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Date d'inscription : 02/12/2018
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Marchande
le Dim 2 Déc - 3:14

Passeport
Age :: 35
Patronyme :: Dmitrievna
Surnom :: Ana


Consume-moi.


FACTION :: Polis
PROFESSION :: Marchande

NOM :: Markova
PRENOM :: Diana
PATRONYME :: Dmitrievna

DATE DE NAISSANCE :: 1/1/2009
ÂGE :: 35
TAILLE :: 1m70

GENRE :: Féminin
SEXUALITE :: Hétérosexuelle


Descriptions

Profession & Faction

Ouais, tu pourrais dire que quelque part que... Je suis l'une des flics du métro, ouais. Je suis de la polis, ouais. Malgré mon humour douteux, j'aide à faire prospérer l'ordre en régulant les échanges, en régulant les entrées et sorties de biens, ouais. Je suis une maniaque de l'ordre. C'est maladif. Ça me donne le sentiment de contrôler ma propre vie. Il n'y a rien de glorieux là dedans. Je ne comprends même pas ce semblant de culte que certains me vouent, les pincettes que d'autres emploient pour s'adresser à moi comme s'ils faisaient face là à une déesse vivante. Pardonnezzzz, madaaaame... Blablabla. Crétins ! J'suis comme tout le monde. Avec un oeil en moins, je te l'accorde. Je peux juste, parfois, ramasser deux ou trois miettes. En-fait, non. Je peux constamment ramasser deux ou trois miettes putain. Tu crois, sincèrement, que je perdrais de mon temps et fermerais ma gueule pour écouler des marchandises s'il n'y avait aucun profit ? Ne pense pas que je suis quelqu'un de malhonnête non. Je profite juste de ma condition pour vivre un peu mieux que les autres, avec quelques possessions supplémentaires. Un peu plus aisément quoi. Puis, je décide des tarifs. Rien n'est gratuit ici. Il va s'en dire que mes compétences leurs sont utiles et que ma réputation est forgée alors pourquoi devrais-je me contenter de peu quand je peux assurément grandir, m'épanouir et jouir de ma condition ?...

Physique

Assise sur un muret, la Matriarche fixe l'horizon. Ses pieds se balancent légèrement dans le vide alors qu'elle analyse, scrute, les moindres faits et gestes de ses coéquipiers.

Elle agite le bout de ses doigts et fait tomber la cendre de sa cigarette. Portant cette dernière à sa bouche, ses lèvres légèrement pulpeuses s'entre-ouvrent et réceptionnent le semblant de mégot. Nerveusement, elle tire dessus et laisse la fumée emplir l'intérieur de ses joues puis ses poumons. Rabaissant sa main, elle laisse un fin nuage de fumée s'échapper d'entre ses lèvres. La jolie ferme son unique oeil verdoyant et inspire une bonne goulée d'air pour faire taire les battements frénétiques de son coeur.

Marqué d'un coquard du à un affront récent, son oeil se rouvre et se fait inquisiteur : et si, un beau jour, ses hommes lui tourneront le dos ? Qu'adviendra t-il de sa personne ? A tour de rôle, elle les observe et se surprend à tirer une nouvelle fois sur son mégot. Nervosité. Sous ses ordres, ses larbins plient docilement bagages désormais. Ils s'activent, tant bien que mal car il est grand temps de lever ce stand de fortune et de clôturer cette vente dite "exceptionnelle". A la simple idée d'être obéit, la Matriarche esquisse un fin sourire, rassurée.

Elle maintient entre ses lèvres presque closes sa cigarette et dépose la paume de ses mains sur le béton, prenant ainsi appui pour regagner le sol. En un bond quelque peu félin, la jeune femme descend du muret et regagne le sol. Son expression sévère refait surface alors qu'elle hoche positivement la tête en les voyant faire. Son sourire s'efface. Sa senestre se porte sur le semblant de feuille roulée qu'elle jette à même le sol.

La dernière des cigarettes.

Désormais, elle devra faire sans. Ou s'entêter à fouiner dans le métro pour combler sa dépendance.

Ses bottines s'enfoncent dans la mélasse crasseuse et écrasent avec soin le mégot semblant lui dire adieu. De sa démarche assurée la jolie rejoint ses hommes en quelques enjambées. Elle réajuste sa chemise crasseuse et son blouson. Elle lisse d'un revers de la main son jeans troué et remonte même ce dernier, à la recherche d'une tenue correcte en ces temps maudits.

