À trop mourir on pose les armes[PV Dinotchka]
Valentina Nikolaïeva
Date d'inscription : 15/10/2017
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le Sam 15 Déc - 11:36
Armurière

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Age :: 22 ans
Patronyme :: Vladimirovna
Surnom :: Valya
De retour de la V.A.R. et après la désastreuse mission en surface, Valya avait éprouvé le besoin de bouger encore. Elle ne parvenait tout simplement pas à rester chez elle à passer des nuits blanches peuplées de cauchemars et de fantômes. Vladimir, Wladislaw, Aleksei... Tous le hantaient sans la moindre considération pour l'épuisement qu'ils provoquaient et nuisaient à son travail. Certes, ils avaient réussi à colmater la brèche qui menaçait l'Alliance, certes ils étaient trois à être revenus entiers, mais le malaise persistait et ne lui laissait pas un instant de répit. Voilà pourquoi elle ne voulait plus aller en surface. Et sans Gueorguï Asimovitch, elle n'y aurait pas fichu les pieds depuis des années.

Pour mieux réapprivoiser son espace et son abri, elle l'avait quitté et s'était éloignée autant que possible, saisissant le premier prétexte venu : une tournée du côté de Polis qu'elle avait repoussée depuis trop longtemps. Diana Dmitrievna devait avoir un tas de choses intéressantes à lui proposer et sans doute les objets qu'elle voulait se procurer. Il était plus que temps d'aller la voir et elle savait très bien où la trouver. Même si elle n'entrerait pas officiellement sur le territoir de Polis, elle serait suffisamment proche pour en dépendre et cette idée ne la mettait pas très à l'aise. Même le meilleur des laissez-passer pouvait avoir une faille, surtout face à ces gens incroyablement prétentieux et assis sur leurs foutus convictions.

Bref, elle se trouvait donc à une frontière de Polis où les gens comme elle étaient autorisés à camper pour attendre soit d'être autorisés à entrer, soit que leur contact vienne à leur rencontre. Un marché, en somme. Patiente, elle avait fait provision d'herbe à fumer et de gnôle légale - histoire de pas exciter les humeurs belliqueuses des fous de la gâchette - et attendait près de son barda bien sagement. Ça pouvait mettre quelques heures ou quelques jours, que lui importait. Elle avait le temps. Et Polis était toujours moins pire que la Ligne Rouge à ses yeux. En tout cas, ça lui faisait un peu moins peur.



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Diana Markova
Date d'inscription : 02/12/2018
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Marchande
le Sam 15 Déc - 12:15

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Age :: 35
Patronyme :: Dmitrievna
Surnom :: Ana
Nonchalante elle déambule. Ses mains fermement enfoncées au fin fond de ses poches, le menton légèrement relevé, elle scrute les personnes aux environs qui se pressent. Et un sourire, faux, vient naître sur son joli petit visage. Les émotions restent vives, demeurent les mêmes et éternellement lui soufflent son mal-être. En son sein, tout s'agite, tout se bouscule, tout demeure confus. Comme un murmure continuellement soufflé au creux de l'oreille, tout semble lui rappeler qu'il est aujourd'hui quelque part errant lui aussi.

Probablement mort, disparu.

Mais son commerce doit tourner. Ses babioles et autres balivernes doivent se vendre alors elle se pavane comme tous les personnages probablement suicidaires aux alentours. Diana ne gueule pas, ne égosille pas à en perdre la voix mais se contente de marcher. De progresser. Ici. Là. Présente sans réellement l'être, son esprit vagabonde, divague et un fin soupir franchit le seuil de ses lèvres.  

Acte de présence. Simple.

Qu'elle aimerait là, immédiatement, s'allumer un semblant de mélange, qu'elle aimerait là, maintenant, se laisser aller aux rêveries, aux chimères qui hantent ses nuits, ses journées et sa vie toute entière. Mais elle demeure présente. Se force à l'être et doucement, se rapproche des personnes qui requièrent son attention. Plus elle progresse moins elles sont présentes. Du bout de ses doigts, elle se saisit du fond de ses poches. Diana enserre le fin tissu de son treillis et canalise ainsi ses émotions disparates. La jeune femme aimerait le croiser. Aimerait...

