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L'appel du vide ▬ ft. Evgeniya

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Léonid Sokolov
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Message Sujet: L'appel du vide ▬ ft. Evgeniya | Mar 25 Juil - 2:28


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ft. Zhenya

Une nouvelle journée alors que tu avais passé la nuit dans cette station étrangère mais que tu avais malgré tout déjà arpenté quelques fois dans le passé alors que le blocus de La Hanse semblait toujours en vigueur. Tu n'avais souhaité retourner à la surface directement et surtout tu ne pouvais réellement y retourner alors que l'un des membres de ton équipe était toujours cloué au lit suite à votre dernière sortie. Tu n'avais encore point écoulé de surcroît les multiples choses que tu avais ramené de l'enfer terrestre bercé par les quelques rayons de soleil qui filtraient en ce nuage de cendres. Ta matinée ne s'était ainsi pas réellement montrée des plus excitantes, voguant entre les divers marchands de la station pour tenté de troquer ce que tu avais retrouvé à la surface là où parfois les propositions se montraient tout sauf intéressantes pour un stalker. Tu n'étais pas des plus envieux d'échanger des trouvailles contre de simples bouteilles d'alcool ou d'autres objets qui n'accroissent pas ta survie dans le cadre de ton métier. On pouvait aussi dire que le marchandage n'était pas spécialement ton domaine de prédilection alors que tu avais plus perdu ton temps qu'autre chose, tu avais un rendez vous cependant auquel tu devais te rendre.

Te dirigeant dès lors vers la salle qui servait de réfectoire aux alentours de midi, finissant par récupérer la fameuse gamelle avec la mixture en son intérieur qui se devait de te servir de repas. Tu n'avais pas vraiment eu de mal à trouver la table où se trouvait ta future interlocutrice. Une table déserte, où elle s'y trouvait seule, sa mutation faisant des merveilles lorsqu'il s'agissait de s'octroyer un certain espace privé, une zone de confort. Tu finis donc par la rejoindre, t’assaillant à la place juste en face d'elle alors que quelques regards balayaient vos personnes, vos difformités ayant attiré l'attention des curieux, des peureux. Tu avais fini par t'habituer à aux pupilles vagabondes des autres alors que de nombreuses personnes refusaient même d'affronter tes iris d'un naturel inquisiteur depuis leur mutation.

« - Salut. »

C'est la seule parole que tu lui avais adressé en un premier temps, la faim se faisant sentir et prenant tantôt le dessus sur les affaires. Tu ne t'étais point fait prier cependant entre deux bouchés de ce repas pour reprendre le dialogue.

« - J'ai une partie des choses que tu m'as demandé, pas sur moi là mais dans mon sac, il se trouve dans la chambre qu'ils m'ont attribués le temps que le blocus se lève, j'irai te chercher le tout après le dîné ou tu me suivras ca dépendra ce que tu considères le plus pratique. »

Tu avais déjà en tête ce que tu comptais lui demander en guise de troc de par le service que tu lui avais demandé même si cela allait amener des négociations par la suite. Tu repris une nouvelle fois la parole gardant pour l'instant de côté la fameuse partie commerciale de l'échange qui était en prévision, lui évoquant les raisons pour lesquels tu n'avais pu lui ramener l'ensemble des ressources qu'elle t'avait demandé.

« - Ca grouille de mutants là haut, enfin encore plus que d'habitude j'ai localisé ce que tu voulais mais j'ai pu qu'en récupérer une partie avant que des groupes de nosalis nous tombent dessus successivement. Ils ont dû être attiré par l'explosion qui a engendré le blocus et je pense pas qu'on puisse ressortir de si tôt, j'ai un de mes hommes en pleine convalescence sinon tu fais quoi dans cette station tu me l'as pas encore raconté. »

Il est vrai que tu étais curieux, une mécanicienne perdue loin de sa station de Polis, elle devait avoir une bonne raison pour justifier sa présence ici.


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Evgeniya Alekseïeva
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Message Sujet: Re: L'appel du vide ▬ ft. Evgeniya | Mer 26 Juil - 0:22


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Il y a des choix plus difficiles que d'autre à faire, et parfois il s'accommode des petits riens du quotidien. Elle en faisait l'expérience, à l'instant même et ce depuis qu'elle était sorti du lit. Supporter d'avoir l'estomac dans les talons ou supporter de se sentir nauséeuse toute la journée. Ce matin là, elle avait choisi d'avoir faim, mais Evgeniya Stanislavovna ne pouvait pas se permettre de faire le jeûne toute la journée durant. Elle ne pourrait jamais tenir, à ce rythme soutenu, entre le travail, et le stress indécelable de ne pas être chez soi, mais en station inconnu – enfin pas totalement -. Son dernier repas datait de la veille, au midi, soit à approximativement il y a vingt-quatre heure, quand avec les autres ouvrier du chantier, elle avait casser la croûte. Ce soir-là, elle était bien trop fatigué et dépassé par les événements que le blocus et la quarantaine avait créer pour faire ou penser autre chose qu'à dormir. Si bien qu'elle avait fini par s’étaler sur le matelas à peine plus épais qu'une feuille, les chaussures encore lacées. A l'heure actuelle, elle avait trouver une place au réfectoire, une gamelle pleine avec un verre d'eau devant elle. Le dos légèrement rond et les coudes sur la table, elle en observait le contenu. Durant de longues secondes, ses pupilles finissaient par observer le vide, sans point fixe. La tête ailleurs, elle ne s'était pas rendu compte que la seule personne assise à ses côtés à table venait de partir. Et qu'une autre venait de la remplacer quand elle c'était décidée à prendre son couvert et à mélanger le contenu de son repas, le faisant tourner le sens de rotation des aiguilles d'une montre. Elle se demandait si elle arrivait à rendre la nourriture plus liquide que solide, est-ce que cela pourrait la rendre moins nauséeuse.

Ses réflexions abracadabrantesques n'avaient pas le temps de vivre bien longtemps, le nouveau venu à la table avait décider d'ouvrir la bouche. Pour une fois, qu'elle était assez heureuse de pouvoir être seule, et qu'elle ne recherchait pas de la compagnie, le destin le lui refusa. Il faut croire que l'on ne l'avait pas bien regarder droit dans les yeux dans la station VDNKH. Evgenia Stanislavovna redressa la tête face à la salutation et battit des paupières en voyant de qui, il s'agissait. Elle aurait du le reconnaître au son de la voix, mais elle n'avait pas fait le rapprochement, ni même chercher à le faire.

« Bonjour, répondit Zhenya. »

Puis il n'y avait plus rien. Un silence de mots, juste des couverts qui tintent contre leur gamelle, et le brouhaha environnant. Ce qui avait un peu le don d'exaspérer la mécanicienne, qui ne tardait pas à le montrer. La poitrine gonflante, elle retenait un soupire bruyant, avant de finir par le relâcher. Incisive elle ouvrit la bouche pour une touche d'ironie, et une pointe de mordant.

« Comment vas-tu Evgeniya Stanislavovna ?
Oh c'est aimable de me le demander ! On fait aller comme on peut et toi ? » se moquait-elle, en l'imitant.

Un peu de théâtralité pour mettre du baume au cœur, avec un sourire moqueur. Mais il n'en restait pas moins qu'il s'agissait d'une remontrance. Il avait beau être son aînée, parfois les gens oubliaient comment on interagissait lors de relations sociales. Ce qui était assez ironique, lorsque l'on sait qu'elle était capable de frapper un idiot qui venait de lui faire la mauvaise remontrance, au mauvais moment. Mais les conseils d'Evgeniya Stanislavovna ne s'appliquaient que rarement à elle-même.

Mais sa réflexion avait du couler, car il venait lui parler de transactions. Et plus particulièrement de transactions qu'ils devaient faire entre eux. Pendant l’entièreté de son discours, elle avait l'esprit vide, tentant se remémorer de quoi il était question, et aussi à quand elle attendait de le voir. Elle devait avoir l'air naïve, la bouche entrouverte et les yeux ne sachant pas où se fixer. Il n'y avait rien à faire, elle n'arrivait pas à se rappeler, trop de gnôle avait du lui brouiller l'esprit entre ce jour-là et cet instant présent. Alors elle haussa bêtement les épaules comme signe de réponse. Ni positive, ni négative.

Cette méditation eu au moins, un aspect positive, celui de lui faire oublier ce relent de nausée qui lui noué l'estomac depuis quelques temps. Si bien qu'instinctivement, elle porta son couvert à la bouche, et mangea. Ce qui permis également d'éteindre le brasier d'acide qui réclamer une pitance avant de lui brûler l'intégralité de son estomac. Pourtant, son coup de cuillère était plus faible qu'à son habitude, mais cela ne l'empêchait pas de se redresser et se rapprocher de la table pour mieux manger. Lui qui d'habitude n'était pas si loquace – tout du moins c'est comme cela qu'elle le percevait – se retrouvait, encore, à prendre la parole. Léonid Mikhaïlovitch lui fit part de la situation à la surface, le cadet de ses soucis. Les histoires anciennes pouvaient se révélées intéressantes, l'actualité radioactive et sa faune et flore qui l'accompagne lui plaisaient moins. Zhenya reprenait le fil de la conversation quand il l'informait de sa présence et lui demandait ce qu'elle faisait également ici, loin de Polis, loin de la maison.

Avant de lui répondre, elle avala la nourriture qu'elle avait en bouche, et s'essuya les lèvres d'un revers de la main.

« Je pari une demi-poulette de ton Makarov, que tu as réussis à te faire une nouvelle cicatrice. Je me trompe ? » elle lui lança un clin d’œil, une arrière pensée en tête – qu'elle se gardait bien de garder en silence -.

Elle recula de quelques centimètres, de peur de se prendre une baffe perdue, qu'elle mériterait certainement, même si elle rétorque le contraire. Evgeniya Stanislavovna posa ses couverts au-dessus de sa gamelle, évitant que la crasse de table vienne se coller au métal humide par les aliments et l'eau.

« Travail et troc, répondait-elle en se grattant l'arcade sourcilière, j'ai rejoins la faction pour effectuer quelques travaux d'entretiens dans le système hydraulique et je m'étais dis que j'allais en profiter pour avoir des patates directement à la source, et puis boum, elle mimait une explosion avec ses mains. Me voilà coincée ici, et ça me fait chier. Royalement. » elle ne mâchait pas ses mots.

Les lèvres pincées, la tête dodelinant un peu de haut en bas, elle le regardait droit dans les yeux, enfin du mieux qu'elle pouvait sans se fatiguer – la journée de travail n'était pas finie et elle ne pouvait pas se permettre d'avoir des maux de têtes clef à molette en main -. Sa bouche finie par s'arrondir légèrement, Zhenya réfléchit à la manière dont elle pourrait formuler sa question, sans avoir le droit à une scène ou à une claque. Alors elle feignit l’indifférence, comme s'il s'agissait d'une situation tout à fait normal, en reprenant là où elle avait arrêter son repas.

« Qu'est-ce que tu as pu me trouver au fait Léonid Mikhaïlovitch ? demandait-elle. »

Peut-être que le listing des objets qu'il avait en sa possession lui permettrait de remettre le doigt sur cette fameuse conversation, et qu'elle n'aurait pu l'impression d'être comme un cheveu sur la soupe – en somme, en trop -. Une chose est sure, la mécanicienne était la championne pour répondre à coter ou bien pour omettre des choses. Car au final, elle lui avait dit ce qu'elle avait fait pour être là, pas ce qu'elle allait faire – mais cela, elle-même n'en avait pas la moindre idée -.



Dernière édition par Evgeniya Alekseïeva le Ven 28 Juil - 3:59, édité 2 fois
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Léonid Sokolov
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Message Sujet: Re: L'appel du vide ▬ ft. Evgeniya | Mer 26 Juil - 1:41


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Tu avais cordialement ignoré ses remontrances là où sociabiliser plus que cela n'était plus réellement dans tes compétences les plus utiles. Ce n'était pas pour rien que tu avais choisi de rejoindre les stalkers et d'arpenter la surface, tu avais eu depuis tant d'années ce désir de se dissocier de tes semblables certes pour la gloire mais aussi pour n'avoir à les supporter plus que nécessaire. Au moins un mutant ne vous faisait pas des amabilités inutiles avant de se jeter sur vous pour vous dépiauter afin d'avoir un repas convenable. Les monstruosités avaient le don de ne pouvoir vous poignarder avec le sourire à la différence de certains humains. Elle n'avait pas eu tort aussi concernant ton enveloppe charnelle, tu avais rajouté une nouvelle blessure à ta collection même si comme toutes les autres elle n'avait été mortelle au contraire même relativement facile à soigner. C'est à sa nouvelle prise de parole que tu avais trouvé la mademoiselle quelque peu motivée lorsqu'il s'agissait de produire ce qu'elle appelait sa vodka, vouloir avoir des pommes de terre à la source, elle aurait été capable de tout et n'importe quoi pour son alcool qui se rapprochait plus d'un désinfectant buccal même si dans le métro vous n'aviez réellement connu de bons alcools d'avant guerre. Tu t'étais toujours demandé quel goût pouvait avoir le rhum ou encore le whisky alors que tu avais pu boire cependant en ta vie de la très bonne vodka mais cela n'était qu'un détail.

Tu te montras dès lors pensif repensant à l'ensemble du butin que tu avais ramené et exactement aux multiples pièces qui pouvaient avoir le don de l'intéresser. Tout ce qu'elle t'avait demandé devait rentrer dans un ensemble vu le rôle de certaines pièces même si tu te demandais ce qu'elle allait en faire tu commenças donc à énoncer tes trophées.