Sa voix, devenue rauque à cause de la clope, résonne et assurément froide, elle leur intime de son accent marqué la direction à suivre. Dans le sillage de ses pas, ses cheveux d'or volent au gré du rythme qu'elle impose à ses hommes. De sa personne émane une atmosphère plaisante, une attraction quelconque... C'est physique. Au delà du psychique. C'est indescriptible. On aimerait l'enserrer, la chérir mais son visage tourné en la direction d'autrui dissuade rapidement de telles attentions. Son faciès est d'une telle froideur et est si marqué par les événements rudes de son passé qu'il est difficile d'y lire, par ailleurs, une quelconque expression. Elle intériorise énormément et extériorise très peu de choses.

Machinisme pesant, elle agit tel un automate et tout son comportement s'accorde désormais avec cette idée.  

Mental

La progression se poursuit et certains peinent à suivre la jeune femme. Se tournant en leur direction, elle leur aboie dessus et exige qu'ils pressent le pas avant d'être potentiellement pillés. Ses quelques hommes de main se pressent, obéissent alors qu'ils se frayent un chemin ensemble. Petit groupe de trois personnes, Diana jouit de sa condition de marchande réputée en étant bien encadrée. Elle a par ailleurs redoublé de vigilance depuis son agression et s'aventure rarement seule en dehors de sa boutique et de sa petite baraque. La méfiance est donc de mise. Relevant légèrement son faciès, elle esquisse une vague grimace et grommelle pour elle même:
"Que j'aimerais voir le jour, bon sang.

D'une voix bien plus assurée, elle reprend à voix haute, claire et audible :
"On s'tire ! Bougez vous le trou d'balle !"  

Sans filtre, elle tente de s'adresser à eux comme le ferait le mâle alpha d'une meute. Elle tente de se montrer autoritaire alors qu'elle chérit ses hommes plus que tout au monde...

Au sein du tunnel, elle progresse, pousse ici et là quelques personnes de ses mains balafrées. Des ecchymoses parcourent son corps, suite à ses récentes chutes. Mais en bonne conquérante, elle ne faiblit pas et poursuit jusque à atteindre l'entrée de sa boutique. D'un vague geste de la main, elle retire les particules de poussière qui dansent à même ses vêtements et se défait de sa veste, ouvrant son sac avec hâte. Elle effleure d'un doigt le vieil écusson qui s'y dessine mais ne s'autorise pas à rêvasser et plie sa veste pour la glisser au fond de son sac. Ses hommes restent bras ballants autour d'elle, ne sachant que faire de la marchandise qu'ils portent. Elle s'agite, se presse et oppresse. Elle change ses vêtements sans pudeur, rapidement et glisse ceux restants au fond de son sac qu'elle referme avec soin, le jetant dans un coin de la pièce. Face au regard en coin de l'un de ses hommes, la jeune femme aboie à nouveau :
"Quoi ? Tu veux ma photo ?! Connard, tu veux que j'te fixe moi aussi quand tu te changes ?! Dépose la marchandise au fond et blinde moi ces placards ! "

Son accent tenace fait esquisser un sourire commun à ses hommes mais d'un regard, elle leur intime de cesser et continue sa progression au sein de sa boutique, réajustant les marchandises, entreprenant un vague décompte.


Compléments

Compétences

C'est simple : Diana n'aime personne jusque à preuve du contraire. Sa méfiance légendaire l'a propulsé dans le commerce. C'est avec brio qu'elle a réussi à seconder puis à prendre la relève au sein de la boutique familiale. Désormais elle marchande à outrance, sans craintes, sans scrupules et se plait à bluffer pour parvenir à ses fins. Un petit sourire compatissant par ci, par là et hop un grand couteau dans le dos lorsque la persuasion ne fonctionne pas. En bref Diana sait parvenir à ses fins.

Au fil des années elle a développé de grandes compétences linguistiques. Elle parle et comprend presque toutes les langues du métro ce qui fait d'elle une alliée de choix. Sans scrupules, elle se plaît par ailleurs à faire payer ses services à autrui : il n'y a pas de petits profits... ! C'est en servant de traductrice récemment qu'elle a pu bénéficier de quelques cours de self-défense : rien de bien surprenant pour l'instant puisque elle est en plein apprentissage. Néanmoins elle parvient déjà à se défaire d'une poigne ferme et masculine et parvient, surtout, à braquer ses armes sur autrui.


