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le Jeu 5 Juil - 8:26

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Age :: 30 ans
Patronyme :: Nikitovitch
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-Regardez-moi ce bordel. Tu vises aussi bien qu'une vieille souffrant d'arthrite. Et encore, elle aurait la décence de n'avoir pas l'air aussi con que toi.

Arrachant le fusil des mains de la pauvre recrue, Andrei se mit en position rapidement et tira une salve de coup dans la cible. Chacune finissant dans le front, au cou et en plein cœur. Le bruit des balles retentissait dans l'air, puis un silence sourd, alors que tout le monde observait Andrei remettre ensuite l'arme dans les mains de la recrue. Son regard glacé était fixé sur le jeune homme, aux traits encore enfantins. Le sergent russe tourna ensuite le dos, observant le reste des recrues avec leurs fusils en main, toujours aussi surpris de la précision qu'avait Volkovar dans ses tirs.

-Vous attendez quoi, qu'une Nosalis vous saute dessus ? Depuis le temps, vous seriez mort en pissant sur vous-même et en appelant votre mère ! Du nerf, les bleusailles !

Le ton impérieux du brun leur fit comprendre qu'il n'aurait plus de patience pour eux s'ils ne continuaient de rien faire. Andrei, ainsi donc, erra parmi les jeunes gens, en critiquant, donnant des conseils en grommelant comme un pauvre ours mal léché ou bien en leur faisant des remontrances. Après tout, il se devait de former ces tireurs d'élites, au détriment de sa santé. Fort de sa volonté, Volkovar avait tout fait pour reprendre des activités normales malgré les événements de ces dernières semaines. L'expédition n'était plus un secret pour personne au sein de Polis, et le Russe en était enrager. Les nouvelles vont vite, et Volkovar n'aimait guère la façon dont les choses changeaient. Évidemment, tout le monde parlait de cette expédition maudite. Incluant ses propres recrues, sa propre volaille de jeunes coqs écervelés, dont l'un d'entre eux avait eu la malheureuse idée de vouloir interroger leur sergent. Le futur Ksatriya, dont ses coéquipiers lui donnaient le nom affectueux de Valery au vu de son apparence un peu efféminé, était encore de corvée avec les armuriers.

Andrei Volkovar avait le sang encore chaud. Les nuits se montraient aussi cruelles qu'au premier jour, ne lui permettant que peu de sommeil réparateur. Alors, le russe avait opté pour divers exercices. Se plongeant pleinement dans son travail, et avait récolter plus d'un reproche de la part de ses collègues sur son état physique, notamment en raison de ses yeux, marqués et violacés, signe d'un sommeil agité. Sa rencontre avec Anna s'était dégringolée assez rapidement, et l'ambiance avait fait place rapidement en celle d'une guerre froide avant de s'adoucir, mais toujours animé par cette envie de garder sa sœur éloignée de ses problèmes, de la garder en vie, Andrei n'avait plus rien dit.

-Rompez les rangs, et rangez-moi vos armes.

L'ordre fut donné d'une voix audible et claire, alors les recrues déposèrent leurs armes dans le râtelier fait pour l'usage, et rejoignirent Andrei devant lui dans une ligne nette et propre. Passant son regard bleu sur chacun d'entre eux. Garçons et filles avait décidé de rejoindre ce corps de combat, et Andrei s'était surtout chargé de leur enseigner du tir longue portée. Les cibles actuelles se situaient sur une cinquantaine de mètres, bien que la salle utilisée fût bien plus grande, et un système mécanique permettait l'usage de cibles mouvantes, fait de tôles et de feuilles de métal.

-Vu que vous semblez être aussi précis que des enfants de cinq ans, je me suis donc chargé de faire appel pour qu'aujourd'hui, nous vous enseignons le maniement de l'arme automatique.


Le Stalker avait fait ses preuves dans les tunnels. Pour lui, l'usage d'armes comme le fusil à pompe dans les milieux étroits des tunnels Moscovites était plus qu'efficace, ou bien l'usage de fusil semi-automatique, mais pour les sorties en surface, car les Ksatriyas étaient souvent appelés pour la bibliothèque Lenine, un fusil d'assaut pouvait se révéler aussi utile pour disperser des ennemis rapidement, avec un tir de suppression. Alors, bien qu'Andrei leur eût principalement enseigné du tir précis et efficace, la polyvalence dans le maniement des armes s'avérait utile.

