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L'appel du vide ▬ ft. Evgeniya

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Léonid Sokolov
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Message Sujet: L'appel du vide ▬ ft. Evgeniya | Mar 25 Juil - 2:28

Rappel du premier message :


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Une nouvelle journée alors que tu avais passé la nuit dans cette station étrangère mais que tu avais malgré tout déjà arpenté quelques fois dans le passé alors que le blocus de La Hanse semblait toujours en vigueur. Tu n'avais souhaité retourner à la surface directement et surtout tu ne pouvais réellement y retourner alors que l'un des membres de ton équipe était toujours cloué au lit suite à votre dernière sortie. Tu n'avais encore point écoulé de surcroît les multiples choses que tu avais ramené de l'enfer terrestre bercé par les quelques rayons de soleil qui filtraient en ce nuage de cendres. Ta matinée ne s'était ainsi pas réellement montrée des plus excitantes, voguant entre les divers marchands de la station pour tenté de troquer ce que tu avais retrouvé à la surface là où parfois les propositions se montraient tout sauf intéressantes pour un stalker. Tu n'étais pas des plus envieux d'échanger des trouvailles contre de simples bouteilles d'alcool ou d'autres objets qui n'accroissent pas ta survie dans le cadre de ton métier. On pouvait aussi dire que le marchandage n'était pas spécialement ton domaine de prédilection alors que tu avais plus perdu ton temps qu'autre chose, tu avais un rendez vous cependant auquel tu devais te rendre.

Te dirigeant dès lors vers la salle qui servait de réfectoire aux alentours de midi, finissant par récupérer la fameuse gamelle avec la mixture en son intérieur qui se devait de te servir de repas. Tu n'avais pas vraiment eu de mal à trouver la table où se trouvait ta future interlocutrice. Une table déserte, où elle s'y trouvait seule, sa mutation faisant des merveilles lorsqu'il s'agissait de s'octroyer un certain espace privé, une zone de confort. Tu finis donc par la rejoindre, t’assaillant à la place juste en face d'elle alors que quelques regards balayaient vos personnes, vos difformités ayant attiré l'attention des curieux, des peureux. Tu avais fini par t'habituer à aux pupilles vagabondes des autres alors que de nombreuses personnes refusaient même d'affronter tes iris d'un naturel inquisiteur depuis leur mutation.

« - Salut. »

C'est la seule parole que tu lui avais adressé en un premier temps, la faim se faisant sentir et prenant tantôt le dessus sur les affaires. Tu ne t'étais point fait prier cependant entre deux bouchés de ce repas pour reprendre le dialogue.

« - J'ai une partie des choses que tu m'as demandé, pas sur moi là mais dans mon sac, il se trouve dans la chambre qu'ils m'ont attribués le temps que le blocus se lève, j'irai te chercher le tout après le dîné ou tu me suivras ca dépendra ce que tu considères le plus pratique. »

Tu avais déjà en tête ce que tu comptais lui demander en guise de troc de par le service que tu lui avais demandé même si cela allait amener des négociations par la suite. Tu repris une nouvelle fois la parole gardant pour l'instant de côté la fameuse partie commerciale de l'échange qui était en prévision, lui évoquant les raisons pour lesquels tu n'avais pu lui ramener l'ensemble des ressources qu'elle t'avait demandé.

« - Ca grouille de mutants là haut, enfin encore plus que d'habitude j'ai localisé ce que tu voulais mais j'ai pu qu'en récupérer une partie avant que des groupes de nosalis nous tombent dessus successivement. Ils ont dû être attiré par l'explosion qui a engendré le blocus et je pense pas qu'on puisse ressortir de si tôt, j'ai un de mes hommes en pleine convalescence sinon tu fais quoi dans cette station tu me l'as pas encore raconté. »

Il est vrai que tu étais curieux, une mécanicienne perdue loin de sa station de Polis, elle devait avoir une bonne raison pour justifier sa présence ici.