Possessions

Ce que j'ai ? Tout et rien. Je suis marchande. En un claquement de doigt ou presque je peux obtenir ce que je désire. Il me suffit de missionner quelques bons contacts... J'ai deux, trois mercenaires à mon service par ailleurs. D'anciens employés à mes parents. Mais figure-toi, qu'au final, je n'ai pas grand chose sur moi. Je ne m'encombre pas. Je veux pouvoir fuir aisément au besoin. J'ai donc constamment sur moi ce sac fait de toile, déchirée, avec mes vêtements crasseux. Quand je sors de mon semblant de baraque précaire, j'opte pour une tenue et quand j'y retourne, que je me coince entre ces murs, j'opte pour une autre tenue. Ce sac contient donc mes chiffes. Ces chiffes sont pour moi toute ma vie.

Rien de transcendant.

J'ai également une vieille gourde. Assez solide pour contenir un fond de flotte en cas de besoin. Et oh... Puis-je te dire que je suis armée ? Constamment ? Depuis mon agression je vis avec la peur au ventre. La peur d'être agressée à nouveau est fortement présente. Elle bouscule mes entrailles et me fait tressaillir chaque soir alors j'emporte toujours un couteau sur moi. Je sais qu'un jour, il me sera utile... En attendant... Je le cache. Et j'attends. Sagement. Sans rien attenter, j'attends sa venue au sein de ma vieille bicoque. Je ne l'attends plus à la boutique. Car je sais désormais qu'il reviendra pour m'achever moi.

Antécédents médicaux

Il y a eu la fois où j'ai affronté avec mes hommes des brigands et cet homme. J'y ai laissé mon oeil et ma main gauche. Enfin. Je ne l'ai pas laissé totalement ma main... J'ai juste perdu en sensibilité, en mobilité, lorsque il a abattu son pied sur celle-ci et que mes os ont sauté à tour de rôle. Crac, crac, crac. Tiens. Regarde. Je peux tordre mon majeur de la sortes. Ah, ça t'en bouches un coin hein ? Bah moi aussi figure-toi !

Des carences ? Qu'est-ce que j'en sais ! De ce que je me souviens, je me suis toujours bien portée dans ma vie d'avant. Depuis mon agression j'ai tenté de m'endurcir physiquement : j'ai multiplié les entraînements, j'ai multiplié le port de charges lourdes... Je veux m'endurcir. Je sais qu'en ces temps maudits ils n'hésiteront pas à m'agresser une nouvelle fois. Ils ont parlé de dette. Je ne sais pas à quelle hauteur mes parents étaient endettés auparavant. Ce qui est néanmoins sûr c'est qu'ils viendront chercher leur dû. Et je n'ai pas envie d'y perdre la vie cette fois-ci.

Je garde quelques séquelles psychologiques. Je ne supporte pas l'enfermement, je ne supporte pas d'être seule et je ne supporte pas d'être serrée, fortement, oppressée, même par affection. Je panique, je pleure et je frôle la démence un peu plus chaque jour.
Intérêts & Loisirs

Je veux le retrouver. Je veux retrouver ce mercenaire qui s'est occupé de moi après l'attaque que nous avons subi. C'est ce qui me pousse, un peu plus chaque jour, à avancer et surtout à me maintenir en vie après avoir tout perdu. Car je suis persuadée qu'il est bien vivant.

Déni.

Âme errante dans le métro, lorsque je termine mes longues journées de travail, il m'arrive d'emprunter une autre allée pour rentrer chez moi. De chemin en chemin, je m'égare, divague, au gré de mes envies, de mes pas. Je me laisse porter par mes émotions du moment avant de regagner mon chez moi. Chose faite, je chantonne dès que je franchis le seuil de ma bicoque.

Je chantonne pour ne pas perdre la tête. Je me force à chantonner, à garder le fil de mes pensées depuis leurs disparitions. Je me remémore les souvenirs en leur compagnie. Je me remémore les rires, les moments de joie, pour ne jamais perdre les doux traits de leurs visages. Père, mère, amant ne sont aujourd'hui plus qu'un lointain souvenir. Je me raccroche à leur souvenir telle une enfant accrochée à un doudou quelconque.

Et tous les soirs, je leur parle. Je m'accorde un instant pour m'adresser à eux, le coeur serré, l'esprit lourd et tourmenté. Je ne pense pas être folle. Je ressens juste l'immense besoin de canaliser ce trou béant au sein de ma poitrine en quelques paroles murmurées à eux et surtout à moi-même.




