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Ouvrier agricole - Ex-bandit
le Mar 28 Aoû - 17:06

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Age :: 25
Patronyme :: Romanovitch
Surnom :: Niko
Lorsque l’on se trouve au dernier avant-poste nord de V.D.N.K.H, celui qui donne sur les sombres et autres créatures mutantes difformes, une bonne luminosité est nécessaire pour permettre aux hommes de voir arriver le danger mais aussi pour augmenter leur moral. Il n’y a rien de pire que l’obscurité dans ce genre de situation pour démoraliser toute une unité et obtenir d’elle une aptitude de combat minimale.
Mais tout en sachant cela je me retrouvais dans l’impossibilité de détendre l’intégralité de mes muscles. Je trouvais le tunnel bien trop éclairé, je trouvais l’activité des flammes s’agitant dans le feu de camp que nous encerclions à cinq bien trop irréelle. Nos ombres inquiétantes dansaient sur les parois de béton grises comme animées d’une volonté propre. Elles se déformaient dans d’horribles oscillements surnaturels et, nous surplombant, semblaient se moquer de nos insignifiantes vies.

« Il brûle drôlement bien ce bois ! » radota une énième fois Dimitri, le cadet du groupe, un gamin à peine pubère qui avait la fâcheuse habitude de me taper sur le système.

‘’Il ne brûle pas correctement abruti’’ avais-je envie de lui lancer mais je me serais probablement pris une réprimande des autres après tout je semblais être le seul à considérer ça avec inquiétude plutôt qu’avec fascination. Tous regardaient le feu, j’étais donc le seul à alterner ma vue entre les abysses insondables du métro et ces flammes singulières qui semblaient vouloir me sauter au visage dès que j’aurais détourner mon regard d’elles trop longtemps. Ce petit manège dura presque une heure où les autres abrutis s’amusèrent même à remettre du bois pour relancer tout ça. J’en venais à penser que j’avais simplement bu trop de vodka, et que c’étaient les rires et chansons paillardes de mes collègues qui me donnait cette désagréable impression… Il faut dire qu’il était rare de croiser de bons chanteurs de nos jours.
C’est au bout de presque deux heures que je relâchais enfin la pression. Pour la première fois mon regard se balada autre part que sur les flammes et l’obscurité… Il croisa celui de Thalia. Elle me fixait de son petit regard malicieux, tel un diablotin se délectant de son méfait. Je fixais cette dernière l’air niais quelques instant avant d’écarquiller les yeux dès qu’elle m’offrit un sourire. Petite peste !

« Tu peux arrêtez ça Thalia ? Ça ne m’amuse pas. » lui lançais-je avec un regard à peine accusateur.

Il était rare que je sois de garde en même temps que ma sœur. J’en avais presque oublié qu’elle était du genre à me narguer dans n’importe quelle situation. Ma remarque fit cependant l’effet d’une bombe chez mes camarades, notamment chez Dimitri qui s’indigna de mes propos.

« Hey Romanovitch ! Qu’est-ce qui te prend ? Elle a rien fait ! T’as trop bu ou quoi ? »

Il pense peut-être écraser le frère pour obtenir sa sœur ?

« Je sais qu’elle n’a rien fait. Tout comme toi. C’est ma sœur. Il me suffit d’un regard pour savoir ce qu’elle a dans la tête. Et toi, tu le sais, parce-que tu n’arrêtes pas de la regarder… Et pas vraiment dans les yeux. »

J’aurais pu rajouter que je risquais de lui mettre mon poing dans la gueule mais quand on n’a jamais vu le corps d’une femme autre part que sur des images la honte s’occupe de nous blesser à la place. Son visage s’empourpra et ses deux camarades plus âgés rirent de bon cœurs de ma remarque. Il n’était pas prêt de recommencer de sitôt. Je jetais malgré tout un autre regard à ma sœur en lui mimant d’arrêter de ‘’jouer avec le feu’’.