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Léonid Sokolov
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Message Sujet: Re: L'appel du vide ▬ ft. Evgeniya | Mar 1 Aoû - 17:37


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ft. Zhenya

Pourquoi se préoccuper d'elle ? Elle en posait des questions bêtes à ton goût mais peut être n'avait elle pas totalement la même vision des choses qu'un militaire ou un médecin, ce genre de métiers qui côtoyaient bien trop souvent la mort dans le métro. Il fallait bien des gosses pour remplacer au fur et à mesure des années les chanceux qui arrivaient à la retraite pour pouvoir prétendre à un métier au cœur de la station, il fallait bien des gosses pour remplacer aussi ceux qui ne purent y prétendre de par la malchance de la vie du métro. Tu te préoccupais de ce qu'il y avait sûrement dans son ventre pour toutes ces raisons tout comme aussi naturellement elle pouvait mourir en couche ou alors finir par en arriver à une fausse couche, aussi déstabilisant cela puisse être mentalement. Tu ne lui avais répondu directement alors que tu t'étais contenté de tendre l'oreille à ses nouvelles paroles surtout à celle comme quoi tu allais devoir boire comme un trou et cela en était un euphémisme même visiblement vu les quantités supposées. Tu avais aussi noté précieusement en ta tête le fait qu'elle avait évoqué son père et le père du gamin ou de la gamine. Tu espérais pour elle qu'elle n'avait pas trop batifolé ce dernier mois pour pouvoir facilement le retrouver.

Bouteille finissant par se retrouver sur la table alors que tu te servis un verre sans plus attendre, le descendant un geste des plus habiles. L'alcool, ca te rappelait les moments où certains stalkers fêtaient leur anniversaire, ou alors un certain nombre d'années à survivre à la surface, sans doute les soirées les plus arrosées de gnôle de tout le métro. Ainsi tu en avais enchaîné un second, puis un troisième sans réellement broncher avant d'entamer une réponse à l'attention de la future maman techniquement.

« - Je m'en préoccupe car il nous faut simplement des gamins dans le métro ? Vu le nombre de personnes qui meurent chaque jour à la surface, dans les souterrains ou encore d'une épidémie comme actuellement. J'ai pas spécialement de voir notre espèce s'éteindre après que nous ayons résisté pendant quasiment trente ans. »

Tu venais de lui sous entendre que chaque femme capable d'avoir un enfant se devait d'en avoir un, c'était ta vision des choses alors que d'autres à l'inverse mourraient d'envie d'enfanter mais étaient stériles de par la radiation. Tu savais que sur ce point vous étiez sûrement des plus divergeant mais en tant que stalker on pouvait te dire ce que tu voulais, tu raisonnais en prévision pour la communauté même si celle-ci était détestable en certains aspects. Tu repris ensuite la parole pour revenir sur des détails qu'elle avait évoqué tantôt entre deux complaintes sur sa situation.

« - Effectivement tu devrais aussi en informer ton père une fois de retour à Polis, il en serait content sûrement et au moins ca lui ferait penser à autre chose que ses histoires de complot à moins qu'il pense qu'un espion américain ou je ne sais quoi soit le père... »

Pour le père du bambin cela allait être plus compliqué cependant alors autant clarifier la situation en une simple phrase, une réplique des plus basiques de par le fond de son raisonnement.

« - Et pour le père, j'espère pour toi que tu n'as eu qu'un compagnon le dernier mois, sinon tu es bonne à attendre la naissance et comparer leurs bouilles entre les prétendants et l'enfant. »

C'était des plus pragmatiques mais il n'y avait pas vraiment d'autres solutions dans le métro de Moscou pour connaître un père entre plusieurs hommes. Tu vins une énième fois commenter la situation de la jeune femme alors que tu commenças à te verser un nouveau verre de vodka sur ce ton qui exprimait un jugement de ta part.