Histoire


La solitude ? Je ne l'ai jamais connu. Elle n'a donc jamais été un véritable fardeau pour moi. J'ai toujours su me rattacher à l'essentiel : ma famille. Mais lorsque mes parents sont morts (de vieillesse pour mon père et d'une maladie quelconque pour ma mère) et qu'ils m'ont légué leur petite affaire, j'ai compris le fardeau de ce terrible mot : "solitude".

Se lever seule, manger seule, dormir seule. Vivre ses craintes seule, les affronter seule, évoluer seule... La solitude a été un véritable cauchemar. Gérer la boutique malgré tout, sourire, paraître, se pavaner et flatter le client tout en étant en deuil a été chose rude pour moi. Mes parents étaient a vrai dire ma seule famille. Enfant unique, j'ai rapidement compris que jamais je ne connaîtrais d'autre famille qu'eux. Car eux étaient mon tout, étaient ma vie toute entière. J'ai grandis simplement. Ma famille et moi-même vivions simplement. Nous nous contentions de petits plaisirs simples, de petites choses simples... Quelques sourires pour réchauffer les coeurs, quelques mots doux pour faire naître deux fossettes malicieuses aux creux des joues... Un cercle sans fin de bienveillance et de bonté. C'est lorsque ils ont disparu que je me suis endurcie et que j'ai adopté un caractère tout autre.

Oncles ? Tantes ? Inconnus ! Pour la plus part morts de vieillesse, pour l'autre partie égarée dans le métro. Mais je ne ressentais à vrai dire guère le besoin d'évoluer avec un entourage plus important. Car mes parents étaient mon entourage. Nous nous sommes toujours serrés les coudes...

Malheureusement en ces terres maudites l'entraide n'est plus et surtout, eux ne sont plus. Plus personne n'ose tendre la main à la veuve et à l'orphelin de peur d'en récolter la misère.

Seuls mes mercenaires me sont fidèles : appât du gain ? Réel attachement pour ma personne ? J'en sais foutrement rien et à vrai dire, je ne préfère pas le savoir. Ils sont là. C'est tout ce qui m'importe aujourd'hui.

Déni.

Moi, ces hommes... je les aime. A ma façon. Ils sont ma famille. Et même si je dois tristement les payer pour qu'ils me restent fidèles alors je le ferais sur toute une vie. Car eux me semblent éternels...

**

Certains ont le charisme. D'autres ont ça dans le sang.
Moi, je pense qu'il s'agit avant tout d'un coup de chance. Ma vie toute entière se base sur un coup de chance. Des personnes présentes au bon moment, au bon endroit, proposant les bonnes actions face aux bons événements. Tout est un hasard de circonstances, accumulées, plaisantes. Je ne suis pas née pour être marchande. Mes parents, eux, avaient ça dans le sang. J'ai par ailleurs hérité de leur boutique et j'ai un semblant de fierté à m'avoir fabriqué ma propre maisonnette.  Je suis née simplement pour vivre et désormais pour survivre après cette attaque qui m'a littéralement détruite.


**

Boutique.

Ecchymoses. Effusions de sang. Sa vision se brouille alors qu'assise au sol, elle tente de se maintenir. L'une de ses mains, à plat au sol, cherche un appui, un maintien, de quoi se redresser, se relever. Tout autour d'elle, tout tourne, tout bouge, tout chancelle. Un fin filet de sang s'échappe d'entre ses lèvres presque closes. Elle renifle bruyamment et aussitôt, le goût acre du sang vient se diffuser dans sa bouche. Il prend possession de ses papilles gustatives et de dégoût, sans la moindre pudeur,  elle crache au sol un mélange de bave sanguinolent. Et la blessée toussote bruyamment. Asphyxie. Lente agonie. Sa respiration sifflote alors que son coeur bat la chamade, s'emporte.

La bottine du malfrat s'écrase fermement sur sa main. Ses doigts craquent, ses os plient et un cri de douleur franchit le seuil de ses lèvres. Il se meurt entre ses lèvres qu'elle s'empresse de refermer alors que les larmes roulent le long de ses joues. Soulevée au col, l'adversaire lui fait face. Mais sa vision est brouillée par le sang, par les larmes. Un tremblement parcourt son corps frêle et un frisson de dégoût se niche au bas de son dos. Nœud au ventre, haine latente et clairement en détresse, elle tente de lui faire face. Elle relève son menton vers lui, fier, provoquant, conquérant, mais bien trop fière pour le supplier, elle préfère cracher à la gueule de son adversaire en soufflant :
"Enculé."

