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Mercenaire - Lycaon
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le Dim 26 Aoû - 12:41
Mercenaire - Lycaon

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Age :: 23 ans
Patronyme :: Ilitch
Surnom :: Nikki
Nikita était assis à l’entrée d’un tunnel de service entre Komsomolskaya et Krasnoselskaya. Qui était respectivement une station de la hanse et une autre de la ligne rouge. Le jeune mercenaire était en train de jouer avec ses cartes de tarot, sifflotant légèrement. Il s’amusait à prévoir les issus de la mission avec elles. Un autre homme était adossé contre le mur, un masque à gaz sur le crâne. Maxim était un homme de haute stature. Frisant la trentaine, il arborait une épaisse musculature sans pour autant être ralenti par celle-ci. Des années d’entraînement avaient fait de lui un stalker polyvalent. Pouvant s’adapter à toute sorte de mission. Il était brun, relativement bien coiffé, de sorte que son front soit dégagé. Ses mèches les plus longues tombaient à quelques millimètres de sa nuque. Une barbe de trois jours habillait ses joues joufflues. Ses yeux marrons en amandes scrutaient le moindre mouvement aux alentours. Son nez éclaté reniflait quelques fois, l’homme sortait à peine d’un rhume, après tout. Ses lèvres charnues étaient couvertes de plusieurs cicatrices, il avait la fâcheuse manie de se les mordiller lorsqu’il était stressé. Et sa vie de stalker lui avait apprit à toujours être stressé.

Nikita lança un regard à celui qui l’aurait sous sa tutelle, un fin sourire aux lèvres.

Ça faisait un petit moment qu’on ne m’avait pas contacté pour aller à la surface. Et ça m’allait très bien ! C’est Maxim qui m’a recruté, il m’a dit que pour une expédition, il avait besoin de mes talents, ma mutation et toutes ces bêtises. J’aurais dû sentir que ça puait quand il a parlé de collaboration avec la Ligne Rouge. Sérieux quoi, la Hanse et la Ligne Rouge, c’est des ennemis naturels, alors pourquoi diable, il collaborerait, hein ?

Eh bah parce qu’entre nos deux station K, y aurait un petit nid de mutants sympatoches. Mais aussi sympatoches sont-ils, les mutants ça mange les humains. Et comme avant d’être une faction, on est des humains, ils ont décidé que collaborer pour faire sauter le nid -oui rien que ça- n’était pas une mauvaise idée. En soit, c’est certainement plus politique que vraiment pratique. Mais bon, pour ce que j’en ai à foutre des rivalités entre factions, je peux bien bosser avec les coco.

En espérant qu’ils soient sur la même ligne de pensée ou qu’au moins ils pensent que la fin justifie les moyens.


Ainsi, le stalker et l’aspirant Stalker par intérim attendaient patiemment l’arrivée de l’escouade de la LR. Nikita avait sa kalachinokov posée à côté de lui, ainsi que son lourd manteau pour se protéger des rayons du soleil et son masque à gaz. Il avait noué ses cheveux dans un chignon et laissait la froideur du métro mordre ses bras une dernière fois ses bras avant de la troquer pour les rayons sulfureux du soleil. Il ne portait qu’un débardeur pour couvrir son torse, laissant ses bras se contracter périodiquement alors qu’il battait les cartes. En face de lui, les protections de son tuteur et de lui-même étaient entassées, attendant d’être mises. Les jambes de Nikita étaient quant à elles, habillées d’un treillis. Elles étaient écartées pour lui permettre de poser ses cartes dans l’espace qu’elles offraient. Il réamorça un nouveau tirage, mais à l’égard de son ami stalker, cette fois.

-Bon, c’est parti, je vais tirer tes cartes ! Ton destin sera scellé !

Le stalker ne répondit que par un soupir, signe qu’il n’était qu’assez peu intéressé.

-Alors, vas-tu survivre à cette super aventure et qu’est-ce qui en ressortira ?! L’atout pour commencer… Ohoh ! La roue de la fortune ! Ton défaut maintenant, ce sera… le Monde ! Ton présent ça va être… le bateleur ! Et maintenant, le futur… le pape ! Ok, ok.

Nikita disposa les cartes et commença à décrypter leur signification.

-Alors, ton atout, sera… une bonne respiration, et une bonne cardio, je suppose. En gros, y a peu de chance que tu paniques. Ton défaut, le monde donc, signifie que tu as vécu une étape d’ouverture au monde ou aux autres par le passé, genre être stalker, sortir du métro, t’as vu comme ça colle ?

Nikita ne récolta comme réponse qu’un grognement. Il ricana, amusé de l’agacement qu’il suscitait chez son aîné, puis reprit sa lecture des cartes.

-Ton présent, avec le bateleur, dans ton cas, ce serait plus lié à de l’apprentissage, tu vas apprendre un truc aujourd’hui ! Et ton futur colle avec tout ça, le pape va signifier la sagesse et le partage de celle-ci. Tu vas devenir une sorte d’ermite bizarre. Bon, j’additionne tout ça pour ta synthèse.

Nikita additionna rapidement les nombres affilés aux cartes, lui donnant un total de dix, soit celle de la roue de la fortune. Un sourire passa sur le visage satisfait de Nikita. C’était une bonne synthèse en fin de compte.

-Tu retombes sur la roue de la fortune ! Après ça, ta vie sera pleine de changement ! Elle va prendre un tournant radical ! Tu vas p’tet perdre un bras, une jambe ou rejoindre le Ligne Rouge qui sait !

