avatar
Date d'inscription : 30/06/2018
Messages : 27
Double-compte : Airat Ivanov - Ustynia Kabakova
Voir le profil de l'utilisateur
le Dim 29 Juil - 23:38

Passeport
Age :: 40 ans
Patronyme :: Yvanovitch
Surnom :: Petya
« -Inna ! Arrêtes de courir ! 
-Tu m’achèteras un truc hein ? Hein ?
 -Peut-être, mais tu reviens ici ! 
»

La fillette soupira, arrêtant de courire et se collant contre le mur de la station, la tête basse. Les adultes l’effleuraient dans leur marche rapide, une course pour la survie qui ne finissait jamais. Même à Prospect Mira. Et son père parmi eux, qui courraient comme eux, mais qui courrait pour elle. Il arriva à sa hauteur, s'arrêtant devant elle pour redresser l'AK-103 sur son épaule, et prendre la main de la petite, ses doigts tremblant d'inquiétudes. Elle savait qu'il s'inquiétait pour elle. Et qu'il pouvait facilement perdre son sang froid quand elle était d'une manière ou d'un autre exposée au danger. Mais rester immobile pour Inna, c'était impossible et insupportable.

« -Tu restes avec moi..
-Oui oui..
-Mais écoutes-moi ! »


Lâcha-t-il presque en riant devant son indifférence innocente. Elle recommençait à l'entraîner vers l'avant, tenant le  bout de ses doigts, qui a eux seuls étaient plus grands que ses minuscules mains. Et bien plus tâchés de sang. Un sang qui n'avait rien d'innocent, de médical.
Inna adorait Oxana. Purement. L'idée que la marchante parcourait le métro la fascinait. C'était quelque chose d'à la fois proche de ce qu'elle connaissait avec son père, et de totalement différent. Oxana vivait cela seul. Elle n'avait personne pour la soutenir en cas de problème, elle ne pouvait compter que sur elle. Et il n'y avait personne pour lui dire qu'il était l'heure de se coucher, pour lui dire non quand elle courrait dans les tunnels, pour lui dire non à une seconde brochette de rat.

Ils arrivèrent à la salle principale, devenu une sorte de place publique où chaque arc abritait un bar, une armurier, des étalages éphémères. Impossible de faire un pas sans rentrer dans quelqu'un, et si Inna pouvait se faufiler entre les adultes, Piotr avançait à coup de coude et épaule. Ordonnant sans résultat ni conviction à sa fille de rester près de lui. Elle était déjà deux mètres devant lui, cherchant la silhouette de la marchant itinérante.

« -Oxana ! »

La fillette se jeta vers la femme, se glissant entre les adultes jusqu'à piler devant les jambes de la marchande. Elle leva la tête vers elle, ses cheveux claires croulant dans son dos, une lumière dans ses yeux.

« -T'as un truc pour moi ? Hein ? 
-Mais laisses-la respirer ! Salut Oxana... »



"Inna adore la roulette russe..."
avatar
Date d'inscription : 08/04/2018
Messages : 12
Voir le profil de l'utilisateur
Marchande Itinérante
le Lun 30 Juil - 5:25

Passeport
Age :: 25 ans
Patronyme :: Sergueievna
Surnom ::
Oxana se trouvait dans un coin de Prospect Mira elle avait installé une étale grossière sur laquelle était éparpillés des articles peut rares et donc peu chère, les plus précieux se trouvait dans son sac dont elle ne se séparait jamais. Elle portait son AKM en bandoulière et observait attentivement toutes personne qui passait près de son commerce pour prévenir de tout vol à la tire.
Elle discutait avec un Homme d'une trentaine d'années qui négociait le prix d'un marteau.

-Non je ne peux pas vendre à perte désolé !
-Mais j'en ai terriblement besoin pour réparer ma maison.
-Je vous ai dit non.
-Mais vous savez comment la vie est dure ici non ?

Elle allait répondre mais elle entendit une voix familière derrière elle, une voix enfantine qui à chaque fois la réconfortait : c'était Inna qui l'appelait au loin. Elle détourna le regard de son client et aperçu à une dizaine de mètre la petite fille qui courait dans sa direction.
Elle reprit ça conversation qui avait été brusquement interrompu par l'intervention inopiné de la jeune fille. Son regard se durcit elle ne voulait pas être interrompu pendant ce moment privilégié.