L'homme laisse échapper un rire fou d'entre ses lèvres et approche son visage du sien, rapprochant la petite poupée de sa personne :
"Je devrais peut-être te couper la langue ? Qui sait ce qu'elle vaut ?! Pourra t-elle rembourser la dette de tes parents ?"

Maintenant la jeune femme d'une main portée contre son cou, il enfonce inévitablement ses doigts dans sa carotide. Il ne faiblit pas et s'apprête progressivement à l'étrangler. Son autre main fait mine de partir à la rencontre de sa langue. Le malfrat se délecte de la peur de la jeune femme. Elle faiblit, gémit, se débat et finalement blêmit. En un geste ultime de désespoir, elle balance sa bottine dans son entre-jambe. Sous la surprise, il l'a relâche et elle chute lourdement au sol. L'inconnu peste, maudit la jeune créature. Cette dernière, prenant appui difficilement sur sa main valide, se relève avec hâte. D'un geste hargneux et du plat de sa main toujours valide, elle essuie sa bouche et s'empresse de partir. Les enjambées sont difficiles, boitillant suite à l'affront, gémissant de douleur, elle fait de son mieux pour prendre les jambes à son cou. Elle tente de quitter sa boutique, de traverser celle-ci. Mais une main s'abat sur sa cheville et la tire en arrière soudainement. Elle rencontre le sol glacé à nouveau et laisse échapper un hurlement de terreur.

Cauchemar.

Tout son petit corps est parcourut de spasmes. Le sang, les larmes, n'arrêtent pas son adversaire. Il se saisit d'un couteau et vise son visage. Elle se débat. Tourne son faciès sur la droite, sur la gauche, hurle à s'en éclater les poumons et embrasse la douleur à pleine bouche d'une lame plantée dans son oeil.

Vengeance ?

La douleur est vive, tranchante. Elle hurle à la mort alors qu'il retire son couteau en une effusion sanguine nouvelle. Il s'apprête à le replanter à nouveau sur son visage. Le bras de la blondinette se lève, tente de faire barrage face au couteau. Lui, relève sa main et de ses doigts crispés autour du manche il vise la jugulaire de la jeune femme. Mais son messie arrive. Il se saisit du malfrat qu'il lance au loin, l'envoyant valdinguer au bon milieu d'étagères. Il délivre partiellement la jeune femme de ses souffrances. L'inconnu prend la fuite alors que la boutique est littéralement pillée : lunettes, vêtements, tout a été passé au peigne fin. Les recoins de tiroirs, le fond de boîtes diverses... Tout. Le bon samaritain tend l'une de ses mains en sa direction. Elle continue de hurler sous la douleur et tel un animal effrayé, elle esquisse un vague mouvement de recul. Sa voix se brise, se fait souffle froid, inaudible. Âme égarée, âme souffrante, elle s'en remet à lui et le mercenaire réceptionne sa petite personne alors qu'elle s'évanouit sous la douleur.

Pillage.

Le réveil est tout aussi douloureux et doucement elle tente de se redresser. En guise de protestation, son dos lui lance un éclair de douleur. Elle étouffe un gémissement et crispe le bout de ses doigts sur le tissu qui couvre son corps nu. Son faciès se rejette en arrière dans la montagne de coussins alors que ses yeux demeurent clos, douloureux. Avec prudence, ses doigts se détachent du présumé drap. Mains crispées, tremblotantes, elle peine à porter ses mains sur son minois marqué. Doucement, elle touche le bas de son visage gonflé, elle remonte sur ses pommettes saillantes, sur son nez brisé avant de rencontrer ses yeux. Elle se fige. Ses doigts effleurent ses paupières et là, elle rencontre un bandage. Paniquée, elle palpe plus vivement le dit bandage et fait migrer sa senestre sur son oeil gauche, palpant de ses deux mains les contours de son bandage. Son unique oeil s'ouvre alors que ses mains retombent hargneusement contre le lit. Elle tente de se redresser à nouveau mais une fois encore, la douleur se fait tenace et cloue sa petite personne sur place. Agacée, elle abandonne toute tentative et s'endort à nouveau...

[...]