« - Alors j'ai trouvé des jauges de pression, un hublot ou du moins seulement la partie en verre et des valves, Evgeniya Alekseïeva. »

Tu avais quelque peu accentué le nom de la jeune femme, répondant à ta façon. Tu finis par te questionner sur ce qu'elle comptait en faire, un hublot, des valves et des jauges de pression. Dans tous les cas ca n'allait pas être une arme à feu ou quelque chose d'utile pour exterminer du mutant, cela devait plutôt être une construction plus utiles pour la communauté.

« - Tu comptes en faire quoi de tout ceci ? Car c'est pas avec des jauges de pression qu'on entretient un équipement de combat, c'est pour le réseau hydraulique du coin ou tu as encore une autre idée en tête ? »

Ca ne te tracassait pas plus que cela mais oui tu disposais d'une maladive curiosité parfois, c'était ta façon de rendre la vie dans le métro un peu plus intéressante, histoire de s'occuper lorsque tu étais cloué dans une station à cause d'une blessure le temps de récupérer. Tu avais fini par songer en ton esprit au paiement que tu allais lui réclamer, depuis quelques temps tu avais une idée en tête qui ne cessait de revenir. Un souhait, un objet que tu désirais posséder afin de rendre tes expéditions un peu plus faciles.

« - Quant à mon paiement ou du moins le troc je voudrais savoir, tu serais capable de me fabriquer un compteur Geiger ? Tu me dis ce qu'il faut si tu en es capable et je m'occupe de voir si je peux le récupérer à la surface. »

Elle était de Polis à la base comme toi, le bloc de stations qui s'évertuait à collecter, remettre sur pieds et utiliser des technologies de l'ancien temps que certains jugeaient inutiles à la vie de tous les jours en dehors de chez vous mais toi tu étais convaincu que ceci pouvait l'intéresser. Tu finis d'ailleurs par ponctuer ta demande d'un justificatif des plus basiques à son attention, par rapport à cette requête qui paressait éventuellement bizarre aussi.

« - Les radiations j'en ai bouffé de par le passé mais disons que c'est pas une raison pour ne pas les éviter. »

Ton regard appuyant tes paroles, tes iris en témoignant alors qu'il y avait aussi la partie invisible de l'iceberg, ta mutation au cerveau bien plus utile que des médecins se feraient une joie de disséquer. Tu conclus par ceci entre deux bouchées le plus naturellement du monde.

« - Et me faudra les cartes que j'ai vu en traînant dans ton chez toi à Polis un jour où je t'avais ramené des trucs, les annotations sur le métro 2 de ton père, il faut juste que je puisse les recopier. »

Juste ça.


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Evgeniya Alekseïeva
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Message Sujet: Re: L'appel du vide ▬ ft. Evgeniya | Mer 26 Juil - 21:22


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A ces mots formulés qui se transformaient en question, elle eu le droit à une réponse. Simple énumération, qui aurait peu de sens aux yeux d'autres. Pour la mécanicienne c'était bien plus, les objets prenaient vie dans son esprit, et se mouvaient dans une symphonie pour donner naissance à un objet ou une machine nouvelle qui émerge des ruines du monde. Pourtant le hublot, ou comme il serait plus juste de l'appeler le verre de la fenêtre, serait plus compliqué à travailler sans sa partie métallique. Une charge de travail supplémentaire, mais cela n'a jamais refroidie Zhenya, bien au contraire, s'occuper l'esprit et les mains étaient un bon moyen de ne pas tomber dans une folie affamée. Un caisson hyperbare, voilà l'une de ses idées qui germait dans ses pensées. Elle avait lu, dans un bouquin qu'elle avait emprunter, qu'à l'époque de la surface ce genre d'engin été utilisé pour soigner les effets de la radiothérapie. Il avait fallu à Evgeniya Stanislavovna pas mal de recherche et de questionnement à d'autre pour comprendre ce mot, qui n'avait plus tellement de sens pour les nouvelles générations. Mais elle en était venu à associer cette chose, avec ce qu'il y avait à la surface. Sa réflexion était basique, peut-être stupide, pourtant elle pouvait tester et soumettre ça aux médecins à mi-chemin et si elle faisait fausse route, alors cet objet servira pour autre chose, une prison peut-être ou un lieu de stockage. Au final, son but était simple, aider les habitants de la station et du métro.

Instinctivement, elle commençait à dessiner à l'aide de ses doigts sur la table du réfectoire, mais il n'y avait aucune image qui se formait. Tout ce passait dans sa tête, qui se trouvait ailleurs, bien loin. Un véritable régale pour ses méninges qui l'amener à avoir un rictus en coin qui ne disparu point lorsqu'il la questionna sur ce qu'elle comptait faire avec tout cela. Délogeant ses pupilles de la table pour lui jeter un regard.

« Ce que tu es curieux. Est-ce que je te demande ce que tu comptes faire à chaque fois que tu vas sortir. Non ? Donc bon, rétorquait-elle en haussant rapidement les épaules. »

C'était bien la première fois qu'il s'intéressait de façon anodine à ce qu'elle pouvait faire de ses dix doigts. Déjà que c'était bien rare, et lorsque c'était le cas, il y avait toujours anguille sous roche. Pourtant, elle ne pouvait s'en empêcher de tenir sa langue, un peu – voir beaucoup – vantarde.

« Un caisson hyperbare, finissait-elle par lâcher dans un murmure. »

Il ne lui avait pas fallu attendre longtemps pour se rendre compte que son intuition était bel et bien fondé. Monsieur le stalker avait une demande, et pas des moindres, il lui fallait du temps pour mettre le doigt sur ce qu'il voulait, tout simplement, car ce n'était pas quelque chose qui faisait parti de son quotidien. Pourtant, Zhenya se gardait bien de lui dirait, et feignait la transparence en reprenant là où elle c'était arrêter, à savoir terminer sa gamelle – en plus discuter lui permettait d'oublier la nausée, ce qui était parfait -.

A l'entendre faire un trait d'humour, elle ne pu s'empêcher de rire à mi-voix, ce qui l'amena à avaler de travers. Evgeniya Stanislavovna pouvait utiliser beaucoup d'adjectif pour qualifier le stalker, mais faire preuve d'humour elle n'y avait jamais pensé. C'était presque adorable, comme voir un cochon essayer de passer par dessus un obstacle et puis abandonner. Elle tapa sur sa poitrine pour faire passer sa teurgoulle, suivit d'une rasade d'eau pour se débarrasser de la mauvaise sensation qui faisait rage dans sa gorge. Déglutissant et salivant pour dénouer son œsophage, elle faisait le point sur la situation le verre en main. Léonid Mikhaïlovitch s'amusait à faire de l'humour, il remettait – un peu -  en cause ses capacités et sa débrouillardise, et il désirait quelque chose qui ne courrait pas les rues – et certainement même avant la guerre un compteur Geiger ne devait pas se trouver dans chaque table de chevet, mis à part peut être pour ceux qui habités à proximité de Tchernobyle, mais cette ville était à des centaines de kilomètres et personne ici ne serait capable d'en faire le chemin. En revanche, plus il parlait, plus le stalker commençait à devenir gourmand, et pas qu'un peu. En plus de cet objet improbable qu'il voulait qu'elle confectionne, il voulait recopier ses cartes – bien qu'elle ne s'en serve pas, c'était les siennes, et elle avait une histoire, celle du métro et de sa famille - . S'il était possible de blesser quelqu'un d'un regard, le pauvre Léonid Mikhaïlovitch aurait une douleur fulgurante à la joue, mais ce n'était pas possible. Et comme à son habitude, un peu grande gueule, elle lui répondit.

« Avec ceci ? Tu veux que je te fasse les ongles, te  savonner sous la douche et en prime que je te masse le crâne ? Ça sera tout, ou bien monsieur en veut plus ? Zhenya insistait tellement plus sur le monsieur, se vieux mot désuet, que sur le reste de sa phrase. »

S'il avait le malheur d'avoir la mauvaise réponse, ses mains remplaceraient ses yeux, et il aurait vraiment la joue en feu. De toute façon, il avait commencé à prendre une pente dangereuse, semblable à un tapis d’œufs, où il se devait d'agir avec délicatesse et finesse, sinon il risquerait de perdre quelques plumes.

« Me dire si, c'est très mal me connaître, vraiment très mal... murmurait-elle la fin de sa palabre, par contre je ne peux pas te dire ce qu'il me faut sur le champ. Il faut que je me renseigne avant. »

Et elle le mettrait à coup sur à contribution, si jamais elle arrivait à trouver un ouvrage sur le sujet. Il lui ferait la lecture, et au moins s'il avait des illustrations il serait à quoi ressemble les pièces qu'il devait charger. Ensuite, elle se chargerait de le réaliser. Mais Evgeniya Stanislavovna n'en n'avait pas fini avec lui, et elle comptait lui remonter un peu les brettelles – même si elle avait déjà commencé à le faire -.

« Et puis arrête de faire le gourmand. Tu ne peux pas avoir l’œuf, la poule et la fermière en même temps, surtout pour ce que tu me proposes. Alors pour l'instant, il te faut choisir le compteur ou les cartes. Car bon qu'est-ce que tu veux que je fasse d'une fenêtre de hublot sans le cadre métallique, c'est un coup à ce qu'il se pète dans les mains ou bien qu'il soit pas étanche et que la machine soit fichue. »

Ce fameux hublot n'était pas le soucis – même s'il elle n'avait pas encore vu l'état des pièces dont il lui avait fait le listing, si ça se trouve il c'était trompé ou bien encore capable d'en prendre des défectueuses -, mais il s'agissait surtout de la quantité de choses qu'il désirait, à croire que l'adulte la prenait pour une enfant à qui on peut faire croire le moindre objet sans intérêt était une pièce rare et inestimable et que l'on avait pas honte d'essayer de rouler dans la farine.

« Après tout, ça fait des années que tu sors seulement avec ta bite et ton couteau, pourquoi tu voudrais un compteur Geiger maintenant ? Tu risques pas de produire un petit Léonidovitch à deux têtes, car depuis le temps tu dois tirer à blanc, elle marquait une pause dans sa réflexion, sauf si t'es malchanceux. »

Ou chanceux au choix, de qui le voudra, en tout cas pour la mécanicienne, il s'agissait de la chance. Faire un enfant, ce n'était pas le problème et c'était bien qu'il y a des gens qui continuaient à vivre et qui donner des petits garçons et des petites filles au métro, mais pour elle, ça serait se retrouver une laisse au cou. Elle n'était pas vraiment un modèle à suivre, et pour couronner le tout, elle serait bien gauche, les mains pleines d'un petit être joufflu.

Laissant de côté cette conversation, elle se remit à manger le contenu de sa gamelle qui avait sensiblement diminué, et dont il ne resterait bientôt plus rien. Zhenya s'humectait les lèvres, et le questionna curieuse.

« Pourquoi tout d'un coup tu veux tout ça ? En plus c'est les élucubrations d'un vieux fous qui n'a plus sa tête. D'ici peu de temps, il risque d'oublier comment faire ses lacets, son ton était plus amer qu'à l'habitude. »

Car son père, l'homme fort qu'elle connaissait, n'avait jamais été du genre à être parfaitement rationnel, et l'âge passant et les épreuves qu'il avait subit, sa santé mental se dégradé rapidement, entraînant avec elle, sa santé physique. Il lui venait même parfois d'oublier des choses, ou bien d'avoir des absences, comme si son esprit était coincé ailleurs. Alors pour l'obliger à replonger là dedans, il devait lui offrir quelque chose de solide, payable d'avance, ou bien quand elle le voudra.



Dernière édition par Evgeniya Alekseïeva le Ven 28 Juil - 4:00, édité 1 fois
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Léonid Sokolov
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Message Sujet: Re: L'appel du vide ▬ ft. Evgeniya | Mer 26 Juil - 23:32


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Ton attention tu l'avais entièrement reporté sur ton repas te contentant d'écouter ses remontrances qui ne te faisaient ni chaud ni froid. Ce n'était pas les quelques mots d'une gamine qui allaient te faire vulgairement peur tandis que tu avais déjà eu à composer avec des Démons de par le passé, alors que tu avais connaissance de l'existence avérée de choses nommées anomalies et autres joyeusetés tout aussi létale de par des confrères stalkers pour certains en état de décomposition actuellement. Tu avais tout juste sourcillé à l’énonciation du fait d'avoir un gosse, remarque à laquelle tu n'avais pas directement répondu lui laissant le temps de finir son intervention, sa prise de parole. Tes couverts voguant entre tes lèvres et ton plat, le verre se portant tantôt lui aussi à tes lippes entre deux gorgées. Au moins elle n'avait pas dit un non ferme et définitif ce qui était déjà satisfaisant même si tu avais eu envie de lui dire qu'elle n'avait qu'à trouver un autre stalker pour aller lui chercher ce qu'elle désirait en dehors des murs du métro. La fameuse question du pourquoi se faisant ouïr en guise de conclusion de sa part, en guise de fin de sa prise de parole, c'est sur ce détail que tu relevas les yeux, instant en lequel tu avais même oublié de la questionner sur l'utilité d'un caisson hyperbare.

Non ton choix tu l'avais vite fait entre les deux options du choix qu'elle t'avait imposé même si tes paroles relayèrent ce sujet au second plan, trop occupé à répondre sur sa pique par rapport au compteur Geiger que tu voulais pour une raison bien spécifique.

« - Avoir un rejeton très peu pour moi dans tous les cas, pas envie de devoir le refiler à un père adoptif avec toutes les chances que j'ai de mourir à chaque sortie puis c'est pas comme s'il y avait lieu de se poser la question, ca fait déjà plusieurs années que je me suis assuré que je tirais à blanc comme tu disais. »

Tu aurais pu être mauvais et lui dire que si c'était surtout pour faire comme sa mère, faire une petite pour ensuite se suicider à la surface alors qu'elle était tout juste adulte. Elle s'était donnée la mort durant une sortie avec ton équipe de Polis, l'odeur fraîche du sang ayant attiré quelques bêtes afin de bien marquer le coup, c'était sans doute l'une des expéditions qui restera à jamais graver dans ton esprit. Heureusement tu n'avais eu à lui annoncer toi même la mort de sa mère à l'époque, quelques peu sur les nerfs que l'un de tes rares moments d'humanité à vouloir traîner un civil à la surface tourne ainsi. Tu chasses cette pensée en repensant à votre conversation, t'efforçant de reprendre son fil.

