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EVENT :: Sur la brèche - Intérieur

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L'Oeil
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Message Sujet: EVENT :: Sur la brèche - Intérieur | Jeu 9 Nov - 20:10

Groupe 2 - Intérieur, station Rijskaya"Ce n’est pas la première fois que des tempêtes magnétiques frappent la surface de Moscou. En plusieurs décennies, elles sont devenues moins violentes, moins impressionnantes, plus banales pour les habitants du Métro, qui ont pris l’habitude de gérer les débuts d’inondations causés par les pluies diluviennes accompagnant ces effroyables tempêtes. Peu d’histoires content d’ailleurs des sorties de Stalkers inconscients lors de ces déchaînements d’éléments, car même les mutants les plus coriaces se terrent dans leurs tanières dès lors qu’une tempête de ce genre se fait entendre aux abords de la ville. Les rares personnes s’étant trouvé dehors lors de ces orages n’en sont revenues que par exception, et plus rares encore sont celles étant sorties volontairement au beau milieu de ces décharges de violence météorologique. De mémoire des plus anciens du métro, plus personne ne peut aujourd’hui affirmer avoir traversé une tempête magnétique.

Et en ce jour, la tempête est particulièrement violente. Même les vétérans les plus endurcis semblent inquiets, quand d’habitude ils n’entendent même plus les craquements terribles du dehors qui retentissent aux abords des escalators du Métro. Le vieux Jora est même nerveux, et étrangement silencieux lorsqu’il se met à tripoter du bout des doigts le Stechkin pendu à sa cuisse. Sinistre présage pour ceux qui connaissent cet homme habituellement habité d’un calme olympien.

Le message tombe alors, comme un coup de feu dans un tunnel : l’eau s’infiltre dangereusement de la brèche du tunnel !

Il faut alors agir vite. Par chance, des poutres d’acier et des plaques métalliques ont été retrouvées par hasard quelques jours auparavant dans un recoin poussiéreux d’une des stations de l’Alliance. Les responsables se demandaient alors quoi en faire, mais l’urgence règle cette question une bonne fois pour toutes : si la brèche dans le tunnel n’est pas colmatée, les infiltrations d’eau feront s’effondrer le tunnel. Les ingénieurs présents sont mobilisés d’office pour renforcer le tunnel, et quelques soldats sont détachés pour les protéger. Les messagers envoyés à la Hanse ne sont en effet toujours pas revenus, et personne ne veut prendre le risque de perdre des éléments aussi qualifiés. La consigne est alors claire pour l’escorte : protéger les ingénieurs au péril de leur propre vie.

La mission est la suivante : déplacer les lourdes poutres et plaques d’acier jusqu’à la brèche, et les installer de manière à assurer le maintien du tunnel.

Cela paraît donc simple, mais que signifient ces bruits de pas furtifs que l’on croit entendre en provenance d’un tunnel de service parallèle au tunnel reliant la Hanse à l’Alliance ?"

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Ekaterina Klimova
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Message Sujet: Re: EVENT :: Sur la brèche - Intérieur | Jeu 9 Nov - 20:11

L’absence de Jora parmi eux rendait Katya nerveuse. La situation entière la saturait d’anxiété, à vrai dire. Trop d’évènements s’accumulaient en trop peur de temps, et des problèmes ne posant pas forcément de problème à régler individuellement devenaient une fois mis bout à bout un véritable casse tête. Elle était terriblement inquiète au sujet du groupe sorti en surface dans des conditions impraticables pour détecter et colmater l’origine de la brèche.

Mais la situation à l’intérieur n’était guère plus reluisante. L’eau commençait à s’infiltrer, et la brèche y était tout aussi difficile d’accès. Les matériaux étaient rustres, il faudrait les utiliser avec ingéniosité. Le point le plus inquiétant était en fait, à ses yeux, d’assurer la protection des travailleurs. Le fait que les émissaires envoyés vers la Hanse ne soient pas revenus ne présageait rien de bon, et elle craignait le pire, à savoir une attaque de bandits alors que leur attention serait focalisée sur la maintenance du tunnel.

La jeune médecin avait installé un dispensaire de secours pour pallier aux blessures qui surviendraient inévitablement, et en l’absence de Jora, se chargeait de coordonner les actions dans le souterrain. Prenant une inspiration nerveuse, elle récapitula:

- Vous avez tous compris ce que vous avez à faire? Je veux un groupe en surveillance du tunnel, défense si nécessaire. Le groupe qui colmate la brèche doit rester sain et sauf. Faites pas les cons, en cas de blessures, venez me voir. Des questions?

Le regard acariatre d’Ekaterina suffisait en général à dissiper les questions stupides. Elle n’avait qu’un souhait: que chacun prenne son poste, et qu’ils en finissent vite.
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Airat Ivanov
Colporteur
Message Sujet: Re: EVENT :: Sur la brèche - Intérieur | Ven 10 Nov - 1:49

Ses pieds allaient geler. Le colporteur en était sûr, il allait finir avec des glaçons dans les chaussures. Mais pour l'instant il n'avait pas le temps de se lamenter, ni même de se dire avec un rire intérieure idiot, que personne dans le metro ne devait savoir nager. Le tunnel pouvait leur tomber sur la tête à tout moment, et Airat n'en aurait pas eut grand chose à cirer si il n'avait pas due quitter la ville le plus vite possible. Oui, il avait retrouvé ce traître, et oui une fois encore il avait prouvé toute sa nullité à se servir d'une arme. Maintenant il avait un grand-père aux talons, prêt à le dépecer, et quitter l'alliance était plus qu'une priorité.
Alors le Russe avait pris sur lui et était venue aider comme il pouvait au rebouchage de la brèche. Avec un peu de chance, il pourrait refourguer quelques choses à ses coéquipiers une fois la mission terminée...Le travail, c'est le travail.

Mais pour l'instant il était là, les pieds dans l'eau froide et son énorme sac de colporteur au bout de son bras, devant une femme brune qui ne semblait pas des plus aimables. Normale, on va peut-être finir sous les décombres dans quelques heures... Bon, à ses yeux gris ce n'était pas une excuse, mais passons. Le Russe écouta à peine les paroles de la femme, jetant des regards furtifs à la brèche, la traîtresse du metro.Pff...Metro de merde, tu pense un jour réussir à avoir ma peau? Tu me fais rire, j'ai vue bien pire!

"-Non, ô chef."

Dit il, un rire dans la voix. Ce crétin resterait un provocateur dans l'âme quoi qu'il fasse. Mais du moment qu'il effectuait son boulot, on lui foutrait la paix n'est ce pas?
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Alexandra Kitsetskaya
Ex-nettoyeuse en reconversion
Message Sujet: Re: EVENT :: Sur la brèche - Intérieur | Mar 5 Déc - 19:58

Les yeux fermés, les bras croisés derrière la nuque, Alexandra se reposait à même le sol fissuré. Elle avait passé une jambe par-dessus l'autre et le bout de sa botte luisante battait la mesure dans l'air tiède du métro. Il n'y avait personne aux alentours ; c'était l'un de ces recoins un peu à l'écart où l'on évitait généralement de s'attarder, surtout parce que vous pouviez y faire de mauvaises rencontres à l'abri des regards. Ça n'effrayait pas la brune : en terme de mauvaise rencontre, elle se posait là.