« - Et arrête de voir ca comme la fin du monde, elle a déjà eu lieu et t'étais encore dans les couilles de ton père. Y a des femmes qui se sont avérées bonnes mères une fois le moment venu et qui ont apprécié finalement le fait d'avoir un gosse, peut être que tu en feras partie. »


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Evgeniya Alekseïeva
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Message Sujet: Re: L'appel du vide ▬ ft. Evgeniya | Mar 1 Aoû - 22:34


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Son front posé contre la surface fraîche du comptoir de l'établissement, elle écoutait d'une oreille assez attentive ce qu'il racontait. Pour autant, elle ne pouvait pas cautionner la totalité de ses dires, à ses yeux ses palabres qualifiés par ses lippes voulaient dire une seule chose. L'humain, pire même, l'humanité n'était que du bétail à faire proliférer pour desservir une idée de survie. Mais est-ce que survivre pour survivre était la voie à suivre. Elle en doutait fortement, la nouvelle génération – tout du moins une partie d'entre elle – ne possédait pas la vision du monde que possédait ceux qui avait connu la surface. Le métro était devenu un monde, leur monde, et il l'aimait à leur façon, mais cela ne voulait pas dire qu'ils désiraient absolument retrouver le passé. Car après tout, s'il en était à vivre ainsi, semblable à des rats en cage, c'était parce que l'ancien monde avait suffoqué de ses erreurs, alors pourquoi s'y accrocher. Il y en avait un nouveau, avec ses règles et ses codes, pourquoi ne pas l'embrasser et faire en sorte de l'aimer tel qu'il est, tout aussi imparfait que l'ancien, mais qui essaye d'apprendre pour devenir – du moins essayé – meilleur. Ainsi, par un sous entendu tut, il désignait Evgeniya Stanislavovna comme un poule pondeuse, qui se devait de remplir un quota pour être accepter dans la volière. Pourtant, cela la révolter quelque peu d'être seulement ça, si elle n'était pas aussi soucieuse de la vie, elle serait capable de faire l'inverse que de le garder et de réduire à zéro ses essais. Mais ce n'était pas le cas, toutefois, elle se voyait difficilement être au petit soin de son propre corps dans cet état-là, comme elle avait vu d'autre femme enceinte faire.

S’apprêtant à lui faire la remarque, elle tournait la tête dans sa direction, le visage à moitié caché par son bras. Elle s'arrêta quand elle le vit poser son verre, au bruit du récipient, elle comprit qu'il avait tenu sa promesse, et qu'il en avait déjà pris quelque uns au compteur. Pour autant, s'il venait à revenir sur cette idée grotesque, elle lui ferait comprendre sa façon de penser. Mais il réussit à lui arracher un sourire en ses propos concernant le père de l'enfant et comment réagira son propre père. Elle n'en avait pas la moindre idée, et ne c'était même jamais dénier poser la question sur ce sujet-là. Après tout, c'était encore en quelque sorte une enfant, et les enfants ont d'autres préoccupations.

« Stanislav Anatoliévitch ? Il serait encore capable de croire que j'ai été enlevé par des petits hommes gris et mise en cloque si je ne lui trouve pas un coupable, se moquait-elle – même s'il y avait une once de vérité –. N'oublie pas que je suis sa petite fille chérie et son unique enfant, tu crois vraiment qu'il sera aux anges de savoir qu'un garnement à réussit à me mettre une brioche dans le four ? Non, je ne crois pas. En plus je suis sure qu'il croit que sa fille chérie est encore vierge, et je cherche pas l'en dissuader, c'est le genre de conversation, que l'on aime pas tellement entreprendre avec son vieux. »