« - Bref, je prends les cartes le compteur ca attendre, tu te dis sûrement pourquoi c'est simple. Ton père a beau être réputé pour être un illuminé à Polis, je pense qu'il y a quelque chose à tirer de ses annotations, cette histoire de métro 2, y a pas forcement tout un réseau à mon avis mais y a éventuellement des renforcements à certains endroits. Y a bien cette fameuse étoile rouge du Kremlin qui m'a forcé à coller des droites à des bleus pour qu'ils reprennent leurs esprits après l'avoir vu alors pourquoi pas une ou deux stations lambda en plus dans notre réseau ? »

Le vécu ayant parlé tu étais curieux aussi des témoignages qui entouraient l'académie et les échos qui ramenaient l'existence de tunnels scellés. C'est ce qui t'amena à reprendre la parole pour évoquer l'intérêt du fameux compteur à tes yeux là où tu le désirais pour tout sauf t’assure que tu puisses procréer chose qui n'avait plus de valeur pour toi depuis très longtemps.

« - Pour le compteur c'est pour rôder autour de l'académie de temps à autres, le lieu est irradié à un rare niveau, c'est comme se jeter dans une flaque à la surface et y patauger comme un débile une petite demi heure et encore c'est gentil comme comparaison. Il doit y avoir malgré tout des rares poches où la radioactivité est humainement supportable et j'ai pas spécialement envie de les chercher moi même tout en vomissant mes tripes pour crever quelques mètres plus loin en convulsant pendant de longues minutes tout en étant aussi vide émotionnellement qu'une cuillère. »

L'apathie et les autres joies que pouvait entraîner une irradiation directement mortelle avant que le sujet finisse par décéder dans l'heure ou au mieux les heures qui suivent avec les vomissements et autres pertes liquides. Quitte à explorer des lieux tu voulais au moins évité de ce genre de choses pour survivre le plus longtemps même si une balle dans la tête pouvait être une alternative à ce genre de souffrances.


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Evgeniya Alekseïeva
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Message Sujet: Re: L'appel du vide ▬ ft. Evgeniya | Jeu 27 Juil - 1:33


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La probabilité qu'elle se voit décoché une gifle – pour le meilleur des cas – était élevée, et elle s'y était préparer, comme du mieux on puisse l'être, soit rien. Puisqu'au final c'est l'appréhension du coup qui est plus douloureuse que le coup en lui-même, il aurait fallu qu'elle ferme les yeux une seconde. Et elle aurait commencé à froncer les sourcils par appréhension du coup. Mais, à force d'en avoir reçu, elle apprit à faire avec, et à ne plus fermer les yeux, et de suivre le coup avançant de plein fouet. Rien. Nada. Il n'y a pas une vibration dans l'air. Zhenya ne se prendra pas de gifle, une chance pour cette grande gueule, tout du moins pour l'instant. Il ne faisait que déjeuner. En même temps, elle ne lui avait guère laissé le choix, à prendre la parole ainsi, sans lui laisser une chance de s'expliquer. Maintenant, qu'elle finissait le fond de sa gamelle, en raclant scrupuleusement le bord pour ne pas en perdre une miette. Cuillère en bouche, cuilleron plaqué contre la langue, elle s'arrêtait en chemin lorsque Léonid Mikhaïlovitch reprit la parole. Il répondait à sa pique, et cela lui faisait plaisir, au moins il n'y avait pas cette conversation l'obligation d'être sérieux à tout instant, comme si la fin du monde était à sa porte. Et en une simple phrase – bien qu'un peu longue – il a été capable d'implanter plusieurs questions dans son esprit créatif et curieux. Tenant fermement le couvert, qui était à moitié dans sa bouche, elle entreprit de mener une réflexion sur le choix de ses questions. Si elle venait à toutes les poser, l'après-midi ne serait pas suffisante. Elle retira la cuillère de sa bouche, et la pointa droit devant, le désignant du bout de métal.

« En même temps on fait mieux comme père. Mais vraiment ? Il y quelqu'un qui a eu le courage de te montrer le fond de sa culotte, je me demande qui ça peut-être, une pute, certainement à moins que... elle prenait une seconde de réflexion, le bout de métal lui tapotant les lèvres, peut-être un doc ! Ça expliquerait pourquoi t'arrive toujours à t'ouvrir, et nie le pas totalement. Tu as tellement de cicatrices sur ta gueule, que lorsque ta barbe pousse, elle est zébrée. »

Il y a un sourire narquois qui prend naissance sur ses lèvres. Evgeniya Stanislavovna était fière de sa connerie, et son sourire ne pourrait pas disparaître sur ce sujet, et ceux même s'il venait à lui briser la mâchoire. Pour sur son comportement face au stalker lui vaudra des surprises, même si tout donné l'impression que ça ne serait pas pour aujourd'hui. Il avait toujours son sérieux qui semblait lui coller à la peau, c'est à se demander s'il venait à dormir l'arme au poing prêt à tirer les yeux fermés. Ennuyeux à souhait. Certes la conversation sur l'échange – qui semblait pour l'une des parties être une obligation – n'était pas finie, mais il n'y avait pas mort d'homme de parler d'auiutre chose. Gonflant les joues, elle laissait tomber son couvert dans sa gamelle, dans une tintement bruyant. Il avait choisit l'option qui lui plaisait le moins.

« Tss... Tu fais chier Léonid Mikhaïlovitch. Est-ce que tu as au moins, la moindre idée de ce qu'est le métro 2 ? lui demandait-elle le plus sérieusement du monde, pour avoir eu le droit de l'entendre comme histoire avant de me coucher, tu peux me croire c'est que des foutaises d'illuminés. »

Il suffisait qu'elle s'essuie la bouche d'un revers de la main pour se remémorer ses souvenirs d'enfance lorsque sa mère raccommodé les vêtements et que son père à son chevet lui raconter une histoire pour que l'enfant qu'elle était s'endorme. Des histoires d'espionnages et de guerre froide, des choses abracadabrantesques misent en forme pour plaire à une enfant, mais il n'en restait pas moins que le fond de l'histoire était le même. Un tunnel conçu en même temps que le métro pour pour l'évacuation de personnalités en cas d'attaque. Il lui avait même parler de quelques stations qui lui seraient assignés, et en se remémorant quelques lignes souterraines, elle ne pu s'empêcher d'avoir un rire sarcastique. Et Zhenya ne se priva pour le lui faire partager.

« En plus tu dis que tu as du déculotter des bleus pour avoir oser regarder le Kremelin, et bah, tu n'es pas sorti de l'auberge car quatre lignes principales du métro 2 serait basé à l'endroit même qui te fait trembler les genoux. »

La mécanicienne était quelque froide dans ses derniers mots, mais il y avait des questions amers, qui avait rapport avec sa mère et ce qu'elle avait fait. Bien qu'elle n'est jamais pu accepter son geste et qu'elle lui en voulait terriblement, elle ne pouvait pas s'empêcher de l'aimer et de vouloir protéger sa mémoire – même si paradoxalement elle ne l'entretenait guère en parlant d'elle et des souvenirs qu'elle avait avec -. Est-ce qu'il aurait pu agir de la sorte avec elle ? Lui coller une gifle, être dur avec elle durant les derniers instants où elle était en vie. Il n'y avait plus rien d'elle, juste des souvenirs matériels et le passé qu'elles avaient en commun. Elle n'a jamais pu en faire son deuil, comme si l'absence de son corps et des adieux à celui-ci l'en empêché.

« Je vois. »

Rien de plus, rien de moins à ajouter à son discours sur le compteur. Après tout si elle avait en tête de faire un caisson hyperbare c'était un peu dans la même optique, en quelque sorte. Ce n'était pas étonnant, il faut croire que le mot radiation était dans la bouche de tout le monde et qu'il était le sujet à la mode. Pour autant, il c'était pointé comme une fleur, et il risquerait fort de repartir tel qu'il était venu, c'est à dire les mains vides.

« Bon on fait quoi alors, on se regarde dans le blanc des yeux, en se demandant qui va commencer à voir double ? Evgeniya Stanislavovna se moquait de lui et d'elle en même temps, en utilisant comme prétexte leur mutation génétique qui rendait leur yeux si particulier. Car je te ferais dire, que je n'ai pas sur moi ce que tu voudrais, donc c'est une impasse pour l'instant. »

Et peut-être que le temps passant, il se sortira de la tête cette idée de récolter des informations sur ce métro fantôme et qu'il lui demandera en échange de ses marchandises quelque chose de bien plus réaliste.



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Léonid Sokolov
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Message Sujet: Re: L'appel du vide ▬ ft. Evgeniya | Jeu 27 Juil - 2:56


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Levant les yeux au plafond lorsqu'elle reprit la parole, roulant des yeux au fur et à mesure que ses mots formaient doucement et sûrement une phrase puis une longue tirade sur ta personne. Tu avais même fini par étouffer un bâillement à son attention auquel tu avais ôté tous signes de bienséance, aucune main ne trônant devant ta bouche pour le retenir. Elle n'avait pas eu tort sur le fait que tu t'étais quelques rares fois égaré dans ce qui faisait office de cabarets dans des stations indépendantes ou alors riches de La Hanse, cabarets qui proposaient de petit extra moyennant des balles car bon quitte à passer du temps sous terre, autant le faire sans prise de tête pour le peu où tu y restais à défaut d'être cloué par une blessure. Elle ne s'était point fait prier pour enchaîner sur l'histoire du métro 2 et surtout sur le fameux détail que comme quoi la majorité de ce fameux réseau était relié à une station ou autre directement sous le Kremlin. Tu te disais qu'un jour, maintenant que les sombres ne sont plus un problème et que l'humanité n'a plus réellement de menace directe vous vous deviez vous les stalkers de trouver un moyen de pouvoir enfin arpenter la surface sans avoir peur de la place rouge et du réseau souterrain environnant. Mission qui pouvait intéresser les communistes même si tu ne doutais point qu'ils devaient y avoir songé ces dernières années.

Tu soupiras longuement avant de frisonner quelque peu, s'il y avait bien une chose, une pensée que tu détestais c'était de savoir que tout comme les sombres, il y avait une monstruosité qui pouvait laisser n'importe quel stalker sans défense qu'importe sa préparation. Tu repris dès lors la parole revenant sur ce fameux sujet que tu ne voulais lâcher.

« - Peut être que je suis pas sorti de l'auberge mais c'est mon travail de chercher des choses utiles au quotidien et s'il existerait ne serait-ce qu'une station cachée, je n'ai pas envie que l'on en passe à côté plus longtemps. C'est mon choix tu n'as pas à le questionner, point barre, chacun son domaine, tu as peur de perdre l'un de tes fournisseurs ou quoi ? »

Tu avais été plus que sec et tu terminas ton verre sur cette parole avant de la fixer une nouvelle fois, c'est sur cet échange visuel que tu repris la parole une nouvelle fois revenant à ses toutes dernières phrases qui ne représentaient aucun contre temps dans ce qu'elles avaient abordé.

« - Bon, tu oublies le compteur d'accord on se concentre sur les cartes, une fois qu'on pourra quitter cette station, une fois qu'on sera à Polis tu feras tout ce que tu peux pour me les passer au moins le temps que je les copie. Dans tous les cas tu es gagnante dans ce troc, si ce fameux métro 2 n'existe pas j'aurai troqué ma récolte à la surface contre du vent, dans le second cas tu pourras te vanter d'avoir en quelque sorte trouvé l'un des plus grands secrets de notre chez nous souterrain. »

Tu observas tantôt ta blessure qui cicatrisait petit à petit, encore quelques jours pas plus avant de pouvoir de nouveau te balader à l'extérieur à croire que tu étais déjà malade des humains qui grouillaient dans ces stations le temps du blocus. Tu voulais aussi retourner à Polis comme tous les autres afin de retrouver ton chez toi, son confort et tout ce qui en découlait. Une partie de ton matériel pour les expéditions trônant encore en ta chambre. Tu conclus cette partie de votre échange par ces dernières palabres de ta part fixant la jeune femme.

« - Je me suis toujours demandé, tes coups d'un soir tu les soûles de ta piteuse vodka avant d'écarter les cuisses ? Je veux dire que comme ca pendant l'acte quand ils te regardent droit dans les yeux, c'est normal pour eux de voir double vu qu'ils sont bourrés. »


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Evgeniya Alekseïeva
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Message Sujet: Re: L'appel du vide ▬ ft. Evgeniya | Jeu 27 Juil - 21:12


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Il y a des choses terribles dans l'attente, se retrouver démunie face à l'avenir, à l'incompréhension et à l'inconnu. Être incapable de savoir si les choix que l'on entreprend sont les bons, et qu'ils nous amèneront à un avenir meilleur. Est-ce que nos attentes seront combler ou au contraire totalement vide. Zhenya avait des attentes de l'avenir, mais bien souvent elle se taisait pour ne pas se retrouver déçue et triste, alors elle ne dit mot et fait avec les cartes qu'on lui donne. En essayant de garder un sourire plaqué sur les lèvres, mais ne se gênant pour le transformer en larme, si elle en a besoin. D'une certaine façon, on pouvait dire qu'elle laissait le destin lui marcher sur les pieds sans chercher à le dominer ou pour être libre. Mais elle était libre, car son esprit l'était, sans crainte ni douleur. Et elle n'avait pas peur de penser et dire que Léonid Mickaïlvovitch était aussi têtu qu'une mule et exaspérant à vouloir défier et contredire ce que disait les gens. Elle s'en fichait autant que sa première culotte qu'il trouve un semblant de vérité dans les histoires de son père – quoique non, elle ne s'en fichait pas, sinon l'état de son paternel serait capable de se détériorer et de le pousser encore plus loin dans sa folie -.