L’homme soupira et aboya à Nikita de se taire. Ce dernier ne put s’empêcher de ricaner trop amusé par sa dernière hypothèse.
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Soldat-infirmier
le Lun 3 Sep - 18:00

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Age :: 25 ans
Patronyme :: Matveïeva
Surnom :: Klara
Nous avions un problème de mutant. Nous avons toujours des problèmes de mutants me direz-vous... Mais le problème était devenu assez important pour intéresser la Hanse et la Ligne Rouge. Impliquant des négociations politiques, alors que le problème se situait entre Komsomolskaya et Krasnoselskaya... Soit entre une station de la Ligne Rouge et une de la Hanse. Le bordel, alors que les deux stations doutaient des méthodes et de l'efficacité de l'autre pour débarrasser l'humanité de l'invasion de mutants qui pénalisait les deux factions. Les négociations prirent plusieurs jours, connerie de politique, alors que les mutants gagnaient de plus en plus de terrain. Le tout avait le don de m'agacer, alors que nous attendions tous de savoir qu'elle serait le verdict après les conversations.

Le tout fut finalement confirmé. Quatre soldats de la Ligne rouge allaient rejoindre deux membres de la Hanse. Coopération entre les factions serait nécessaire pour le bien-être de la mission. Aussi, ils avaient choisi des personnes qui n'auraient aucune difficulté à travailler en équipe pour atteindre l'objectif. Peu de personnel médical accepte d'aller à la Surface. J'y étais allée quelques fois déjà et j'acceptais d'y retourner. Un stalker entraîné m'accompagnerait directement. J'apprenais rapidement que Marina, accompagner elle aussi d'un professionnel ferait partie de l'expédition. Une bonne éclaireuse qui avait fait ses preuves dans le métro avec les années. Nous avions chacune un mentor pour nous superviser, question d'augmenter le taux de réussite de cette mission périlleuse.

Rejoindre le lieu de rendez-vous avait été un jeu d'enfant. Nous avions du nous débarrasser de quelques Nosalis en chemin, mais rien de compromettant et réellement dangereux pour notre groupe entraîné. Au loin, je remarquais déjà les membres de la Hanse. Ils étaient deux, comme convenu. Un appuyé contre un mur et à l'allure antipathique et un autre, plus jeune et plus... Rigolo d'apparence. Celui-ci avait un jeu de cartes en main et je souriais à Marina, pendant que les deux Stalker qui nous accompagnaient discutaient ensemble à l'arrière de notre groupe,

-Ils sont en avance... Mais cela ne me surprend guère de la Hanse... Ils doivent toujours démontrer leur supériorité...

Équipée de mon uniforme militaire avec un gilet pare-balle, je portais un sac à dos contenant mon équipement médical. Un masque à gaz était accroché à celui-ci, attendant le bon moment pour être mis, alors que je portais un manteau chaud sous mon gilet pour me protéger du froid et du soleil une fois à la surface. Ma Kalash en main, mes bottes à cape d'acier antidérapante m'offraient une bonne adhésion au sol, alors que nous marchions sans faire réellement de bruit.

-Rejoindre la Ligne Rouge serait le meilleur tournant possible à sa vie!


Je souriais avec amusement. Ne prenant pas mouche à cette blague contre ma faction. Le stalker qui m'accompagnait semblait pour sa part la trouver moins amusante, mais ne disait rien en retour. Posant mes yeux bleus et clairs comme le ciel, ciel que j'avais déjà vu par chance, je rajoutais aussitôt,

-Je suis Klara Savinkova... Infirmière à la Ligne Rouge... Et voici mes camarades... Godric est notre Sergent, celui responsable de la mission de notre côté...

Le géant en question se trouvait derrière moi. Grand, blond aux yeux bleus d'environ 35 ans. Une cicatrice recouvrant sa joue, cicatrice résultant d'un combat avec les mutants à la surface. Vétéran sur le terrain, il observait les deux membres de la Hanse d'un oeil critique, beaucoup moins sympathique que ma personne. Sa voix sombre résonnait alors,

-Sergent Godric... Je suis un Stalker d'expérience dans ma faction... Je vais me tenir près de Savinkova pour la superviser et garder notre infirmière en vie. J'ai bon espoir que malgré nos divergences d'opinions, nous pourrons travailler en coopération messieurs et mener à bien cette mission pour le bien-être de nos deux factions...

Il tournait alors son regard vers Marina à son mentor, l'air de leur dire que c'était à leur tour de se présenter également. Sans prendre la peine de rajouter son patronyme pour sa part. Homme fier qui n'en voyait pas l'utilité face à l'ennemi en temps normal.
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Aspirante stalker
le Mer 19 Sep - 9:43
« Marina, je sais que tu as peur, c'est normal. Seul un idiot ou un mort n'a peur mais ce qui fait passer les gens vers la mort est de ne pas être prêt à affronter cette peur. Marche la tête haute et n'oublie pas que tu auras survécu pire. »

Les conseils d'un homme qui était sans doutes maintenant mort, les os blanchis sous les radiations du soleil me réveillent ce matin, une fine couche de sueur collant mes vêtements à ma peau et me laissant haletante comme du temps que je faisais encore des cauchemars de mes derniers jours d'enfance. Oh, je ne peux parler de jours heureux mais paisibles, ils le furent au moins. La douleur à mon flanc m'assure que je ne suis plus en état de sommeil, vibrant rappel de la réalité qui est la mienne, celle qui prend le taux de l'innocence d'une génération alors que je descend de ma couche et la replie avec prudence avant de me questionner sur la nécessité de ce que je faisais au matin.

Je pars aujourd'hui pour une station près de la surface et je ne sais si je vais en revenir, alors qu'importe que mon lit soit prêt à me recevoir?