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Garde - Ex-bandit
le Jeu 30 Aoû - 20:24

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Age :: 25
Patronyme :: Romanovna
Surnom :: Thalia
Le feu dansait, la vodka imbibait l'esprit des pauvres abrutis qui nous accompagnaient, l'obscurité dominait le reste du métro. Bref, c'était une nuit de garde normale quoi. Comme j'en connais depuis des jours et des jours. Pour peu que des sombres ou des créatures mutantes débarquent et la soirée gagnera en animation. La plupart des personnes n'aiment pas l'obscurité. Moi, elle me fascine. Je pourrais passer ma nuit à scruter la noirceur de l'horizon. On ne sait pas ce qu'elle réserve, on ne sait pas ce qu'il s'y cache. Et, mine de rien, ça la rend beaucoup plus intéressante que la plupart des choses de notre quotidien ici.

Nikolaï semblait tendu. Il regardait tout autour de lui, il n'était pas serein. Moi, ce qui m'inquiétais le plus, ce n'était ni ces petites braises qui tentait de survivre, ni l'obscurité qui nous entourait. Ce qui m'empêchait de rester calme, c'était la présence des autres. Je ne leur faisait pas confiance, et de mon vivant, ça sera toujours ainsi. Comment peut-on faire confiance à des imbéciles qui sont à deux doigts de s'évanouir au moindre bruit extérieur ? Alors, pour ne pas faire attention à eux, pour éviter d'avoir à entendre leur discussion sans grand intérêt, je fixais le feu. Et puis, qui a réellement envie d'écouter Dimitri balancer des banalités ? Ce mioche était aussi naïf que son père, avec l'alcoolisme en moins. Quoi que vu la quantité de vodka qu'il avait engrangé ce soir, il était sur la bonne voie. Il devait insupporter Niko autant qu'il m'insupportait moi. J'ai peut-être tendance à détester le monde entier, mais ce pré-pubère fait partie de ma liste rouge.

Quoi qu'il en soit, nous étions là. Guettant le moindre bruit, le moindre mouvement. Le silence régnait, et seul le crépitement du feu venait briser cette atmosphère. Puis, comme à leur habitude, Dimitri et Niko commençait à se chercher. Autant je comprends que la jeunesse faisait faire beaucoup de conneries, autant je n'ai jamais compris l'envie de Dimitri de chercher mon frère. Mais bon, s'il a envie de se retrouver avec une balle entre les deux yeux, c'est vraiment pas mon problème. Et puis, après tout, ça m'amusait beaucoup car je savais qui était le perdant de cette histoire.

« Tu peux arrêtez ça Thalia ? Ça ne m’amuse pas. »

Oups. Grillée. En même temps, il cache mal son jeu. Je sais que le feu et l'obscurité ne sont pas particulièrement deux choses qu'il apprécie. Ni Dimitri d'ailleurs. Il pouvait berner les autres avec son soit-disant sang-froid mais il ne me bernerait jamais. Il semblait peut-être calme à leur yeux mais je voyais clairement qu'il était tendu. Je n'avais jamais eu beaucoup d'occasions de l'observer faire ses gardes. Il était rare que l'on se retrouve ensemble. Malgré tout, le fait de l'avoir à mes côtés me rassurait et me permettait de baisser un peu ma garde. De l'autre côté des flammes, je le narguais. D'une part, j'aime bien l'emmerder. C'est l'une des rares choses qui me fait rire. D'autre part, on commençait à s'ennuyer un peu.

« Hey Romanovitch ! Qu’est-ce qui te prend ? Elle a rien fait ! T’as trop bu ou quoi ? »


« Je sais qu’elle n’a rien fait. Tout comme toi. C’est ma sœur. Il me suffit d’un regard pour savoir ce qu’elle a dans la tête. Et toi, tu le sais, parce-que tu n’arrêtes pas de la regarder… Et pas vraiment dans les yeux. »