Son pied s'agitait comme la baguette d'un chef d'orchestre. Ses lèvres, sanguines sur la blêmeur de son visage, restèrent closes tandis que de sa gorge un air langoureux s'élevait. C'était un rythme différent de ceux auxquels elle était habituée, moins entraînant et plus lancinant : il correspondait à la saveur aigre-douce que pouvait parfois prendre son humeur fantasque.

C'était une mélodie qui montait, enflait comme la mer sous la nouvelle lune, et redescendait doucement à la manière d'un amant épuisé. La musique qui se déversait de ses écouteurs à ses oreilles était probablement des plaisirs simples de son existence celui auquel elle tenait le plus, parce qu'il lui permettait d'atteindre un calme auquel elle ne pouvait pas prétendre autrement.
En fait, quiconque la connaissait un peu aurait certainement ri de bon cœur à l'idée qu'on puisse associer les termes Alexandra et calme dans la même phrase.

« Ah mais tu es là ! »

La voix qui perça l'obscurité soudain repoussée par la lumière d'une lampe-torche presque morte franchit le barrage de l'excellent morceau. La réaction ne se fit pas attendre : par un réflexe né d'un mode de vie qui durait depuis plus de dix ans, le revolver retenu par l'étui d'épaule de la tueuse à gages se libéra en un éclair et se pointa dans la direction de la nouvelle venue. La détente du Nagant, pourtant notoirement dure, était déjà à moitié pressée lorsque la Russe poussa une exclamation outrée.

« Espèce de petite... de petite... peste ! » Les yeux étrécis, elle fit promptement retourner l'arme dans son holster - non sans l'avoir faite crânement pirouetter autour de son index. « Svetlana, tu sais pourtant que je déteste... qu'on interrompe ma musique. »

Elle ôta ses écouteurs sous le regard sardonique de l'adolescente. Elles partageaient la même pâleur, mais la blondeur de la plus jeune tranchait farouchement avec le jais de son aînée. Leurs yeux renvoyaient la même espèce de froideur, quoique celle-ci fut bien plus prononcée chez Alexandra : quelque chose dans leur maintien, leur port souple et nonchalant, avait fini par s'accorder et se ressembler un peu au fil des mois.

« Tu veux dire que tu détestes être prise en défaut. Si j'avais été mal intentionnée...! »
« Mais oui. Quelle dure à cuire tu fais. » Un pli moqueur ourla le coin de la bouche de la meurtrière. « Tu as déjà essayé de me flinguer une fois et je te signale que tu t'es lamentablement ratée. »
« Peut-être, mais toi aussi tu étais supposée me tuer. Et au final... »
« Ça n'a rien à voir : ce n'est pas ma technique qui était en défaut, c'était ma conscience professionnelle. »

L'expression malicieuse avait viré à l'indigné. Alexandra était chatouilleuse lorsqu'on mettait en doute son talent de tireuse. Si elle en avait bien un, c'était celui-là (il fallait dire qu'elle avait tout un paquet de défauts à compenser).
La discussion que tenaient ces deux russes, qu'une bonne douzaine d'années séparait, avait un côté sur-réaliste qui en aurait surpris plus d'un. Mais elles se savaient seules : et, à leur façon, elles cherchaient encore à définir tout à fait leur relation. Derrière ses masques fanfarons, voire un rien cruels, Alexandra était horriblement mal à l'aise par la situation dans laquelle elle s'était mise - celle de protectrice d'une cible qu'elle avait été payée pour supprimer. Et pourtant, elle ne serait revenue sur son choix pour rien au monde. C'était un sentiment qu'elle ne parvenait pas à s'expliquer, mais qu'elle sentait parfaitement jusque dans le fond de son ventre.

« Bon, et hormis interrompre ma précieuse sieste... Je te préviens, si c'est encore pour me demander de retourner voir tes copains de la Hanse, c'est non ! En plus il paraît qu'ils n'ont pas fait ce qu'il fallait pour leur pandémie, là... »

Elle fit un geste vague de la main pour appuyer son propos, s'attirant une moue sceptique de la blonde.

« Non. En fait, c'est assez urgent : il y a un problème dans le tunnel qui relie l'Alliance à la Hanse. »
« Oh Seigneur ! Quelqu'un a glissé dans une flaque ? »
« Il y a une lézarde au plafond. »
« Oui, je sais, ça fait un petit moment. »
« Non, une vraie lézarde ! Une trop grosse ! Le boyau est en train de s'inonder, à ce rythme, et... »
« Mais merde, Sveta, j'ai l'air d'avoir une bétonnière dans ma poche ? »

Alexandra, excédée, poussa un grognement de dépit. Elle avait une espèce de tolérance déjà bien étonnante à l'égard de sa pupille, mais celle-ci avait tout de même des limites. Le côté bon samaritain de Svetlana finissait immanquablement par l'irriter, ce qui conduisait l'adolescente à opérer une retraite prudente dans leurs conversations.
Mais pas cette fois. Au lieu de ça, la morveuse fit un pas en avant et releva le menton. C'était une expression qu'elle lui avait chipée, et la Russe passait rarement une semaine sans s'en mordre les doigts.

« Tu te rappelles ce que j'ai trouvé l'autre jour, dans le métro ? »
« Après que je t'aie formellement interdit d'aller farfouiller de ce côté ? » lâcha, goguenarde, son interlocutrice. « Oui, assez bien. »

L'intéressée rougit mais persista, le nez un chouilla plus bas.

« Oui. L'emballage de rustine. Et bien figure-toi qu'elle est bien plus longue que ce qu'on pensait. Elle était juste toute... pliée, à l'intérieur. »
« Accouche. »

La petite prit une profonde inspiration. Une inspiration d'un genre qui fit remonter un frisson de mauvais augure le long de l'échine d'Alexandra.

« Tu vas la prendre et aller les aider dans le tunnel. C'est vraiment grave ce qui est en train de se passer, la fissure est très inquiétante et l'eau s'infiltre beaucoup trop. »
« Parce que t'y es allée ? Mais, ma parole, tu n'en rat-... »
« S'il te plaît. »

Le coup fatal.

Elle se maudissait pour ces états d'âme : elle avait flingué plus de personnes qu'elle ne s'en rappelait vraiment. Avec une brutalité qui en aurait fait vomir certains, et pourtant, cette môme maigrichonne parvenait à lui arracher des ressentis venus d'elle ne savait pas trop quel coin de son cerveau. La meurtrière savait que quelque chose clochait dans ses neurones (depuis longtemps), mais cet instinct maternel à la con, c'était vraiment pire que tout.

« Tu m'emmerdes » soupira-t-elle en se levant.