Je chasse ces pensées en enfilant mes bottes lestées d'une semelle épaisse et mon pantalon, couvrant ma poitrine d'une veste d'armée avant de faire les vérifications de mon arme pour m'assurer que si la mort vient pour moi, je serai prête à faire venir avec moi quelques enculés de mutants ou de pillards. Satisfaite, je vais ensuite prendre un bon repas ou ce qui y ressemble de nos jours puis m'assure de ce que j'ai. Munitions de rechange, rations pour la route, masque à gaz. Ma gorge se serre un peu de ce cadeau de mon père, le dernier vestige que j'ai de lui mais l'embarque tout de même, ne sait-on jamais. Des vêtements de rechange, un pansement de fortune avant de me rendre à un point de rencontre avec le stalker qui doit m'accompagner. Il m'a dit de le rejoindre hors de la station en lieu de celui où devait se retrouver l'infirmière qui serait notre précieux colis à garder en vie. Aussi je m'éloigne dans les tunnels sombres où seul mon souffle trouble le silence. Ce silence lourd qui ne laisse qu'entendre les bruits qui ne sont réels et où on peut entendre chaque battement de son cœur. Je me récroville et empoigne mon fusil, ne sait-on jamais.

Alors que je commence à sentir que j'ai été roulée, je sens les poils de ma nuque se hérisser et je me retourne, levant mon fusil mais une main puissante arrête mon geste avant que je ne braque l'arme sur le torse de l'homme qui vient de se glisser derrière moi, une lame au clair. Je vois mon visage dans son masque, vois mes pupilles dilatées dans les ombres du métro et y lis la peur.

« Tu viens de mourir, Tarasova. Tu n'as rien entendu ni vu, sourde et aveugle. »

Une colère froide monte en moi alors que je retire mon doigt de la gachette afin de ne gaspiller une munition et je réplique pour la peine avec un froid mordant.

« Je ne serais pas morte si mon équipier avait été ponctuel. Mais je ne sais à quoi m'attendre. »

Me voilà donc de bien mauvaise humeur et maussade, rangeant mes armes pour rejoindre la soignante et le stalker dirigeant notre petite escapade. Le but, pour moi et mon emmerdant stalker, est de trouver le meilleur point de défense pour pouvoir dégommer avec un minimum de risque les Nosalis. L'homme avait retiré son masque, dévoilant un visage marqué par un age respectable dans le métro, la force de l'age alors qu'il avance vers le groupe de quatre autres gens. Je veux bien lui laisser la chance de s'introduire puisqu'il ne s'est donné la peine de le faire pour moi.

« Caporal Dmitri, Stalker d'expérience sous la vigile de reconnaissance des tunnels et avec moi Marina Tarasova, une aspirante stalker qui a encore à faire ses preuves.

De quoi me faire rougir d'embarras mais je ne relève pas l'insulte plus que nécessaire, inutile de paraître une enfant gatée alors que je salue mes ainés pour cette mission.

« Je ferai tout en mon pouvoir pour assurer les chemins les plus surs pour nous tous. »
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Mercenaire - Lycaon
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le Dim 14 Oct - 14:48
Mercenaire - Lycaon

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Age :: 23 ans
Patronyme :: Ilitch
Surnom :: Nikki
Les membres de la Ligne Rouge venaient tout juste d’arriver. Deux stalkers confirmés accompagnaient deux aspirantes. Si l’infirmière blonde s’était introduite avec joie de vivre et bonne humeur, Godric, Dimitri et Marina avaient respecté la froideur stéréotype des membres de la Ligne Rouge envers ceux de la Hanse. Les deux aînés avaient omis de donner leur patronyme, sûrement volontairement. Qu’à cela ne tienne, Maxim ne l’aurait certainement pas utilisé et Nikita était trop rebelle et bête pour les retenir.

Nikita se leva avec énergie, glissa ses cartes dans une poche de son treillis et attrapa les protections posées en face de lui. Pendant ce temps, Maxim vint se planter face aux membres de la ligne Rouge, jaugeant du regard ses confrères stalkers. Oui, Maxim avait un petit problème de mépris envers ceux qui n’appartenait pas à sa caste. Alors, si en plus, il était originaire de la station rivale à la Hanse, il ne fallait pas espérer plus de considération de la part de Maxim. Les aînés de la station Rouge avaient le mérite d’être stalker au moins.

-Maxim, stalker, j’ouvrirais la marche pour vous. J’espère que notre coopération portera ses fruits.

Que c’était froid. Nikita n’avait qu’une seule envie, retiré les quatre balais plongés dans les rectums de Maxim, Dimitri, Godric et de Marina. Se hissant à la hauteur de son camarade de la Hanse, il déposa nonchalamment l’équipement du stalker dans les bras de ce dernier tout en laissant pendre le siens dans son autre main. Il imita le mépris de son comparse en ne s’adressant qu’aux deux demoiselles.

-Yo, moi c’est Nikita « Ilitch » Azarov, mais appelez-moi Nikki, stalker touriste, pour vous servir ! Enchanté !

Il fit mine de se courber respectueusement, pour contraster avec la froideur des présentations qui venaient d’être faîtes et accentuer son rôle de bouffon. Maxim se racla la gorge et donna un coup de coude à Nikita, lui indiquant de se tenir convenablement.

-Nikita se chargera des travaux de précisions, crochetage et amorçage, principalement.

Un sourire s’afficha sur le visage du jeune mercenaire alors qu’il enfilait son manteau.

-Et aussi, je peux vous dire comment va se passer la mission pour vous, si ça vous dit, héhé.