-Je vous prie de saluer Philipovna.

Et la porte s'ouvrit, tandis que les recrues s'alignaient pour effectuer un salut militaire, accueillant les arrivants, qui transportaient des caisses d'armes.

-Elle sera mon assistante pour aujourd'hui, et vous aider. Vous lui ferez preuve de respect autant que vous m'en donnez, est-ce bien compris ?!  

-OUI, SERGENT !

Comme un seul homme, ils avaient parler. Un respect notoire envers leur professeur de tir, la brigade 'Zaïtsev', reconnue dans Polis pour devenir les prochains tireurs d'élites de leur génération dans le corps des Ksatriyas, de 15 membres. Pour dix garçons, et cinq filles, aux visages empreints de déterminations.
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Sergent-chef, chef de groupe du Bastion Vympel
le Mer 11 Juil - 0:42

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Age :: 29 ans
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Treize, quatorze et quinze! Comptant de nouveau la caisse d'arme que j'allais apporter, je m'étais assurée, accompagnée d'un autre soldat que les Kalash seraient toutes en état et sans défaut d'utilisation. Apprendre à tirer avec une arme brisée serait sinon mettre en échec directement les recrues de la brigade de Zaïtsev. Je suis d'accord qu'il faut les pousser un peu, que l'entraînement doit être difficile et sans répit... Mais imposer un échec et détruire la confiance d'un militaire est le meilleur moyen de le faire rater ses cibles. Sans parler d'un excellent moyen pour brimer son développement sur le plan militaire.

Si je prenais quelques facettes connues en exemple, Alexandre, Andreï et moi-même étions d'excellent exemple. Une chose nous unissait... Nous avions tous les trois un élément en commun, un petit quelque chose, qui avait su nous faire grimper en grade, dans un régime où l'erreur n'est pas permise. L'entêtement et la confiance en nos capacités. Cette confiance nous donnait un certain charisme, dévorant pour ceux qui n'en ont pas, intimidant pour les plus faibles et admirables pour les personnes dans la moyenne. Inspirant un certain respect chez nos coéquipiers et sinon, une réticence qui ne dure jamais longtemps.

Le fameux retour de mission avait remué beaucoup de choses dans Polis. La poussière recommençait finalement à tomber, alors que désespoir, relation dysfonctionnelle et trouble émotionnel avaient été en avant-plan pendant quelques semaines. Des semaines qui avaient été bien longues et pénibles, alors qu'aborder ce sujet épineux avait comme été marcher sur un champ de mines. Chacun des survivants avait leur propre niveau de sensibilité sur le sujet et j'allais aller voir le sergent Volkovar aujourd'hui. La raison de notre rencontre était purement professionnelle, je devais apprendre le maniement des armes automatiques à ses recrues. J'avais toutefois mon propre objectif personnel en même temps...

J'avais discuté avec Daniil et Alexandre amplement. Ayant ainsi fait un suivi dans leur état, alors que les deux hommes semblaient beaucoup mieux récupérer que le sergent du Zaïtsev. Après avoir croisé Anna, j'avais entendu que la relation dans la fratrie n'était pas des plus fameuse. Et il ne fallait pas être un génie pour observer le désespoir exprimé par Andreï dans ses comportements. Seuls ceux qui veulent oublier s'acharnent autant sur le travail. Les cernes sous ses yeux également ne trahissaient pas ses nombreuses nuits blanches. Mais cela... Il les accumulait depuis bien plus longtemps! Depuis le décès de sa femme malheureusement. Un homme troublé qui n'acceptait pas l'aide offerte. Cause de son égo ou de son idiotie? C'est ce que j'allais essayer de découvrir, tout en donnant la petite leçon aux jeunes soldats.