-Bien sûr que je sais comment la vie est dure, peut être plus que toi. Tu sais même pas ce que j'ai du faire pou récupérer ce marteau alors maintenant dégage j'ai plus important à faire.
[/color]
Elle soupira, espérant ne pas avoir été trop dur avec l'homme qui repartit bredouille. Puis elle se retourna vers Inna qui était déjà arrivé à sa hauteur et trépignait pour savoir si Oxana lui avait ramené quelque chose de ses excursions dans l'Anneau. La chose était assez drôle car la petite fille faisait aussi le voyage autour de l'Anneau régulièrement, mais elle tenait quand même à ce que Oxana lui offre des objets qu'elle pouvait se procurer toute seule.

Elle posa doucement sa main sur la tête de la fille alors que Piotr se montrait finalement, sommant à Inna de se calmer.

-Et bien Piotr, tu vieillis vite dis moi, tu as de plus en plus de mal à la suivre dit la jeune marchande en plaisantant.

Elle farfouilla dans son sac et sorti deux petites poupées en tissus rapiécés, la première représentait grossièrement un soldat de la ligne rouge et la deuxième un savant de Polis avec de la barbe et une blouse blanche.

-C'est pour toi, j'espère que ça te plaît, tu imagines même pas ce que j'ai du faire pour me le procurer rajouta-t-elle toujours sur le ton de la plaisanterie. Et fait pas la tête Piotr j'ai aussi une surprise pour toi.


Elle trifouilla de nouveau dans son sac et sorti un grand nombre de marchandise.

-Alors les trucs habituelles, des bandages fait avec du tissu stérilisé, de l'alcool à désinfecter, des aiguilles et du fil, des lames de scalpel et la surprise, elle avança sur la table de l'échoppe une boîte métallique, alors c'est un thé mais attention pas n'importe lequel, c'est un mélange particulier qui shoot les personnes qui en ingère. Et j'ai testé pour m'assurer de la fiabilité de la marchandise, crois moi ça marche bien.

Elle disposa les diverses provisions médicales du médecin en pile.

-Ce sera le prix habituelle et le thé, je te l'offre, j'ai peu de clients fidèles, il faut bien leur donner quelques avantages, ajouta-t-elle en souriant à Piotr.

Chose rare à noter, quand Oxana voyait les deux voyageurs, elle était heureuse, simplement et presque bêtement heureuse.

-Vous êtes venu ici seulement pour m'enrichir, comment ça va vous deux ? Dit-elle en regardant tour à tour Piotr et Inna.
avatar
Date d'inscription : 30/06/2018
Messages : 27
Double-compte : Airat Ivanov - Ustynia Kabakova
Voir le profil de l'utilisateur
le Mer 1 Aoû - 14:03

Passeport
Age :: 40 ans
Patronyme :: Yvanovitch
Surnom :: Petya
D'un coup d'épaule, il força le passage entre deux hommes, rejoignant Oxana et sa fille avec un soupire de lassitude. Il commençait à se faire du soucis pour la suite. Si Inna ne se calmait pas avec le temps, il aurait du mal à la suivre quand elle arriverait dans l'adolescence. Il y avait énormément de chose qu'il craignait et redoutée pour sa fille. Notamment cet âge où elle pourrait avoir des enfants à son tour, et où le sujet de sa mère arriverait inexorablement dans les conversation. S'il pouvait toujours s'occuper d'un accouchement, il y avait énormément d'autres choses qu'il ne pouvait pas expliquer. Parce qu'elles étaient relatives au corps féminin, parce qu'il ne les avaient jamais appliqué avec Inna, parce que jusqu'ici il avait sûrement été le pire père de tous les temps.

« - Je tiens le coup. »

Dit-il avec un sourire, penchant légèrement la tête en avant. Le médecin appréciait Oxana. Pas seulement parce qu'elle avait été une bonne cliente, mais parce que le mutisme de la marchande, sa solitude et ses blessures lui renvoyait parfois une sorte d'écho de lui-même. Ils avaient des métiers similaires qui leur interdisaient beaucoup de choses comme une famille ou un point d'encrage. Et c'était clairement pire pour elle. Piotr avait Inna avec qui parler, même si cela représentait rarement un avantage, surtout  à cause de leur mutation. Oxana elle, était seule.
Mais ce n'était pas pour autant qu'il vouait une confiance sans limite à la marchande. Il avait vite appris qu'il ne fallait jamais se relâcher et montrer une faiblesse quelconque. Même devant une personne qu'on pensait un allié. Il l'avait assimilé et l'appliquait à tout le monde, à petite dose, mais à dose quand même. Quarante ans, c'était un âge respectable pour un habitant du métro ne vivant pas à Polis et voyageant beaucoup. Et même s'il était utile à la Hanse, il ne doutait pas qu'à la première incartade, on le ferait éliminer. Seulement mourir n'était pas une option avec Inna.