En disant cela, il avait sorti son jeu de cartes. Maxim avait levé les yeux au ciel, avait mis une tape à l’arrière du crâne de son ‘’protégé’’ et s’était excusé auprès des deux stalkers avant de se mettre en route. Au fil du chemin, Godric et Maxim s’étaient rejoint pour ouvrir la marche tandis que le troisième stalker la fermait. Ainsi, les trois aspirants stalker formaient le corps de l’escouade. Le chemin jusqu’à la surface était relativement calme. Donc, Nikita pouvait se permettre de jouer au diseur de bonne aventure. Il s’amusait à remuer son paquet, en sifflotant gaiement.

Lorsqu’il eut assez remué ses cartes et mémorisé l’emplacement de chacune d’elle, il releva la tête vers ses camarades de la journée, tendant son paquet devant lui.

-Un peu de divination pour savoir ce qui vous attends dehors, ça vous dit ? Vous avez juste à piocher quatre cartes, je m’occupe du reste !

Il parlait joyeusement et de manière trop insouciante pour quelqu’un qui allait sortir des tunnels pour détruire un nid de mutants. C’était sa manière à lui de décompresser.
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le Mer 24 Oct - 23:26
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Un ennemi déclaré vaut mieux qu'un ami douteux.
L'un des officiers de la LR grogna qu'ils n'avaient pas le temps pour des prédicitions loufoques et qu'ils étaient là pour une raison bien précise. Mettant un terme à la proposition de Nikita et obligeant le groupe à avancer.

Le petit convoi avançait d'un pas soutenu dans le dédale du métro. Seul le bruit des bottes foulant le sol, résonnait autour d'eux. c'était une mission particulière: l'association de deux factions, pour faire un boulot que, l'une ou l'autre, pouvait faire sans aide. Tuer les mutants était bien l'objectif de la mission mais pas celui de l'alliance. Aucune des deux factions n'avait osé y aller, de peur à des représailles de l'autre qui verrait là un déplacement hors des frontières: le début d'une attaque. Ainsi, un groupe devait vérifier les agissements de l'autre qui en ferait tout autant. Ajouter à ça que personne ne parlait durant la marche et vous avez une idée plus claire de l'ambiance obtenue...

Après plusieurs minutes de marche, certains pouvaient alors entendre quelque chose. Une voix qui faisait échos dans le tunnel ? Quelqu'un chantait ? Mais qui pouvait être suffisamment cinglé pour venir ici et brailler de la sorte ?


Marina, tu étais la première à l'entendre. Cette chanson très connue, résonnait autour de toi ou était-ce dans ta tête ? Devenais tu folle ? Enfin, c'était la musique de ton peuple, peut-être un signe du destin pour t'encourager à avancer, pour réussir cette mission importante. Une autre voix se fit entendre, plus faible mais audible malgré tout. Elle susurrais à ton oreille.
"Une apprentie... Tu ne seras jamais vu autrement que comme ça. Crois tu que si la situation dérape, quelqu'un t'aideras après qu'on t'ait présenté ainsi ? Enfin, tu sais pourquoi tu es là, n'est-ce pas ? La protéger ELLE. Car c'est ELLE qui est importante. D'ailleurs... Pourquoi une personne de la branche médicale pour tuer des mutants ? Tu ne trouve pas ça... Louche ?"
Ses mots résonnèrent en tout, te rappelant ton grade, ta situation. Tu n'étais que de la chaire à canon. Tu étais là pour protéger Klara qui était quelqu'un de précieux à cause de ses connaissances. Le doute s'immisçait alors lentement en toi. La musique s'estompa lentement.

Seulement Nikita entendait également la musique dans le tunnel. Chant de l'armée rouge. Serait-ce un piège ? Une embuscade orchestrée par la Ligne Rouge ? Faire confiance à ses gens n'était pas une bonne idée et tu le savais. Tu chassais cette idée de ta tête quand une voix sortit d'outre tombe murmura à ton oreille.
"Tu as prédis qu'il allait s'en sortir et apprendre quelque chose de nouveau... Mais pour toi, qu'as tu prédis ? Rien ? Alors laisses moi le faire pour toi."
Une carte de ton jeu était tombée sur le sol sans que tu t'en rendes compte. Ce fut Klara qui le remarqua et t'interpela pour te prévenir.

La carte gisait au sol, face cachée. Quand tu la ramassa, tu en profita pour regarder laquelle c'était. Le dessin que tu vis, te glaça le sang. Existait-il une prédiction où celle-ci ne promettait pas un destin funeste ? Tu la rangea alors sans un mot, continuant de marcher en te demandant si tout ceci n'était que le fruit de ton imagination ou non.





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Aspirante stalker
le Mer 14 Nov - 7:26
Un regard vers les hommes qui ne sont des nôtres suffit à me convaincre que cette expédition, pourtant périlleuse, ne sera pas une cure quant à la politesse et la bonté. Pire encore alors que le stalker de la Hanse déclare qu’il va faire le front avec moi et Dmitri. Joie et bonheur, je n’aurais pas qu’un mais deux enculés pour me mater le cul cette fois. Le dédain peut sans doutes paraître dans mes yeux et pire encore alors que le second homme se déclare « touriste ». Je serre les dents et ravale la réplique acerbe qui monte du plus profond de mes tripes, l’envie de l’envoyer paqueter ses trucs et rentrer à la maison car ce genre de mission n’était pas pour quelqu’un qui ne voulait que voir.

