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Date d'inscription : 11/01/2018
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le Jeu 5 Juil - 8:26

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Age :: 30 ans
Patronyme :: Nikitovitch
Surnom ::
-Regardez-moi ce bordel. Tu vises aussi bien qu'une vieille souffrant d'arthrite. Et encore, elle aurait la décence de n'avoir pas l'air aussi con que toi.

Arrachant le fusil des mains de la pauvre recrue, Andrei se mit en position rapidement et tira une salve de coup dans la cible. Chacune finissant dans le front, au cou et en plein cœur. Le bruit des balles retentissait dans l'air, puis un silence sourd, alors que tout le monde observait Andrei remettre ensuite l'arme dans les mains de la recrue. Son regard glacé était fixé sur le jeune homme, aux traits encore enfantins. Le sergent russe tourna ensuite le dos, observant le reste des recrues avec leurs fusils en main, toujours aussi surpris de la précision qu'avait Volkovar dans ses tirs.

-Vous attendez quoi, qu'une Nosalis vous saute dessus ? Depuis le temps, vous seriez mort en pissant sur vous-même et en appelant votre mère ! Du nerf, les bleusailles !

Le ton impérieux du brun leur fit comprendre qu'il n'aurait plus de patience pour eux s'ils ne continuaient de rien faire. Andrei, ainsi donc, erra parmi les jeunes gens, en critiquant, donnant des conseils en grommelant comme un pauvre ours mal léché ou bien en leur faisant des remontrances. Après tout, il se devait de former ces tireurs d'élites, au détriment de sa santé. Fort de sa volonté, Volkovar avait tout fait pour reprendre des activités normales malgré les événements de ces dernières semaines. L'expédition n'était plus un secret pour personne au sein de Polis, et le Russe en était enrager. Les nouvelles vont vite, et Volkovar n'aimait guère la façon dont les choses changeaient. Évidemment, tout le monde parlait de cette expédition maudite. Incluant ses propres recrues, sa propre volaille de jeunes coqs écervelés, dont l'un d'entre eux avait eu la malheureuse idée de vouloir interroger leur sergent. Le futur Ksatriya, dont ses coéquipiers lui donnaient le nom affectueux de Valery au vu de son apparence un peu efféminé, était encore de corvée avec les armuriers.

Andrei Volkovar avait le sang encore chaud. Les nuits se montraient aussi cruelles qu'au premier jour, ne lui permettant que peu de sommeil réparateur. Alors, le russe avait opté pour divers exercices. Se plongeant pleinement dans son travail, et avait récolter plus d'un reproche de la part de ses collègues sur son état physique, notamment en raison de ses yeux, marqués et violacés, signe d'un sommeil agité. Sa rencontre avec Anna s'était dégringolée assez rapidement, et l'ambiance avait fait place rapidement en celle d'une guerre froide avant de s'adoucir, mais toujours animé par cette envie de garder sa sœur éloignée de ses problèmes, de la garder en vie, Andrei n'avait plus rien dit.

-Rompez les rangs, et rangez-moi vos armes.

L'ordre fut donné d'une voix audible et claire, alors les recrues déposèrent leurs armes dans le râtelier fait pour l'usage, et rejoignirent Andrei devant lui dans une ligne nette et propre. Passant son regard bleu sur chacun d'entre eux. Garçons et filles avait décidé de rejoindre ce corps de combat, et Andrei s'était surtout chargé de leur enseigner du tir longue portée. Les cibles actuelles se situaient sur une cinquantaine de mètres, bien que la salle utilisée fût bien plus grande, et un système mécanique permettait l'usage de cibles mouvantes, fait de tôles et de feuilles de métal.

-Vu que vous semblez être aussi précis que des enfants de cinq ans, je me suis donc chargé de faire appel pour qu'aujourd'hui, nous vous enseignons le maniement de l'arme automatique.


Le Stalker avait fait ses preuves dans les tunnels. Pour lui, l'usage d'armes comme le fusil à pompe dans les milieux étroits des tunnels Moscovites était plus qu'efficace, ou bien l'usage de fusil semi-automatique, mais pour les sorties en surface, car les Ksatriyas étaient souvent appelés pour la bibliothèque Lenine, un fusil d'assaut pouvait se révéler aussi utile pour disperser des ennemis rapidement, avec un tir de suppression. Alors, bien qu'Andrei leur eût principalement enseigné du tir précis et efficace, la polyvalence dans le maniement des armes s'avérait utile.

-Je vous prie de saluer Philipovna.