Le tatoué observa la femme et la jeune fille, une étrange nostalgie brillant dans ses yeux. Elle ressemblaient à deux sœurs. Et le ramenaient naturellement à sa propre famille, où plutôt à des liens de sang éclatés, éparpillés, et incapable du moindre affectes entre eux. Il lança un regard aux poupées, se crispant d'un coup. Un soldat de la LR et un brahmane de Polis. Est-ce qu'Oxana l'avait fait exprès d'une quelconque manière ? La guerre et son amante lui revenait en mémoire, plus dérangeantes et répulsives que jamais. Piotr sentit  ses traits se durcirent, et perdre leur expression presque paternelle.
Il releva les yeux sur Oxana, se forçant à un sourire, tentant de capter la joie qu'irradiait Inna.  Lentement une douleur commença à lui piquer les tempes, pour l'instant simplement agaçante. Il voyait bien qu'Inna sentait son intrusion dans sa tête. La petite fille avait sursauté un instant, sûrement ses propres émotions qui l'avaient atteinte. Puis elle avait recommencé à parler l'air de rien, tournant les poupées entre ses mains, demandant à Oxana si elle avait du combattre un mutant pour les obtenir.

«- Inna, une minute s'il te plaît, on doit parler Oxana et moi.. ; »

Souffla le médecin en posant une main sur la tête de sa fille, glissant ses doigts dans ses cheveux blonds. Il fronça les sourcils en voyant le thé arriver sur l'étalage, prenant la boîte d'une main pour l'observer.

« - A la Hanse, un bon marchand est un marchand en vie. »


Ses yeux cristal remontèrent sur la plus jeune, à la fois sévères et protecteurs.

« - Et ni les autorités ni moi ne serions contents de te voir mourir. Mais pas pour les même raisons. »

Dit-il avec un sourire bienveillant avant de reposer la boîte de thé. Rien que pour la forme, il avait envie de la refuser. L'idée qu'Oxana se mette en danger d'une quelconque manière dans son travail l'énervé. La possibilité qu'elle meurt si jeune à cause de malchance était stupide, si stupide. Piotr attrapa la sangle de sa sacoche de travail, la hissant sur l'étale pour y ranger le matériel ramené par la marchande.

« - Bien, on est à Prospect Mira pour un bon mois. Entre la famille et le travaille... D'ailleurs ce que tu m'a amené va bien m'aider. »


Il se tu un instant, hésitant à mettre sur la table un sujet qui n'avait rien d'arrangeant pour la marchande. Mais lui avait besoin de savoir. Parce que la personne concernée était désespérément importante pour lui.

« - On m'a dit que... Tu avais travaillé avec les Siffleurs ? »



"Inna adore la roulette russe..."
avatar
Date d'inscription : 08/04/2018
Messages : 12
Voir le profil de l'utilisateur
Marchande Itinérante
le Sam 22 Sep - 19:47

Passeport
Age :: 25 ans
Patronyme :: Sergueievna
Surnom ::
Alors que Piotr manifestait de l'inquiétude pour Oxana, elle se demandait pourquoi elle ? Le médecin n'avait il pas des patients qui méritaient cette compassion de façons plus légitimes ?
Pourquoi elle qui ne s'attachait à rien, qui préférait arpenter les tunnels dangereux seules, devait-elle inquiéter qui que ce soit ? C'était en partie pour ça qu'elle avait fait le choix douloureux et compliqué de la solitude : pour ne pas être limité par ou dans des relations pour ne manquer à personne et être libre.
Et il y avait quand même Piotr et Inna.

-Un mois ? Ça devrait te reposer un peu, tu as l'air plus fatigué que d'habitude. Puis ce sera bien pour Inna aussi, même si elle déborde d'énergie c'est dur comme voyage à neuf ans, je parle d'expérience.