L'autre lui décocha un sourire angélique - quoique pas trop rassuré : il semblait qu'elle n'y avait pas cru totalement -, avant de lui tendre comme par miracle l'emballage de ladite rustine. Puis une bouteille sale à moitié emplie d'un alcool ambré.

« Je sais que tu bois toujours un peu avant les travaux pénibles. »
« Quelle petite bien élevée ! » ironisa Alexandra, avisant l'alcool. Elle remisa ses rares scrupules au placard avant de s'autoriser une lampée à l'arrière-goût de menthe, en plus âcre, puis de presque arracher l'objet des mains de l'adolescente. « Si je me noie dans une flaque d'eau, tu seras la première que je viendrai hanter, chipie. »

*

Ça pouvait bien risquer d'arriver. Parvenue au tunnel en question de fort maussade humeur, Alexandra avait rapidement constaté que l'affolement qu'elle avait perçu chez sa protégée n'était pas si exagéré que ça. L'eau s'infiltrait effectivement un peu trop dans le boyau, et le fracas de la tempête magnétique qu'elle percevait bien trop distinctement au-dehors avait couvert sa nuque d'une chair de poule qui ne voulait pas s'en aller.

On s'affairait de-ci de-là, timidement, tandis qu'une petite (très petite, à vrai dire) trentenaire aux boucles sombres semblait essayer de superviser l'ensemble. Zigzagant habilement entre les divers individus et les écoulements d'eau, elle se fraya un chemin jusqu'à sa hauteur.

« Salut, salut. Quand je parlais de refaire la déco', je ne pensais pas à ça, hein. » La Russe roula des yeux : le ton était amusé, mais ses iris vert-de-gris semblaient avoir autant d'humour qu'une vipère sur la queue de laquelle on viendrait de marcher. « J'ai peut-être quelque chose qui pourrait aider à régler ce merdier, si on trouve un géant pour atteindre le plafond. »

Somme toute dubitative, elle agita le bouche-trou soigneusement plié dans son plastique. Un éclat à mi-chemin entre le malicieux et le mauvais éclaira un instant ses traits racés.

« Par contre, c'est à moi et... j'y tiens un peu. Ça me fendrait le cœur de m'en séparer. »




« Kagda my byli na vaynye... ♪ »
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Benedikt Zadorojny
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Message Sujet: Re: EVENT :: Sur la brèche - Intérieur | Jeu 7 Déc - 19:21


C’était un de ces moment de désœuvrement, où Làklêsi avait la désagréable sensation de courir partout comme un poulet sans tête. Quelques manifestations extérieures jugulaient les approvisionnements et les tensions internes faisaient vibrer les « jonctions » du réseau. C’était probablement pour cette raison qu’il était venu rôder dans le coin. Toujours plus proche des ennuis. Le charognard n’avait pas attendu de voir venir la tempête, ni même les nuages qui s’étaient dangereusement amoncelés - Pas plus que les fulgurations, qui hérissaient désormais le poil de la plèbe. Il était là, poussé comme bien d’autres, par les « mouvements migratoires ». Les rassemblements promettaient bien des bénéfices, la peur fait vendre, c’était bien une chose que les ravages au dehors ne pouvaient annihiler. Ils encourageaient même, le troc compulsif. Force fut pour lui, de constater qu’il avait tout faux sur ce coup là.

L’électricité était bien dans l’air, mais cela n’avait pas amené la harde, à amasser pour mieux se planquer ; Les métropolitains semblaient plutôt affairés. Plus que l’effet de pétard mouillé, leur office religieux était presque insupportable pour le Pourvoyeur. Fidèle à lui même, il se contenta d’un grognement exaspéré. Il était piégé comme les autres, face à la « marée montante ».

Le problème sous l’empire de l’oisiveté, c’est qu’arrivait inéluctablement une cohorte de réflexions, supportée par une arrière garde de souvenirs. Il essayait tant bien que mal, de penser à ce qu’il avait accompli, mais le sentiment prégnant d’inachevé, restait à la surface. C’était une obsession flottante qui refusait de disparaitre dans le maelström. C’est probablement pour cette raison qu’il se laissa aller aux injonctions postillonnées par le cru en ébullition. Il allait donc prêter ses bras, pour « l’effort de guerre »; Autant dire, sans pouvoir attendre de rétribution. Lui même n’y croyait pas. Ce coin du métro, il s’en préoccupait probablement autant que le nombre d’écrous utilisés pour le réseau ferroviaire mais bon : Il était là et bien décidé à rester en vie. Un truc qu’on sous-estime bien trop souvent dans le marché.

Certains s’encanaillaient un peu trop, commençaient à lui aboyer des ordres, il les calma d’un regard lourd de sens. Il était question de situer le gros de l’organisation et il fallait dire qu’au niveau logistique, ça laissait passablement à désirer. Il n’était pas seul, tout le poulailler était soumis au régime de la terreur. Il repéra néanmoins une petite troupe, plus dégourdie que les autres, qui commençait à acheminer quelques gravats et pièces métalliques. La vision de ces pauvres hères surmenés, lui donna probablement l’impulsion nécessaire pour se jeter dans la mêlée, comme on dit. Il aida un gamin dégingandé à choisir sa charge, soucieux de préserver ses lombaires avant de se préoccuper des siennes. Il passa une poutre métallique sur ses épaules, comme un pénitent enchâssé dans un carcan, avant de suivre la chaîne. La saloperie pesait une tonne, mais il avait l’habitude de jouer les manutentionnaires, il ne lâcha pas une plainte et serra les dents. Pour donner à ses comparses, un peu de cœur à l’ouvrage, il se mit à brailler :

-« Allez mes petites demoiselles, on parade pas, on secoue ses petites miches pour aguicher les retardataires. Il s’agit de mettre un pied devant l’autre et de pousser !  Mais pas trop ! »

Quelques souffles poussifs accueillirent le « discours de motivation », d’autres ricanèrent entre deux quintes de toux. La mécanique devait continuer de faire son œuvre et le rire restait un bon carburant pour faire tourner cette machine.
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Yulia Ivanova
Libraire
Message Sujet: Re: EVENT :: Sur la brèche - Intérieur | Ven 8 Déc - 15:30

Elle se trouvait près de l’entrée de Polis quand un craquement sinistre se fit entendre au au dessus de la voûte en béton qui s’élevait mystiquement dans les ténèbres protégeant de son enceinte les habitants de Métro.

- Une tempête magnétique.

L’homme qui se trouvait à ses côtés avait effleuré son bras en prononçant ses mots d’une voix semblant venir d’Outre-tombe.
C’était l’un des pionniers Brahmane et un vieil ami à sa grand-mère et c'était sur le conseil de celle ci qu'elle était sortie marcher avec lui aujourd’hui : il était doté d’une connaissance presque sans faille et d’une ouverture d’esprit étonnement sensible pour un vieux russe.
Yulia ferma les yeux un instant et ouvrit à peine la bouche, elle pouvait sentir l’électricité qui planait dans l’air du bout de la langue.
Elle se tourna vers son interlocuteur et l’interrogea du regard. Il avait un regard soucieux et son visage abimé par la vie semblait encore plus ridé avant.