Son père avait été toujours été des plus protecteurs envers les siens, et ils étaient peut nombreux, mais même son esprit défaillant, ce trait de caractère là demeurait et était toujours aussi puissant. Sans parler non plus du fait, que malgré que l'on soit dans le métro, il possédait toujours quelques valeurs indécrottables – et que Zhenya avait du mal à comprendre parfois -, et l'une d'elle était que l'on rencontre quelqu'un que l'on s'installe pour une bonne durée et ensuite on avait le droit de faire son lit ensemble. Sur ce sujet-là, sa fille faisait tout le contraire, et aller même à rebrousse poil dans sa façon de voir les choses. Même si elle était sur, qu'il accepterait la situation, il y aurait tout de même des mots plus hauts que d'autres, et si elle lui présentait un coupable. Le pauvre passerait les mois les plus terribles de sa vie, et les années qui s'en suivent à subir et ouïr des réflexions en tout genre, jusqu'à ce que son beau père, trépasse – et encore, la mécanicienne était sure que même depuis la tombe il trouverait toujours un moyen de se faire entendre -.

« Donc selon tes dires, je devrais attendre d'avoir expulser ce parasite et comparer ? Et bah, je n'aurais pas fini... dit-elle en euphémisme. Et puis est-ce que c'est vraiment important que je lui trouve son vrai père ? Ça ne serait pas mieux que je lui en trouve un de cœur ? Quelqu'un qui accepterait de lui donner son nom, et qu'il pourrait prendre en modèle, sans même qu'il soit impliqué, mais qui soit une bonne figure paternelle à laquelle le gamin pourrait se raccrocher ? »

Elle se redressait à mesure qu'elle parlait, et même si elle savait que ses questions étaient mal formulées, et pouvaient manquer de sens, il n'en restait pas moins qu'Evgeniya Stanislavovna était très sérieuse à ce sujet. Après tout, les hommes avaient qui elle passait du bon temps, n'étaient pas toujours de bonnes personnes avec qui on pourrait passer des années à élever un enfant. Elle se demandait sérieusement si ce n'était pas mieux de proposer à quelqu'un de moralement bien de devenir le père de cœur de cet enfant. C'était peut-être bien mieux que de mettre quelqu'un le pied au mur face à la situation.

« Tu crois que tu serais heureux si un jour quelqu'un venait te dire que tu as un gosse ? Zhenya prit une pause, pour ajouter quelque chose avant qu'il ne lui fasse une remarque. Et ne me sort pas que tu tires à blanc, je sais, tout le monde le sait, imagine seulement que ce n'est pas le cas. »

Pour ce qui était le reste de sa réflexion, elle haussait les épaules en guise de réponses, là pour l'instant c'était la fin de son monde et de sa façon de vivre – enfin à moitié, car chasser le naturel et il revient au galop -. A la place elle prit le verre de vodka du stalker et le porta à niveau de ses narines pour en humer l'odeur et s'offrir par ce moyen là, l'idée qu'elle buvait autre chose que de l'eau.

« Et ne râle pas, je n'ai pas bu. »

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Léonid Sokolov
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Message Sujet: Re: L'appel du vide ▬ ft. Evgeniya | Mer 2 Aoû - 4:24


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Tu aurais pu t’étouffer lorsqu'elle vint évoquer à son tour pour la seconde fois son père dans le cadre de son futur rôle de maman. Être enlevé par des hommes gris puis quoi encore avoir été violée par des sombres qui cherchaient à créer l'espèce parfaite pour le futur de notre monde ? Si les hommes gris ou verts existaient cela faisait quelques années qu'ils avaient dû abandonner l'idée d'entrer en contact avec l'humanité depuis sa magistrale utilisation de l'arme nucléaire et par extension sont incapacité à mettre de côté les conflits, ceux-ci continuant même dans le métro à travers des idéaux et les petits intérêts de chacun. Tu en avais même oublié qu'il allait peut être se montrer des plus protecteurs vis à vis de sa fille, comme ton grand père l'avait sûrement été à l'époque avec ta mère quand elle avait rencontré ton père. Vu qu'il avait connu l'avant guerre il devait sans doute conserver ces mêmes traditions comme l'aurait fait ton géniteur ou ta génitrice si tu avais été une femme, d'ailleurs tu te demanderas certainement toujours ce qu'ils pensent aujourd'hui de toi et du fait que tu as délibérément jeté le nom de ta famille aux oubliettes de par ton métier de stalker. Ce choix tu l'avais fait pour le bien de tous en plus de la gloire mais tout ceci valait il réellement le droit, la possibilité d'être père ? Peut-être, sûrement c'est ce que tu te disais.