Ah! Peut-être un début de bagarre ? Je suis partante! Il faut juste que j'attende que Dimitri lève la main sur Niko, manière de ne pas frapper la première et c'est bon, j'attaque! Depuis le temps que je rêve de lui en coller une à cet ado! Ah...non ils restent dans leur coin...En même temps, l'ado, c'est un peureux, jamais il n'osera affronter mon frère. Dommage, ça faisait longtemps que j'attendais ça. Une prochaine fois peut-être. Et puis, je sais que Niko a comprit ce qu'il se tramait dans ma tête. Il me dévisage, à travers le brasier, et me réprimande du regard. Bon et bien, une prochaine fois peut-être.
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le Ven 14 Sep - 15:10
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Quelque chose dans l'obscuritéLe feu crépitait calmement, éclairant partiellement les murs du tunnel et laissant les ombres danser dessus. Le ton était monté un instant, laissant ensuite la tension redescendre avec des rires. Les gardes s'occupaient, s'occupant l'esprit comme ils le pouvaient pour ne pas tomber dans l'ennui ou pire: la peur. De l'alcool pour patienter et des armes pour se défendre, un cocktail aussi dangereux qu'habituel dans les tunnels moscovites...

Le gamin qui avait été mouché, se leva pour s'éloigner un instant. Un besoin pressant de soulager sa vessie et peut-être soigner son amour propre. Pissant dans un coin, à une distance qui avait jugé correct entre lui et les autres: pas trop proche pour un peu d'intimité, pas trop loin pour éviter des problèmes. Ce qui se résumait à cinq voir six mètres, mais dans le métro, on est jamais trop prudent non? Il vidait sa vessie tout en écoutant les discussions pour ne pas avoir peur de la pénombre, pour ne pas imaginer que les ombres cachent en réalité des créatures bien plus effrayantes, bien plus dangereuses. Il sursauta en voyant quelque chose bouger sur sa droite: l'ombre d'un des gardes qui avait bougé, ce n'était rien. Son regard resta cependant sur l'ombre un instant, il y avait quelque chose d'autre... Quelque chose de différent, quelque chose qui ne semblait pas normal.

Remballant rapidement ses affaires, le cœur battant la chamade, il retourna vers les autres au pas de course tout en raccrochant son pantalon. Laissant sa ceinture battre au rythme de ses pas. Il se figea devant le feu, tournant le dos à ce qu'il avait aperçu, regardant le groupe à tour de rôle, hésitant à en parler. Ayant peur que quelqu'un confirme ce qu'il pensait avoir vu ou qu'on se moque encore de lui. Ses doigts tremblaient alors qu'il serra sa ceinture. Puis il osa parler d'un ton hésitant qui cherchait à cacher sa peur.

"J'ai vu des yeux nous observer...
Il... Il y a quelque chose là bas dans l'obscurité !
J'en suis sûr !"




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Ouvrier agricole - Ex-bandit
le Mer 19 Sep - 9:22

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Surnom :: Niko
Il semblait que ma petite boutade envers Dimitri avait jeté un froid dans notre petit groupe. Ses deux camarades ne discutaient plus et leurs voix fortes, je devais l’avouer, était chaleureuse et réconfortante. Ne plus les entendre avait installer un certain malaise. Les petits bruits du métro et son obscurité devenaient de plus en plus oppressante au fur et à mesure que le temps passé et j’avais secrètement espoir que l’un d’eux lance une blague de mauvais goût qui leur permettrait de repartir dans une humeur festive. Mais il n’en fut rien.

Après de longues minutes, Dimitri, qui faisait tout pour éviter de regarder Thalia à présent, se levait pour partir à quelques mètres devant nous. Il rajoutait au bruit des flammes crépitant et au souffle du métro un son désagréable d’un liquide qui coule contre les parois de béton. Evidemment le métro entier sentait probablement la pisse et la merde mais quand ont née dedans on ne le relève même plus. Elle devient pour nous une odeur comme une autre et c’est pour cela que je redoute le jour où mon nez connaîtra ce mythique ‘’air pur’’ : j’ai bien peur que l’odeur du métro me tue par la suite.
Sa vessie vidée, le jeunot (j’ignorais pourquoi je le qualifiais ainsi, je n’étais moi-même pas bien vieux) revenait à son poste, le regard fuyant et furtif… Je n’avais pourtant pas l’impression d’y avoir été trop fort avec lui. Je l’avais mouché de la même manière qu’un père autoritaire remet en place un fils un peu trop confiant : en m’attaquant à son amour propre. Je jetais un œil à ma sœur. Elle n’avait en aucun cas relevé son décolleté et son regard malicieux supposait qu’elle était à la recherche de son prochain méfait. Il était difficile d’en vouloir à Dimitri quelque part, dans le sens où cette dernière met absolument tout en œuvre pour torturer les âmes humaines… Et quoi de mieux pour torturer les hommes que de titiller leurs libidos sans rien donner en retour ?
Evidemment, ce n’était qu’un jeu pour elle… Personne ne touche ma sœur… Sinon je le bute… Et elle aussi. Je me souviens encore de cette fois dans un bar où, un homme un peu trop entreprenant voulait ‘’juste toucher’’. Si nous ne l’avions pas retenue, elle aurait probablement coupée les couilles du pauvre homme (quoique, vu la violence du coup de genoux qu’il s’était pris c’était tout comme).

