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L'insolente sagesse
Klara Savinkova
Date d'inscription : 16/01/2018
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Double-compte : Oksana Dezhnyova
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Soldat-infirmier
le Sam 8 Juin - 3:31

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Age :: 25 ans
Patronyme :: Matveïeva
Surnom :: Klara
Magnifique! La situation peut-elle devenir encore pire qu’elle ne l’est déjà? Je ne crois pas que nous pouvions un jour être dans un pire merdier que celui-ci. Marina est seule en avant, nous peinons à la rejoindre, l’autre illuminé demande à ce qu’on lance des explosifs pour les explosés dans les airs?! Mais il est inconscient! Voir aussi débile que ce Stalker de la Hanse. Après l’épisode de l’explosion de cigarette, il voulait de nouveau tenter l’expérience avec une matière qui pourrait nous mener fatalement à notre perte. Les bourgeois devaient avoir des vapeurs qui leur montaient aux cerveaux sur leur ligne!

-Les explosifs?! T’es complètement taré! Cela nous tuerait tous!

Je me concentrais en longeant du dos ce mur désigné par Marina. Elle était plus loin devant, mais on approchait peu à peu d’elle dans la panique générale. Entre le mercenaire et l’apprenti stalkeuse, je visais un Nosalis sortant du plafond, ce qu’il était laid! Il avait une gueule un peu moins horrible que les démons, mais ses crocs me donnaient un peu moins envie de par leurs apparences malformées. Au moins, le démon me tuerait d’un coup de mâchoire. Une mort par Nosalis aurait le mérite d’être longue et douloureuse en étant dévorée vif par une bande de chiens affamés.

Je tirais une nouvelle quantité de balle suffisante pour abattre l’un de ses enfoirés. Un nouveau corps s’écroulait au sol et je n’avais le temps de me concentrer sur mon chargeur, ni sur la quantité de balle me restant. Voilà que notre jeune ami trébuchait sur une pierre dans un grognement viril qui n’allumait en rien mes hormones. Il réveillait en moi une pulsion encore plus primaire, la peur. Tournant mon regard dans sa direction, je le trouvais au sol et l’entendait à peine me souffler de le tirer loin des Nosalis. Son don? Je ne voulais même pas savoir de quoi il parlait ou sur quoi il divaguait. Mon devoir était de sauver des vies et je laissais donc pendre la Kalash au bout de la sangle. Comparé à mes collègues masculins, je n’arrivais à le tirer vers l’arrière d’une main, j’utilisais donc mes deux bras, tirant celui-ci avec un effort visible en grognant de l’effort physique que cela me demandait. Heureusement que l’adrénaline m’aidait, car sans celui-ci? Il serait probablement resté mort à l’arrière et seul! J’étais toutefois forcé d’admettre qu’il était efficace, alors que deux Nosalis tombaient sous les cris de son arme. Chacun son domaine comme on dit! Je regardais rapidement son bandage à sa jambe et secouait ma tête, il allait réellement falloir retirer ce morceau de métal rapidement, mais une fois en sureté…

-MARINA! Il faut partir d’ici!

Dos à ma collègue, je lui lançais un regard paniqué à travers mon masque, continuant de tirer Nikita alors qu’il couvrait nos arrières,

-Si on reste ici on va se faire encercler et tuer!