Tu étais étonné qu'elle ne veuille pas du tout savoir quasiment qui était le père du petit même si elle devait avoir ses raisons, qu'elle n'avait tardé à exposer, c'est sur sa dernière prise de parole qui s'en suivit que tu repris ton verre avant de te servir deux nouvelles fois, buvant les deux gorgées promptement. Tu étais encore cloué en cette station pour pas mal de temps alors autant profiter de leur gnôle. Cela allait être compliqué de répondre objectivement aux paroles de la jeune femme, de la future mère vu que ton avis et ta vision des choses allaient être éternellement différents des siens. Tu pris malgré tout la parole pour revenir sur un léger détail qui t'avait fait cependant doucement sourire.

« - Pour ton père, une fois qu'il verra que c'est un bébé tout ce qu'il y a de plus lambda il se taira après tout tes parents t'ont bien fabriqués avec ces yeux et pourtant il affirmera pour sûr que c'est lui qui t'a fabriqué avec ta mère. Après pour le coup de la fille à papa, je te souhaite bonne chance, les vieilles habitudes restent, tu peux pas demander à une génération de tout jeter de son passé, de ses anciennes traditions. »

C'est ainsi que venait la question du nom, de lui choisir un père, un autre sujet des plus délicats qu'elle t'avait imposé alors que visiblement elle avait déjà abandonné l'idée de retrouver son père génétique.

« - Tu ne comptes pas du tout chercher qui est le père ? Il y a peu de chances mais peut être qu'il ne dira pas non à cet enfant à moins que tu as batifolé avec des personnes encore un peu plus jeunes que toi. »

Tous justes majeurs quoi que à l'époque ils auraient été tout juste majeur. Tu n'avais pas entièrement répondu à sa question, réfléchissant toujours sur ta perception de tout ceci, tu ne tardas de nouveau à prendre la parole pour lui faire savoir, la vision d'un homme s'opposant ou complétant celle de la femme.

« - Donc pour en revenir au père, si tu lui en cherches un de cœur comme tu dis juste un conseil, barre de la liste les militaires et les stalkers ca t'évitera un drame arrivé bien trop tôt à devoir gérer. Après si on viendrait comme ca m'annoncer que je suis père, si on prend en compte le fait que ma stérilité ne s'est déclarée que peu de temps après mes premières sorties, je serais heureux d'avoir eu un gosse mais à la fois peiné de ne pas l'avoir vu grandir et qu'il soit déjà en âge de se faire tuer. »

Ne sachant toujours si ta stérilité était de naissance ou suite à l'exposition des radiations de ta carrière de stalker, il y avait toujours une chance, une infime mais à laquelle tu ne croyais plus et tu ne voulais plus croire. Un stalker c'était incompatible avec un gosse ni plus ni moins, c'était une bombe à retardement, un drame en prévision qui attendait le meilleur moment pour poignarder.

« - Quoi que si j'avais eu une autre carrière que stalker j'aurai été content et là je le vivrais mal d'avoir un gosse car je serais sûrement un père éphémère même si j'ai de la chance à chaque sortie. »

Tu terminas cependant par ce détail.