Arrivée devant les recrues au garde à vous, j'avançais vers eux. La caisse d'arme derrière moi, alors qu'une autre membre du Vympel poussait celle-ci. J'hochais la tête vers Andreï, le remerciant de cet accueil des plus chaleureux. Mon regard d'acier fixant ensuite les recrues devant moi. Dure et analytique, ils avaient au moins une belle posture! Du potentiel et donc gaspiller des munitions lors de leur apprentissage n'était pas en inutile.

-Bonjour à vous... Je suis Dezhnyova, sergent-chef du Bastion Vympel...

Je ne croyais pas avoir besoin de me présenter, mais ne sait-on jamais? Peut-être que l'un de ses jeunes adultes ne connaissait pas mon existence! Cela serait surprenant toutefois, surtout après les récents évènements. Les mains dans le dos, je restais alors silencieuse, observant de nouveau la relève de Polis,

-Vous allez chacun prendre une arme dans le coffre derrière moi... Ainsi qu'un chargeur. Ne faites rien de plus pour le moment.

Toujours silencieux et sage, le groupe m'impressionnait dans leur discipline.

-Rompez les rangs et allez chercher votre arme pour la leçon d'aujourd'hui!


Mon ton était alors ferme, stricte. Seulement alors, le soldat qui m'avait accompagnée retournait vaquer à ses occupations et je tournais mon regard vers Andreï, profitant du brouhaha pour lui demander,

-Tu as triste mine, Volkovar... Tu devrais soit dormir, soit prendre des vacances.

Un petit sourire amusé prenait place sur mes lèvres. Pas de jugement, juste une remarque amicale. Taquin, comme un homme s'y prendrait avec une personne du même sexe. Je suis une femme, mais passant mon quotidien entouré de soldat, j'ai dû apprendre à jouer dans la jungle et dans les règles de l'art.
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le Mer 11 Juil - 8:35

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Age :: 30 ans
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Sous une chaleur puissante, le métal pouvait fondre comme du beurre, et sous une flamme peu entretenue, celle-ci pouvait rester inflexible et imperturbable, voire même, dans certains cas, tout simplement empirer dans l'état laquelle il était. Par le passé, Andrei était déjà connu pour posséder une volonté d'acier froide, de sorte que rien ne se mettait sur son chemin, ou faisait en sorte que les obstacles étaient dégagés, de gré ou de force. Que cela soit des gêneurs, des bandits ou des Mutants, le Stalker s'était toujours assuré de se tailler un chemin net et propre. Surtout en ce qui avait été de son entraînement en tant que Ksatriyas, avec Alex, et ses rares proches au sein de ce corps d'armée.

Volonté qui s'est ensuite davantage développée en ayant rencontré ce Stalker l'ayant pris sous son aile. Une nouvelle qui n'avait pas forcément plu tout le monde. Après tout, ce métier avait tout pour réduire la durée de vie de quelqu'un. L'obtention de l'équipement en soi pouvait se révéler difficile dans d'autres lieux, et bien que Polis lui ait été ravis de fournir tout ce qu'il fallait pour pouvoir survivre dehors, celui-ci avait préférer vouloir trouver ses propres objets en solitaire, malgré les difficultés. Le Russe observait chacun de ses protégés les jugeant calmement. Avec lui, on passait où on cassait. Cette volonté d'esprit, cet état de conscience, il voulait le transmettre aux jeunes générations comme eux. Et qui sait, en faire peut-être de futur Stalker travaillant pour la cité des lumières.

Oksana. Le petit chouchou d'Alexandre, visiblement, si elle était liée au bastion Vympel, et probablement une femme sur laquelle il ne fallait pas marcher sur les pieds. Pour un instant, il aurait pu croire voir Sevastianna. Et Sevastianna, autrefois avait été une femme, qui bien que gentille, pouvait se révéler devenir un véritable ours. La différence entre elle et Oksana étant que l'une avait l'air d'un véritable ours avec la stature musculaire et l'autre avait toujours cet air de féminité. La posture d'Oksana respirait la volonté et confiance. Quand d'autres aurait probablement écouter passivement la femme, la brigade de Volkovar était disciplinée pour ne pas laisser les genres devenir un obstacle.

-Vous avez entendu, les mioches ? En avant.