Qu'il puisse en mourir ou bien en retirer de la gloire, cela lui ferait ni chaud, ni froid. Quoique, Evgeniya Stanislavovna ne dirait pas non à l'observer mourir, en réponse macabre à des oui-dires qu'elle avait entendu sur le stalker quand il parlait de l'incident avec sa mère. Une sorte de vengeance pour son arrogance sans faille.

« Hrmpf, elle haussait les épaules, je m'en fiche que tu crèves les quatre fer à l'air. Mais si tu en viens à bouleverser mon père, sache que ça sera à toi de le calmer et tu t'en prendre une tellement forte que tu préféras la mort que t'en reprendre une. »

Être une femme, et surtout être une femme de petite taille, lui avait apprit que même si la force pouvait être absente, on pouvait la remplacer par autre chose. La technique, l'agilité, et aussi la fourberie, parfois il y a des coups que l'on ose pas faire, elle ne s'en privait pas. Il n'y avait pas de code quand elle devait frapper, juste ses poings et de la chair – et également son poing américain -.

Mais, elle ne pouvait pas non plus nier le fait que de lui faire une entourloupe était gratifiant. Récupérer des objets utiles et importants pour sa machine était fort tentant, surtout lorsque l'on sait ce qu'elle avait à donner en échange. Rien de tangible, que des histoires inscrites sur un bout de papier, dont il ne gardera même pas l'original, puisqu'il voulait en faire une copie. Pour beaucoup de personnes il n'y avait pas à tergiverser elle était gagnante dans l'échange, mais elle ne pouvait pas s'en empêcher, comme s'il y avait quelque chose de caché dans sa proposition. Pour l'instant, elle ne dirait rien, car le oui l'emporter, si bien que même si elle ne disait mot, elle lui offrait un accord tacite observant l'état de ses ongles court et abîmés. Elle ne faisait rien pour arranger la situation en triturant les petites peaux qui entourées la lunule.

Elle boudait, telle une enfant, perdue dans ses pensées, jusqu'à ce qu'il ouvre à nouveau la bouche pour lancer des palabres mi-moqueuses, mi-acerbe. Il ne fallait pas longtemps pour que la mécanicienne réagisse – on peut même dire qu'elle réagit au quart de tour -. Elle se redressa sur sa chaise, le toisa du regard et croisé ses bras sous sa poitrine. De ses yeux qui le dardaient à sa respiration lourde, tout marqué son mécontentement. Elle n'aimait guère une partie de ses réflexions, mais ce n'était pas assez pour qu'elle tende le bras et lui en décoche une. Ce n'est pas pour autant qu'elle laisserait passer ses paroles, sans qu'elle ne lui rend l'appareil.

« D'abord on ne dit pas de mal de ma gnôle. Elle est excellente. En plus tu l'as jamais goûté donc t'es mal placé pour en dire quelque chose. »

Evgeniya Stanisalvovna ne niait pas que l'absinthe qu'elle distillait dans son petit alambique à la lueur des lumières du couloir du métro n'était pas ce qu'il y avait eu de meilleur sur terre, toute époque confondue. La boisson telle quelle était presque capable de vous faire roussir les poils du nez, et qu'elle possédait également un arrière goût d'amidon. Mais, si on faisait preuve de créativité, et que l'on mélangé le tout avec des herbes de thé et que l'on laissait le tout macéré pour en récupérer le jus, alors on pouvait obtenir une bonne boisson – mais toujours très forte -.

« Et toi pendant tes parties de jambes en l'air, y en pas une qui a voulu se barrer en croyant y voir une langue de... rha comment ça s'appelle déjà... elle claquait des doigts pour l'aider dans sa recherche, ah voilà ! Elle n'ont pas peur d'y voir une langue de serpent s'ajouter au tableau ? »

Après tout, on disait qu'il en avait les yeux, alors pourquoi il n'y aurait pas également la langue pour compléter le tout.

« Franchement, même venant de ta part c'est petit de faire une réflexion sur ça. Qu'est-ce que ça peut te faire des mecs que je me tape, et comment ils réagissent quand il me regarde droit dans les yeux. A ce que je sache t'es pas mon père, et si t'es intéressé tu n'as qu'à faire fonctionner ton imagination. »

Là où pendant tout son laïus c'était transposer différentes expression sur son faciès, allant de la colère, à la moquerie, il n'en restait plus que de la défiance. Elle défiait du regard le stalker qui ouvrait un peu trop facilement sa bouche pour en déverser de la merde nauséabonde.

« Sinon t'en as encore d'autre des conneries dans le genre ? Non, mais que je sache si je dois te programme un rendez-vous dans mon emploi du temps pour t'écouter me sortir des trucs comme ça. »

Zhenya avait le sourcil arqué, attendant une réponse de sa part. Elle ne serait pas contre d'avoir une conversation légère avec le vieil homme, même s'il faudrait certainement en imposer des limites – après tout, parler de sexualité avec quelqu'un qui avait l'âge de son père était assez déroutant -.



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Léonid Sokolov
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Message Sujet: Re: L'appel du vide ▬ ft. Evgeniya | Jeu 27 Juil - 23:38


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Blablabla, c'est tout ce que tu entendais venant de sa part même si certaines de ses répliques avaient le don de t'arracher un sourire. Cela te faisait rire intérieurement de la voir quelque peu se porter en victime alors que c'était elle depuis le début qui n'avait pas la moindre considération ou du moins le moindre respect envers ta personne. D'ailleurs cela ne faisait que te conforter en ta vision des choses lorsqu'elle se mit à répondre au quart de tour à tes propos. Tu avais beau avoir été amusé par ses palabres, tu en avais fini par être lassé en un temps record par la suite tandis qu'elle grognait encore et encore à sa façon, elle n'avait pas dit non à ta requête c'est la seule chose qui t'importait mais est-ce que tu allais la caresser dans le sens du poil jusqu'à ce que le blocus se lève et que vous puissiez retourner à Polis, tu en doutais plus que largement te connaissant. Elle s'était aussi permise une énième remarque sur ta mutation afin de savoir de façon moqueuse si tu disposais d'autres attributs de reptiles, le sang froid aurait pu être intéressant afin de bien plus facilement vivre à la surface mais ce n'était qu'un détail au fond de ton esprit. Tu vins dès lors étendre les pieds sous la table avant de les croiser, faisant de même le long de ton buste avec tes bras l'espace d'un moment.

Un sourire moqueur finit dès lors par s'arquer le long de ton faciès lorsqu'elle referma définitivement la bouche pour un petit moment du moins vu qu'elle ne se ferait point prier pour répliquer à ta prise de paroles. Tu déclaras donc ceci à son attention, parole qui reflétait en partie la situation sauf sur un terme.

« - C'est bon t'as fini de faire ta vierge effarouchée ? »

Sans doute se serait elle mangée une gifle depuis un moment en compagnie d'un autre interlocuteur beaucoup moins patient que toi alors qu'on pouvait dire que tu avais pris sur toi certains de ses propos ne sourcillant point plus que habitué à des écarts de langage. Effectivement le terme qui était faut était le fait de l'avoir traité de vierge surtout de par le contexte du métro. Ce détail ne t'empêcha de rajouter ces mots à son attention.

« - Pire qu'une gamine, tu gueules dès qu'on te demande quelque chose ou qu'on te fait une remarque et tu geignes qu'importe la situation, une putin de grande gueule je crois que je comprends pourquoi certains hommes t'apprécient. »

Tu allais sûrement te brosser pour les cartes après ce que tu venais de dire mais tu t'en fichais à vrai dire, il fallait bien que ca sorte tôt ou tard à force de la côtoyer à défaut de lui coller une magistrale gifle quoi que ca allait peut être arrivé accompagné de paroles cinglantes comme quoi sa mère ne lui en avait pas collé assez. Évocations sur la mort de sa génitrice doublé d'un soupçon, d'une pensée comme quoi son éducation n'avait été que partielle en terme de respect surtout envers une personne comme toi qui depuis plus de vingt ans s'emmerdait à remonter à la surface pour subvenir aux besoins de tout le monde tout en ayant sacrifié l'idée d'avoir une descendance depuis longtemps.

Un mot de travers et une contestation un peu plus poussée, ta main n'attendait que ca tandis que tes doigts pianotaient le long de tes vêtements pour certains en cet instant. Tu repris une dernière fois la parole lui offrant cette phrase qui pouvait sonner une menace à ta façon, une menace qui pouvait sonner comme l'abandon de biens des projets de la jeune femme.

« - Donc si c'est pour cracher sur les autres à la moindre occasion à défaut d'être gentil avec d'autres jeunes pour te faire sauter, tu peux te chercher un autre stalker que moi pour faire tes courses à la surface mais leurs prix seront bien différents des miens. »


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Evgeniya Alekseïeva
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Message Sujet: Re: L'appel du vide ▬ ft. Evgeniya | Ven 28 Juil - 22:19


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Jamais, Evgeniya Stanislavovna ne s'aventurait dans le jeu dangereux de la défiance sans s'assurer de ses arrières. Qu'il s'agisse d'armes, de force physique et de réplique. Elle n'en avait que la moitié présentement sur elle. La moitié de son armement était soit dans sa chambre de prêt, soit resté à Polis. Sa force physique devait être de retour après avoir prit son déjeuné – si ce n'était qu'à demi-vrai ses nausées étaient toujours présentes, dans l'attente d'un réveil -. Et en ce qui concerne ses répliques, elle ne parlait pas toujours bien, mais cela suffisait bien souvent dans ce genre situation. Même s'il lui était déjà arrivé de trouver une bien meilleure réplique des heures plus tard, le plus souvent lorsqu'elle cherchait le sommeil, mais au final il n'y avait personne pour l'entendre. Alors elle restait dans le noir sous sa couverture à ronchonner et à s'en vouloir.

Et ses piques avaient trouvé en la personne du stalker une surface sur laquelle elles pouvaient rebondir, et il le faisait. Lui lâchant à son tour des répliques sanglante. D'une certaine façon, elle était contente, car elle arrivait à le faire sortir de ses gonds, elle arrivait à pousser à bout, cet homme qu'elle n'aimait guère. Pourtant, elle ne pouvait guère s'empêcher de serrer la mâchoire quand elle entendait son timbre de voix lui trancher sa leçon de morale à deux sous. Ses mains se trouvaient sous la table, et elle serrait  tellement fort ses poings, que ses jointures blanchissaient. Elle ne portait pas sur elle son poing américain, mais il se trouvait dans la poche de sa veste laminée, et au vu du morceau qui se trouvait face à elle. Zhenya aurait besoin de ce dernier pour arriver à lui faire mal, sinon elle était semblable à un moustique qui essaye de blesser un humain. Elle n'arriverait pas, elle serait juste une gène.

« T'a pas compris mon grand ? C'est ma façon de te faire une déclaration d'amour. déclarait-elle un sourire perché à la commissure de ses lèvres. »

A ses palabres, elle faisait aller doucement ses mains dans ses poches, lentement pour ne pas éveiller de soupçon, ni trop pour que cela soit étrange. Et s'il venait à lui poser une question, elle mentirait. Il y avait autre chose dans ses poches. Et quand elle réussissait à toucher du bout des doigts l'objet, elle y glissait ses doigts dedans. Laissant ses derniers se refermer sur eux-même, de l'index à l'auriculaire, et le métal diffuser une vague de froid le long de sa paume. Elle en profitait également, pour prendre un mouchoir, usé mais propre, et la mécanicienne faisait en sorte qu'il recouvre sa main et elle sortait cette dernière de sa poche. Mais pour autant, elle la gardait sous la table.

« Pour te dire à quel point je ne t'apprécie pas, complétait-elle à sa première réplique. Et entre nous deux Léonid Mickaïlovitch c'est toi qui a une grande gueule, et un égo surdimensionné. C'est étonnant que des mecs s'intéressent pas à toi. »

Zhenya penchait la tête sur le côté, et lui offrait un grand sourire pour le défier. Si elle risquait de se prendre une gifle, elle ne tarderait plus, et elle aurait la joue rouge et la peau brûlante et puis c'est tout. Mise à part sa fierté, qui en prendrait un sacré coup. Elle ne l'aimait pas, pour plusieurs raisons, certaines étaient totalement fondées, et d'autres beaucoup moins. Et malheureusement, c'était la seconde catégorie qui était plus forte et qui l'emportait. La mécanicienne, se mentait à elle-même sur leur sujet, ne voulant pas ramener ses sujets sur la table, préférant et essayant d'oublier et de faire comme si cette blessure suintante n'existait pas. Pourtant, elle existait, béante et purulente, cherchant à tout prit à se refermer pour de bon.

« A ce que je sache, c'est toi qui a le plus à perdre dans cet échange. Réfléchis-y bien, tu n'as pas de moyen de pression sur moi, lui faisait-elle remarquer. »

Evgeniya Stanislavovna n'en mourrait pas si elle n'avait pas tout ses objets, ce n'était pas quelque chose qui lui était vital, et au pire, elle demanderait à quelqu'un d'autre peu importe les prix, cela ne lui faisait pas peur. Par contre, il ne risquerait pas de trouver ce qu'il demande, peut de gens avaient les même capacité que la mécanicienne pour lui faire un compteur Geiger, sans les pièces neuves et personnes d'autres – tout autant qu'elle le sache – avait des cartes de la surface avec des annotations sur des informations qui l'intéressent. Alors elle prenait le risque.