Alors que j’étais encore perdu dans mes pensées à comparer ma sœur aux pires démons de l’enfer, Dimitri brisait enfin le silence et nous apprenait que l’objet de son inquiétude n’était pas de se prendre une volte-face de ma part mais de la ‘’chose’’ qu’il avait aperçu dans l’obscurité alors qu’il avait l’oiseau qui prenait l’air. Normalement, ses deux collègues auraient dû rirent à gorges déployés mais ils se renfrognèrent. Je poussais un soupir d’exaspération, me levais (mes jambes étaient toutes engourdies), passais mon AK en bandoulière autour de mon cou et faisais signe de la tête à Nathalia de me suivre. Elle s’exécuta sans lâcher son insupportable sourire. Nous nous éloignions en marchant côte à côte. Nous arrivions près de l’obscurité, il était impossible de voir à plus d’un mètre.

« Tu ne peux pas mettre un gilet comme tout le monde ? Tu n’as pas froid ? » lançais-je à Thalia. C’était une question rhétorique. Evidemment qu’elle n’avait pas froid. « Tu vas nous le tuer à Dimitri… Tu pourrais faire un ef… »

Je n’avais pas le temps de finir ma phrase qu’une ombre furtive nous passais sous le nez. Elle prenait la fuite en s’éloignant dans le tunnel. Généralement c’était des nosalis solitaires qui avait ce genre de comportement mais cette chose… J’avais clairement vu… Elle semblait bipède. Il n’y avait plus d’humains du côté de ce métro et je pensais tout de suite aux sombres… Mais si c’était un sombre nous serions, très probablement, déjà mort. Un nombre incalculable de questions sans réponses se bousculaient dans mon esprit quand, soudainement, Thalia se mit à courir derrière la chose, s’enfonçant dans les profondeurs des abysses. J’eu tout juste le temps d’hurler un ‘’Non Thalia’’ de tous les diables qu’elle était déjà en dehors de mon champs de vision. Je jetais un rapide coup d’œil derrière moi. Nos trois camarades me fixaient de leurs grands yeux globuleux qui disaient très clairement ‘’Fait pas le con Nikolaï !’’... Des yeux qui avaient raisons sans aucun doute. Mais je m’élançais tout de même à la poursuite de ma sœur. L’obscurité m’entourait très rapidement de toutes parts et je pouvais entendre les cris indistincts de mes camarades se répercuter contre les parois froides du métro, un truc du genre ‘’Nikolaï revient’’ puis, je n’entendais plus que les bruits de pas de ma sœur droit devant… enfin… J’espérais que ce soit elle.



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Garde - Ex-bandit
le Mer 19 Sep - 23:50

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On semblait presque dominer l'obscurité qui engloutissait le métro tout entier. Comme d'habitude, il fallait que l'on parte tout les deux en éclaireurs pour se faire une idée de la “chose” qu'il semblait avoir aperçu. Les autres sont beaucoup trop peureux et trop lâche pour s'y aventurer. Et de toute manière, ils nous encombreraient plus qu'autre chose si la situation venait à se compliquer. Enfin de l'action. Je commençais à m'ennuyer. Ça fait tellement longtemps que j'attendais de pouvoir partir en expédition dans la pénombre sans que personne ne vienne me poser des directives. Plus nous avancions et moins je savais vers où on allait.