Elle revient sur ses pas. Ne vient-elle pas de croiser une frimousse familière ?

Ses bottines font marche-arrière et elle fixe là celle qu'elle a vu grandir. L'enfant n'est plus et c'est bien une jeune femme qui lui fait face. Son sourire faux s'efface, la surprise demeure alors qu'elle détache du fond de sa poche sa main pour saisir Valentina au poignet. Ses doigts s'enfoncent fermement dans sa peau alors qu'elle l'attire à elle pour lui souffler au creux de l'oreille :
"Qu'est-ce que tu branles ici ?"  

Elle s'écarte légèrement pour lui faire face et planter son unique oeil dans le sien. Meurtrier. Elle dévisage sa connaissance et défait doucement sa prise, lâchant d'une voix froide, détachée :
"Suis-moi."

Sa main retourne s'enfoncer au fond de sa poche. Quelques pas sont esquissés et la marchande laisse retomber finalement ses bras le long de son corps. Valentina s'attendait-elle a un meilleur accueil de sa part ? La marchande semble se reprendre. La marchande n'est ni sa mère, ni son père mais elle est au courant de toute cette fichue situation et il est donc bon pour elle de montrer un brin de bienveillance à son égard... Plus vite elle satisfera sa curiosité plus vite la gosse retournera dans son quartier.

"Tu es inconsciente du danger Valentina. Tu es ici depuis combien de temps ? M'attends-tu depuis longtemps ?"

Oui. La jeune borgne se doute fortement qu'elle est venue ici pour elle et pour lui soutirer quelques nombreuses informations... Et car après tout une bonne nouvelle n'arrive jamais seule...

"On passe à la boutique. Chose faite, tu te casses d'ici."

Valentina Nikolaïeva
Date d'inscription : 15/10/2017
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le Sam 15 Déc - 12:46
Armurière

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Age :: 22 ans
Patronyme :: Vladimirovna
Surnom :: Valya
Immobile, Valya regarda Dmitrievna la dépasser sans vraiment la voir puis revenir en arrière et percuter en arrêtant son regard sur elle. Franchement c'était plutôt marrant à faire. Si elle avait su, elle l'aurait fait plus tôt. Tant d'amour dans les yeux de sa vieille connaissance, ça faisait vraiment chaud au coeur, y'avait pas à dire, songea-t-elle avec un demi-sourire sarcastique. Inutile de répondre à sa question rhétorique de toute façon. Elle ramassa donc son barda et emboita le pas à la marchande sans se défaire de sa légère grimace pleine d'ironie.

- Quelques jours ou quelques heures, va savoir.

Le temps s'écoulait de manière toute relative selon ce qu'on en faisait. Et ça n'avait pas d'importance. Valya était une femme extrêmement patiente quand elle le voulait. Et parfois, elle laissait exploser sa frustration quand les choses ne venaient pas immédiatement. Tout dépendait. Ce qui était sûr c'est que devant un caractère aussi emporté que celui de Dina, elle devait un ange de patience et d'amabilité.

- J'avais besoin de deux-trois trucs et personne n'avait ce que je voulais alors je suis venue fouiller tes stocks.

Elle s'était fendue d'une explication, c'était déjà pas mal, quand même ! Et ça évitait d'avouer qu'elle fuyait son propre domicile et ses cauchemars en faisant couler l'adrénaline dans ses veines aussi souvent que possible.

- J'ai un laissez-passer, je te rappelle. J'ai le droit de voyager.

Mais pas vraiment d'entrer à Polis sans la caution d'un membre ou une mission précise. Mais c'était un point de détail.



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Diana Markova
Date d'inscription : 02/12/2018
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Marchande
le Sam 15 Déc - 16:55

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Age :: 35
Patronyme :: Dmitrievna
Surnom :: Ana
- Quelques jours ou quelques heures, va savoir.

L'un de ses sourcils se relève. La blondinette jette un regard en coin à Valya alors que leur progression se poursuit : elle est patiente la morveuse ? Depuis quand ?!
Maudite gamine, pensa t-elle, esquissant un sourire face à ses explications bancales presque banales.