- Il faut que nous rentrions voir les autres, cette tempête n’est pas comme les autres, quelque chose va mal à se passer.

Yulia avait l’habitude de ne pas s’opposer à l’avis de son maître de pensées, non pas parce qu’il n’aimait pas être contredit, bien au contraire, mais parce qu’elle faisait aveuglement confiance à son jugement. Elle l’avait déjà vu à l’œuvre de nombreuses fois et elle le respectait énormément. Elle hocha la tête et attrapant son sac posé au sol, elle le suivit à travers le dédale de tunnels qui menait à la demeure du vieil homme.
Devant la porte se trouvait deux hommes que Yulia connaissait bien, Brahmanes eux aussi. Leurs visages étaient verrouillés par la peur et malgré leurs statures imposantes ils semblaient affaissés sur eux même, un accablement sans nom se dégageait de leur posture.
Le compagnon de Yulia accéléra le pas en les voyant et les interpella brutalement :

- Que se passe t-il ?
- Il y a un problème à V.A.R, monsieur. De l'eau s'infiltre dans les métro à travers une brèche.


Le vieil homme se retourna vers Yulia dont le ventre c’était violemment noué et plongea ses yeux fatigués les siens.

- Il faut que tu y ailles Yulia. Tu es la seule d’entre nous quatre à avoir des connaissances en architecture et nous n’avons pas le temps de prévenir les autres. Tu dois partir maintenant et y être rapidement, une équipe sera surement mise en place, ne t’occupes pas du danger, il y aura des gens pour vous défendre.
_________________________________________________________________________

Moins d’une heure et demi plus tard, Yulia arrivait sur les lieux du drame. Elle avait couru sur tout le chemin et son cœur battait la chamade. Sur le chemin tandis qu’elle franchissait les kilomètres au trot son cerveau fonctionnait lui aussi à toute allure. Ils devaient colmater la brèche, définitivement, une solution de secours ne pouvait pas suffire.
La situation, a vu d’œil, n’était pas terrible. Les pieds dans l’eau glacée, les divers membres de l’équipe s’activaient comme ils pouvaient autour de la brèche : ils avaient amené des énormes plaques métalliques et diverses poutres pour assurer le maintien du tunnel et combattre l'afflux d'eau qui ne s'arrêtait pas. Il fallait absolument colmater le trou d’infiltration, peu importante les fondations humaines, la nature l’emportait toujours, ces poutres n’étaient qu’une solution factice. Elle fronça les sourcils et alors qu’elle réfléchissait plus assidûment au problème, une conversation à sa droite attira toute son attention. Une jeune femme agitait devant les yeux de la chef du groupe une rustine, les yeux de Yulia s’illuminèrent. Elle s’approcha du duo à pas lents, elle héla la jeune femme.

- Hé ! Où as-tu trouvé ça ?

Elle dévisagea curieusement le petit bout de plastique avant de sourire doucement pour la première fois depuis longtemps tout en relevant la tête vers les deux femmes.

- C’est notre seule solution. Les semblants de contre poids que nous installons présentement sur les rebords du tunnel ne nous donnerons que quelques jours de répit si le trou n’est pas colmaté.
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Le Destin
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Message Sujet: Re: EVENT :: Sur la brèche - Intérieur | Lun 11 Déc - 17:44

Intervention du MJ- Pasha ! Psssst ! Pash' !

- Mais tais-toi abruti !

Le chuchotement agacé de deux ombres dans le tunnel étroit fit grincer des dents le chef du groupe, un grand barbu borgne aux cheveux bruns comme la nuit, une balafre particulièrement laide striant son visage abîmé par les séquelles d'une veille maladie infantile.

- La ferme ! intima-t-il, agacé, et le silence reprit ses droits.

Le dénommé Pasha jeta alors un regard noir à son camarade, perceptible même à travers la pénombre, et la faible lueur d'une lampe allumée sous un large manteau éclaira furtivement la vingtaine d'ombres qui s'amassaient dans ce tunnel bas et étroit.

- Sergueï Ivan'itch, c'est là, fit la voix de l'homme qui tenait le manteau, c'est à cet endroit-là qu'il faut tourner, et on tombera pile sur l'entrée de la station, ils n'auront pas le temps de nous voir venir qu'on leur tombera déjà dessus.

Le regard impassible de Sergueï Ivanovitch resta sur la carte un instant, avant qu’il n'acquiesce sans un mot. La lumière s'éteignit alors, et le manteau retomba sur les épaules du second. Le groupe se remit alors en marche, silencieusement, comme un seul homme. Il n'y avait pas que des professionnels au sein de cette bande de brigands majoritairement chevronnés et particulièrement bien armés, mais dans l'ensemble, ils réussissaient chacun de leurs coups. "Seryoga", comme était appelé le chef, était un excellent meneur, doublé d’un remarquable bandit. Ce dernier réussissait l’exploit de semer la terreur dans les stations indépendantes qu’il prenait d’assaut, tout en parvenant à garder une discrète réputation. Dans le monde des voleurs néanmoins, il était respecté pour ce qu’il était : un tueur sanguinaire et sans pitié.

La longue colonne progressait ainsi dans ce conduit secret depuis quelques heures, ne s’arrêtant que  pour s’assurer qu’ils empruntaient la bonne route. Le blocus de la Hanse était une véritable aubaine pour eux, et V.A.R., privée depuis un moment de son approvisionnement habituel, paraissait suffisamment mûre pour être cueillie sans effort. Mais au loin, ils commençaient à entendre des cris, des ordres aboyés, et une agitation très inhabituelle pour une station soumise à un blocus depuis de longues semaines. Les vétérans du groupe devinrent tout à coup nerveux, mais Seryoga ne bronchait pas.

Ils pressèrent un peu le pas. D’ici moins d’une demie-heure, si leur carte était exacte, ils lanceraient l’assaut contre le poste de garde de la station…


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Le Destin
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Message Sujet: Re: EVENT :: Sur la brèche - Intérieur | Lun 11 Déc - 18:29

Le membre 'Le Destin' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'D20' : 9


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Ekaterina Klimova
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Message Sujet: Re: EVENT :: Sur la brèche - Intérieur | Lun 11 Déc - 18:35

Le groupe hétéroclite peinait à s’organiser, Katya en était à se demander si ils allaient réellement parvenir à contenir le flot traversant la brèche encore bien longtemps à ce rythme là. Un jeune homme répondit à sa question avec une ironie lui faisant grincer des dents, mais elle ne releva pas. Elle n’avait pas le temps pour ce genre de connerie, songea-t-elle en le dévisageant de haut en bas.

- Parfait. Va donc t’amuser avec les autres à colmater cette putain de brèche alors.


Si il avait le temps de ricaner, qu’il aille le faire plus loin. Mais déjà, d’autres énergumènes se pointaient sur les lieux du drame, à croire que l’évènement avait drainé tout ce qui se faisait de plus bancal en terme d’individus peuplant le Métro. Et elle était sensé en faire quelque chose...