Soudain, alors que mon cher frère était occupé à me faire la morale, une ombre passa. Elle ne s'arrêta pas, ne nous remarqua même pas non plus. Ce qui m'étonna le plus, c'était surtout le fait qu'elle marchait sur deux pattes...Un être bipède! A part un humain, je ne vois pas ce que ça pouvait être...Les sombres étaient exclus, nous serions mort aussitôt. Mais la vitesse à laquelle cette chose se déplaçait...Non. Ce n'était pas humain. Et il fallait absolument que je sache ce qu'était cette mystérieuse créature. Sans trop prendre le temps de réfléchir et en laissant ma curiosité me guider, je partie à sa poursuite, m'enfonçant encore plus dans les abysses du métro. De toute manière, je savais que Nikolaï me suivrait, il resterait là pour assurer mes arrières. A deux contre un, on ne craindrait rien ! A moins bien sûr que la créature ne soit pas tant solitaire que ça...

Dans ma course effrénée, j'entendais Nikolaï, loin derrière moi, qui me hurlait de revenir. Je ne sais pas pourquoi il s'efforçait. Il savait pertinemment que je ne reviendrais pas sur mes pas avant d'avoir mis la main sur cette chose. Était-ce la même créature qui avait effrayé Dimitri ? Une partie de moi l'espérait, histoire de ne pas avoir à me méfier d'une seconde créature. Quoi que, maintenant que j'étais au cœur de l'obscurité, je pouvais me méfier de tout. Quelque chose me stoppa net dans ma course poursuite : je ne savais plus vers où j'allais. Tout à coup, je me rendis compte de la situation. J'étais seule, au milieu de nulle part. Je ne savais pas où la créature était passée vu que je ne pouvais même pas distinguer mes propres mains devant moi. J'espérais que petit à petit mes yeux allait s'habituer à la pénombre et que peut-être j'arriverai à distinguer quelque chose mais rien n'y fait. La voix de Nikolaï s'était arrêtée. Peut-être s'était-il perdu lui aussi ?

Il n'y avait aucun bruit autour de moi. Je décidais de reprendre mon souffle et de tenter de distinguer le moindre bruit autour de moi. Rebrousser chemin devait être la solution la plus sage mais je voulais absolument savoir ce qu'était ce truc. Pour une fois que je peux découvrir ce qui se cache en dehors des stations ! Je décidais de fermer les yeux, même si cela ne changeais pas énormément ma vue actuelle, pour me concentrer sur les bruits alentours. Rien. Ah si ! Il y avait quelque chose...un grognement...non...Un souffle ! C'est ça ! Je ne sais pas si c'était Nikolaï ou la créature de toute à l'heure mais un truc respirait fortement non loin de moi. Et ça semblait même se rapprocher petit à petit jusqu'à ce que la chose se pose derrière moi. Bien sûr, je ne pouvais pas en être certaine, mais mon instinct me disait qu'il y avait quelqu'un juste derrière moi. Je pouvais l'entendre. Par contre, ce qui me surprenait, c'est que je ne l'avais pas entendu se déplacer. Un simple souffle. Sans bruit de pas.

“Thalia arrête tes conneries, revient!”

La voix de Nikolaï brisa ce suspens et tout à coup, la chose qui se tenait derrière moi sembla prendre la fuite, car je n'entendis plus rien à part mon frère. Je me dirigeais donc vers lui, enfin, vers là où je pensais qu'il soit, à en juger par les sons de ses pas. J'essayais aussi de comprendre ce qu'il venait de se passer. Comment n'avais pas entendu cette chose venir ? Au moindre craquement, au moindre pas, le métro entier semblait résonner. Là, je n'avais eu qu'un simple bruit, un souffle rauque. Il fallait que l'on continu à fouiller, le métro regorge de créature plus fascinante les unes que les autres ! Mais sans lumière, la mission allait être compliquée...

Un craquement. Cela devait être mon frère. Vu d'où venait le bruit, il ne devait être qu'à quelques mètres de moi. Et si ce n'était pas lui...Et bien j'improviserais ! Qu'est-ce qu'il peut m'arriver de pire que moisir dans cette station de toute manière ?