« Ce que j'ai tu ne risques pas de le trouver ailleurs, à la surface ou dans le métro. Que moi je peux avoir ce que je veux de n'importe quel stalker, même si leur prix sont plus élevés. »

Pour une fois qu'elle se trouvait en position de force, elle en profitait, même si elle risquait fort de souffrir du retour de flamme de ses choix et de ses actions. Elle posa ses mains, sur le rebord de la table, et s'appuyait dessus. Un dernier regard adressé à son interlocuteur.

« Ça fait cinq ans que je te tolère, par-ce qu'il t'apprécie, faisait-elle allusion à son père qui avait un peu de respect pour lui, mais ne compte pas sur moi pour boire tes paroles, et hocher la tête à chaque fois que t'ouvre ta gueule. Je sais reconnaître un sale type quand j'en vois un, et t'en fais parti. Alors je ne risque pas de te construire une statue à ton image. »

Pour certain habitant de Polis il avait la stature d'un dieu, mais Zhenya le voyait comme un rat opportuniste et égoïste. Quelqu'un qui s'en fiche de la communauté et qui ne pense qu'à lui et à sa petite personne, voulant son confort, et n'aimant pas se mêler au reste des habitants, car ils ne sont pas assez bien pour lui. Si seulement, plus de gens pouvaient voir ce qu'il était réellement, au lieu de s'arrêter à sa fonction de vadrouilleur de la surface. Elle en avait finie avec lui pour aujourd'hui s'il continuait à faire son numéro. Si bien, qu'elle se redressait vivement de la table – bien trop vite -, et qu'elle se retrouvait sans force, la tête ailleurs, l'estomac noué et la gorge en feu. Par instinct, elle porta sa main à sa bouche, tellement elle avait l'impression qu'elle allait rendre ses tripes, mais ce n'était pas le cas. Juste la mauvaise sensation, mais suffisante pour se faire croire réelle.

« Et merde... soufflait-elle. »

Elle mit du temps avant de bouger, comme une anémique, tentant de récupérer un minimum de dignité.

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Léonid Sokolov
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Message Sujet: Re: L'appel du vide ▬ ft. Evgeniya | Sam 29 Juil - 1:09


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Elle l'ouvrait encore et encore, effectivement elle avait définitivement tout de la grande, de celle qui ne savait pas la fermer tout simplement. Prenant sur toi de lui en coller une lorsqu'elle se mit à te répondre, tu avais esquissé un sourire moqueur quand elle te qualifia de grande gueule à l’ego surdimensionné. De vous deux pour toi c'est elle qui se prenait pour tout sauf ce qu'elle était, elle n'était qu'une mécanicienne comme il y en avait un bien grand nombre dans le métro, un trop grand nombre même sûrement en réalité. Tu avais cordialement ignoré sa parole comme quoi tu avais tout à perdre dans cet échange à l'ouvrir encore pour ne faire qu'empirer la situation. L'échange n'avait plus vraiment d'importance en réalité, enfaîte tu allais même revendre une fois à Polis les pièces qu'elle t'avait demandé, un bon prix c'est sûrement ce que tu allais en tirer auprès des érudits. Une nouvelle fois c'est elle qui avait tout à perdre selon ta perception tandis qu'elle n'avait jamais pu te côtoyer en dehors de la misérable vie de station pour en savoir plus sur ta personne, ta façon de penser. Tu savais que cette dent en plus concernant l'histoire de sa mère ne jouait pas en ta faveur mais réciproquement tu considérais que sa génitrice avait causé des dégâts irréversibles envers des connaissances à toi.

Une personne qui se fiche des stations, de sa faction, du petit monde du métro de Moscou c'est ce qu'elle percevait de toi alors que tu avais déjà dû supporter beaucoup plus de pertes qu'elle avec sa mère. Tu en avais vu des amis, quasiment des frères pour certains mourir à la surface ou sur la table d'opération et le pire de tout c'est que tu avais perdu un bleu à cause de sa mère en partie, à cause de ce moment qui avait renforcé définitivement votre désaccord.

« Ca y est on monte sur ses grands chevaux et on m'accuse de toute la misère du monde quasiment alors que j'en ai sûrement fait bien plus de façon désintéressée pour la communauté que bien d'autres. C'est toujours plaisant de savoir pour un stalker avec plus de vingt ans de bon et loyaux services de savoir qu'on est placé au même niveau qu'un bandit. Si ta pensée avait été vraie ca fait longtemps que je me serais installé dans une station de La Hanse pour me la couler douce comme un de ces putin de capitalistes qui ont la main sur tout et qui nous retiennent ici actuellement. »

Tu te relevas sur ces propos passant devant elle tandis que la sortie de la salle se trouvait dans la même direction, tu la fixas l'espace d'un instant rajoutant ces propos à son attention. Des propos qui allaient être sûrement des plus personnels et des plus cinglants pour la jeune femme.

« - Et ton père il m'apprécie car même de par son état il sait ce qui est nécessaire à Polis pas comme ta mère et ce qu'elle a fait. »

Tu venais de faire plus que de remuer le couteau dans la plaie, tu venais sans doute de la poignarder une nouvelle fois mais c'était ta vision des choses, elle s'était suicidée abandonnant les vies qu'elle aurait pu sauver de par son travail. Elle avait fait le choix de la lâcheté alors qu'à cause d'elle vous étiez revenu de l'expédition avec non pas basiquement une suicidée mais un mort en plus. Tu conclus définitivement ta prise de parole par cette réplique, assassin.

« - Je me demande si avant son unique sortie elle t'a pas passé le mot pour que tu me pourrisses la vie de temps en temps. »

Elle était pâle, plus pâle qu'à l'accoutumé d'un habitant du métro mais présentement tu n'avais rien à faire de ce détail finissant par lui tourner le dos pour quitter ces lieux sans plus attendre.


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Evgeniya Alekseïeva
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Message Sujet: Re: L'appel du vide ▬ ft. Evgeniya | Sam 29 Juil - 3:55


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Le corps humain est une chose magnifique, constitué de ressources tellement nombreuses et impressionnantes, capables de faire des choses imaginables et de résister à des chocs que l'on pensait mortel. Et pourtant, cette force de la nature, était tout aussi fragile face à de simples choses. Quelque chose de microscopique, invisible à l’œil nu était capable de décimer toutes ses barrières en le détruisant de l'intérieur, des parasites qui se nourrisse et qui pompe toute la force vitale pour le laisser vide de toute chose. Zhenya qui était une force de la nature – tout du moins c'était son esprit qui faisait d'office de force de la nature, obligeant son corps à suivre le rythme – se retrouvait affaiblit par elle ne sait qu'elle force depuis quelques jours. Et elle en faisait les fruits, en cet instant, ou elle voudrait être en pleine possession de ses capacités physiques et intellectuelles. Le visage blême, et les yeux embués scrutant le sol bétonné, elle faisait pâle figure. N'importe qui pouvait voir, qu'elle n'était pas au mieux de sa forme.

Il crachait encore et toujours son venin, mais elle n'avait pas la force des secondes présentes de lui rétorquer quoique se soit. Une main contre la bouche réprimant cette désagréable sensation, l'autre prenant appuis sur la table, elle remerciait presque son cerveau dérangé d'avoir eu l'idée de prendre son mouchoir, il lui servait – tel un rempart contre la bile de son estomac -. Et à contre cœur, elle laissait coulé, ces mots qui tombaient comme des pierres lourdes au fond d'un lac, laissant des remous se former. Ces remous étaient les sentiments et ressentis qui submergés la mécanicienne. Elle en avait des choses à reprocher à Léonid Mickaïlovitch, comme elle en avait à reprocher à son père et à sa mère, mais les morts n'entendent plus et les esprits perdus eux aussi. Alors, il prenait un peu plus cher, peut être que s'il s'agissait de quelqu'un d'autre, il s'en serait sorti tout aussi insulté.

Mais son sang ne faisait qu'un tour quand il mentionna le nom de sa mère. Il avait dépasser toutes les limites, il pouvait l'insulter elle s'en fichait bien, sa petite personne n'avait que peu d'importance. Insulter son père la mettait sur les nerfs, mais lorsqu'il touchait à la vérité elle pouvait être laisser passer s'en en venir aux coups. Mais lorsqu'il était question de sa mère, elle ne pouvait pas le supporter. Parler en mal des morts étaient honteux, même pour elle, mais lorsqu'il s'agissait de la femme qui lui avait donner la vie, élever et aimer, une femme bonne pour la communauté, et qui la faisait passer avant sa propre vie, c'était quelque chose d'atroce. Dénigrer une femme fatiguée et triste de la vie, qui rêvait de revoir la vie qui était celle d'avant, de cracher sur sa personne et de dénigrer sa vie c'était intolérable.

Ses yeux un peu vitreux se dressait sur sa personne, ne voyant plus que son dos, et ses cheveux blancs. Si ses yeux auraient pu être des armes, alors Evgeniya Stanislavovna aurait été une meurtrière, et un stalker de Polis serait mort, loin de chez lui.

« Ferme là ! Je t'interdis de parler d'elle. Tu n'en as pas le droit ! fulminait-elle les dents serrés. »

Et de la rage qui accompagnait ses mots à la fureur de son cœur, elle l'associa à un geste qu'elle ne regrattait pas et qui la soulageait même. Son bras avait attrapé son verre à demi-plein et elle venait de le lancer de toute ses forces sur son dos. Il ne serait pas blessé, par avec un verre en métal et un peu cabossé, trempé non plus, humide tout au plus, mais peut-être que sa fierté en serait touché. Ni une, ni deux, elle s'avançait d'un lourd et rapide vers lui, la distance à parcourir était courte, à peine un peu plus que le fait de contourner la table, mais l'esprit vide par la rage, et sueur froide qui lui piquer l'échine lui donner l'impression d'avoir fait un marathon à la vitesse d'un sprint.

Zhenya lui agrippait l'épaule et l'obligeait à le retourner pour qu'il lui fasse face. Elle pestait intérieurement d'être aussi petite, de devoir lever la tête pour ne serais ce qu'être capable de le regarder dans les yeux, et de le défier. Elle lui donnait ainsi toute la liberté de la regarder de haut, et d'agir par la même occasion de la sorte. Et du poing, elle le repoussait en frappant sur son épaule, à chaque bout de phrase, elle assénait un coup. Son geste n'avait pas pour but de lui faire, même si elle aurait bien voulu, mais d'essayer d'installer la honte en son être en le mettant au centre de l'attention dans le réfectoire.

« Pour qui te prends-tu ? Ce n'est pas parce qu'ils y en a qui te prennent pour un dieu que tu peux insulter les morts impunément ! Zhenya reprenait son souffle avant de continuer. Tu ne sais rien de ma mère, alors comment oses-tu parler d'elle de la sorte ? »

A mesure que les mots sortaient par flot, ses yeux s'embrumaient et sa gorge se nouait. Il était difficile de savoir si c'était l'émotion qui provoquait cet état de faiblesse, ou bien les affres de la maladie. Une chose était sur, leurs éclats de voix avaient réussis à faire détourner des regards dans leur direction, chuchotant certainement curieux de connaître la situation, et de savoir ce qui allait se dérouler par la suite. Ce faire remarquer de la sorte n'était pas l'idéal pour la jeune mécanicienne, qui n'était pas chez elle, en ses temps quelques peu tumultueux et sous tension, mais elle ne pouvait pas s'en empêcher et le laisser faire ainsi, comme bon lui chante.

« Tu es... »

Elle n'eut pas le temps de dire un mot de plus, qu'elle se pliait presque en deux sous l’afflux gastrique qui lui brûlait l’œsophage. Elle prenait appui sur ses genoux, sa tresse retombant sur sa nuque et lui frappant la joue. L'acidité dans sa bouche devenait de plus en plus intenable, et Evgeniya Stanislavovna savait très bien ce qui l'attendait, les yeux fermés elle tentait de prendre le contrôle sur son propre corps. Pour l'instant elle y arrivait, même si elle avait du cracher au sol un filet de salive acide.

« Fait chier ! marmonnait la mécano. »

Elle se redressait et s'essuyait la bouche à l'aide de son mouchoir. Inspirant un bon coup, elle reprit ses remontrances – elle ne laisserait pas un état indésirable perdre une chance de mettre à mal le stalker -.

« Tu es une ordure qui mériterait de se prendre une raclée pour apprendre à avoir du respect pour les morts et pour les gens qui travaillent ici et te permettent de vivre ta petite vie confortable. Car ce n'est pas toi, qui amène de l'eau potable, qui donne de l’électricité, qui fait pousser des légumes et qui élève des animaux pour vivre. Tu te complais comme d'autres dans la recherche de cette utopie à retrouver le monde d'avant. »

Elle pourrait en discuter longtemps de ce monde d'avant – même si elle ne l'avait jamais connu -, mais rare était les choses bien qu'elle pouvait dire sur lui, car il n'avait amené qu'à la destruction et à la mort.

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Léonid Sokolov
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Message Sujet: Re: L'appel du vide ▬ ft. Evgeniya | Sam 29 Juil - 16:50


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Elle ne cessait de parler et ne voulait pas lâcher le morceau, elle n'allait pas le lâcher du tout surtout de par le sujet sur lequel vous aviez dérivé. Il n'y avait sûrement rien de plus féroce, rien de plus indomptable d'un enfant qui voulait défendre un de ses parents surtout défunt de surcroît. Tu n'en avais vraiment rien à faire qu'elle tape son scandale ici, qu'elle attire les regards sur ta personne, des regards qui étaient déjà en temps normal sur toi de par ton apparence relativement exotique sur bien des aspects. Tu n'appréciais pas comment elle déformait tes propos, comment elle te faisait dire que tu avais insulté les travailleurs lambda de tous les jours, c'est avec elle et sa grande gueule que tu avais un problème ni plus ni moins. Avec elle qui se pensait supérieure en tous points à tout le monde et ce n'était pas tous les morts que sur lesquels tu crachais mais sur un mort, ou plutôt une qui avait amené à l'échelle humaine son lot de problèmes. On pouvait encenser une personne dire qu'elle fut bonne de son vivant mais tu n'étais pas près aussi à ignorer tous les malheurs qu'elle avait su engendrer en un simple acte mais présentement tu avais surtout aussi arqué un sourcil en voyant ce filet, ce rejet acide s'écraser au sol.