En un murmure à peine audible, elle lui souffle :
"Mes stocks, mes stocks... Rien n'est gratuit ici. Tout se paye. T'as intérêt à avoir de quoi payer dans ton baluchon ma grande."

Désignant son bagage d'un vague geste du menton, la marchande poursuit sa progression et ponctue :
"Des informations, de la marchandise... Je ne suis pas bien difficile, tu le sais."

Elle fait abstraction de son présumé laissez-passer. A vrai dire, Diana n'en a cure. Avec quelques mots bien apposés, un regard doux et quelques baisers bien apposés, elle est persuadée qu'un tel passeport s'obtient facilement. En revanche, une mission ou une caution pas vraiment... Et il vaut mieux presser le pas pour ne pas s'attirer la foudre de quelques curieux car cette gamine là n'est probablement pas en règle !

Tout ce que Diana sait, c'est qu'elle n'est ni bonne-soeur ni âme charitable et héberger quelqu'un d'extérieur à Poli est risqué. La marchande prend inévitablement un risque et presse un peu plus le pas à l'idée. Elle se contentera de lui donner les quelques affaires pour lesquelles elle est surement venue en ce quartier, en ce jour, en espérant fortement que personne ne vienne les intercepter pour leur audace.

Fendant la foule de ses pas assurés, elle amène Valentina à la suivre. La progression se fait et Diana détache son attention de la jeunette. Portant son regard sur les alentours et un brin paranoïaque, Diana tente de noter intérieurement tout regard suspicieux, douteux. Peu à peu elles regagnent la civilisation mais sont encore bien loin de la boutique.

Bien trop loin à ses yeux.

Un soupir franchit les lèvres de Diana alors qu'elle tente de se montrer moins piquante et moins méfiante. En son sein, son coeur s'agite douloureusement sous l'angoisse naissante...
"C'est quoi tes deux-trois trucs ?"

Esquivant une personne, elle jette par dessus son épaule :
"J'espère que tu ne t'es pas engagée dans des plans douteux !"
Et au même niveau que Valentina désormais, elle clôture :
"Parce-que je ne suis pas là pour t'en sortir, compris ?"
Valentina Nikolaïeva
Date d'inscription : 15/10/2017
Messages : 168
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le Dim 16 Déc - 14:48
Armurière

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Age :: 22 ans
Patronyme :: Vladimirovna
Surnom :: Valya
Flegmatique, Valya suivait Dina sans rien dire, laissant la marchande s'énerver toute seule et ruminer tout un tas de trucs. Elle la prenait toujours pour une gamine à couettes qui suivait son père comme son ombre. Avait-elle seulement conscience d'avoir devant elle une adulte qui menait seule - et plutôt bien ! - son propre commerce depuis plus de cinq ans ? C'était douteux mais est-ce qu'elle avait vraiment le courage de lui expliquer que Vladimir était mort depuis des années surtout qu'il l'avait élevée pour être autonome et indépendante ? Cependant, plus Diana insistait sur son rôle de vioque, plus elle faisait naître de l'irritation chez son invitée. Celle-ci finit par arrêter son guide d'une main légère mais ferme sur le bras. Sérieuse comme la mort, elle plongea son regard dans le sien.

- Ne me traite pas comme une enfant, Diana Dmitrievna. Nous sommes entre commerçantes, ici.

Ce serait le seul avertissement. Après ça, tout entrerait en ligne de compte pour les négociations. Même si elle prenait plaisir à revoir la marchande, elle restait toujours sérieuse quand ça concernait le boulot. Elles reprirent leur avancée tranquillement même si la nervosité de l'autochtone était palpable. Ça rendait Valya d'autant plus calme et froide.

- Il me manque quelques pièces pour finir une création. Je sais que c'est pas ta spécialité mais je sais aussi qu'on te rapporte pas mal de trucs sans rapport avec les fringues.

D'une poche qu'on ne soupçonnait pas de pouvoir exister sur un pantalon aussi moulant, elle sortit un minuscule bout de papier qui en avait vu d'autres, de toute évidence. Elle trainait cette liste depuis des mois, rayant au fur et à mesure ce qu'elle trouvait.



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