Les jeunes recrues ne prirent pas de retard, s'approchant alors de la divine caisse pour pouvoir prendre en main l'un des fusils automatiques du Métro. Oksana s'approcha pour faire part d'un commentaire de génie dont il n'avait jamais pensé pouvoir exister, et lui rendant un regard morne et peu intéressé, il lui répondit calmement.

-L'un des nombreux avantages de devenir Stalker, c'est de respirer la santé en tout temps.

Le brun tourna son regard vers la brigade ayant pris position près du stand de tir. Non loin, se trouvait un bouton pour les cibles mouvantes, avec la possibilité de régler la vitesse de ceux-ci, attendant alors les prochaines recommandations et préceptes de la brune se tenant près de Volkovar.

-Comment va Alex ? Je ne l'ai pas vu depuis longtemps. Respire-t-il autant la joie de vivre qu'avant ?

Andrei fit signe alors aux autres de se taire d'un signe de la main, et ainsi, obtint son silence.
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Sergent-chef, chef de groupe du Bastion Vympel
le Dim 22 Juil - 5:07

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Age :: 29 ans
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Ils s'exécutaient dans une discipline exemplaire. Prenant leurs armes respectives et se plaçant tous à tour de rôle face au stand de tire. Je me permettais alors de regarder le matériel à ma disposition pour travailler. Des cibles mouvantes? Parfait... Surtout avec une Kalash, où la précision des balles n'est pas optimale. Cruelle pensée, alors que je me disais qu'ils leur faudrait faire preuve d'encore plus de précision que normalement avec une arme automatique pour atteindre leurs cibles. Il y avait aussi le manque d'habitude au recul de ce type de fusil et à la réaction de l'arme selon les distances. Car n'importe qu'elle idiot peut tuer sur une courte distance avec une arme automatique... Mais une cible mouvante à longue distance? Voilà une autre histoire!

Respirer la santé en tout temps. Un petit sourire en coin amusé fleurissait sur mes lèvres. Ho Volkovar... Tu es un piètre menteur... Pour le moment, je ne faisais aucune réponse, me contentant encore d'observer le Bastion que je devais former aujourd'hui. Mais lorsqu'il parlait d'Alexandre... Mon regard d'acier l'observait calmement et sans animosité. Comme un chien de garde, je venais de lui accorder toute ma concentration, prête à mordre s’il souillait la réputation du lieutenant du Bastion Vympel. Mes épaules se détendaient toutefois, le brun n'était pas menaçant, il posait une simple question. Je ne connaissais pas réellement la nature de la relation entre Andreï et Alexandre, mais j'avais toujours entendu dire qu'elle était ''compliquée ''. N'ayant jamais eu le courage de poser plus de questions à cet effet, je répondais toutefois à sa question franchement, d'un ton que seul le russe entendrait,

-Il va aussi bien qu'un homme qui a perdu deux frères d'armes, après un court laps de temps. Il fait son deuil comme nous tous et essaie de garder le sourire pour ne pas inquiéter personne...

Je souriais alors de façon empathique a Andreï, puis retournait sur l'enseignement de la Kalash lorsque le silence fut. J'expliquais le positionnement de l'arme, le recul de celle-ci, la diminution de la précision en faisant des rafales de balles, etc... Plusieurs détails non présents dans leurs entraînements réguliers. Mais reste qu'ils avaient déjà tous une base avec des armes à feu, alors je ne faisais qu'une mise au point quant à l'adaptation à ce type d'arme de façon globale. Il serait plus facile de les corriger une fois en action. Remettant un chargeur à chacune des recrues, je soufflais de façon autoritaire,

-Charger votre arme et essayer de viser la tête et le coeur des cibles non en mouvement pour le moment. Vous avez 30 balles d'essai pour apprendre à connaître votre arme. Ensuite... Je viendrais vous donner des conseils individuellement sur les cibles en plein mouvement.