Un Nosalis bondissait alors droit devant nous, venant de sauter par-dessus un tas de débris et pierre. La gueule coulante de bave, de sang… Les griffes claquant sur le sol au rythme de ses pas alors que je blêmissais, pas le temps d’agripper mon arme! J’espérais fortement que mes collègues arriveraient à l’abattre, alors que j’étais une proie facile à tirer le mercenaire de la sorte. Mon cœur accélérait, mon souffle devenait saccadé et le courant électrique se reflétait sur mes poils dressés sur mes bras. Tout près de survolter.
Le Destin
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Narrateur
le Sam 8 Juin - 3:31
Narrateur
Le membre 'Klara Savinkova' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Destin - Souterrain' : 7
Marina Tarasova
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Aspirante stalker
le Lun 17 Juin - 19:44
Je regarde Nikita tomber au sol, ses jambes et ses nerfs flanchant cruellement alors que je sens une sueur froide me glisser avec le sang dans le dos, j'avais armé une nouvelle cartouche dans mon fusil quand sa voix, montée dans les aigus de l'hystérie qui s'en empare alors qu'il me lance un ordre que j'entends bien malgré la résonnance dans mes oreilles de l'explosion précédente. Jeter le sac et les explosifs... Un juron bien senti puisque c'est MES trucs qui vont aussi être explosés si je lance ce putain de sac! Mais heureusement, j'avais mes munitions dans une pochette indépendante qui se détache du sac qui pourra être pendu à ma ceinture, quelques secondes seulement avant que je ne lance mon sac. Au revoir provisions pour moi... Merde. Le sac volera dans un arc de cercle dans l'air puant et encore enfumé de l'explosion alors que je crache une nouvelle salve de la mort sur un nosalis trop entreprennant qui allait vers le duo du mercenaire et de l'infirmière. Celle-ci tirait tant bien que mal l'homme qui semble ne pas être réceptif à ce qui l'entoure... Ce n'est pas le moment, merde, de tomber en état de choc! Mais je chambre une nouvelle balle encore et fonce vers l'infirmière rouge quand je vois un nosalis bondir pour elle, je peux la voir se tendre et comprend qu'elle ne pourra pas s'enfuir de ce qui s'en vient.

Il me faut un instant avant d'arriver, les griffes crasseuses de la taupe lacérant mon bras et me tirant un cri de douleur alors que le sang macule le tissu de mon uniforme, encaissant le coup qui aurait pu mettre fin à la vie de celle que je devais protéger mais pour la peine, de mon autre bras, j'amène mon fusil et l'enfonce dans la gueule hurlante de la bestiole, taisant son cri avant que sa cervelle ne vienne tapisser les murs du couloir. Le sac volait encore, je ne suis en rien une surfemme mais savoir que si l'homme qui venait de lever son fusil tirait le sac, l'explosion serait atroce, je me tourne alors pour tenter de plaquer au sol et faire bouclier à la Rouge contre ce qui allait suivre.
Nikita Azarov
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Mercenaire - Lycaon
le Dim 23 Juin - 17:43
Mercenaire - Lycaon

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En fait, c’est assez difficile de s’y retrouver. Avec tout ce qui se passe, j’entends. Je vois pas grand-chose. Comme mon corps est tiré en arrière, ça tangue un peu, mais rien de bien dérangeant dans cet état. En revanche, ce qui est stressant, c’est de pas voir Marina. Non parce que j’attends que le sac vole, mais je la vois pas. Du coup ça implique d’avoir une totale confiance en elle. Mais elle a voulu me tuer quand même. Et dans cet état, le temps est un chouïa altéré.

Je devrais réciter un mantra à chaque fois que j’suis dans cette situation, histoire de me situer. Tu vois le délire ? Bon, il arrive ce sac ? J’ai l’impression que tout mon sang irrigue mon cerveau et que le reste de mes membres et sens meurent lentement. Est-ce que je peux mourir dans cet état ?

Oh putain ! Un mutant vient de sauter !! Merde ! Je fais quoi j’attends ce sac qui viendra jamais et va nous tuer ou je…

Merde, le sac !


Le stechkin cracha une seule cartouche, qui passa entre deux têtes de Nosalis et vint se planter dans le sac qui chutait entre les mutants. La réaction ne se fit pas attendre. Une effroyable déflagration balaya les monstres, envoyant dans un souffle brûlant leurs membres déchiquetés et tout en un tas de gravier. Nikita rabattit ses bras encore engourdie par son état de transe contre son visage. Il ferma les yeux aussi fort que possible tout en poussant un râle.

Il avait l’impression de cuire dans ces foutus vêtements. Son corps conservait les stigmates de sa mutation et était encore peu réceptif aux sensations. Ou alors, c’était la douleur qui lui faisait oublier tout le reste ? Tout ça pour dire, qu’il mit à certains temps à se rendre compte que son corps se soulevait. Il était lui aussi soufflé par l’explosion.

Là, tout fut noir.

Lorsque ses paupières s’ouvrirent à nouveau, la première pensée qui le traversa fut que la fraîcheur du sol était bien agréable. La seconde, que celui à qui appartenait le masque à gaz en face de lui était bien malchanceux. La troisième fut la corrélation entre ses deux pensées. D’un geste, il attrapa son masque et le plaqua contre son visage et s’empressa de prendre plusieurs longues inspirations. Sous la visière, son visage suintant et balafré de toutes parts commençaient à se calmer.