Sans doutes le fait que je suis moins qu’une stalker est ce qui m’aide à ravaler cette réplique, bien entendu. Ce ne veut pas dire que je n’en lance pas moins un regard noir à mon « supérieur » de son attitude envers moi, me réduisant comme si je n’étais rien d’autre qu’un outil pour la mission. Des gens ici, j’étais la seconde moins qualifiée à l’extermination d’un nid mais si on m’avait donnée ma chance, il devait bien y avoir une raison. Le Stalk-hanse pour sa part déclare ce qui sera le rôle de celui qui dit s’appeler Nikita, un nom que je relègue au second plan de mon esprit alors que j’hoche la tête. Illusion d’être docile mais la main me démange de taper dans le casque de Dmitri alors qu’Azarov dit qu’il sait comment se termine la mission, lui valant un regard intrigué alors qu’il sort un jeu de carte, changeant ma curiosité en dédain pour lui. De nouveau, je n’ai le temps de parler alors que l’un des nôtres dit exactement ce que je pense, me faisant refermer la bouche avec un claquement de dents agacé. S’ils voulaient me faire sentir comme si je n’étais à ma place, c’était réussi.

La marche commence donc et je me retrouve enfin un peu plus dans mon élément. Ici, les rires et moqueries des stalkers ne peuvent m’atteindre, réduit au silence par le battement régulier de mon cœur, le seul son brisant le silence alors que je me glisse dans des tunnels qui sont semblables aux autres sans pour autant être les mêmes. Cependant, je suis surprise alors que j’entend dans le couloir des chants et vivats avec un hymne bien russe. Je secoue la tête mais ce son persiste alors que je me tapis contre le mur dans une alcôve creusée par un des nombreux tremblements qui secouent ce monde souterrain dans lequel nous évoluons.

Des voix. J’aimerais bien dire que ce n’est pas habituel de les entendre, les tunnels sont durs parfois sur le mental des gens qui y errent trop longtemps et, pour moi, ces voix ont jadis été les seuls compagnons dans une station infestée. Un souvenir qui ravive une douleur à mon flanc mais que je fais taire. Oui, j’écoute ces voix car parfois il s’agit là de ma propre conscience ou mon instinct qui me dicte des choses. Cette fois, je me hérisse de ces pensées presque étranges mais pourtant qui me vont directement au cœur. Je regarde le tunnel et remarque une ombre qui se déplace. Un des stalkers… Dmitri?

Je serre les dents alors qu’en moi naît une détermination. Ma mission est de protéger la petite infirmière qui doit bien avoir sa raison et, bien que je lui en veux d’être dans mes pattes si les choses tournent mal, je vais remplir coute que coute mon contrat. Je regarde où j’avais vu cette ombre bouger et une sombre détermination passe dans mes traits alors que personne ne le voit. Une apprentie… un pion à sacrifier sans doutes si les choses vont mal mais Dmitri ne sera pas aussi rapide à fuir si un coup de fusil devait lui faucher une jambe. Mon contrat s’étendait à l’exploration avec un stalker et ramener la soignante, rien n’était de me tuer ou ramener un stalker qui devrait être plus expérimenté et savoir ne pas se mettre dans la joue d’une soldat.
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le Mer 28 Nov - 13:44
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Nikita leva les yeux au ciel au grognement du stalker. Il retint un commentaire à propos du balai que les membres de ligne rouge avaient dans le fondement, il continua néanmoins de battre ses cartes pour ne pas laisser le silence s’installer. Une mélodie vint rapidement agrémenter le battement de ses cartes. Un chant russe célèbre que les communistes s’étaient appropriés. Le mercenaire se raidit et lança un regard inquiet aux membres de la Ligne Rouge. Ils n’oseraient quand même pas mettre en péril une tentative d’alliance déjà fragile avec une embuscade ? Maxim ne semblait pas réagir, en même temps, les deux membres de la Hanse étaient en infériorité numérique, mais faire profil bas et attendre d’être dos au mur n’était pas tout à fait en accord avec la combativité habituelle des stalker.

Ce n’est que lorsqu’une voix s’insinua dans le crâne de Nikita qu’il considéra l’hypothèse de la folie. Cette voix se proposait de lui prédire son avenir. Trop aimable. Le charlatan avait une règle d’or, ne jamais prédire son propre futur. Il y avait de la peur, mais aussi la volonté de ne pas supprimer la surprise que lui réservait la vie. Visiblement, cette dernière avait tout de même décidé de lui donnait quelques clés pour anticiper cette sortie à la surface. Comme on peut s’en douter, la peur avait pris le pas sur le désir de surprise de Nikita. Lorsque l’infirmière communiste lui indiqua qu’il avait fait tomber une carte, le jeune homme se tourna, affreusement tendu.

Il ramassa la carte avec la dextérité d’un automate de l’ancien temps. La carte qui était censée prédire son destin n’était autre que celle du pendu. Autant dire que son nom était évocateur. La première carte tirée était en général l’atout, le charlatan convoqua sa mémoire pour se rappeler quel présage lui réservait cette sombre carte ; un mauvais placement. Une balle perdue donc.

Tirée seule, cette carte signifiait aussi un choix et un malheur. Le destin serait-il assez joueur pour prendre en compte son commentaire à Maxim ? Est-ce que ça ne serait, non pas le stalker, mais Nikita qui serait forcé de rejoindre la LR ? Bien qu’assez optimiste, le jeune Azarov ne voyait pas comment un séjour à LR ne pouvait être autre chose que pour un emprisonnement.

Il rangea sa carte et son jeu. Il était bien placé pour savoir que les prédictions ne se révélaient pas toujours vraies, et quand c’était le cas, c’était l’influence de ces dernières qui poussait l’inconscient à accomplir le destin prédit. Il n’avait qu’à reléguer ce drôle de délire au second plan et se concentrer sur sa mission. Il était déjà sorti et avait déjà accompli ce genre de mission une bonne dizaine de fois.