Tous hochèrent la tête et commencèrent l'exercice. Tirant des balles une a la fois, apprenant à connaître la précision de la Kalash selon la distance surtout. Quel angle les balles prennent  et le recul selon les rafales tirées. Je profitais de ce moment pour retourner près du Sergent. Nous avions quelques minutes devant nous et lui demandait alors, tout en supervisant les élèves de mon regard d'acier,

-Et toi, fais-tu comme Alexandre aussi? Tu te caches derrière ton travail, à la place de faux sourire? Perpétuant la Mascarade quant à ta réelle détresse? Je ne suis pas médecin, mais... Continues ainsi Andreï et tu vas t'épuiser.
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le Dim 22 Juil - 7:09

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Comme des petites fourmis ouvrières, les étudiants d’Andrei s’étaient évidemment mise rapidement sur place pour leur leçon du jour. L’on dit qu’un bon professeur est comme un père pour tous : quelqu’un sachant manier empathie, autorité et compassion humaine. Andrei n’était pas le plus affectueux de tous les hommes dans le Metro, mais il n’était clairement pas non plus une Nosalis enragée. Sinon, Andrei aurait probablement migré chez la Hanse, milieu d’hypocrisie et de haines. Aux nombres de fois qu’il avait pu entrer dans une station qui ignorait les gens dans le besoin, il assumait que la plupart – la plupart, il précise bien – d'entre eux ne sont pas particulièrement des Samaritains.

Andrei était Stalker. Incarnant deux extrêmes. Le bon comme le bien. Le sang-froid comme le suicidaire. Le génie comme l’idiot. Le tout et le rien, car il possède tout ce dont quelqu’un pouvait rêver au sein du Métro, à savoir un bon équipement, une certaine richesse, et même un talent inconditionnel pour le tir. Mais il ne possédait plus rien. Sa famille et beaucoup de ses amis ne sont plus aussi proche de lui, ayant perdu la première et s’étant éloigné de la seconde. C’était cela, devenir Stalker. Faire face aux dangers du Métro plus que quiconque.

-Évidemment qu’il essaie de garder le sourire.

Le gentil géant, comme l’avaient appelé certaines recrues dans leurs temps pendant qu’ils étaient des Ksatriyas en formation. Il avait la carrure parfaite pour pourtant assurer une sorte de domination de par sa simple présence, mais pourtant, c’était le meilleur ami dont on peut rêver d'avoir. Le genre qui plongerait sa main dans la gueule d’un Bibliothécaire pour récupérer votre flasque d’eau que vous aviez perdue ou qui pourrait vous chercher un médicament dans le plus sombre et le plus étroit des bâtiments. Mais il avait aussi ses limites. Les propos d’Oksana en son encontre attirèrent son attention, mais il continuait de regarder ses recrues tirer selon les consignes de la brune.

-Un médecin ausculte ses patients avec l’aide d’instruments. Un psychologue ou un thérapeute, à force de conversations. Dans ton cas, Oksana, je ne sais pas lequel tu serais, mais une chose est sure, tu serais autant doué qu’un chien de chasse venant de sortir du chenil. C’est ça, être Stalker. La fatigue, la mélancolie, la lassitude. Tout subir en ayant peu en retour. J’en sais bien plus que toi, et je parle avec expérience.

La mission du Sombre avait été l’une des expériences de vie les plus lourdes qu’avait vécues Andrei en tant qu’homme dans les sombres endroits de ce monde, en extérieur comme en intérieur, et probablement la seconde plus difficile. Sevastianna étant en première place.

-Et il faut bien que l’on travaille. Je vis pour Polis, et je crèverais pour Polis. Ce n’est pas en se morfondant qu’on va mieux aller. J’en sais bien quelque chose.

Andrei décida de poser son dos contre un mur, et sentit la douce fraîcheur de celle-ci engourdir son dos en compote, après une nuit difficile et mouvementée.

-Tu es venue me causer comme ça par pure curiosité, ou bien aurais-tu fait subir le même sort aux autres ?