- On est pas sortis de la merde, marmonna-t-elle pour elle même en voyant Alexandra se planter devant elle, ne parvenant pas à garder pour elle son humour tout particulier. Jetant un regard incrédule sur le sachet de plastique qu’elle agitait sous son nez, elle leva un sourcil dubitatif. Qu’était-elle sensée faire de ça, alors qu’ils avaient des poutrelles en métal bien solides sous la main? D’ailleurs, un type de Polis semblait obtenir des résultats avec les hommes chargés de les charrier pour étayer le tunnel avec des mots bien à lui. Reportant son regard sur son interlocutrice, elle fronça les sourcils.  

- Qu’est-ce que tu veux que je foute de ça, Mikhaïlovna? Si t’as fini de de foutre de ma gueule, rends toi utile en...

Elle n’eut pas le temps de lui conseiller de se carrer son bout de plastique là où elle pensait qu’une nouvelle voix féminine la coupa au milieu de sa phrase, lui tirant un grincement de dents perceptible pour tout le monde. La nouvelle venue regardait la trouvaille de Mikhaïlovna comme si c’était la dernière des merveilles du monde, et la présenta même comme leur salut à tous. Circonspecte, Katya vit courir son regard du bout de plastique à la jeune femme une ou deux fois, toujours aussi incrédule. D’un geste agacé, elle se massa les tempes en secouant la tête.

- Faites ce que vous voulez avec ce truc, si ça peut colmater la brèche à l’intérieur alors je me contretape de ce que c’est. Toi, dit elle en pointant Yulia, tu as l’air de savoir qui faire. Mikhaïlovna, tu lui file ce truc et tu te rends utile, soit en défense soit en consolidation.

L’eau s’accumulait toujours dans la galerie, détrempant le sol, saturant l’air d’une humidité froide et désagréable. La jeune femme laissa courir son regard limpide autour d’elle, tentant de tout voir à la fois. Les gardes patrouillaient, mais elle voyait bien que la situation n’était pas loin de les dépasser. Mais pour le moment, rien à l’horizon. Elle reporta son regard sur le chantier, se demandant où en étaient le groupe sorti sous l’orage magnétique.
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Airat Ivanov
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Message Sujet: Re: EVENT :: Sur la brèche - Intérieur | Sam 16 Déc - 12:46

Le colporteur soupira devant les aboiements de la brune, et commença à s'éloigner en traînant des pieds après avoir lancé à un clin d’œil à une rousse qui lui disait vaguement quelque chose. Il abandonna son sac dans un coin, adressant à tous ceux présents qu'un doigt sur la toile de son bagage se solderait par quelque chose de pas sympathique. Il ne savait pas quoi, mais ça ferait pas du bien.

Bon, puisque la miss brune voulait voir son incroyable musculature au travail,l'homme de la Ligne rouge s'approcha des silhouettes s'écrasant sous le métal lourdes, certaines poussant des grognements pour ce donner du courage, l'une d'elle trouvant même la force de plaisanter. Airat eut un sourire, un mélange de condescendance, d'amertume et de bienveillance. Quelque chose même nostalgique. Dans ce genre de moment, l'éternel spectateur qu'il était devenue ce rendait bien compte que l'humain était un animal. Peut-être qu'il y était revenue avec le métro, peut-être qu'il n'avait jamais cessé de l'être. Il n'en savait rien, mais avant, avant les mutants et la vie sous-terraine, l'homme devait profiter de ce bonheur qu'il avait, et le chérir non? Ou alors il avait toujours était aussi con, aussi égoïste, toujours tourné vers son petit plaisir méprisable. C'était le plus probable. Sinon comment expliquer l'existence des horreurs qui les condamnaient tous à la terre pour toujours?

Laissant tomber sa capuche sur ses épaules, le Russe s'avança vers un groupe  semblant à bout de souffle.

"-Aller pousse toi, je prend le relais."

Dit il à un garçon qui semblait n'avoir que deux ans de moins que lui, mais qui le dépassé d'au moins deux tête. Tss...Merdeux. La grande perche le regard, éberlué, puis se recula, les bras ballants alors qu'Airat soulevait comme un pouvait cette PUTAIN DE POUTRE DE MERDE!Pourquoi le métro était-il peuplé de géants?

En parlant de gênant...le type à coté de lui était pas mal dans le genre.

"-S'lut."

Marmonna il dans un élan de sociabilité. Communiquer sans raisons, c'était pas son genre, alors qui on lui collait un vent, il en aurait plus rien à foutre et tout ce jolie petit monde pourrait se carrer ses poutres où il pensait.

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Alexandra Kitsetskaya
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Message Sujet: Re: EVENT :: Sur la brèche - Intérieur | Sam 16 Déc - 19:09

Il aurait été injuste de dire d'Alexandra qu'elle était... susceptible. Non, elle avait son caractère, voilà tout ; peut-être faisait-elle partie de ces gens qui attachaient une certaine importance à être brossés dans le sens du poil. Et peut-être également était-elle de mauvaise humeur à cause de l'humidité ambiante et des échos de la tempête, un peu trop proches à son goût. Et enfin, peut-être aussi qu'elle estimait - un peu à tort, mais pas tout à fait - être déjà en train de faire un bel effort pour la communauté rien qu'en venant traîner ses guêtres par ici.
Alors peut-être, oui, que le côté pénible de sa personnalité ressortit légèrement suite aux directives de la petite toubib.

« Mais tout de suite, votre altesse. Un thé avec ceci, mmh ? » s'enquit-elle d'un ton suave, faisant un pas de côté pour céder le passage à un type portant une poutrelle sur l'épaule comme s'il s'était agi d'un panier de linge - toute à sa mauvaise humeur, elle ne reconnut pas Benedikt. « Non tu as raison, c'est inutile. »

Avec une politesse dégoulinante, la Russe fourra la rustine dans la poche intérieure de son manteau (elle batailla un instant pour ce faire, eu égard aux tailles respectives du contenant et du contenu) avec un clin d’œil malicieux pour la rouquine à ses côtés.

« J'ai trouvé ça dans... Bon, techniquement ce n'est pas moi qui l'ai trouvé, mais c'est tout comme, parce que... » Elle fit la moue, l'air de débattre intérieurement. « 'Pas important non plus. Dans un boyau de côté, pas très loin d'ici. Ça traînait. »

Outre le fait que la brune adorait cultiver le mystère - ça faisait très desperado à ses yeux, et c'était bien ce qu'elle était, non ? - elle rechignait à impliquer Svetlana dans à peu près tout, en acte comme en parole. Autant donc ne pas rendre à César ce qui lui appartenait, c'était plus sûr !
Qu'on n'aille pas croire que c'était par affection si elle la couvait ainsi, se justifiait-elle en son for intérieur : la morveuse était juste un sac à emmerdes ambulant, la situation actuelle le prouvait, et moins elle l'évoquerait moins les susdits ennuis risqueraient de lui tomber sur le râble.