La douleur fut rapidement au rendez-vous, lui faisant l’effet d’une douche froide. Son corps entier fut parcourt de cette horrible sensation de torsion, lui faisant oublier qu’il avait passé quelques fractions de secondes sans masque. Lentement, il se tourna, se rappelant de la barre à travers sa cuisse. C’est en jetant un regard à sa jambe douloureuse qu’il constata avec une horreur certaine la flaque de sang à sa cuisse. La barre avait bougé…

Il soupira profondément, sans même prêter attention aux torrents de sang qui s’écoulaient dans son cou. Cherchant du regard les deux Rouges. Lorsqu’ils croiseraient la visière translucide du mercenaire, il pourrait voir une joue éventrée et deux lèvres méchamment fendues.

-Eeeh, les gars ? Vous êtes en un morceau ? J’ai un p’tit problème par ici !

Il avait sifflé ses mots, si ces derniers semblaient ceux de l’homme joyeux et plein d’entrain qu’il était, le ton transcrivait une douleur innommable.
Klara Savinkova
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Soldat-infirmier
le Mar 2 Juil - 4:35

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Surnom :: Klara
-NON MARINA!

Trop tard, elle avait balancé les explosifs dans les airs et même si au fond de moi je savais que notre survie en dépendait d’une certaine façon, je ne pouvais m’empêcher d’imaginer nos trois corps démembrés et calcinés après l’explosion. Je n’avais pas compris pour ma part que nous étions dans le nid de Nosalis, que notre mission était de faire exploser le tout ici pour le détruire. Cette pensée était loin, alors que je voyais un homme blessé et notre mort toute proche. Le déclic de l’arme du mercenaire ne se fit pas attendre, alors qu’il tirait avec une précision impressionnante le sac d’explosif. Un beau travail de coopération en duo, suivi d’une magnifique explosion. Marina me plaquait au sol, me protégeant de son corps et je grondais sous son poids,

-Attends! Tu es déjà blessé! Non!

Me débattant sous elle, je tentais de la pousser pour prendre le dessus, mais c’était trop tard. La chaleur brûlante, les nombreux éclats, les nombreux débris autour et le bruit assourdissant. Le tout m’étourdissait pendant quelques secondes, alors qu’un morceau d’éclat était logé dans ma peau au flanc gauche, mais rien de plus à noté sur le plan de la douleur pour mon corps. J’ouvrais finalement les yeux, mon masque intact et reprenait mes esprits. Secouant ma tête légèrement, je sentais le poids de Marina sur mon corps et tentait de regarder vers l’arrière, ne voulant la pousser sur le côté n’importe comment en cas de blessure, je remuais légèrement mes épaules,

-Eh Marina! Réponds-moi! Tu vas bien? Marina!

La voix du mercenaire attirait toutefois rapidement mon attention. Je relevais la tête, regardait dans sa direction et blêmissait un peu en voyant son état. Eh merde! La barre avait bouché et il avait reçu quelque chose sur la tête de par la quantité de sang coulant dans son cou. Merde merde merde! Je remuais mon épaule plus vivement contre Marina,

-Oui nous sommes ici! J’arrive Nikita! Marina! Réveille-toi!

Elle ne pouvait pas être morte? Non impossible! Elle n’avait pas le droit de me laisser seule ici! À moins que sa blessure à la tête ne lui a causé maintenant une perte de conscience ou un traumatisme, ce qui était possible d’une façon. La peur me nouait les tripes et je sentis un courant électrique traverse mon corps. Non… Je devais rester en contrôle. Cache tes pouvoirs, n’en parle pas… Inspirant et expirant de façon tremblante, je fermais les yeux quelques secondes, avant de regarder de nouveau ma collègue, ma camarade. Plus calme, je soufflais avec une réelle crainte dans la voix,

-Tu ne peux pas me laisser seule ici… J’ai besoin de toi Marina! Mon amie, ma camarade…

Ma voix était douce, remplie d’émotion et de crainte. La peur de perdre un être cher, alors que je m’étais attaché à cette rouge avec le temps. J’espérais de tout cœur ne pas l’avoir perdu, même si je connaissais la triste réalité du métro et de la surface. Le souvenir de Goderic dans les serres d’un démon avant d’être dévoré par des Nosalis une fois écrasé au sol me revenait en mémoire. Des larmes sur le coin des yeux, je remuais mon épaule une autre fois, mon ton tremblant et retenant un sanglot alors qu’une boule d’effroi s’était formée dans ma gorge,

-Marina, réveille-toi!

