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Evil Twins
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Date d'inscription : 01/08/2018
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Ouvrier agricole - Ex-bandit
le Ven 28 Déc - 9:57

Passeport
Age :: 25
Patronyme :: Romanovitch
Surnom :: Niko
Une fois que ma sœur se fut faufilée au travers de la mince ouverture cette dernière lançait un étrange objet pour me hisser. Je ne parvenais pas à le discerner dans l’obscurité mais en me ruant dessus après avoir lâché mon arme je remarquais que c’était un vulgaire vêtement qui, je l’espère, aller tenir le coup même si mon poids était ridiculement bas pour ma taille.

Dès que ma sœur sentit que je tirais avec force sur le cordage improvisé elle déploya une force que j’aurais été bien incapable de fournir et, en l’aidant comme je le pouvais, je me retrouvais de l’autre côté de la lucarne en quelques secondes. C’était un petit espace exigu où nous ne tenions qu’allongés. Je passais devant en rampant, secondairement pour éviter d’avoir le fessier de ma sœur devant les yeux, mais surtout pour éviter de me prendre des coups de pieds dans le visage… Après tout je connaissais sa douceur naturelle. Au bout d’un moment, dans un petit espace, nous tenions accroupi. C’est à ce moment-là que ma sœur s’interrogea sur la prochaine action à entreprendre.

J’étais toujours sur le coup de l’émotion. Je venais de vivre un truc qui allait probablement m’hanter durant plusieurs mois… Plusieurs années ou même que je ne serais jamais capable d’oublier… A moins de revivre plusieurs fois l’étrangeté anormale des couloirs du métro, de m’habituer à l’inhabituel… Chose que je ne voulais pas vraiment mais bon… Le destin est capricieux en plus d’être un énorme farceur : tout d’abord ma sœur est une mutante. Une sorcière de feu. Qui sait les choses que je partageais sans le savoir avec elle étant donné que nous avions partagé le même utérus ? Peut-être que j’avais une affinité avec le surnaturel, quelques capacités spéciales faisant que je pouvais affronté ces choses ou pire encore qui les attirées à moi ? Peut-être que dans 10 ans l’on nommerait Nikolaï Reznikov et sa sœur comme les ‘’chasseurs du paranormal’’ ? Peut-être étais-je moi-même un mutant sans le savoir d’ailleurs… ?
Je chassais rapidement cette idée saugrenue de mon esprit. Je n’aspirais qu’à une vie tranquille et avoir l’approbation de la populace ne m’intéressait guère… A vrai dire apprendre que j’aurais des capacités particulières comme ma sœur et qu’une destinée hors du commun m’attendait me ferait plus chier qu’autre chose. Mon second rôle d’inhibiteur pour une sœur beaucoup trop dangereuse et beaucoup trop chiante me convenait déjà amplement.
J’allumais la lampe torche qui se trouvait toujours sur moi et inspectait la petite alcôve où nous nous trouvions. J’inspectais ma sœur ainsi que ma personne. Nous étions couverts d’une poudre marronne, de filaments blanc et autres tâches étranges.

« Personne n’est passé ici depuis des lustres. Poussières, toiles d’araignées, et autres déjections de petits animaux. Peut-être que ce genre de chose t’encouragera à mettre des vêtements un peu plus couvert ? »

Le visage de ma sœur se fendit d’une grimace grotesque de dégout et inspecta avec une mine horrifié la saleté s’étant infiltrée dans son décolleté. J’aurais juré avoir entendu un petit cri viril étouffé provenant de sa gorge mais je me gardais de le lui faire remarquer. Je continuais d’inspecter la zone pendant que cette dernière se débattait entre sa furieuse envie de se nettoyer et celle de ne pas mettre les mains la merde. Je remarquais au sol une petite grille métallique rouillée et le béton gris en contrebas. J’attrapais cette dernière à deux mains et tirais avec force… Cette dernière vint avec une facilité si déconcertante que la plaque fut littéralement projeté et cogna contre mon front. Je me maudissais un instant, suffisamment longtemps pour que ma sœur se jette dans l’ouverture et atterrisse au sol, soulevant un monstrueux nuage de poussière qui la fit disparaitre un moment. Elle toussa et porta ses poings à ses yeux. « Idiote » pensais-je « Tu vas la sentir la conjonctivite crois-moi ! ».

Je descendais à mon tour. Je n’avais plus à me soucier d’y aller lentement ou non, ma sœur avait déjà déblayé la zone. Nous nous retrouvions dans un long couloir où nous tenions difficilement côté à côté tant il était étroit mais au moins nous tenions debout c’était déjà ça. Je balayais la zone de ma lampe torche mais il était impossible de voir très loin : la poussière en suspension dans l’air ainsi que les toiles d’araignées absolument gargantuesque absorbait la quasi intégralité du faisceau lumineux. Je me tournais. Derrière nous il y avait la porte verrouillée que nous venions de détourner. Je frissonnais à l’idée des abominations qui se trouvait de l’autre côté quoique l’odeur sépulcrale de ce couloir n’était pas bien plus accueillant.