Puis Piotr aborda le sujet des siffleurs, Oxana regarda rapidement autour d'elle, ses yeux s'assombrir et un air inquiet marqua rapidement son visage. Sincèrement Piotr devrait être espion, car il réussissait toujours à débusquer des informations plus ou moins confidentielles, où alors certains patients devaient porter un excès de confiance envers le docteur.

-Qui t'as parlé de ça ?

La jeune femme soupira en baissant la tête puis se redressa en regardant le docteur dans les yeux.

-J'allais t'en parler de toute façon, mais c'est l'apprendre par ta bouche qui me surprend un peu. Et oui j'ai fait affaire avec eux, enfin pas encore, mais on a un projet.


Oxana se rapprocha de Piotr puis, à voix basse elle commença à parler de ses plans futurs en se rapprochant de Piotr :

-On va partir pour Polis puis elle recula d'un pas reprenant sa place initiale. Je sais, tu vas encore t'inquiéter, c'est pour ça que je voulais te prévenir, je serais absente un moment, et si je ne reviens pas et bien ... la jeune femme détourna brièvement le regard, un léger sourire en coin sur le visage, trouve toi un autre fournisseur.


Mais si je reviens, et je te promets que je ferai tout mon possible pour, je te ramènerai du matériel médicale de qualité supérieur. Elle se répétait souvent que cette histoireétait stupide, mais là qu'elle venait de l'expliquer à haute voix, ça semblait à la décision la plus stupide qu'elle n'est jamais prise, et ça lui plaisait.
Oxana reprit rapidement la parole, ne laissant pas le temps à Piotr de se remettre ni de conceptualiser ce qu'il avait entendu.

-Ça fait quand même bien longtemps qu'on nec'est pas vu, ça te dit, on va boire un truc quelque part ? Promis je répondrai à toutes tes questions.


Termina Oxana en remballant ses marchandises.
avatar
Date d'inscription : 30/06/2018
Messages : 27
Double-compte : Airat Ivanov - Ustynia Kabakova
Voir le profil de l'utilisateur
le Dim 23 Sep - 8:47

Passeport
Age :: 40 ans
Patronyme :: Yvanovitch
Surnom :: Petya
Le médecin regretta immédiatement ses mots jetaient à la légère. Lui plus que n'importe qui aurait du comprendre que pour Oxana, quelqu'un connaissant son itinéraire où le nom de ceux chargés de sa sécurité signifiait une potentielle attaque. Mais à la pensée de sa sœur, il n'avait pas réfléchit. Ou plutôt son cerveau l'avait fait sans le consulter avant. Entre Sergueï et Oxana, le choix avait hélas vite été fait. Sa sœur était sa déesse, sa relique, son centre de gravitation, et ce sans qu'il n'ai jamais pu l'expliquer. Alors même si le reconnaître brisait son ego en morceau, à lui qui d'une certaine manière se voulait une arche de Noé pour tous les sentiments qui nous rendaient humains, pendant une seconde il avait omis Oxana. La marchante itinérante avait pendant un instant été ramenée à l'état d'organisme étranger effectuant une tâche. Ce n'était plus Sergueievna, une jeune femme qu'il considérait comme sa fille par certains penchants . Mais celle qui avait potentiellement engagé Seryoga, entraînant encore une fois sa sœur dans les bras des mutants, et pas prolongation, dans ceux de la mort.

Piotr eu un instant la sensation qu'elle avait suivit sa réflexion. Qu'elle avait compris, et que ce regard hématite le clouant sous son faisceau était une accusation muette. Mais déjà la tension semblait redescendre d'un cran. La peur se retirait peu à peu de la marchande, retournant dans sa boîte de Pandore que nous portons tous en nous ; Piotr se ressaisit, relayant sa flagellation mentale à plus tard.
C'était étrange cette forme d'empathie qu'il développait envers ses congénères. Rien à voir avec une mutation, mais il captait les émotions de ceux proche de lui. Et loin d'utiliser cette légère sensibilité pour fluidifier ses relations, il la retournait pour et contre lui. La moindre réaction qu'il provoquait chez quiconque, il tentait d'en trouver la cause. C'était un prolongement de ce qu'il s'était passé il y a 20 ans, et du chemin de rédemption qu'était devenu la Hanse pour lui. Piotr ne pouvait s'empêcher de se haïr, d'étroitement se surveiller, de vivre avec au ventre la peur d'un retour de la bête. Il savait que la dernière fois, cette chose c'était réveillé parce que les circonstances avaient été les bonnes. Parce que Yuri l'y avait poussé, profitant de son plus grand moment de faiblesse. Mais la haine, le moteur de ce qu'il avait fait, avait grandit en lui, entre ses côtes. Elle était en lui, elle était lui. Et pour cela, il devait décortiquer tout autour de lui, ses réactions et ses faits et gestes tous comme ceux autour de lui. Pour être en parfait contrôle de lui-même, en parfait contrôle de la situation.