Tu ne te fis point prier pour te rapprocher d'elle et la saisir au bras alors que ta seconde main vint encadrer ses épaules, l'amenant de gré ou de force vers l'un des blocs de la station où se trouvaient les différents médecins, non loin du réfectoire. Tu en avais profité pour glisser une main sur son front interloqué par le fait qu'elle ne soit pas brûlante. Tu avais réalisé tout ceci entre deux paroles à son attention l’emmenant de force.

« - Oh je vais tout te dire sur ta mère durant le trajet, la vraie version sur sa mort. »

Les couloirs de la station défilants, des sortes de grandes salles où se trouvaient des échoppes multiples et variées. C'est sur ce cadre que l'épopée que tu vins compter ensuite pris place.

« - On venait de sortir de l'entrée du métro à la surface, juste à côté de la tour radio elle s'était mise en retrait et comme tu dois le savoir a fini par se suicider sans un mot. On était bien resté sans voix pendant un moment façon à son acte avant que l'on reprenne sur elle ce qui était intéressant en matériel. Le temps qu'on s'en occupe on s'était fait entourer par des Nosalis qui ont rapidement fini par nous attaquer jusqu'au moment où un démon s'est ramené sans doute attiré par le bruit, il a emporté l'un des deux stalkers avec moi et l'a sûrement dévoré vivant vu les hurlements que l'on entendait au loin, un jeune qui avait pas plus de vingt ans et à qui j'avais promis à son père qu'il reviendrait vivant tant qu'il serait à mes côtés. »

Pour toi, si sa mère ne se serait suicidée ainsi, cette enchaînement improbable n'aurait pas eu lieu, rien ne se serait passé comme ça, vous auriez continué votre avancé à défaut de perdre du temps. Elle avait fait preuve de négligence dans son acte et cela s'était répercuté sur l'expédition. Elle aurait pu se suicider sur le chemin du retour une fois tout terminé.

« - Tu vas me dire que c'est pas sa faute mais c'est l'imprévu qui a tout fait enchaîner. »

Parfois il suffisait d'un petit grain de sable, d'un léger détail pour tout faire capoter vulgairement et elle l'avait été, c'est ainsi que tu repris la parole rajoutant cette pensée.

« - Et tu vas me dire qu'elle a eu raison de se suicider en te laissant derrière et en faisant sûrement encore plus sombrer ton père, tu ne pourras jamais me l'enlever qu'elle a agi égoïstement sur ce point dans sa détresse. Elle a souillé elle même en partie sa propre mémoire de par ce choix et qu'une personne soit morte ou non cela ne m'empêchera de dire ce que j'ai pensé d'un de ses agissements. »

La porte de la salle où se trouvait l'un des médecins de la station ne se trouvant qu'à quelques centimètres dès lors, au plus un mètre, tu conclus par cette dernière prise de parole.

« - Allez fait toi plaisir, dit moi encore que j'ai tort, que j'exploite toutes les personnes lambda de chaque stations mais fait le avant d'entrer dans le bureau du toubib. »


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Evgeniya Alekseïeva
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Message Sujet: Re: L'appel du vide ▬ ft. Evgeniya | Sam 29 Juil - 22:23


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Il y a dans l'air une tension palpable, faite de rage et de fureur, mêlé à de la fragilité. C'est une pyramide posé en équilibre sur le pic d'une montagne, prêt à s’effondrer à chaque instant, ne suffisant que d'un grain de poussière pour se rompre et devenir un tas de gravats. Ses pupilles étaient dilatées, ce qui rendait son regard, qui avait d'habitude la couleur d'un ciel orageux, semblable à une nuit sans lune, sans parler du fait qu'avec ses doubles pupilles l'effet était décuplé. On pouvait presque ne pas y apercevoir le fond blanc de ses yeux. Son comportement ne s'arrangeait pas lorsque le stalker lui prit le bras, pour finir par l'attraper par les épaules. Elle tentait de se dégager par un soubresaut, mais cela ne changeais rien à la situation. Pire que tout, il l'obligeait à se mouvoir, ce qu'elle n'avait pas envie, tout du moins, elle ne voulait pas le suivre, elle préférait faire beaucoup de chose, que ceci. Sans parler du fait, qu'elle avait l'impression d'avoir du coton à la place de ses jambes. Elle traînait ses godasses sur le sol, ronchonnait et lui jetait des regards assassins, elle agissait tel une enfant que l'on oblige à faire quelque chose qu'elle n'aimait pas, et elle n'avait pas la moindre idée de où il voulait l'amener. Mais lorsqu'il posa sa main sur son front, elle eut une idée de ses attentions, et elle n'en voulait pas de sa bienveillance, à croire qu'il faisait tout pour la contredire – à tout prix -.

« Bas les pattes, je t'interdis de me toucher, le repoussait-elle d'un geste de la main. »

A croire, tout du moins c'était ainsi qu'elle le voyait, qu'il cherchait à se venger de Zhenya, de la façon dont elle l'avait décrite, qui n'était pas que mensonge. A chacun de ses mots, il enfonçait un poignard dans la chair de la mécanicienne. Et lorsque l'intégrité de son être été perforer de ses lames il recommençait, mais cette fois-ci le couteau effectuer une rotation pour aggraver les dégâts. Elle voudrait être sourde, ne plus entendre sa voix qui la rendait malade, ne plus entendre ses mots, ses histoires sur sa mère, ses mensonges, ce sel abrasif.

Pourtant, dans ses mots, se trouvait la vérité, il était celui qui était le plus proche de la vérité sur la fin de sa mère. Elle n'en avait eu que peu d'information, son père également, juste l'essentiel, elle était morte et qu'il ne s'agissait pas d'une attaque, ou d'un accident, mais d'un choix délibéré. C'était le fait qu'elle est choisit sa fin qui mettait son père dans cet état-là, il s'en voulait de ne pas s'être aperçu que celle qui partager sa vie n'était plus que l'ombre d'elle-même. Evgeniya Stanislavovna n'en voulait pas écouter le moindre mot, même si elle entendait les sons se transformer en syllabe, son esprit s’embrouilla, elle faisait intentionnellement. Elle cherchait par tous les moyens de penser à autre chose, elle se répétait des son esprits des mécanismes, des histoires, des chansons, tout et rien pour ne pas à avoir entendre la vérité. Tout comme elle cherchait encore à se défaire de sa prise et à se retrouver libre. Elle avait beau frapper sur son poignet pour qu'il relâche la prise, rien n'y faisait.

La capacité de concentration de la mécanicienne avait toujours été défaillante, et elle lui faisait encore défaut aujourd'hui. Si bien que ses mots semblables à des lames de rasoir s’abattaient dans son cœur, et qu'elle prenait conscience de la réalité des faits et des actions de sa mère. Pourtant, elle ne voulait pas la blâmer plus que ce qu'elle ne faisait déjà. Mais il n'y a rien à faire, des réactions en chaîne se produise pour chaque événement qui a lieu, et elle en faisait les frais. La gorge nouée, elle fermait les yeux, avançant comme un pantin, suppliant pour qu'il se taise, et quand elle les rouvrait sa vision était trouble. Parsemé par des larmes qui désiraient s’enfuir de leur réceptacle, mais qui n'arrivaient pas à rouler sur ses joues creuse de la jeune femme.

« Tais-toi... suppliait-elle dans un souffle. »

Sa tête dodelinait n'observant que le sol qui défilé sous ses pieds. Zhenya contractait tellement fort sa mâchoire, qu'elle en avait mal aux dents, la seule bénéfique qu'il avait réussit c'était à transformer le goût de la bille qu'elle avait en bouche, en un goût de cendre. Lorsqu'il s'arrêta, elle reculait d'un pas, observant toujours ses chaussures aux bouts renforcer par des plaques de métal. Elle portait sa main là où il l'avait touché et elle frottait comme pour faire disparaître les résidus de sa tact. Sa rage en était plus que nourrie, et elle ne comptait pas décroître, car il lui avait apprit des choses qu'elle ne voulait pas savoir. L'inconnu lui était si bénéfique, et la vérité si blessante, atroce, un véritable enfer.

« Ne dit plus un mot. Tu n'as pas à parler de ma mère, grondait la mécanicienne. »

Elle relevait la tête et regardait la porte, où elle voyait des symboles confirmant sa pensée. Il y avait derrière un bureau médical, avec certainement une infirmière ou bien un docteur. Mais ce n'est pas pour autant qu'elle daignait lui jeter un regard, sinon elle était sur qu'elle finirait par le rouer de coup pour le punir d'avoir ouvert la bouche. Elle portait la main qui tenait le mouchoir et le coup de poing américain à ses joues, s'essuyant les yeux pour éviter de faire ruisseler ses larmes. Et sans crier gare elle tourner les talons.

« Je ne suis pas malade j'ai pas besoin de voir un docteur, agissait-elle comme une enfant boudeuse, tout comme je t'ai pas demandé de m'amener de force ici. »

Après tout, Evgeniya Stanislavovna n'était pas malade, juste nauséeuse, ce n'était pas comme si elle avait attrapée la grippe, et qu'elle devait être mise en quarantaine. Une chose était sur, elle n'en avait aucun symptôme, si elle était dans cet état là c'était très certainement, par ce qu'elle avait du mal distillé sa dernière fournée d'alcool, et qu'elle la jetterait ou bien la donnerait à des médecins pour qu'ils s'en servent comme désinfectant. Car elle savait qu'un alcool mal fait pouvait entraîner de sale problème, comme perdre la vue, et cette dernière n'était pas des plus fameuses chez la mécanicienne, un peu trop performante et pas assez à la fois. Alors il lui suffirait juste de ne pas y toucher, et d'attendre que ça se passe, et tout reviendrait à la normale.

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Léonid Sokolov
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Message Sujet: Re: L'appel du vide ▬ ft. Evgeniya | Dim 30 Juil - 22:41


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Tu venais de la faire craquer, de pousser à un rare niveau sa rage, sa haine, sa colère vis à vis de ta personne tout comme son malheur. Calamité sur sa mer que tu lui avais énoncé sans le moindre ménagement durant ce trajet, tu n'avais point été étonner par sa réponse des plus classiques pour ce genre de situations, pour ce genre de révélations. Tu avais sans doute acquiescé silencieusement à ses premières paroles après lui avoir révélé la vérité mais concernant son état de santé, tu n'allais pas lui laisser le moindre répit. Les conditions de vie pouvaient être des plus déplorables et handicapantes pour la santé ainsi de par cette perception des choses pour toi il ne fallait pas laisser passer le moindre écart de santé, la moindre anomalie en ce monde difficile. Tu ne pouvais pas réellement la supporter en cet instant mais de surcroît ce n'était pas une raison pour ne pas s'assurer par rapport à la santé d'une habitante du métro. C'est ainsi que tu avais fini par te ficher une nouvelle fois de la parole de la jeune femme, de son avis qui n'avait pas la moindre valeur en cette situation. Tu avais rarement eu envie de frapper une demoiselle alors qu'elle se montrait si déterminée à te pourrir en tous points, il était difficile de penser le contraire.

Tes doigts se repliant respectivement en chacun de tes poings pour tenté de contrôler ton propre énervement à l'attention de la mécanicienne face à toi. L'une de tes phalanges la désignant malgré tout avant de rejoindre ses consœurs en un mouvement identique, tu accompagnas le geste d'une parole à son  attention.

« - Tu vas rentrer dans ce bureau ou je vais t'en coller une dont tu te rappelleras jusqu'à la fin de ton existence. »

Le genre de gifle ou de revers de main qui pouvait faire passer une attaque de démon pour une chose du quotidien, le genre de correction qui pouvait même vous faire envisagé de vous rendre au Kremlin afin de l'éviter, de ne point la recevoir et encore cela se rapprochait même d'un euphémisme. Tu pris sur toi cependant même si l'envie t'en dérangeait à un rare niveau, tu l'agrippas sans plus attendre au niveau du bras comme tu l'avais précédemment fait avec sa personne pour la mener jusqu'ici avant de rentrer dans ce qui servait de cabinet à l'un des médecins de cette station. Tu ne tardas à refermer derrière toi, prenant place là où se tenait la porte pour lui ôter l'envie de partir à défaut de devoir te passer dessus, chose peu probable.

« - Bon je vous fait le compte rendu Monsieur le docteur, la jeune femme ici présente semble avoirs des nausées et elle n'a pas de fièvre, je vous laisse poser les autres questions. Après tout il vaut mieux prévenir que guérir. »

Tu étais sûre que l'homme au serment d’Hippocrate allait te demander si tu avais éventuellement manger la même chose qu'elle à un moment ou si tu avais bu un alcool similaire au sien même si elle n'avait pas la gueule de bois à vrai dire, tout le contraire même. Tu étais convaincu qu'il allait aussi peut être la questionner sur des choses plus intimes et classiques concernant son statut à elle, à savoir de quand datent ses dernières règles afin de se faire une petite idée. Selon ton propre raisonnement elle était peut être enceinte vu qu'elle n'avait jamais été exposée aux radiations de la surface et de par son jeune âge. Tu ne savais pas pourquoi mais tu sentais que la consultation allait être plus folklorique qu'autre chose de par le caractère de la demoiselle et son état actuel alors que le pauvre homme allait être pris entre deux feux.