Et la porte s'ouvrit, tandis que les recrues s'alignaient pour effectuer un salut militaire, accueillant les arrivants, qui transportaient des caisses d'armes.

-Elle sera mon assistante pour aujourd'hui, et vous aider. Vous lui ferez preuve de respect autant que vous m'en donnez, est-ce bien compris ?!  

-OUI, SERGENT !

Comme un seul homme, ils avaient parler. Un respect notoire envers leur professeur de tir, la brigade 'Zaïtsev', reconnue dans Polis pour devenir les prochains tireurs d'élites de leur génération dans le corps des Ksatriyas, de 15 membres. Pour dix garçons, et cinq filles, aux visages empreints de déterminations.
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Date d'inscription : 06/05/2018
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Double-compte : Klara Savinkova

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Sergent-chef, chef de groupe du Bastion Vympel
le Mer 11 Juil - 0:42

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Age :: 29 ans
Patronyme :: Philipovna
Surnom :: Oksie
Treize, quatorze et quinze! Comptant de nouveau la caisse d'arme que j'allais apporter, je m'étais assurée, accompagnée d'un autre soldat que les Kalash seraient toutes en état et sans défaut d'utilisation. Apprendre à tirer avec une arme brisée serait sinon mettre en échec directement les recrues de la brigade de Zaïtsev. Je suis d'accord qu'il faut les pousser un peu, que l'entraînement doit être difficile et sans répit... Mais imposer un échec et détruire la confiance d'un militaire est le meilleur moyen de le faire rater ses cibles. Sans parler d'un excellent moyen pour brimer son développement sur le plan militaire.

Si je prenais quelques facettes connues en exemple, Alexandre, Andreï et moi-même étions d'excellent exemple. Une chose nous unissait... Nous avions tous les trois un élément en commun, un petit quelque chose, qui avait su nous faire grimper en grade, dans un régime où l'erreur n'est pas permise. L'entêtement et la confiance en nos capacités. Cette confiance nous donnait un certain charisme, dévorant pour ceux qui n'en ont pas, intimidant pour les plus faibles et admirables pour les personnes dans la moyenne. Inspirant un certain respect chez nos coéquipiers et sinon, une réticence qui ne dure jamais longtemps.

Le fameux retour de mission avait remué beaucoup de choses dans Polis. La poussière recommençait finalement à tomber, alors que désespoir, relation dysfonctionnelle et trouble émotionnel avaient été en avant-plan pendant quelques semaines. Des semaines qui avaient été bien longues et pénibles, alors qu'aborder ce sujet épineux avait comme été marcher sur un champ de mines. Chacun des survivants avait leur propre niveau de sensibilité sur le sujet et j'allais aller voir le sergent Volkovar aujourd'hui. La raison de notre rencontre était purement professionnelle, je devais apprendre le maniement des armes automatiques à ses recrues. J'avais toutefois mon propre objectif personnel en même temps...

J'avais discuté avec Daniil et Alexandre amplement. Ayant ainsi fait un suivi dans leur état, alors que les deux hommes semblaient beaucoup mieux récupérer que le sergent du Zaïtsev. Après avoir croisé Anna, j'avais entendu que la relation dans la fratrie n'était pas des plus fameuse. Et il ne fallait pas être un génie pour observer le désespoir exprimé par Andreï dans ses comportements. Seuls ceux qui veulent oublier s'acharnent autant sur le travail. Les cernes sous ses yeux également ne trahissaient pas ses nombreuses nuits blanches. Mais cela... Il les accumulait depuis bien plus longtemps! Depuis le décès de sa femme malheureusement. Un homme troublé qui n'acceptait pas l'aide offerte. Cause de son égo ou de son idiotie? C'est ce que j'allais essayer de découvrir, tout en donnant la petite leçon aux jeunes soldats.

Arrivée devant les recrues au garde à vous, j'avançais vers eux. La caisse d'arme derrière moi, alors qu'une autre membre du Vympel poussait celle-ci. J'hochais la tête vers Andreï, le remerciant de cet accueil des plus chaleureux. Mon regard d'acier fixant ensuite les recrues devant moi. Dure et analytique, ils avaient au moins une belle posture! Du potentiel et donc gaspiller des munitions lors de leur apprentissage n'était pas en inutile.

-Bonjour à vous... Je suis Dezhnyova, sergent-chef du Bastion Vympel...