« Niko, c'est toi ? » chuchotais-je
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Ouvrier agricole - Ex-bandit
Hier à 14:25

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Surnom :: Niko
J’ignorais depuis combien de temps je courais, probablement pas plus de cinq minutes mais j’avais l’impression d’avoir fait le tour du métro tant mon sang tambourinait sur mes tempes et mon souffle était irrégulier. J’avais beau être un garçon, ma condition physique était bien moins bonne que celle de ma sœur et quand nous devions nous mesurer l’un à l’autre sur des activités d’ordre physique que ce soit d’endurance, de force même, j’étais certains de perdre à chaque fois. Il faut dire que cette dernière était une aventurière téméraire et sous ses airs de jolie jeune femme c’était un véritable garçon manqué qui était capable de mettre des coups de poings à vous décoller le visage.

Je m’arrêtais à un moment donné, incapable de continuer ma course plus longtemps. Dos courbé, mains sur les genoux, j’essayais tant bien que mal de reprendre mon souffle en avançant lentement dans l’obscurité. Je n’entendais plus les pas rapides et lourd de ma sœur je supposais donc qu’elle s’était arrêtée ou à minima qu’elle avait ralenti… La troisième option étant qu’en courant comme une dératée de la sorte dans l’obscurité totale elle s’était pris les pieds dans un obstacle quelconque et qu’elle s’était étalée de tout son long sur les rails du métro. Si tel était le cas je ne manquerai pas de me moquer allègrement de son cas avant de la sermonner comme jamais auparavant. C’était un miracle pour moi de ne pas être tombé, le karma ferait au moins l’effort de la punir à elle.
J’avançais de quelques pas encore. Je ne pourrais pas la voir même si nous étions à 20cm l’un de l’autre. Je tombais finalement sur ses elle en tâtonnant avec mes bras vers l’avant. Je posais mes mains à plat sur ses épaules. Je pouvais sentir son souffle, son buste se lever et s’abaisser au rythme de sa respiration. Je prenais quelques instants pour reprendre un souffle normal.

« Niko, c’est toi ? »

« Bordel… T’es sérieuse ? Faut vraiment… Que tu nous foutes dans la merde… Tous le temps… Dit moi que tu as… Un briquet ou une lampe torche ? Il faut recharger la mienne avec… La dynamo… Pas envie… de faire du bruit… »

Je faisais probablement plus de bruit qu’une dynamo en respirant comme un hippopotame. Mais l’idée était là. Et si je devais faire des moulinés j’allais probablement me tuer à la tâche. Sans réponse de sa part je me redressais.

« Thalia ? Tu peux me répondre au moins ? » m’inquiétais-je

Mais quelque chose me toucha. Cela ressemblait à un doigt qui s’enfonçait dans mes côtes. Je me retournais subitement, agrippant ma vieille AK miteuse, prêt à tirer sur la chose. Mais cette dernière s’identifia bien-vite

« Niko ? » répéta encore une fois Nathalia.

Sueurs froide, mes poils s’hérissèrent, la chair de poule fit son apparition à une vitesse prodigieuse et je me retournais vers les épaules que j’avais agrippée quelques secondes plus tôt. Je donnais un coup avec la crosse de mon arme… Dans le vide. Il n’y avait rien… Ou plutôt il n’y avait plus rien. Ma respiration était redevenue irrégulière, je n’étais pas loin de la crise de panique. Merde. Focus. Focus. Focus Niko.

« Thal… Thal ! Putain ! Je te déteste ! Il faut qu’on rentre et vite ! Et après… Oh bordel je te jure qu’après je vais te tuer si je ne meurs pas avant ! »

Pendant mon petit sermon j’avais remonté ma dynamo et enclenchait la lumière de ma lampe que je lui mettais délibérément dans le visage.

« Tu réfléchis parfois ? Qu’est-ce qui t’as pris ? Si tu veux fuir, fait au moins l’effort de fuir vers le sud, pas vers le territoire des mutants et de l’inconnu ! »



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