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Evgeniya Alekseïeva
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Message Sujet: Re: L'appel du vide ▬ ft. Evgeniya | Lun 31 Juil - 4:06


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Encore et toujours elle marmonnait des phrases qui n'avait de sens que pour son esprit, et dont le son sortant de sa bouche, semblait ressembler à tout, sauf à des mots. Les yeux rivés sur les poings du stalker, elle en venait même à se dire, que s'il arrivait à lui assainir une frappe semblable à celle dont il faisait allusion, il aurait réussit son coup. Elle aurait du finir chez le médecin, au mieux pour de simple contusion, au pire, elle aurait pu perdre une dent. Et cette dernière situation ne lui plaisait guère, après tout le sourire édenté n'était pas ce qu'elle préférait et trouvait de plus esthétique, l'amenant à ressembler de plus en plus à un monstre, comme si ses yeux ne suffisait pas à rendre la situation parfois tendue. Malgré tout, elle ne pouvait s'en empêcher et d'amener la défiance dont elle faisait preuve depuis le début du déjeuné jusqu'à cet instant – et cela continuerait encore pendant un certain moment -. Ses bottes épaisses et décoloré qui aurait besoin d'un bon coup de cirage, si la situation n'était pas aussi précaire, traînaient sur le béton armé du sous-sol du métro, elle en relevait parfois la pointe d'une de ses chaussures pour faire tilter le bout métallique qui s'y trouvait. Ce qui avait parfois le don d'énervé ses collègues de travail lorsqu'elle le faisait, mais qui pour elle était plus entraînant qu'autre chose. Comme si elle avait une chanson, de la musique, ou elle pouvait caler ses gestes et prendre un rythme plus soutenu pour effectuer ses tâches.

« Sache que c'est peine perdue, j'irais pas en quarantaine, car je ne suis pas malade. Quand est-ce que tu vas te rentrer ça dans le crâne, sifflait-elle à son encontre.  »

Il la prit par le bras et l'enfourna droit devant, dans le cabinet, elle n'avait pas eu le temps de protester ou bien même de réagir. Un claquement se fit entendre en arrière, et à peine avait-elle le temps de se malaxer le bras lourdement maltraité, et de se retourner pour tenter de fuir, elle avait le droit comme simple vision à la silhouette massive et malfamé de Léonid Mickaïlovitch. Elle levait les yeux dans sa direction pour capter son faciès, et lui lançait un de ses regards, accompagner d'une moue dont elle avait le secret. Si ses yeux étaient doués de la parole, ces derniers seraient tellement bavard qu'il pourrait rendre l'audition à un sourd. Des mots et des laïus qui ne sont pas joli à entendre, même dans la langue la plus mélodique de la planète. Mais sa bouche restait close, contrairement à la sienne, qui commençait à décrire ses symptômes au médecin de la station. Prise entre deux feux, elle tournait la tête tour à tour entre chacun des deux protagonistes, avant de capituler dans un soupire bruyant.

« Bon on va voir tout cela, coupait court le docteur, asseyez-vous.
Léonid Mickaïlovitch, je vais te le faire payer.... murmurait-elle à son encontre avant de tourner la tête vers le médecin, il ne faut pas l'écouter il en fait toute une histoire car je me suis levée trop vite et qu'il a envie de se débarrasser de moi.
Alors autant prouver le contraire, ça ne sera pas long. »

Abandonnant totalement l'idée de se battre, elle laissait retomber les épaules et ses bras pendre le long du corps, et s'installa sur la table d'auscultation – même s'il serait plus juste de définir cette table d'auscultation comme une simple table métallique qui devait être destiner à servir comme une table d'autopsie ou bien dans un hangar comme rangement pour stocker du matériel. Et durant les minutes qu'il suivait, le médecin lui donnait des instructions pour l'aider à faire son diagnostique, et Zhenya se pliait à ses demandes. Entre la description de ses symptômes qui lui semblait être pertinent, le fait de tirer la langue, de tousser, de se faire prendre la tension et même l’auscultation de ses yeux – ce qui d'ailleurs perturba assez le médecin qui ne savait pas comment fonctionnait sa mutation génétique, le pauvre avez du se demander s'il était normal que les deux pupilles dans chaque œil réagissent face à source lumineuse -.

« Pas d'inquiétude à avoir, il ne s'agit pas de la grippe, il n'y a pas besoin de vous placer en quarantaine.
Merci, je le savais déjà, répondait avec une pointe d'insolence la mécanicienne.
Par contre je n'écarte pas d'autres hypothèses, car avoir des nausées associé votre tension, ce n'est pas normale, il jetait un regard au stalker avant de reprendre son pitch, ils n'y a pas d'autres symptômes dont vous avez oublié de me mentionner ?
Comme quoi ? Evgeniya Stanislavovna commençait à être perplexe.
Avez vous remarquez que vos seins sont plus douloureux ? aussi-tôt qu'il avait posé sa question, le rouge monta aux joues de la patiente, et elle lui répondait non de la tête. Du retard dans vos menstruations ? Continuait-il.
Oui, mais ce n'est pas la première fois, je veux dire j'ai jamais été très posé de se côté là... commentait-elle entre deux balbutiements. Par contre, est-ce que c'est vraiment nécessaire de me poser toutes ses questions là ? Surtout devant lui. pointait-elle du doigt discrètement Léonid Mickaïlovitch.
Si je ne me trompe pas, vous aurez besoin du soutien du père, votre père, s'aventurait le docteur - ne sachant pas si le stalker pouvait être le père de la patiente, ou bien du fœtus qui se trouvait éventuellement dans l'utérus de la patiente -.
Comment ça ? Qu'est-ce que vous voulez dire ? l'inquiétude montait d'un cran.
On va vérifier tout ça, avant de le certifier, le médecin se retournait et farfouilla dans ses armoires pour sortir un morceau de savon et deux pots en verres, il en tendit un à Zhenya. Je vais avoir besoin que vous uriniez dans ça. Ce n'est pas aussi fiable qu'un vrai test de grossesse, mais c'est ce qu'il s'en rapproche le plus. »

Elle était abasourdie. Ne comprenant plus un traite mot de la situation, et surtout ne voulant plus continuer tant qu'il y avait des intrus. Même si la timidité n'était pas un trait de caractères des plus présents lorsque l'on qualifié la jeune femme, il y avait des limites et ceci en était une. Elle ne savait plus où se mettre, ni où se cacher. Tentant tant bien que mal de se barrer une parcelle de vue avec sa main – celle qui lui permettait de voir du coin de l’œil le stalker -, une chose était sur, elle pestait fortement contre sa vue périphérique qui lui permettait de voir parfois beaucoup trop de choses.

« Très drôle docteur, mais je ne marche plus dans votre petite combine à vous deux. Il hors de questions que je pisse la dedans, en plus j'en ai pas envie. Tout comme il est impossible que je sois enceinte. Je serais au courant si je l'étais.... elle murmura à l'encontre du docteur cette dernière interrogation, non ? »

Voilà comment Evgeniya Stanislavovna avait trouvé comme réaction pour se défaire de ce qui était à ses yeux une très mauvaise blague, et de très mauvais goût – même de son point de vue, elle qui pouvait avoir parfois un humour très limite -. Ainsi, elle tenta de s'enfuir d'une réalité et de devoirs qui la dépassait totalement, et qui arrivait à faire naître en son être, le début d'une crise de panique.

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Léonid Sokolov
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Message Sujet: Re: L'appel du vide ▬ ft. Evgeniya | Lun 31 Juil - 17:47


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Te le faire payer ? Tu voyais mal comment elle pouvait s'y prendre à moins qu'elle se découvre un talent pour contrôler des hordes de mutants ou encore payer des mercenaires et encore si cela s'apprenait son futur à elle en serait des plus incertains. Le médecin avait bien rapidement pris le relais alors que tu attendais patiemment la jeune femme se montrant par la suite relativement coopérative. Tu savais toi même qu'il ne s’agissait de la grippe et dès lors le toubib orienta son diagnostic vers quelque chose de plus naturel, quelque chose qui était la raison la plus logique de ces nausées à tes yeux. Les questions de l'homme de science ayant le don de mettre mal à l'aise la concernée. Tu avais esquissé dès lors un sourire moqueur lorsque le second homme en cette pièce t'avait fait porter le titre de père par rapport à la jeune femme. Tu préférais cependant mourir à la surface que d'être le père d'une petite peste comme elle quand elle s'y mettait, parfois être stérile avait du bien tu te disais dans le contexte du métro, tu n'avais pas le moindre risque de te retrouver avec une genre d'affaire dans ce genre. C'est ainsi que la mécanicienne se retrouva rapidement avec un verre entre les mains, l'autre se trouvant à côté.

Le médecin ne tarda même à répliquer aux derniers propos de la jeune femme sur un ton quelque peu autoritaire car après tout même toi tu avais appris qu'il ne fallait contester un individu avec une telle formation pour sa propre santé.

« - Entre nous deux c'est moi le docteur, donc vous allez vous exécuter et on aura sûrement un bon début de réponse et vous devriez être heureuse d'être peut être enceinte, vous n'avez pas vu le nombre de femmes en ces stations qui aimeraient avoir un enfant mais sans succès, je vais donc sortir avec monsieur, vous avez quelques minutes. »

Alors que tu finis par ouvrir la porte sur ces paroles, la refermant alors qu'il se retrouva à l'extérieur à tes côtés. Tu échangeas avec le concerné de tout et de rien, sur vos professions respectives alors qu'il montra comme bien d'autres personnes la même curiosité par rapport à ton travail et sur ce qu'il se passe à la surface. Tu l'avais même questionné en retour sur combien de temps allait encore durer cette épidémie afin de savoir quand le blocus serait levé. L'échange durant un long instant en lequel tu lui avais fait savoir que tu n'étais pas le père de la demoiselle tout comme il avait logiquement deviné que tu ne pouvais être le père d'un gosse de par le fait que tu étais stalker et sûrement irradié au point d'être stérile. Il finit par toquer sur la porte avant de rentrer et récupérer le verre et autres pour mettre en place son expérimentation qui devait servir de grossier test de grossesse. Ce n'est qu'après de longues minutes de manipulation, s'assurant par deux fois que l'expérience donne le même résultat, celui-ci était positif même s'il n'avait fait que pousser quelques sonorités allant d'un sifflement à un acquiescement refoulé.

« - Alors le test est positif mais il n'est pas toujours totalement fiable même si il n'a quasiment jamais menti quoi que vous présentez tous les symptômes d'une femme enceinte. Vous serez malgré tout définitivement fixé le mois prochain si vous avez encore dans les prochains jours des nausées semblables, une absence de mensuration et une prise de ventre dans les prochaines semaines. »

Jetant un regard sur la jeune femme à l'énonciation du verdict, les conseils ne tardèrent à se faire suivre à l'attention de Zhenya.

« - Donc je vous interdis de sortir à la surface, de boire ou de fumer à partir d'aujourd'hui, il vaut mieux prévenir que guérir comme on dit mais bon cela ne vous regarde que vous d'avoir un enfant avec une malformation ou je ne sais quoi à sa naissance si vous êtes bien enceinte. »

Tu pris la parole à ton tour, posant la question la plus simple du monde et sans doute celle qui se devait de suivre ses dernières indications.

« - On peut y aller ? Vous n'aviez rien à rajouter ? »

L'homme à qui tu t'adressais te faisant signe que oui autant de la tête que d'un bref signe de main. Tu reportas ton attention sur la furie qui semblait avoir pris comme un coup.

« - Tu viens ? »


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Evgeniya Alekseïeva
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Message Sujet: Re: L'appel du vide ▬ ft. Evgeniya | Lun 31 Juil - 20:46


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Les mots du médecin sont assassins, ils ne font pas mal – si tout de même, mais pas de la même façon que ceux de Léonid Mickaïlovitch avait eut leur effets quelques minutes auparavant -, mais ils lui rappelle qu'elle n'est plus une enfant, et que chacun de ses actes engendre des conséquences. Même si depuis le temps qu'elle avait débuter sa vie sexuelle, elle n'avait jamais eu affaire à ce genre de problèmes. D'autres, oui, comme des parasites ou bien une petite maladie, trois fois rien, juste un peu gênante. Toutefois, là, c'était un tout autre niveau et un parasite bien plus encombrant et plus tenace. Dans sa tête il y avait un écho, celui des mots, être heureuse, est-ce qu'elle l'était vraiment de cette nouvelle, Zhenya n'en avait aucune idée. Car elle n'arrivait toujours pas à se rendre compte de la situation, comme si elle était ailleurs et que tout ceci était un rêve. Pourtant la réalité n'était pas si loin, et elle arrivait à garder un pied dessus, car il y avait toujours l'incertitude, après tout elle devait faire le test pour être fixée. Des questions lui mitraillaient l'esprit sans relâche, et quand elle voulu les poser, elle se rendit compte qu'il n'y avait plus personne. Les deux hommes étaient sortie du bureau et elle était toute seule, avec ses interrogations en suspens.

Il s'en suivit alors d'une bataille de regard entre elle et le pot où elle devait uriner dedans, il n'y avait qu'un seul adversaire sa volonté. Elle n'avait vraiment pas envie de le faire, tout comme elle n'avait pas envie mixer dedans, mais il faudrait qu'elle le fasse pour avoir la paix. Il n'en restait pas moins, qu'elle avait l'impression de rêver, un bien mauvais rêve, un cauchemar qui s'installait rapidement et qui avait tout l'air d'être réel. Ce qu'elle aimerait bien avoir quelqu'un pour la pincer et lui faire comprendre que tout ceci était un terrible cauchemar et qu'elle se réveillerait bientôt, pour reprendre le cours normal de sa vie. Evgeniya Stanislavovna jetait un regard à la porte, ayant la sensation fausse d'être observer, et puis elle fit ce qu'elle avait à faire à contre cœur – et il lui fallu un certain moment -. Elle déposait le pot sur la table, se nettoyait les mains, et se rhabillait avant de faire entendre aux deux hommes derrières la porte qu'il pouvait rentrer.

