, l'ennemi était commun…

Elle comprenait qu'ils ne partagent pas ordinairement les mêmes objectifs, voire même soient carrément en opposition, mais dans la situation actuelle, ils auraient pu faire front ensemble… Avec un soupir, elle secoua la tête, cela n'avait pas tellement d'importance maintenant. Elle était tellement fatiguée… Raffermissant sa prise sur la main tendue, elle tenta de se lever. La douleur fut telle qu'elle étouffa un cri de souffrance dans un grincement de dents perceptible. Se laissant retomber au sol, elle déchira fébrilement sa veste déjà malmenée, compressant la blessure béante d'un bandage serré, non sans un coup d'œil enragé au meneur des mercenaires. Puis de nouveau elle s'appuya sur l'homme de main, le laissant la soulever du sol, la porter presque alors que ses jambes n'acceptaient qu'à peine de la soutenir. La bandage enrobant sa cuisse commençait déjà à rougir, et elle réprima un gémissement d'angoisse, consciente que ce n'était pas seulement sa vie à elle qui s'échappait avec son sang.

- Et maintenant ?

En surface, si tout s'était bien passé, ils devaient déjà être sur les lieux de l'opération. Pourvu qu'ils s'en sortent, songea-t-elle. Pourvu que tout cela finisse rapidement...
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le Sam 22 Sep - 17:38

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Airat eu l'impression d'un coup de poignard à la poitrine. Puis la douleur se diffusa dans le reste de son corps, crispant ses membres, bloquant sa respiration, arrêtant d'un coup le soulèvement affolé de son torse. La seule chose qui l'empêchait de ne pas parfaitement sombrer, c'était que tout cela était réelle. Que sa mort n'était plus une théorie, mais une issue possible, sûrement même la plus probable. Il allait crever là, commença, à cause de tous ses connards.
Il y avait quelque chose qui faisait la force du colporteur : sa volonté de survivre. Par tout les moyens et quel qu’en soit le prit, il devait vivre. Même s'il devait le payer de son humanité, même s'il devait transgresser tous les codes de la moral. Alors insulter tous les être de ce métro parce qu'il allait sûrement mourir, les haïr tous plus les uns que les autres et les sacrifier s'il le fallait, ce n'était rien pour lui. Il avait régressé aux limites de sa conscience, ce moment où l'humain finissait par plus tenir de l'animal de que la créature pensante qu'il se targuait d'être.
La seule chose qui tournait dans sa tête était sa survie. C'était son seul objectif, toute son existence tendait vers cela. S'il fallait, il tirerait la femme devant lui pour se protéger d'une slave de balle sans une hésitation. Et pourtant derrière toutes ses pensées primaires, il avait une nouvelle perception de son environnement. Tout était claire, chaque son était détaché, chaque image était plus net qu'il ne les avait jamais vu, chaque odeur lui piquait le nez. Tout son corps semblait s'être réveillé pour perdurer.

Il entendait la conversation des deux hommes aussi distinctement que s'ils avaient parlé à un peu devant lui, et chaque mots s'enfonçaient dans sa mémoire. La moindre petite information pouvait devenir un avantage, et lui permettrait de reprendre le contrôle.
Mais de contrôle à reprendre il n'y avait plus. Airat le compris assez clairement quand tous les regards convergèrent vers le visage de la femme, vers cette lueur visqueuse recouvrant sa joue. D'un coup le ton baissa, les deux bandits perdirent leurs morgues. Le rouge lança un regard vers la médecin, hocha sèchement la tête devant le signe qu'elle lui fit de se tenir tranquille. Relever les yeux pour apercevoir le monstre le démangeait.  Deux parties de son instinct se disputaient et se divisaient. L'une lui disait de vérifier la position de l'ennemi, de même déterminer l’ennemi. L'autre lui ordonnait de partir le plus loin possible du danger. Le colporteur serra les dents, s'obligeant à rester lucide. Il plongea au fin fond de lui-même, allant chercher à contre-cœur les enseignements de celle qu'il ne considérait plus comme sa mère. Rapidement le calme revient dans sa tête, il recommença à résonner clairement, plus à travers le prisme de la peur de mourir. Elle était toujours là, mais il la canalisait.
Le rouge posa sa main dans le dos de Katya, l'aida à se relever une seconde fois. Le mercenaire la souleva et s'éloigna silencieusement, gradant les yeux rivés sur la parcelle de voûte au dessus d'Airat. Pas extrêmement rassurant.... . Il savait ce qu'il y avait au dessus de lui sans le savoir. Un mutant oui, quelque chose de difforme à l'organisme défectueux mais fonctionnel. La dégénérescence d'une créature qui autre fois côtoyait les humains peut-être dans la peur, et qui aujourd'hui leur faisait chèrement payant la bêtise de l'apocalypse. L'irradiation de la surface n'avait pas seulement condamnés les humains à la terre et à l'aveuglement. Elle leur avait aussi fait d'excellents prédateurs qui chaque jour excellaient un peu plus dans leur perpétuelle chasse.
Et parmi toutes les difformités peuplant le métro, il en était eu qu'Airat redoutait particulièrement, envers qui il entretenait plus qu'une phobie. Le rouge savait très bien qu'il ne devait pas lever la tête. Mais c'était plus fort que lui, il devait avoir une réponse. Et même s'il savait que ce qu'il allait découvrir pouvait le paralyser, il tenta le coup.

Airat releva infiniment lentement la tête, sentant son mental s'égrener et tomber en poussière en même tant que ses yeux s'habitués à l'obscurité et lui permettaient de voir ce qui s'accrochait au plafond. Malgré son gros corps difforme couvert de peau claire et grise, à la fois épaisse et plus fragile encore que celle humain, il était accroché au plafond. Sa carcasse ne tenait que par la force de ses pattes, une avant et une arrière, qui maintenaient enfonçaient ses griffes dans la pierre. Un Nosalis. Le colporteur ferma lentement les yeux, réprimant la secousse qui menaçait ses épaules. Il avait beau froncer les sourcils, penser à n'importe quoi d'autre, l'image de ses deux yeux à la teinte indéfinissable, enfoncés dan leurs orbites de chaires flétries, ne le lâchait pas. Elle faisait revenir la douleur de sa main aux doigts manquants, et celle de son âme, faisant remontrer des choses avec lesquels il avait avoir réglés ses comptes.
Airat se mit à marmonner des paroles inaudibles en se redressant pour lentement reculer, incapable de lâcher des yeux le mutant qui les observait sans vraiment le faire, dodelinant de la taille comme un animal curieux. La main gauche du rouge était prise de spammes qu'il tentait d'étouffer en serrant son bras contre son ventre. Mais les soubresauts de ses doigts ne s'arrêtaient pas, se calmant à peine. Dès qu'il fut assez proche du chef des mercenaires pour lui parler, le colporteur se pencha vers lui, sa voix comme toujours acide et  froide accusant u léger tremblement.

« -Alors c'est eux « ils » ? Vous saviez qu'il y avait ses merdes dans les conduits, mais vous avez quand même fait des vôtres ? »

Siffla-il entre ses dents, sa main bien cramponné à son PSS. Si le nosalis faisait mine de s'approcher, il ne pourrait pas se contrôler. Il tirait tout azimut, mais cette bête ne devait pas l'approcher.




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