« Thal… Nous n’avons plus aucunes armes à feu. Tu as ton couteau, moi le mien. Vu mon niveau tu devrais passer devant… »

J’avais surtout les arachnides en horreur. Beaucoup trop d’yeux à mon goût.



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Narrateur
le Mar 8 Jan - 16:43
Narrateur
L'ancien était tombé, terminant sur le sol dans une position grotesque lui donnant l'allure d'un pantin désarticulé. Les choses s'étaient orientées vers le cadavre et les deux vivants en avaient déduis qu'il allait se faire manger. Mais les créatures s'étaient simplement rassemblées autour, contemplant le pauvre bougre : trahit et tué par ceux qu'ils tentaient d'aider. L'une des créatures poussa un hurlement qui résonna contre les mur, faisant frémir les deux Reznikov. Nikolaï avait tiré dans le tas, certaines avaient effectué des mouvements de recul non pas par douleur mais par peur. Car les balles ne semblaient pas plus les affecter que ça.

Alors que les jumeaux disparaissaient dans le conduit, l'un des êtres, celui qui avait hurlé, s'envola pour réduire la distance entre lui et eux. Mais il était trop tard, les deux humains s'étaient échappés.

En bas, le tambourinement contre la porte s'amplifiait et celle-ci céda finalement pour s'ouvrir à la volée. Des lueurs s'infiltrèrent dans la pièce où le vieil homme gisait sur le sol et les êtres sortis des décombres avaient disparu. Le groupe entra timidement en pointant leurs armes, cherchant leurs compagnons qui s'étaient aventurés dans le noir. Le plus jeune demanda où ils pouvaient être mais aucun des autres ne prit la peine de répondre.


Dans l'autre pièce, Nikolaï et Nathalia scrutaient l'obscurité en se remémorant le cri horrible qu'ils avaient entendu. Avaient-ils vu la créature s'envoler ? Le frère disait à sa sœur de passer devant, prouvant qu'il manquait un peu de courage ou qu'il avait toute confiance en sa frangine. Une lueur jaillit alors du mur et une main blanche ainsi que cadavérique apparut, la chose traversait le mur sans mal pour apparaitre devant eux.

Le corps argenté brillait légèrement, créant un faible halo lumineux. Une apparence humanoïde, de longs cheveux qui tombaient sur un visage ravagé de blessure et par les années. Ses vêtements étaient en lambeaux montrant des parcelles de son corps où on pouvait même y voir les os à nus. Était-ce un mutant ? Les autres aussi ? La femme hurla de nouveau, un cri mêlé de rage et de tristesse. Des larmes coulaient de ses yeux blancs et de la bave s'échappait sur son menton.

D'un geste, elle fonça et traversa le corps de Nikolaï. La sensation lui fut aussi désagréable qu’inattendu. Ce fut comme une douche froide qui se déversait sur lui, ses muscles se crispèrent sur le moment et ses articulations devinrent douloureuses. L'instant suivant la mutante poursuivit son chemin, laissant l'homme comme vidé de ses forces pour se jeter sur la femme. Sa main décharnée agrippa la gorge de Nathalia et la plaqua contre le mur dans un claquement sonore. Leurs visages se touchaient presque et Nathalia pouvait sentir une haleine fétide et glaciale mais ce n'était rien comparé à la main à son cou. C'était comme si de la glace avait été collé directement contre sa peau.

D'autres formes traversèrent le mur pour les rejoindre, une dizaine de silhouettes se dessinaient à présent dans la petite pièce sombre. Leur présence fit chuter la température et de la vapeur s'échappait des narines et bouches des deux Reznikov. Celle qui tenait Nathalia hurla de nouveau.
Mon fils ! Tu... Tu as tué mon fils !

Sa main lâcha alors sa gorge ou plutôt : c'était comme si Nathalia s'en était extirpée sans savoir comment. Comme si durant un instant, son emprise avait disparu et elle était retombée sur ses pieds. Les autres les entourèrent alors en les dévisageant.
Personne n'est venu... Personne ne nous a aidé... Seuls... Nous étions seuls...
Ils parlaient tous en même temps, répétant les mêmes phrases, laissant comprendre qu'on les avait laissé seuls dans cet endroit sans expliquer pourquoi ni comment.
Mon fils a essayé de nous aidé. Mais il était si jeune...
Ce mot revenait de plus en plus souvent "jeune". Tous le disaient à présent en s'avançant lentement sur les deux Reznikov. L'un d'eux tenta d'attraper Nikolaï qui avait retrouvé des couleurs après sa douche froide, il sentit un courant glacé sur son bras et vit la main blanche traverser son avant-bras sans le saisir. Des esprits ? Étaient-ce des fantômes ? Mais comment l'autre avait-elle fait pour toucher Nathalia alors ?

Derrière eux se dessinait un couloir avec une hypothétique sortie, peut-être le seul moyen de s'échapper. Mais pour ça, ils devaient échapper à ces mutants, ces esprits ou fantômes. Devaient-ils tenter de les traverser pour courir ou faire marche arrière ? En observant l'autre côté, il n'y avait semble-t-il que des décombres...



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