« -Oxana, c'est moi qui m'o-! »

Le premier pas que fit la marchande, puis ceux qui suivirent et les rapprochèrent, provoqua une crispation dans les épaules du médecin. Il stoppa un mouvement de recule sensé préserver entre eux la distance de sécurité que Piotr installait entre lui et n'importe quelle potentielle victime de ce qui était le plus enclins à dégénérer en lui. Mais c'était un geste trop voyant, un trop grand aveux de faiblesse. Surtout face à Oxana qui le connaissait depuis maintenant quelques années. Le médecin prit une inspiration en fermant les yeux, levant une fraction de seconde son visage vers la voûte de la station. Il résistait difficilement au besoins de fermement saisir la marchande à la taille pour la faire reculer de deux bons pas.
Et ce fut encore pire quand elle parla de Polis. Le tatoué posa sur elle un regard écarquillé. Le souvenir de Nadia venait de lui revenir, rapide et violent, plus vrai que d'habitude. Dire qu'entre lui et la stalker les choses étaient finit depuis longtemps était une simplification erronée des choses. La présence d'Inna à deux pas de lui en était la preuve. Dès qu'il voyait la gamine, il pensait inévitablement à la mère. Et parfois il se prenait presque à croire qu'il était le père, oubliant que le géniteur d'Inna était l'inconnue de l'équation.
Mais Piotr savait que les derniers souvenirs qu'il avait de Nadia remontait à 9 ans. Depuis le temps, ils avaient tout les deux vieillit, et si ce n'était pas une peau légèrement flétrie qui le rebuterait, il en était autrement pour une mourante. Il n'aurait pas le courage de voir la stalker au bord de la mort, et il savait pertinemment qu'elle ne voudrait pas qu'elle le voit. Nadia avait toujours refusé de perdre la face devant lui, tout comme lui avait toujours refusé de pleurer devant elle.
C'était pour cela qu'il n'irait pas à Polis, encore moins à l'Arbatskaya temps que Nadejdha Volkonskia ne serait pas morte et enterrée.

« -Oublie ces histoires de matériel. Le principale c'est que vous reveniez en vie. »

Lâcha il en refermant sa sacoche, la laissant retomber contre sa hanche. Il avait dis « vous » sans s'en rendre compte, englobant Oxana et sa sœur. Une petite main se glissa dans la sienne, serrant fermement ses doigts couverts et imprégnés d'encre, et le médecin ne pu retenir un mouvement de lèvre comme un sourire. Inna était bien plus mature de les enfants de son âge. Elle n'avait pas réellement l'expérience, mais le fait de partager son esprit avec un homme de quarante ans en faisait quelqu'un à par,t plus influencé par son âge où son sexe. Quelqu'un qui protégeait plus qu'il n'était protégé. Bien souvent c'était Piotr qui tenait sa main , plus qu'elle la sienne.
Le trio longea les arches, évitant de se faire emporter par le courant bouillonnant de la foule. Inna jouait avec ses poupées, faisant inventer au Brahmane des mots compliqués  pendant que le soldat communiste tentait de l’assassiner. Elle ignorait totalement les deux adultes marchant côtes à côtes, emmurés dans un silence pesant que Piotr alimentait à lui seul.

« -On va là ? »

Proposa le médecin en désignant d'un geste faible une sorte de comptoir et quelques tables installés entre deux imposantes colonnes de Prospect Mira. Il sembla hésiter à continuer, son regard balayant au hasard la station.

« -Pourquoi vas-tu à Polis ? »

Finit-il par lâcher.



"Inna adore la roulette russe..."
Contenu sponsorisé