Mais, lorsque son regard se porta sur l’apprentie stalkeuse communiste, qui serrait son arme et lançait un regard noir vers les stalkeurs ouvrant la marche, les démons de la paranoïa revinrent immédiatement envahir l’esprit du jeune homme. Il fit glisser sa main contre la poignée de son arme et serra cette dernière contre lui. Jetant un regard inquiet à l’horizon et s’enfouissant dans un mutisme contre nature pour lui.
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le Sam 1 Déc - 4:57

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Toujours en chemin vers la surface, je ne pouvais qu'admirer la bonne humeur de Nikita. Pour un homme qui allait sortir des tunnels pour gagner la surface, il était d'un optimiste sans faille! Nous marchions probablement vers notre mort, mais le voilà, en train de tirer notre sort au carte. Je regardais le paquet tendu dans ma direction et me mordait la lèvre avec hésitation. Succomber à la tentation ou continuer mon chemin de façon professionnel... Après un moment de réflexion, je finissais par secouer la tête et sourire au jeune homme. D'un ton doux, je lui répondais,

-Hum... Je vais passer mon tour pour cette fois! J'aime croire que nous sommes maîtres de notre Destin. Toutefois, peut-être que Marina serait intéressée!


Nous continuons d'avancer, Maxim et Godric en avant. Suivi de notre Trio et de Dmitri pour fermer la marche. Je remarquais rapidement qu'une carte de son jeu était tombée au sol. Avec un élan de gentillesse, j'arrêtais de marcher et tirait sur la manche de son bras. Pointant la carte sur le sol, je souriais à l'homme de la Hanse et lui lançant même un clin d'oeil,

-Attention! Une des cartes est tombée! Il ne faudrait pas que tes prédictions soient faussées à cause d'une carte manquante!

Je haussais les sourcils devant la tension chez le jeune homme. Et alors que celui-ci semblait pensif, Marina venait de se tapir contre le mur dans une alcôve. Fronçant les sourcils, j'observais l'horizon. Les Stalkers étaient encore au centre, détendu. Avait-elle remarqué quelque chose au loin? Je remarquais sa mâchoire tendue et sa main contre le manche de son arme. Mais son regard n'était pas porté vers son environnement, mais vers Dmitri. Je savais d'expérience que l'homme pouvait être un emmerdeur de première et les mots qu'il avait utilisés plus tôt à l'égard de la jeune femme avaient été dure. Rempli d'exigence. Mais nous vivons dans un monde exigeant. Il est juste rare que Marina fasse une scène ou offre une réaction lors de ce type de propos fréquent chez la gent masculine. J'approchais alors de celle-ci, tentative de la réconforter avec l'hypothèse que j'avais quant à sa réaction. Mon ton était bas, presque un murmure pour garder cette conversation entre nous,

-Ça va aller? Il ne faut pas écouter leurs propos paternalistes, tu sais comment les hommes sont avec les femmes dans leurs groupes. Ils doutent constamment de nous tous.

Elle m'adressait en retour un regard des plus noir. Tellement sombre et... Haineux? Que je reculais en fronçant les sourcils. Depuis quand ma camarde se comporte t'elle ainsi à mon égard. Le jeune homme, Nikita, venait de tomber dans un mutisme pour sa part après avoir rangé son jeu de cartes. Une tension invisible s'était installée en quelques seconds, quelque chose d'anormal qui me donnait des frissons. J'observais autour de nous, méfiante, puis retournais mon regard sur l'éclaireuse,

-Écoute... Si je t'ai fait quelque chose, je suis désolée d'accord?

-Savinkova! Azarov! Tarasova! Vous foutez quoi bordel! On se dépêche et plus vite que ça!

Un peu plus loin, Maxim et Godric nous regardaient avec des airs mécontents. Derrière, Dmitri attendait. L'impatience rongeant ses traits, alors qu'il avait attendu qu'on termine de régler l'incident de la carte tombé au sol et que j'aille glisser quelques mots à Marina. Le ton autoritaire du Sergent nous avait rapidement remis en marche, toujours dans le même ordre. Dans les tunnels régnait ce calme rassurant, mais à la fois inquiétant. L'humidité rendait l'air lourd en terme d'oxygène et nos pas soulevaient de la poussière. Mais nous avancions plutôt bien. Notre progression se faisait à merveille, alors que notre groupe marchait silencieusement et que tous gardaient un œil sur des angles différents.

Enfin, à environ 50 mètres devant nous se trouvait une plateforme surélevée. Une fois grimpés sur celle-ci, nous allions pouvoir prendre l'escalier, qui nous mènerait à un second escalier qui mènerait à la surface. De ma mémoire, il y avait une grille qui bloquait l'entrée. J'étais allée quelques fois à la surface déjà et chaque fois, il avait fallu déplacer cette grille pour entrer et sortir. Mais elle était bien lourde! L'absence de cette grille confirmerait tout de suite, si les mutants entraient dans les tunnels par cette entrée. Si c'était le cas, en plus de détruire le nid de ces bestioles, il faudrait trouver une façon de bloquer ce chemin pour cesser leurs progressions sur ce front. Godric levait son poing dans les airs, demandant l'arrêt de tous,

-Une fois sur la plateforme, on enfile les masques. On aura assez d'oxygène et de filtre pour y rester une à deux heures tout au plus. Je propose d'envoyer l'éclaireuse en premier. Tarasova? Ne va pas dans les escaliers sans nous.

Le regard imposant et sévère du Sergent. Homme mature et d'expérience observait la jeune femme. Maxim, posa à son tour son regard sur la brune et hocha la tête,

-Proposition acceptée.