« Allez, tu as entendu la commissaire : va te rendre utile » continua la grincheuse d'un ton plaisant, n'ayant aucun scrupule à se servir de la jeune femme pour enquiquiner le médecin. « Je vais... monter la garde, voilà. »

Pas l'ombre d'une mauvaise conscience n'effleura la tueuse à gages tandis qu'elle s'adossait à une portion du tunnel à peu près épargnée par les filets d'eau ruisselants d'en haut. Un en haut qui paraissait de moins en moins enclin à rester cohérent, remarqua-t-elle avec un sourcil arqué. Toute fanfaronnade mise de côté, Alexandra n'apprécierait pas franchement que le chemin principal menant à la Hanse se retrouve obstrué.
Bah ! Quelqu'un trouverait bien une solution. Il y avait toujours, ne pouvait-elle s'empêcher de penser avec des échos sarcastiques, une bonne âme désireuse de montrer la voie aux autres. Ce qui avait le don de l'insupporter prodigieusement. Elle avait l'esprit farouchement individualiste, agrémenté d'un soupçon d'orgueil ombrageux : ajoutons-y le fait qu'elle sautait sur les occasions de bagarre comme la misère sur le pauvre monde (Alexandra se défendrait avec véhémence de provoquer les occasions dont il était question), et on devinait que l'intéressée pouvait facilement se muer en tête de mule. Elle pouvait aider, pourtant : le tout était de la manipuler avec doigté.




« Kagda my byli na vaynye... ♪ »
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Le Destin
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Message Sujet: Re: EVENT :: Sur la brèche - Intérieur | Mar 2 Jan - 19:39

Intervention du MJ
- Hey moi aussi j'veux voir !
- Mais tu vas la fermer ou j'te dézingue pour faire bonne mesure ! Souffla le chef sur un ton presque calme qui pourtant était suffisamment menaçant pour effrayer le gosse, enfin le jeune brigand.

Ils étaient sur le flanc du poste de garde. Toujours dans le tunnel secret, derrière une grille, Seryoga et deux de ses hommes jaugeaient la situation. D'ici ils voyaient ceux qui montaient la garde, ainsi que ceux qui s’affairaient à porter des poutres métalliques pour réparer ou maintenir le plafond. Ainsi il y avait une telle agitation ici pensa Seryoga. Ce qui n'était pas plus mal: le plus gros des combattants devaient être là pour protéger. S'ils parvenaient à passer en force ici, nul doute que le reste ne serait qu'une partie de plaisir. Comptant le nombre de gardes, observant les allées et venues, un plan émergeait doucement dans son esprit. Nul besoin de se presser, il aimait agir de façon réfléchit et efficacement. Après avoir enduré tout ce trajet, il serait stupide de foncer en beuglant en plus.

La grille s'ouvrit doucement, un homme en sortit et fila dans l'ombre. Un soldat s'écroula un instant plus tard: mort. Un autre sortit du tunnel, puis encore un. Le groupe de bandit se déversa lentement du passage dérobé. Plusieurs gardes furent tués discrètement, leurs corps trainés à l'écart. Et inévitablement, le premier coup de feu retentit. On ne retiendra pas qui à tirer en premier, juste qu'un échange de tires s'en suivit...

Plusieurs balles perdues touchèrent des gens, occupés à soulever des poutres, à maintenir la structure. La panique céda rapidement, les ouvriers en oubliant la raison de leur présence ici, ne cherchaient alors plus qu'à courir, à se cacher. Les gardes, prit de cours, furent rapidement débordés. Ceux encore présents au poste de garde étaient déjà mort, les bandits ayant récupéré avec avidité leurs armes et surtout: une place forte pour se protéger des feux nourrit adverse.

Déjà des hommes fonçaient vers ce qui semblait être un dispensaire de secours. S'ils pouvaient saper le moral ennemi en tuant les toubibs et les blessés, ça serait déjà pas mal. Quatre hommes fonçaient donc armes en mains, avec la ferme intention de tuer tout ce qui se dresserait devant eux. Petite Ekaterina ou pas, ils ne ferait aucune pitié. Idem avec Yulia. Pour assurer votre sécurité, il y a deux gardes avec vous, est-ce que ça sera suffisant ?

Le grand costaud à qui Airat avait parlé plus tôt, fut l'une des malheureuses victimes des balles perdues. Blessé au torse, il s'écroule alors, laissant tout le poids de la poutre tomber sur le colporteur. Les deux se retrouvant au sol, piéger par cette ferraille "de merde". Avec de la volonté, il devrait être possible de se sortir de là ou alors autre option: jouer le mort et attendre que le calme revienne ?

Au milieu de la cohue, entouré de gens qui courent, qui hurlent. Benedikt cherche quoi faire et comprendre la situation. Mais une rafale de coups de feux retentit alors, lui faisant comprendre qu'il est clairement au mauvais endroit...

Alexandra, de ta position, tu vois l'échange de coups de feux. Tu es derrière le reste des bandits, remarquant alors d'où ils viennent de sortir: c'est à une vingtaine de mètres de ta position. Tu t'étonnes quand même de ne pas les avoir remarqué avant. Si les gardes parviennent à repousser l'ennemi, tu pourrais les reprendre à revers. Mais seule... Est-ce une bonne idée ? Tu notes tout de même, avoir une certaine chance: tu aurais pu être la première victime s'ils t'avaient remarqué...

Evénement:
 


Spoiler:
 
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Alexandra Kitsetskaya
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Message Sujet: Re: EVENT :: Sur la brèche - Intérieur | Dim 14 Jan - 14:45

La première chose que fit Alexandra lorsque retentirent les premiers coups de feu, secs et rapprochés, c'est de se rencogner dans l'alcôve qui - elle devait s'en rendre compte plus tard - lui avait sauvé la mise en la dissimulant aux yeux des intrus. La seconde, c'est de se demander si elle était supposée s'en vouloir de ne pas avoir pu prévenir le désastre qui se profilait.
Le débat intérieur qu'elle mena aux côtés de sa mauvaise foi, et contre ses scrupules, dura tout de même plusieurs secondes avant qu'elle ne finisse par emporter la victoire. Non, ce n'était décidément pas nécessaire de s'en vouloir : oui, il y avait déjà des morts, oui, elle était supposée ouvrir l’œil, mais... Qui aurait pu prévoir ce genre d'incident, hein ? Et puis, elle n'allait pas s'empêcher de dormir parce que d'illustres inconnus venaient de se faire égorger, ou trouer. C'aurait pu arriver à n'importe qui.

Rassurée sur ce point, la meurtrière risqua un regard hors de son abri afin de s'offrir un rapide état des lieux. Ce n'était pas franchement brillant, et elle était bien placée pour le savoir.

Alexandra était une tueuse à gages, bien qu'elle faisait de son mieux pour changer de voie. Elle savait pertinemment que n'importe quelle cible, aussi expérimentée et entraînée soit-elle, pouvait parfaitement être abattue sans difficulté pour peu qu'on puisse l'approcher discrètement. La brune avait participé à ce scénario un nombre incalculable de fois, sauf que c'était bien une première que d'être de l'autre côté du bout qui faisait feu. Et ça n'avait strictement rien d'agréable ; le nez retroussé dans une expression qui se voulait excédée, elle se fit la promesse de ne jamais laisser cette situation se répéter.