« - Nos conditions ne sont pas comparables. »


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Evgeniya Alekseïeva
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Message Sujet: Re: L'appel du vide ▬ ft. Evgeniya | Ven 4 Aoû - 20:04


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Si à tout jamais il avait le don d’énoncer des inepties à chacune de ses paroles, il venait de débiter une réalité qui faisait mouche. Piquée au vif, elle  n'arrivait pas à comprendre cet attachement au vieux monde, à celui qui était dépassé, celui qui était mort, celui qui les avaient amener à la déchéance. Au final, ce qui était sur, c'est que l'un était l'opposé de l'autre, et que trouver un terrain d'entente était des plus compliqués. Zhenya ne cherchait pas à tout prix à trouver le vrai père du parasite qui pourrait venir au monde d'ici peu, mais lui trouver un père oui ça serait plus juste. Être du sang, ne faisait pas tout, il n'y a qu'à voir combien d'histoire il y a eu d'enfant malheureux avec leur parents de sang. Si on disait que l'on ne choisissait pas sa famille, on pouvait faire en sorte de lui trouver une famille convenable, où il peut grandir en paix, sans avoir peur de l'avenir. Mais sur le fait d'être majeur, cela la fit rire complètement, ce qui en venait même à lui oublier la ridicule de la situation et la peur qui sommeil derrière, attendant la solitude pour brandir son glaive. La bouche entre ouverte à observer le mur qui se trouve en face d'elle, le menton posé sur la paume de sa main, elle recouvrait à moitié son sourire fébrile par ses doigts.

« Merci de me dire ça, je suis une militaire aussi, elle relevait sa lèvre supérieure de dégoût. Mais pour ce qui est des stalkers oui. Même si pas mal d'entre eux sont plus agréable à côtoyer que toi. »

Si elle lui trouvait un père dans la faction de Polis, le choix ne serait pas des conséquents, militaires ou brahmanes, ce qu'elle n'aimait pas cette catégorisation dans sa faction. Le muscle, ou l'esprit, c'était quelque chose de fortement restreins et peu glorifiant. A force de résignations, elle c'était mise militaire, mais ce qu'elle  donnerait pour être seulement un électron libre sans avoir à choisir l'un ou l'autre. Se contenter seulement des bienfaits des idéologiques de chacun des deux camps, c'était peut-être égoïste de sa part, et elle ne le niait pas, bien au contraire, mais elle était humaine, sans être humaniste, et elle voulait tout simplement avoir le droit de rêver à quelque chose de bien et de beau. Et ce quelque chose n'avait point les contraintes imposées par ses castes.

« Tu as raison c'est pas comparable... »

Elle murmurait à travers ses doigts. Cette désagréable impression d'avoir du coton à la place du cerveau, de ses membres et des sens totalement brouillé ne la rendait pas des plus mordante et combative. Bien au contraire, c'était comme si la découverte de cette nouvelle avait réussit à la miner totalement, et qu'elle ne trouvait comme simple réconfort un peu de solitude et beaucoup de sommeil – puisqu'elle n'avait pas le droit de s’assommer le crâne aussi bien physiquement que par l'effet de l'alcool -.

Un peu, voir beaucoup, de manque de respect aller se faire ressentir par ses actions, mais il comprendrait, ou pas, au pire elle s'en fichait pas mal à cet instant. Mais elle se redressa et recula sa chaise, manquant de se prendre les pieds dans les barreaux de cette dernière.

« J'ai besoin de me vider la tête là. Contact moi quand on sera de retour à Polis, je te montrerais les cartes, lui proposait-elle rapidement. A une prochaine fois Léonid Mickaïlovitch. »

Evgeniya Stanislavovna se gratta rapidement la tête, jetant un coup d’œil à droite et gauche pour retrouver son chemin, et quand elle vit dans qu'elle direction elle devait partir elle se dirigea rapidement. Puis elle s'arrêta et se retourna pour regarder le stalker, hésita un instant, et lui fit un geste de la main pour lui dire au revoir. Toute sa démarche était décousu de sens, comme si elle était hors de son corps, et cela était bien visible, il n'y avait qu'à voir comment elle marchait et comment elle arrivait à être gauche dans l'espace qui se trouvait à côté d'elle. Elle manqua même de renverser quelqu'un, ce qui était assez atypique lorsque l'on sait qu'elle avait une excellente vue d'ensemble.

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L'appel du vide ▬ ft. Evgeniya

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