Toutes les décisions devaient se prendre à deux. Puisque nous étions deux factions opposées, il fallait être diplomate et jouer équitablement. Je posais alors mon regard sur Azarov. Après avoir envoyé des ondes positives et encouragements à ma comparse du regard,

-Nikki, c'est ça? Tu as l'air nerveux, mais tu peux te détendre, elle est douée dans son domaine.

Je voyais son arme, bien contre lui. Sa main tenant celle-ci, comme une bouée de sauvetage. Sans parler de ses épaules, tendues et redressant son torse. Nous étions tous un peu nerveux en vue de la situation et j'essayais de diminuer les tensions comme que je le pouvais. Souriant paisiblement au jeune homme.
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Aspirante stalker
le Lun 3 Déc - 8:33
La musique cesse aussi rapidement qu'elle s'était déclarée et le silence reprend ses droits mais ce qu'elle m'a laissée sentir, l'impression tenace que l'on allait se servir de moi comme d'un simple moyen de sauver les autres au dépens de ma vie était un sentiment tenace qui avait planté ses griffes dans mon âme. Cela ne serait pas. Je vais survivre encore une fois et je ne vais pas non plus laisser l'infirmière rouge se faire tuer, le reste de cette expédition... J'observe les stalkers, ces hommes qui ont vu la surface et je sais qu'ils sont capables de se défendre mais qui dit qu'ils doivent tous rentrer? Et puis avoir Klara parmi nous pourrait sauver une vie si besoin est. Mais cette musique, je regarde mes compagnons d'infortune qui ne semblent pas avoir entendu la mélodie... Sont-ils sourds en prime d'avoir le fessier inversé avec leur visage? Cela dit, ils parlent entre eux à voix basse et je tente de comprendre ce qu'ils disent lorsque mon fardeau s'approche de moi pour me parler, assurant que je ne capte pas la conversation des hommes.

« -Ça va aller? Il ne faut pas écouter leurs propos paternalistes, tu sais comment les hommes sont avec les femmes dans leurs groupes. Ils doutent constamment de nous tous. »

Je tourne le visage vers elle et fronce les sourcils alors qu'un pan de colère glisse, mes doigts se crispent sur mon arme. Je pense à sa survie et elle pense que c'est les propos misogynes de ces crétins qui me foutent la rage? Elle est idiote et, au final, je crois que je vais faire ce que je peux mais ma survie prime maintenant dans mon esprit sur la sienne alors qu'elle se confond en excuses des plus pitoyables. Voilà ce qu'était ma camarade de la LR, une pitoyable chose qu'il faudrait protéger, un fardeau car, au fond, nous ne pouvons soigner sur le terrain, arrêter pour se panser alors qu'une possible horde de zombies nous pourchassent! Les stalkers cessent leur messe basse et nous interpellent, prouvant que l'une de deux choses venait de se produire, la troisième trop déplaisante pour que je veuille y accorder attention mais ce serait celle qu'on me dirait si j'en parlais : Non, je ne suis pas folle, cela, je le sais, ces tunnels sont nouveaux pour moi mais ne sont pas si différents de d'autres que j'ai connue. Sinon le fait qu'un mutant venait de jouer avec ma tête ou des gaz dans l'air mais, puisque ces cons de Stalkers n'étaient pas en train d'étouffer malgré la merde qui découlait constament de leur gueule béante, ce ne devait pas être l'autre. Et un mutant jouant avec ma tête... L'idée me terrorise, je l'avoue à mon corps défendant.

Mes pas, rapides et silencieux, m'amènent à rejoindre l'équipe de survie en surface et je m'arrête à distance respectueuse d'eux. Dans cet endroit, mes mains sont crispées sur mon arme mais le doigt n'est sur la gachette pour prévenir tout incident et je peux remarquer que l'homme aux cartes semble aussi tendu que moi. Un sourire en coin me vient alors que j'écoute leurs propos, observant ce qui se trouvait plus loin, cette plateforme ainsi que le tunnel ascendant. Mon cœur bat un peu plus fort de penser que nous sommes près de la surface mais ce n'étouffe pas les paroles de l'homme alors qu'il demande que j'aille faire mon devoir et qui fait que l'on me jauge par d'autres yeux. Je n'ai pas le temps de dire quoi que ce soit qu'on accepte ma « nomination » pour devenir la cible mouvante et l'appat si monstres il y avait.

Un nouveau pan de colère alors que je referme ma grande gueule pour ne pas parler, après tout chaque parole était un gaspillage et un moyen de se faire repèrer mais le claquement audible de mes dents signifie mieux que les mots mon agacement alors que j'hoche la tête et m'avance vers la plateforme. Mes pas sont petits, agiles et rapide mais pas sans montrer de prudence, l'avancée peut paraître lente mais, ainsi, je deviens une ombre parmi les ombres et j'arrive auprès de la plateforme mais pas sans avoir fait un arrêt de deux secondes pour enfiler mon masque.