Une légère attente. Des bruits de course comme d'autres assaillants dépassent sa cachette, des cris de détresse, l'écho caractéristique et un peu aigu des balles qui réfléchissent en heurtant une surface selon l'angle voulu - elle se raidissait toujours en crispant les muscles de son visage lorsqu'elle entendait ce son -, les grognements rageurs des hommes qui, à cette seconde précise, faisaient le choix de se battre. Elle savait par expérience que certains reviendraient sur cette décision, le plus souvent trop tard. Lorsqu'ils auraient un flingue devant la figure, par exemple.

Avec des gestes enjoués, la Russe défit le lacet que formaient les écouteurs enroulés à sa ceinture et les enfonça dans ses oreilles. Elle appuya alors sur le bouton marche du boîtier de son baladeur, fixé au même accessoire.
Les cuivres endiablés attaquèrent aussitôt, enflant, refluant et revenant à la manière d'une marée montante. Les voix mâles et un rien narquoises des cosaques de naguère résonnèrent sous son crâne, chantant les louanges des temps jadis où ils allaient joyeusement à la guerre. Son cœur les accompagnait.

« Kagda my byli na vaynye... ♪ »

Alexandra n'avait rien d'une héroïne. Elle ne s'en sentait en tous cas pas l'âme, et ce n'était certainement pas dans cet état d'esprit qu'elle se coula hors de son abri, le cuir noir de son long manteau avalant les reflets de lumière. Adolescente, elle avait simulé d'être de ces individus sauvages et hyper-violents, afin qu'on la laisse en paix - parce qu'elle était terrifiée par les autres.
Et au fil des ans, à force de jouer ce rôle, il avait fini par lui entrer dans la peau. Elle était devenue très exactement le genre de fauve qu'elle imitait. Un fauve qui ne pouvait pas tenir tranquille bien longtemps, et sûrement pas lorsque le sang commençait à couler juste à côté. Elle voulait sa part du gâteau.

Elle l'aurait.

« ♫ Hija, kanechna, dumat mag, kagda... »

Les paroles murmurées, rythmées, sanguinaires, lui venaient aussi naturellement que de respirer. Aussi naturellement que de poser son index pâle sur la détente - elle n'attendait jamais d'acquérir sa cible pour ça. Et bientôt, aussi naturellement que de la presser.
Elle quitta la station courbée pour se redresser, dans le dos des sales types qui avaient commis l'erreur - ou avaient eu la malchance, elle laissait ce débat à d'autres - de ne pas l'avoir remarquée plus tôt.

« ...na galubaj eë dymak ! ♪ »

Elle ponctua son couplet avec un sourire vibrant d'une joie féroce, la bouche de son revolver s'illuminant au passage. Ses tempes bourdonnaient et une chamade débridée battait dans sa poitrine, mais il s'agissait de sensations agréables ; elle était en train de perdre le contrôle, et la Russe adorait ça. Tout envoyer se faire foutre dans une fusillade absurde avait une forme de poésie à ses yeux.
À cet instant, elle oubliait tout. L'adolescente dont elle avait la charge, son instinct de survie qui, s'il n'avait été réduit au silence plus tôt, lui aurait crié de se tapir dans l'ombre et d'attendre ; elle oubliait toute logique qui n'était pas celle de viser pour tuer, toute autre pensée qui ne se rapportait pas à l'instant présent. L'excitation étouffait tout le reste.

« Otvali bilyadi ! » cracha-t-elle encore, apostrophant les intrus sur lesquels elle tirait avec la vulgarité qu'on lui connaissait - leur enjoignant quelque peu grossièrement d'aller voir ailleurs si elle y était.

Et l'assassin de faire feu pour ensuite se jeter, un peu désespérément il était vrai, à l'abri de la riposte qui risquait de fuser.
Malgré sa sortie furieuse, Alexandra gardait un semblant de ruse en agissant de la sorte. Elle espérait avoir semé le désarroi chez les agresseurs, assez pour permettre aux gens de l'Alliance de se ressaisir et de profiter de cette courte fenêtre pour répliquer. L'effet de surprise marchait dans les deux sens, et un groupe qui se heurtait à une résistance à retardement après avoir vendu la peau de l'ours pouvait commencer à trouver l'herbe plus verte ailleurs.

Mais l'espoir n'avait jamais franchement sauvé personne. L'arme fumante dont elle ré-approvisionnait fébrilement le barillet, en revanche...




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Ekaterina Klimova
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Message Sujet: Re: EVENT :: Sur la brèche - Intérieur | Mar 16 Jan - 15:16

Lancé de dé pour Yulia & moi
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Le Destin
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Message Sujet: Re: EVENT :: Sur la brèche - Intérieur | Mar 16 Jan - 15:16

Le membre 'Ekaterina Klimova' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


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Ekaterina Klimova
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Message Sujet: Re: EVENT :: Sur la brèche - Intérieur | Mar 16 Jan - 16:28

Les choses semblaient s’organiser, sous l’apparent désordre qui régissait les troupes. Sous l’œil vigilant des soldats montant la garde, d’autres personnes s’affairaient à charrier les lourdes poutrelles de métal destinées à étayer les tunnels.

A son poste de médecin, elle n’avait que peu de blessures à déplorer pour le moment, quelques contusions tout au plus dues à la maladresse de certains travailleurs inexpérimentés. Rien de grave, simplement de quoi la faire bougonner qu’il fallait vraiment être un tocard pour laisser trainer ses doigts sous une poutre en fer de cette taille.

Puis soudain, tout sembla basculer.

Leurs assaillants étaient-ils trop bien préparés, leurs propre station trop désorganisée dans la gestion de la crise en cours? Probablement des deux. Quoi qu’il en soit, dans les minutes qui suivirent le premier coup de feu, plusieurs homme tombèrent. Et certains avaient du être abattus bien avant, songea Katya en constatant les failles dans la garde de la station, soudainement mise à mal. Les balles pleuvaient, et qu’elles touchent leurs cibles ou se perde en direction des ouvriers, elles touchaient. Des cris de douleur et d’agonie firent trembler l’air, faisant haleter la jeune femme sous la déferlante de sensations en provenance des occupants du tunnel. Il lui fallait se ressaisir, et vite...

Comme pour la ramener brutalement à l’horreur de la réalité, le garde se tenant à ses côtés fut abattu sans pitié, d’une balle entre les yeux. Une fraction de seconde plus tard, son compagnon s’effondra aussi, leur sang maculant le sol déjà sale du métro. Les balles sifflèrent, et Ekaterina pris conscience que le dispensaire de fortune était pris pour cible. Avec un cri de rage et de panique mêlées, elle renversa l’établi qui lui servait de plan de travail, sans se préoccuper du matériel posé dessus, et attrapa la jeune femme se tenant à côté d’elle au moment de l’attaque. Yulia, si elle se souvenait bien de l’identité de l’habitante de Polis.