"Tu es prête ?
- Tu rigoles j'espère ?" elle le fixe, assise en tailleur sur le lit. Son visage est tiré par le sérieux. La peur lui noue l'estomac alors qu'elle fait face au mercenaire. La jolie blêmit face à lui et déglutit bruyamment : bon sang ! Qu'elle a peur de découvrir son nouveau minois. Mais lui n'a qu'une hâte, c'est de découvrir le résultat de ces longs et laborieux soins... Il approche ses deux grosses pattes au plus près de sa personne, il esquisse un petit sourire et lui lance, taquin :
"Aller. Il paraît que les femmes borgnes sont plus jolies que les autres, tu le sais ? Et elles sont meilleures au lit !"

Elle lui assène un petit coup dans le ventre et laissant échapper un petit souffle de stupeur, l'homme secoue négativement son visage en un rire étouffé. Il ne perd pas de son sourire et défait avec prudence le bandage, dévoilant peu à peu la cicatrice qui barre son orbite creusée.

Pudiquement et surtout choquée par son apparence nouvelle, Diana baisse son visage. D'une main déposée contre le bas de son visage il l'invite à relever son minois et tendrement lui souffle :
"Diana..."

Elle secoue négativement son visage et laisse échapper quelques larmes s'y refusant. Bienveillant, le dit mercenaire devenu ami et presque amant entre-temps lui offre le doux cocon de ses bras en guise de réconfort. Il dépose un tendre baiser sur son crâne et poursuit :
"Je serais là. Tu m'entends, Diana ?"

Elle secoue négativement son faciès au creux même de ses bras et inonde sa chemise d'une multitude de larmes. Agrippant un pan de tissu du bout de ses doigts, elle se cramponne à sa personne. Car sa vie désormais dépend de la sienne. Apeurée, traumatisée, elle ne bouge plus et se roule en boule contre lui.

Détachant avec douceur les doigts de la jeune femme de sa chemise, il s'écarte légèrement et se saisit d'un petit miroir. Il le retourne, face contre le lit et le glisse vers son amie, soufflant :
"Inspire... Voilà. Et... Expire."

Réajustant une mèche de cheveux sur le front de son amie, il lui laisse le temps nécessaire avant de dévoiler son nouveau visage. Il demeure impassible. Pilier dans la vie de la jeune femme, soutenant silencieusement coûte que coûte sa personne, veillant sur elle coûte que coûte. Et aussitôt, Diana se décompose. Les larmes cessent. Sa nouvelle identité se fait, son visage se ferme et aucune émotion n'est visible. Elle se contente, simplement, de lui demander:
"Amène moi un pan de tissus. Nous allons cacher ça."
Elle relève son regard vers lui et il comprend désormais que plus jamais, elle ne sera la même.

**


A deux doigts. Deux pas. Un poil de cul de rejoindre la station. Il se serait fait happé en pleine course poursuite selon mes mercenaires. Il serait mort sur l'instant, sans souffrir. Je ne me souviens de plus grand chose à vrai dire...  J'ai hurlé. J'ai tenté de me défaire de leur poigne. De le rejoindre, probablement mort, à l'extérieur. J'ai protesté. Protesté à m'en rendre malade. Protesté à m'en faire taire par les autres de mains apposées sur la bouche, de mains apposées même sur mes mains pour éviter de les blesser. Et j'ai pleuré jusque à m'endormir de fatigue.

Au réveil, la douleur est restée la même. Un trou béant au sein de ma poitrine s'est formé. Il a ravagé mon être tout entier. M'a marqué au fer rouge. Un second traumatisme. Fragilisée par son départ, par sa potentielle mort, je suis restée au sein de mon lit, dans ma vieille bicoque. J'ai fermé les yeux, je me suis livrée à la tristesse. Je l'ai accueilli, sans remords. Je l'ai laissé m'envahir. Je m'en suis remise à elle pour faire mon deuil.

Dans mes rêves, aujourd'hui encore, je me débats. Je griffe, je hurle, je tente vainement de m'échapper du carcan de leurs bras. Ils se pressent tout autour de moi. Bienveillants. Fidèles mercenaires. Je le vois au loin me tendre les bras et m'échapper...

Cauchemars.

Et en mon crâne, chaque matin, à chaque réveil, se répète infiniment une seule et unique phrase :
"Je serais là. Tu m'entends, Diana ?"
"Je serais là. Tu m'entends, Diana ?"
"Je serais là. Tu m'entends, Diana ?"
"Je serais là. Tu m'entends, Diana ?"
...