Il y avait le membre de la Hanse aussi, il avait beau être un ennemi, je ne voulais pas le laisser mourir! Pas tant que j’étais là! Je ne l’oubliais aucunement, alors que j’étais déchiré entre ma peur et ma peine, les souvenirs douloureux revenant en nombre et ranimés avec ce contexte foireux.
Marina Tarasova
Date d'inscription : 03/03/2018
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Aspirante stalker
le Mer 10 Juil - 14:58
Je ne peux dire combien je me sens idiote de faire ce que je fais. Lancer le sac, provoquer une nouvelle explosion... À ce rythme, nous allons tous connaître une mort atroce alors que nous sommes aussi près de la surface, que ce soit par des roches ou par le fait que les nosalis vont nous trouver. Je n'ai par contre le temps de penser, les ordres qui venaient du haut de la chaine sont on ne peut plus claire alors que la blonde infirmière lutte, ses cris sont audibles mêmes par mes oreilles assourdies encore par la première explosion et je vois son horreur alors que le monde prend feu une fois de plus. Je ne peux expliquer clairement la douleur qui me frappe alors que des morceaux de la voute, encore intacte, commencent à pleuvoir, mon dos et le derrière de mes jambes embrasés par le souffle de l'explosion, ce sera le coup violent à l'arrière de ma tête qui achève de me faire perdre mes moyens alors que le monde soudain se fait noir et que je sens une chute de mon corps, bouclier humain pour les ordres que j'ai pris pour moi.

La mort n'est pas si déplaisante, au fond.

Sauf que celle-ci est une pute.

Je ne peux dire ce qui se passe, je sens le monde tanguer... Bon dieu, est-ce que c'est le paradis? Non, rapidement mes nerfs se retrouvent, la douleur vive, je n'entends plus rien mais je peux ouvrir les yeux et le monde entier tangue alors que ce qui se trouve sous moi s'agite. Je roule sur moi-même et je regrette cette décision comme peu de choses dans ma vie alors que je roule sur le flanc et qu'une vague de chaleur me déchire lorsque je roule sur une plaie ouverte par une pierre tranchante. Avec cette chaleur vient la nausée et, même si je ne peux l'entendre, je vois le visage de la blonde infirmière, un peu de sang sur elle mais mon esprit refuse de collaborer alors que je vomis la nourriture que j'avais ingérée pour maintenir ma guérison en bon état. Les hauts-le-coeur sont atroce et ne font qu'aviver la douleur autant au crane qu'au flanc et rapidement je retombe, visage dans le contenu de mon estomac vidé, haletant pour de l'air avant de me redresser à quatre pattes. Un spectacle on ne peut plus pitoyable alors que je regarde l'infirmière et voit un mouvement, ma main allant pour mon fusil à pompe que j'empoigne et pointe vers l'homme de la hanse mais, avec ce mouvement brusque, je me retrouve à sentir mon estomac se révolter de nouveau et je tourne de nouveau pour gerber bien que ce ne soit plus que de la bile. Il ne paie plus de mine, l'homme et je regarde vers Klara qui me regarde avec inquiétude.

« Lui en premier. Je crois... qu'on doit rentrer. »

Je tente de me relever mais retombe au sol avec un cri silencieux, ma bouche ouverte alors que je me reprend. Le sang coule sur mon visage, mon chandail est lacéré par les pierres et je sens encore le cramé... bordel, je vais devoir me reposer une fois ceci fini. Mais pire encore, alors que je tente de me reprendre, je remarque de l'ébouli premier des roches commencer à tomber et une main sortir. Mon fusil à pompe se braque vers cette main lorsque je réalise avec un soulagement sans borne que ce n'est pas un membre pâle d'un nosalis mais une main gantée... Un visage suit peu après alors qu'un stalker est libéré des gravats par la seconde explosion et il bouge encore... bordel de merde, peut-être va-t-on survivre à tout ceci!
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