- A couvert!


Les balles heurtèrent leur abri de fortune dans un bruit de bois et de fer arraché, tirant une grimace à la médecin. Dégainant le petit calibre semi-automatique qui lui servait d’arme, elle haussa un sourcil dubitatif vers sa compagne d’infortune, qui pas plus qu’elle ne semblait être une combattante

- Clairement, si tu compte sur moi pour nous sortir de ce bordel, on est dans la merde.


Des hurlements de douleur en provenance du camp adverse la firent sursauter, et elle jeta un oeil prudent derrière l’établi, constatant que si elle avait une grande gueule, son interlocutrice de toute à l’heure avait su au moins se rendre utile. Elle même rechargea, et tira trois fois, ne touchant qu’une seule, à son grand dam.

- Bordel de merde, je sais pas faire ça, moi. C’est Jora qui gère ces conneries...


Tentant de garder son calme et son ascendant sur ses émotions chaotiques, elle promena un regard désorienté sur le reste de la station, tentant d’appréhender la situation.
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Yulia Ivanova
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Message Sujet: Re: EVENT :: Sur la brèche - Intérieur | Mer 17 Jan - 16:38

Le premier coup de feu.
Il avait rebondi sur les parois bétonnées du métro, résonné à travers les longs couloirs et était arrivé jusqu'au groupe, transfigurant l'atmosphère quasi instantanément. Tournant ses yeux vifs et curieux vers les ouvriers qui se trouvaient en contrebas, elle pu apprécier le spectacle des bandits s’insérant dans le passage dérobé, tuant chaque homme qui se trouvait en travers de leur chemin. Les travailleurs avaient abandonné leurs charges et au lieu de défendre le groupe, ils s'enfuyaient dans un brouhaha monstre, le chaos de la bataille avait remplacé leur précédente tranquillité.
Yulia se trouvait auprès de la responsable du groupe quand les choses dérapèrent et elle aussi repéra facilement le groupe de bandits qui s'approchait dangereusement du dispensaire dont Ekaterina était chargé. Les gardes qui se trouvaient auprès d'elles furent abattu rapidement, Yulia paralysée par la situation regardait d'un œil hagard Alexandra se ruer dans la mêlée, incapable d'esquisser le moindre geste. Elle avait combattu plusieurs fois dans les rues de Polis, et grâce à sa mutation, s'en sortait presque toujours indemne. Mais aujourd'hui, il n'y avait pas d'issu de secours, pas de toit sur lequel se réfugier, pas de cache pour se dissimuler. C'était un piège et il était remarquablement bien établi.

Yulia fut ramené à la réalité par la main d'Ekaterina qui la tira au sol violemment. Les dents de la russe rencontrèrent le macadam et un goût de sang lui envahit la bouche, la toubib venait de lui sauver la vie en les précipitant derrière son plan de travail qu'elle avait renversé sur le côté.
Elle tenait dans sa main une petit arme.
Yulia s'accroupit, extirpant de sa bouche un crachat albugineux mêlé de sang et de sable avant de sortir de sa ceinture une fine lame. Elle ne faisait pas joujou avec les armes à feu, elle aimait le contact, son dada à elle c'était le corps à corps et c'est certainement pour ça qu'elle serait la première à mourir aujourd'hui.

- Je ne vais pas pouvoir être très utile non plus, à ce compte là, il nous faudrait un miracle.

Néanmoins elle se tenait prête, les genoux fléchis, prête à dégoupiller aussi rapidement qu'une grenade. Avec un peu de chance son agilité l'emporterait, encore une fois...Il fallait bien que sa mutation lui soit utile de temps en temps, elle qui vivait en compagnie de douleurs musculaires quotidiennes.
Elle se tourna vers Ekaterina qui tentait de tirer, sortit quelque chose de son sac et le fit rouler jusqu'à elle :

- Ça peut nous être utile ?

[L'objet est : Pétard mouillé d'Yvan obtenu pour avoir remporté le titre membre du mois. «fait du bruit en explosant, mais ne blesse pas, utile pour une diversion? Offre +5 sur un dé pour une attaque surprise, une fois »
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Airat Ivanov
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Message Sujet: Re: EVENT :: Sur la brèche - Intérieur | Sam 20 Jan - 1:37

Lancé pour Airat
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Le Destin
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Message Sujet: Re: EVENT :: Sur la brèche - Intérieur | Sam 20 Jan - 1:37

Le membre 'Airat Ivanov' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


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Airat Ivanov
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Message Sujet: Re: EVENT :: Sur la brèche - Intérieur | Sam 20 Jan - 4:03

Bam.

Une déflagration. Là, juste à quelque centimètre de son oreille. Bordel.

Airat sentie le poids du fer tomber sur ses épaules, le faisant grogner de douleur. En à peine une seconde le colporteur était au sol, goutant l'eau du métro. La poutre le gardait cloué au sol, impuissant, incapable de bouger. Le rendant spectateur d'une pièce dont il ne saisissait même pas les personages. Ca criait autour de lui et ça gesticulait, et bien sûr, ceux qui étaient au sol, eux on ne les voyait pas.

"-Hey! Debout bordel, si on se prend pas une balle, on finira noyé ou piétiné!

Hurla il à celui qui il y a quelques minutes soulevé encore la ferraille avec lui. Rien. Pas un geste pas un mouvement, juste ce rouge qui se mélangeait à l'eau au sol, et arrivait terriblement à lui. Le Russe ferma les yeux, calmant sa respiration. Bordel. Il était mort. Pour un peu, Airat se serrait laissé aller. Il aurait aimé ça, hurler un instant comme un fou et tant pis si c'était pas le moment. Mais ravaler tout, la douleur, la rancœur, pour tenir un jour de plus était un automatisme, le risque de mourir était à cet instant bien trop grande, Airat ne voulais pas crever la gueule ouverte. Toutes ses choses étaient ce qui lui permettait de se taire, à ce moment, et de lentement descendre sa main à sa ceinture, où il avait attaché le coupe-choux de la sorcière du métro.

Bordel. Il tremblait, la poutre l'écrasait et meurtrissait sa chaire. Engourdissait ses muscles, l'empêchant presque d'attraper la lame. Attrapant le cadavre par le colle, il le traina vers lui, le fixant d'un regard vide.

"-Alleeerrr, arrête de faire ton fragile bordel!"

Se souffla à lui même le colporteur, resserrant son emprise sur la lame du coupe-choux. lentement, bien trop pour que ce soit descend, il fit glisser le fer sur la peau de cet inconnu, ne se posant aucunes questions. Le sang encore tiède coulait sur ses doigts, sur la lame, remontait dans ses manches. C'était immonde. Le pire était sûrement la chaire qu'elle tenait, et qui bientôt se détacha du corps.

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Message Sujet: Re: EVENT :: Sur la brèche - Intérieur |

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EVENT :: Sur la brèche - Intérieur

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