J'étais rendu lorsque je devais grimper sur cet espace surélevé mais je m'arrête car, pour me hisser, j'aurais à ne pas pouvoir me défendre en cas d'une attaque surnoise aussi je sonde l'endroit de mes yeux, attentive aux bruits et mouvements sans non plus oublier le plafond. Jadis, les humains n'avaient plus rien à craindre des cieux ouverts, maîtres de la surface mais cette époque était résolue maintenant dans les Métros. Ne remarquant rien, je me hisse adroitement sur la surface et roule sur le dos, arme au poing alors que je me pousse de mes talons jusqu'à être dos au mur, ne laissant ainsi aucun moment durant lequel une surprise puisse se glisser derrière moi et longe l'espace de prudentes enjambées. De la pierre crisse sous mes bottes, me faisant me tendre mais je ne m'arrête pas pour autant, un réflexe qui pourrait être fatal alors que j'arrive au bas de l'escalier et sonde celui-ci des yeux. Je contemple cet espace ouvert sans savoir, malheureusement, que grille il devrait y avoir car je ne la vois pas de ma position.
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le Mer 5 Déc - 17:40
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Petit incident de parcours...
    Certains membres du groupe, voulaient en finir rapidement avec la mission. D'autres se sentaient prit de stress. D'autre encore essayait de détendre l'atmosphère. Chacun faisant ce qu'il peut pour ne pas imaginer la suite, à affronter des mutants. Se rapprochant de la surface, lentement, ils pensèrent à mettre leurs masques : sortez couverts comme certains aimaient le dire en plaisantant. Un conseil qui avec les années, prenait encore plus de sens que lors de sa création.
    Nikita restait silencieux, perdu à penser à cette carte tombée au sol, par hasard ou coup du destin. Il n'en savait rien mais malgré tout ses efforts pour ne pas y penser, il y pensait. C'était souvent le problème, plus on voulait éviter quelque chose et plus on s'y précipitait contre son gré. Comme un moustique attiré par une lanterne. Il observa les autres en silence, ils n'étaient plus très loin de la dite plateforme. Une envie de s'en griller une petite malgré les risques, car il avait grand besoin de se détendre. Une fois dehors, il n'en aurait pas l'occasion, son masque à cartouches l'en empêcherait. Il joua avec la cigarette, la faisant danser entre ses doigts pour le moment, hésitant toujours.
    Klara de son côté, observait toujours sa collègue. Celle-ci ne lui avait pas répondu et s'était contentée d'un regard sévère. Pleine d'interrogations, elle avait du mal à comprendre ce virement de situation, ce changement de caractère. Avait-elle dit ou fait quelque chose qu'elle n'aurait pas du ? Marina avançait, sa main serrant son arme avec une certaine colère. Les deux femmes sentirent un léger trouble, un vertige à peine perceptible. Comme si durant un instant, moins d'une seconde, le sol s'était dérobé sous leurs pieds. Un premier effet suite à l'air de la surface ? Peut-être. Allez savoir avec ce monde dévasté et étrange.

    Juste avant de monter sur la plateforme, Nikita se décida enfin à allumer sa sucette à cancer. Mais son collègue lui arracha des lèvres pour le foudroyer du regard. L'homme semblait prêt à le disputer, puis il fit un sourire et mit la clope à sa bouche. Apparemment, lui aussi avait besoin d'une dose de nicotine pour évacuer.
    Klara s'avança pour monter les premières marches. Elle allait enfiler son masque quand elle huma une odeur. Un autre vertige la fit tituber un instant. L'esprit un peu embrumé, elle commençait à comprendre. La soldat-infirmière tourna les yeux vers le compagnon de Nikita, sur le point d'allumer sa cigarette. Elle voulu hurler de ne surtout pas faire ça. Mais il était trop tard...

    La flamme jaillit du briquet pour grossir de plus en plus. Brulant l'oxygène à une vitesse pharamineuse. En une fraction de seconde, celle-ci se transforma en une immense boule de feu, en une puissante explosion.
    Le vacarme résonna dans le tunnel qui s'écroulait suite à la déflagration. Marina fut projetée contre quelqu'un avant de percuter un mur. Dans son malheur, l'individu lui avait amortit le choc mais elle ignorait de qui il s'agissait et s'il allait bien. Sonnée, elle s'écroula sur le sol, les yeux brulant par les flammes et la fumée. Sa tête tournait et ses idées étaient confuses. Un corps bougea à côté d'elle et Marina s'y intéressa. Roulant sur le sol tout en laissant des trainées de sang sur son passage, le corps de Klara s'immobilisa enfin. Le regard perdu dans le vague...
    Marina eut un haut-le-cœur, il y avait tellement de sang : combien de chances pour que son amie et collègue soit encore en vie ? Les mains tremblantes, elle rampa dans sa direction, évitant de se relever car la fumée se répandait au-dessus de sa tête, qui était déjà bien confuse. Elle tourna le cadavre pour voir un visage carbonisé et partiellement arraché.

    Nikita gisait sur le sol, pas mal secoué par le souffle de l'explosion. Des acouphènes bourdonnaient avec force dans ses oreilles. Il n'entendait pas le moindre son autour de lui. Il voyait les flammes et la fumée, se demandant bien ce qu'il s'était passé. Une poche de gaz ? Sûrement. L'homme voulu se redresser, mais une douleur le fit crier. Une barre de ferraille avait transpercer sa cuisse, un débris qui avait volé lors de l'explosion. Il remua les orteils : rien de casser, c'était déjà bien. Il n'y avait pas trop de sang qui coulait de la plaie, peut-être avait-il éviter une hémorragie. Peut-être qu'aucune artère n'avait été touché. Il l'espérait. Plus loin, il aperçu une femme penchée sur son collègue qui lui avait prit son stick de tabac. Si ce type ne lui avait pas piqué... Peut-être que ce serait Nikita qui serait sur le sol, sa petite gueule arrachée et grillée.

    Non loin d'eux, où était autrefois la plateforme, se trouvaient des décombres, obstruant en partie le passage. Et derrière, dans les escaliers, Klara se relevait en toussant. Soufflée par l'explosion, elle se retrouvait séparée de son groupe. Ignorant s'ils étaient encore en vie, ce qu'elle espérait très probablement...

Spoiler:
 



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