Encore un. Encore un sur cette longue liste de disparus en expédition. Encore un mercenaire de perdu, encore un errant, un potentiel... Mort. Encore un proche, un ami, un fidèle comme j'aime les nommer de perdu. Et cette fois-ci, il s'agissait de mon amant.

Je tente d'avoir un semblant de contenance aujourd'hui alors que je souffre encore le martyr. Comment ? Comment faire le deuil sans avoir vu son corps inanimé ? Comment faire le deuil sans avoir pu lui dire adieu, sans avoir pu lui dire je t'aime une toute première et dernière fois ?

A quoi bon avoir un passe-port de résident, à Polis, si c'est pour progressivement perdre ceux que j'aime ?




A propos de vous

Age :21.
Avez-vous lu le règlement ?Oui.
Système de jeu choisi : Roulette russe.

Surnom :/
Passion, loisirs :/

Comment avez vous découvert le forum ?Grâce à une petite poucave.
Des suggestions ? Quelque chose à dire ? Un dernier mot ?Que j'aime ce graphisme ! Gros GG au créateur.

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Messages : 122
Double-compte : Pavel Kadochnikov
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le Ven 7 Déc - 20:20
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Patronyme :: Dimitrievitch
Surnom :: Alyosha / Lyocha
Priviet et bienvenue à toi ! hola

Je suis, d'une, très content que tu aies choisi ce prédéfini et de deux, tout aussi heureux de constater que tu possèdes une belle écriture. Tu as su rendre le personnage vivant et je n'attends plus qu'une seule chose : te voir à l’œuvre en RP une fois validée. Wink

Avant cela toutefois il reste quelques détails à régler, je vais essayer d'être bref, pas d'inquiétude. :)

- Tu as bien inclut l'épisode "embuscade" dans l'histoire de ton personnage, tu as d'ailleurs choisi d'en faire le centre, l'élément dominant dans ta fiche. Pourquoi pas ! J'aimerai cependant que tu élargisse un peu son univers, que l'on puisse en apprendre davantage sur Diana, même brièvement. Dans quelles conditions a t'elle grandi, vécu ? Que sont devenus ses parents ? (préciser les raisons/conditions de leur disparition) Diana a t'elle encore de la famille dans le métro ?

- Développer un poil plus la section "Loisirs". Qu'apprécie t'elle dans la vie, quelles sont ses occupations lorsqu'elle ne travaille pas ?

- Concernant son œil, je ne suis pas expert mais il me semble plus logique qu'elle l'ait perdu pour de bon étant donné la violence du coup porté. Je pencherai donc plus pour une belle orbite bien creuse et bien dégagée plutôt qu'un œuf poché :D

- Dernière chose : n'oublies pas d'inclure les crédits de l'avatar choisi ! :) ("Elle Driver cosplay by Elena Samko")
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Marchande
le Ven 7 Déc - 22:13

Passeport
Age :: 35
Patronyme :: Dmitrievna
Surnom :: Ana
Bonsoir,

Merci tout d'abord pour ce retour et pour le compliment ! ... ça me touche ! I love you

Ensuite, j'ai apporté les quelques modifications demandées! A titre informatif, j'ai étoffé la première partie de l'histoire, la dernière partie de la section loisirs et je lui ai bien retiré son oeil ! J'hésitais pour ça, n'y connaissant pas grand chose en oeil crevé (fort heureusement... l'inverse serait surprenant).

Et j'ai, enfin, rajouté les crédits sur mon profil.

Bon weekend !
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le Sam 8 Déc - 11:18
Mercenaire

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Patronyme :: Dimitrievitch
Surnom :: Alyosha / Lyocha

Fiche validée ♥️

Félicitations, tu viens de réaliser tes premiers pas dans le métro de Moscou, ton personnage est donc validé !

Avant de rp, il faut que tu penses à remplir ton profil : les champ contact pour ta fiche de présentation et ton carnet de bord, l'onglet "passeport" donnant des informations concernant ton personnage.

Il faut ensuite que tu créés ton carnet de bord dans lequel il faudra tenir à jour ton inventaire en fonction de tes acquisitions.

Et pour rp, il ne te manque plus qu'un compagnon. Pour cela, il suffit de se rendre au point rencontre et n'hésite pas à jeter un coup d'oeil au tableau d'affichage des missions.

Bon jeu !

Psssst ! :
 

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