Je ne croyais pas avoir besoin de me présenter, mais ne sait-on jamais? Peut-être que l'un de ses jeunes adultes ne connaissait pas mon existence! Cela serait surprenant toutefois, surtout après les récents évènements. Les mains dans le dos, je restais alors silencieuse, observant de nouveau la relève de Polis,

-Vous allez chacun prendre une arme dans le coffre derrière moi... Ainsi qu'un chargeur. Ne faites rien de plus pour le moment.

Toujours silencieux et sage, le groupe m'impressionnait dans leur discipline.

-Rompez les rangs et allez chercher votre arme pour la leçon d'aujourd'hui!


Mon ton était alors ferme, stricte. Seulement alors, le soldat qui m'avait accompagnée retournait vaquer à ses occupations et je tournais mon regard vers Andreï, profitant du brouhaha pour lui demander,

-Tu as triste mine, Volkovar... Tu devrais soit dormir, soit prendre des vacances.

Un petit sourire amusé prenait place sur mes lèvres. Pas de jugement, juste une remarque amicale. Taquin, comme un homme s'y prendrait avec une personne du même sexe. Je suis une femme, mais passant mon quotidien entouré de soldat, j'ai dû apprendre à jouer dans la jungle et dans les règles de l'art.
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Date d'inscription : 11/01/2018
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le Mer 11 Juil - 8:35

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Age :: 30 ans
Patronyme :: Nikitovitch
Surnom ::
Sous une chaleur puissante, le métal pouvait fondre comme du beurre, et sous une flamme peu entretenue, celle-ci pouvait rester inflexible et imperturbable, voire même, dans certains cas, tout simplement empirer dans l'état laquelle il était. Par le passé, Andrei était déjà connu pour posséder une volonté d'acier froide, de sorte que rien ne se mettait sur son chemin, ou faisait en sorte que les obstacles étaient dégagés, de gré ou de force. Que cela soit des gêneurs, des bandits ou des Mutants, le Stalker s'était toujours assuré de se tailler un chemin net et propre. Surtout en ce qui avait été de son entraînement en tant que Ksatriyas, avec Alex, et ses rares proches au sein de ce corps d'armée.

Volonté qui s'est ensuite davantage développée en ayant rencontré ce Stalker l'ayant pris sous son aile. Une nouvelle qui n'avait pas forcément plu tout le monde. Après tout, ce métier avait tout pour réduire la durée de vie de quelqu'un. L'obtention de l'équipement en soi pouvait se révéler difficile dans d'autres lieux, et bien que Polis lui ait été ravis de fournir tout ce qu'il fallait pour pouvoir survivre dehors, celui-ci avait préférer vouloir trouver ses propres objets en solitaire, malgré les difficultés. Le Russe observait chacun de ses protégés les jugeant calmement. Avec lui, on passait où on cassait. Cette volonté d'esprit, cet état de conscience, il voulait le transmettre aux jeunes générations comme eux. Et qui sait, en faire peut-être de futur Stalker travaillant pour la cité des lumières.

Oksana. Le petit chouchou d'Alexandre, visiblement, si elle était liée au bastion Vympel, et probablement une femme sur laquelle il ne fallait pas marcher sur les pieds. Pour un instant, il aurait pu croire voir Sevastianna. Et Sevastianna, autrefois avait été une femme, qui bien que gentille, pouvait se révéler devenir un véritable ours. La différence entre elle et Oksana étant que l'une avait l'air d'un véritable ours avec la stature musculaire et l'autre avait toujours cet air de féminité. La posture d'Oksana respirait la volonté et confiance. Quand d'autres aurait probablement écouter passivement la femme, la brigade de Volkovar était disciplinée pour ne pas laisser les genres devenir un obstacle.

-Vous avez entendu, les mioches ? En avant.

Les jeunes recrues ne prirent pas de retard, s'approchant alors de la divine caisse pour pouvoir prendre en main l'un des fusils automatiques du Métro. Oksana s'approcha pour faire part d'un commentaire de génie dont il n'avait jamais pensé pouvoir exister, et lui rendant un regard morne et peu intéressé, il lui répondit calmement.

-L'un des nombreux avantages de devenir Stalker, c'est de respirer la santé en tout temps.

Le brun tourna son regard vers la brigade ayant pris position près du stand de tir. Non loin, se trouvait un bouton pour les cibles mouvantes, avec la possibilité de régler la vitesse de ceux-ci, attendant alors les prochaines recommandations et préceptes de la brune se tenant près de Volkovar.

-Comment va Alex ? Je ne l'ai pas vu depuis longtemps. Respire-t-il autant la joie de vivre qu'avant ?

Andrei fit signe alors aux autres de se taire d'un signe de la main, et ainsi, obtint son silence.

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