Après qu'ils eurent mit pied à terre, ce fut les minutes les plus longue que vécue la mécanicienne, toute aussi longue que lorsque on lui avait apprit le suicide de sa mère. Les yeux rivés sur les mains du médecin, elle ne s'en détournait point, ni même osé cligner des yeux ou battre des paupières. Le premier test était effectué, puis à nouveau quelques minutes plus tard le second, offrant tous les deux le même résultat. Elle croisa les doigts pour qu'il lui annonce que le résultat était négatif, et quand il ouvrit la bouche, ce fut le drame. Il venait de contrer tous ses espoirs, et les mots qui s'en suivaient et les instructions tombaient dans l'oreille d'une sourde. Même s'il lui disait qu'il y avait une chance infime qu'il se trompe, les chiffres se tenaient de l'autre côté, celui de la fertilité et de la multiplication. Ainsi, Zhenya amènera bientôt une nouvelle âme dans le métro – ou pire deux si la malchance était réellement sa bonne fée marraine qui lui joue un mauvais tour -.

A partir de ce moment là, elle devait un automate qui se demandait où était sa place, obéissant aux ordres et demandes des autres, mais cela ne durerait pas bien longtemps, juste le temps que le fléau, cette nouvelle, qui venait de s'abattre, se dissipe. Elle hochait la tête au stalker quand il lui demanda de venir, et s'il avait dit autre mot, elle n'aurait rien entendu. Car en cet instant, seul un bourdonnement incessant lui tambourinait les oreilles, c'était une sensation semblable à lorsque l'on était prit dans une explosion, où on l'avait perdu tout reperd visuel et auditif. Elle était dans cet état là. Ils en venaient à quitter le cabinet du docteur, pour aller quelque part, sans savoir où exactement.

« Tu te souviens ce que tu m'avais dis ? Un coup dont je m'en rappellerais jusqu'à la fin des temps. Il tient toujours ? lui demandait-elle. »

Peut-être qu'un coup lui mettrait du plomb dans le corps et dans la tête, et que cette sensation désagréable d'être une poupée de chiffon et d'avoir du coton à la place d'un cerveau disparaîtrait. Peut-être qu'il la réveillerait de ce cauchemar et qu'elle oublierait tout quand elle se réveillera, juste une sueur froide qui traîne dans le bas du dos et c'est tout.

« Merde. Il me faut un verre. »

Et pas qu'un seul, une rasade d'alcool pour se mettre la tête à l'envers et encaisser les coups. Même s'il était déconseillé pour une femme enceinte de boire de la gnôle. Au pire, elle se contenterait d'un substitut, même s'il devait s'agir de Léonid Mickaïlovitch. Car cette nouvelle amenait d'autres questions dont elle n'avait pas encore conscience. Et dont elle ne voulait pas non plus se les poser, par crainte d'en trouver des réponses qui ne risque pas de lui plaire. Qui était donc le père, quand elle avait réussit à se planter en beauté comme cela, est-ce qu'il y avait un moyen de s'en débarrasser, comment elle pourrait s'en occuper, alors qu'elle avait parfois du mal à prendre soin de sa propre personne. Une chose est sur, c'est qu'elle était encore une enfant sur ce sujet, et qu'elle allait devoir grandir à une vitesse folle pour devenir une adulte responsable, ou sinon il y a de très forte chance qu'elle soit une mère passable voir raté, sujette aux bourdes et âneries. Evgeniya Stanislavovna avait encore moins prit conscience des obligations auxquelles elle allait devoir se soumettre.

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Léonid Sokolov
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Message Sujet: Re: L'appel du vide ▬ ft. Evgeniya | Lun 31 Juil - 22:21


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Verdict tombé, il lui avait énoncé tout ce qu'il fallait savoir dans le cadre d'une vie de femme enceinte, de la privation sur bien des aspects et une réduction de toutes activités bien trop physiques sur le long terme. Tu avais arqué un sourcil lorsqu'elle vint reprendre une de tes précédentes paroles, une parole qui fut une menace, une menace aujourd'hui dépassée vu qu'elle avait fini par se montrer un peu plus raisonnable, bien moins agressive. La situation était quelque peu comique et triste à la fois alors que vous aviez abordé la mémoire de sa mère pour qu'elle ensuite apprenne qu'elle allait peut être voir sans doute quasiment le devenir à son tour. Elle avait déjà fauté à tes yeux en disant qu'elle avait besoin d'un verre, un verre qui de son point de vue ne pouvait être que rempli d'alcool. Tu comptais cependant la priver de tout ceci, veillé à ce qu'elle respecte les consignes du docteur car elle pouvait être sonnée ou tu ne savais quoi, cela ne justifiait pas le moindre écart de si tôt. C'était sans doute pour tout ceci que tu préférais les expéditions, la vie à la surface, au moins les problèmes en étaient prédéfinis, les mutants, la radiation, les bandits et l'atmosphère irrespirable ni plus ni moins, pas de gosses imprévus ou autres.

Tu la fixas longuement avant de reprendre la marche, la traînant quelque peu avec toi même si vous étiez encore loin d'un bar ou tu ne savais quoi de semblable. Tu ne tardas à lui adresser cette parole qui paressait des plus logiques à tes yeux, elle allait sûrement mal le prendre mais bon autant la confronter à la réalité.

« - Tu pensais pouvoir coucher autant que tu le veux sans que mère nature te rappelle comment ca se passe la reproduction chez les animaux ? »

Tu ne savais plus quel âge elle avait mais dans tous les cas tu savais que cela faisait bien plusieurs années qu'elle était en âge de profiter de l'une des façons les plus simples pour oublier le quotidien du métro et il fallait bien que tôt ou tard elle en subisse ce qu'il semblait être une conséquence pour elle. Tu ne comptais plus les femmes que tu avais vu en différentes stations qui auraient pu être heureuse à cette nouvelle. Tu te demandais cependant si elle savait qui était le père, peut être était il déjà mort selon son travail dans tous les cas elle allait avoir un objectif pour les prochaines semaines, lui mettre la main dessus.

« - Bon sinon tu dis que tu veux boire un verre mais tu sais que c'est non ? Du moins pas ce que tu voudras, pas de la gnôle. »

Tu enchaînas bien rapidement sur ce conseil désignant son ventre du bout d'un doigt lui imposant ce qui sonnait comme une parole quelque peu mystique même si tu étais plus adepte du principe du karma qu'autre chose de bien plus spirituel, tu déclaras ceci donc.

« - Et si tu es vraiment enceinte, tu tentes pas de t'en débarrasser car ce genre de chose c'est un bon moyen pour se manger un retour de flammes, tu as sûrement même plus de chance de crever d'une tentative d'avortement que de l'accouchement. »

C'était ta façon de dire qu'un enfant voulu ou non, on le gardait dans le métro surtout de par le taux de natalité des plus faibles. Vous aviez fini par arriver dans ce qui était un bar ou du moins ce qui y ressemblait alors que tu vins te placer à une table, tu commandas une bouteille de vodka et de l'eau pour la jeune femme. Déposant tes balles sur la table tu déclaras ceci à son attention, ta dernière prise de parole avant de tendre l'oreille pour ouïr chacune de ses réponses.

« - Et maintenant tu comptes faire quoi hormis me dire que je peux me brosser concernant mes cartes ? »


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Evgeniya Alekseïeva
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Message Sujet: Re: L'appel du vide ▬ ft. Evgeniya | Mar 1 Aoû - 3:05


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Il ne lui restait plus grand chose à faire, ni à penser ou à dire, alors qu'au contraire elle avait encore tout à faire. Pourtant à l'instant présent, rien, si ce n'est que tenter à oublier sa déconfiture. Les mains dans les poches elle suivait le stalker sans chercher à regarder par où ils se dirigeaient, elle espérait tout de même qui ne l'amène pas dans un dédale de coin et de recoin. Ou seul un natif de la station, voir même de la faction, était capable de se rediriger pour rentrer tranquillement dans sa case et passer la nuit au calme loin de l'agitation du métro. Zhenya avait beau dire qu'elle connaissait le métro comme sa poche, c'était un mensonge sans vouloir en être un, puisque par là elle voulait dire qu'elle connaissait Polis comme sa poche. Pour ce qui était du reste, elle savait placer chacune des stations, et leur faction respective, même dire lesquelles ils ne valaient mieux pas y mettre les pieds. Mais demandait lui laquelle remonter à tel endroit à la surface, ou bien où trouver le porc séché de la ligne rouge et là vous auriez le droit à comme simple et unique réponse le silence, accompagné d'un haussement d'épaule ou bien de joues gonflées qui expire une rasade d'air pour vous faire comprendre qu'elle n'en a pas la moindre idée.

« Si je devais t'expliquer en détails les raisons du pourquoi ou comment que je pensais pas cela possible tu deviendrais vert. Et sinon, je sais comment ça se passe la reproduction, même très bien. elle rit légèrement. »

Depuis le temps qu'elle était sexuellement active elle avait essayé au mieux – tout du moins au début – de faire attention. Mais lorsque son corps avait commencé à mûrir et à devenir celui d'une femme adulte, il lui avait bien fait comprendre que la normalité pour elle ce n'était pas quelque chose auquel elle devait s'attendre. Peut-être que c'était du à ses problèmes d'alimentations, ou bien même à cause de son ADN qui avait subit des mutations par les radiations environnants, elle ne savait pas trop. Mais il n'y avait jamais eu ça, et elle s'en portait très bien. Maintenant, il y avait un parasite qui allait éclore d'ici peu et réclamer beaucoup d'attention, trop par rapport à ce qu'à l'heure actuelle elle pouvait fournir.

Pourtant, elle n'arrivait toujours pas à s'y faire, quand il désigna son ventre du doigt, et elle n'y arrivera pas avant un bout de temps certainement, et ceux même quand – et si – son ventre sera bien rond. Evgeniya Stanislavovna lui faisait comprendre en lui jetant un regard sombre, le sourcil froncé. Qu'il refuse qu'elle puisse toucher ne serais-ce qu'une goutte de gnôle, soit, elle pouvait le supporter, mais lui assainir la nouvelle encore et encore ça elle le supportait moins.

Malgré toute la situation qui semblait être risible à souhait, elle en vient à se demander pourquoi. Pourquoi agissait-il ainsi avec elle ? Est-ce qu'il tentait encore de faire tout le contraire de ce qu'elle avait dit, pour discréditer ses propos ou bien est-ce qu'il s'agissait d'autre chose encore. Quelque chose dont elle n'avait pas réussit à mettre le doigt dessus, ni même de mots, de principes ou encore d'idées. Et sans finesse – comme bien souvent – elle le lui demanda.

« Bon sinon pourquoi toute cette préoccupation pour moi ? »

Même si ses paroles étaient teintées à outrance de la vérité la plus crue, il y avait aussi la nature qui parfois vous dit non, et qui reprend ce qu'elle a donné. Il ne faut pas s'y attaché, tout du moins pas trop vite, car l'accident était toujours à porté, parfois à peine une distance de pouce. Qu'il s'agisse de la surface, des créatures de l'ombre, de ses voisins ou bien même du quotidien. Il avait tout autant de chances et de façon diverses de mourir ou bien de donner un grand sacrifice au métro. Il le savait, elle le sait, tous le savent.

Elle s'installait au comptoir, à la place juste à côté, et regarda d'un air brillant les verres, dont un en particulier. Elle aimerait qu'il détourne le regard à peine un quart de seconde pour vider cul sec le contenu et faire comme si de rien n'était. Mais cela n'arrivera point. Elle ne se fait plus d'illusion à son sujet.

« A ce que je sache, je ne t'ai jamais dis que tu pouvais te faire foutre pour les cartes. »

Lui faisait-elle remarquait en prenant le verre d'eau, qu'elle faisait tourner dans sa main. Une connerie, lui vient en tête, et qui risquerait très fortement de revenir encore pour les jours à venir. Est-ce qu'elle allait devoir boire autant tout le temps pour ensuite uriner dans des pots chez le médecin.

« D'abord boire. Mais puisque l'on m'interdit, tu boiras pour deux, elle prenait une pause, non... Pour trois, vu que si normalement je buvais, le parasite aussi. »

Elle portait son verre à ses lèvres et soupira, face à cette certaine tristesse. Qui fut rapidement remplacer par une myriade de sentiments aux couleurs différentes, et qui se faisait ressentir d'un coup sans prévenir. Si bien qu'elle le posa sur le comptoir et se tritura la tête en râlent, avant de finir par s’étaler à moitié sur la surface devant elle, les bras tendus la tête enfouie à moitié de dedans.

« Bordel, qu'est-ce que je vais faire... elle se lamentait sur son sort. »

Car il était sur d'une chose, c'est que Zhenya allait devoir prendre ses responsabilités. Et se remettre en question sur sa méthode de vie, et ce qu'elle va devoir faire dans l'avenir. Il y avait des choses débiles, et d'autres un peu plus compliqué.

« Attendre, peut-être ? Après tout, c'est pas sur à cent pour cent, il y a toujours une chance que pouf mon corps fait non merci. Et puis après, je serais le pied au mur, je pense... elle réfléchis quelques secondes. Le dire à mon père, ça serait pas mal. Et puis trouver le père, car bon je suis pas assez douée pour en faire un tout seule. »

Evgeniya Stanislavovna avait prit l'habitude d'entretenir des relations avec des gens, de bases des discutions, passer du temps ensemble, travailler, et parfois, avec certains des moments plus intimes. Elle n'était pas non plus une femme de petite nature, mais qui avait besoin de l'affection d'autrui pour passer le temps et se sentir bien. Et ses temps-ci, il y avait plusieurs messieurs, qui venait et revenait, mais savoir qui en était le responsable, c'était une autre paire de manche.

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L'appel du vide ▬ ft. Evgeniya

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