Choix de mot douteux, insinuant la douleur qui venait avec la présence d’Oksana, mais toujours sur ce ton propre aux Volkovar.
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le Sam 28 Juil - 0:45

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La relation entre Andreï et Alexandre m'avait toujours été inconnu. Deux anciens meilleurs amis et le ton du stalker, alors qu'il parlait du lieutenant, me laissaient perplexe. Je n'étais pas certaine si sa perception de l'instructeur était positive ou négative, quant au fait qu'il continuait d'essayer de garder le sourire. Je retenais un grondement irrité, n'aimant pas être dans le néant, alors que cet homme était tout un mystère pour moi. Je n'avais jamais été proche du frère d'Anna, et alors qu'il était souffrant, j'avais l'impression de le comprendre encore moins que d'ordinaire.

Les mots suivants me faisaient foncer des sourcils. Je lui adressais finalement un regard en coin, plongeant l'acier de mes yeux sur le Stalker. Un chien sortant du chenil... Je voyais cela de deux façons... Comme un compliment et un reproche à la fois. Compliment sur le sens, que j'étais minutieuse dans mes tâches, travaillante et sans mauvais pli. Mais un reproche, sur le plan que je manquais d'expérience. Comme si je venais de sortir de l'entraînement et que je ne savais pas ce qu'était la vie hors des simulations. J'étais souvent partie en mission avec le Bastion Vympel... Je m'étais pas devenu Sergente pour rien et c'est en réfléchissant à mes expériences sur le terrain, que je me permettais alors de répondre,

-J'ai de nombreuses fois, fait mes preuves sur le terrain. Je ne suis pas devenue Sergente du Bastion, car j'ai une belle gueule... Je te remercie du compliment d'un certain côté, mais ne viens pas croire que parce que tu as un an de plus et que tu es sortie à la surface, cela te rend imputable d'un épuisement professionnel... Aucun de nous n’en est immunisé.


Polis... On crèverait tous pour Polis. Voilà pourquoi nous devenions soldats à la base, pour protéger la cité de la lumière et ses citoyens. Car on croyait en la cause et on formait une famille. Mais il est vrai qu'Andreï et Alexandre l'avaient toujours plus protégé que les autres. Ne se donnant pas seulement physiquement à la tâche, mais mentalement aussi. Corps et âme, dans leur travail auprès de son peuple et pour la survie de ses connaissances. Et il marquait un point que se morfondre n'aiderait en rien, mais je ne pouvais m'empêcher de vouloir le corriger à l'instant. Son état de santé était important dans le cadre de ses fonctions et se laisser mourir à petit feu ne l'aiderait en rien pour accomplir ses tâches quotidiennes.

Haussant un sourcil, je laissais un sourire prendre place sur mes lèvres. Le brun n'était pas sans savoir, alors qu'il me soupçonnait d'avoir discuté avec les autres membres de la mission. J'étais après tout la fille du colonel Dezhnyova et aussi curieuse, voir têtu que lui. Je décidais de lui dire la vérité, alors que les coups de feu des recrues brisaient le silence ambiant,

-J'ai discuté avec Anna... Alexandre... et Daniil...

Restant silencieuse quelques secondes ensuite, je prenais finalement la peine de rajouter,

-J'avais effectivement envie de te causer, mais je ne savais comment t'approcher réellement. Je dois remercier cet entraînement, qui m'offre le parfait contexte pour le faire. Les gens s'inquiètent à ton sujet Andreï.

Mon regard ne le quittait pas alors. Le laissant absorbez la nouvelle, alors que je restais attentive à sa non verbale. Prête à lui laisser de l'espace ensuite s’il ne voulait pas discuter.

-Je ne doute pas de ta résistance et de ta force... Mais nous avons peur que tes nerfs finissent par lâcher et qu'en t'isolant, tu te retrouves seul pour affronter tes démons.
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le Dim 29 Juil - 9:02

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La salle d'entraînement était sonnante de fusils vidant leurs chargeurs sur les cibles mouvantes. Utile pour tirer dans le tas, en cas d'attaque, mais pour Andrei, encore une fois, son KS-23 resterait le meilleur dans le genre, dans un milieu confiné. Plus grande puissance de tir, munitions plus ou moins aisées d'en trouver, au Métro ou en surface, et surtout, la polyvalence de celle-ci. Elle pouvait servir pour repousser des plus gros Mutants et les déstabiliser, mais aussi pour en éliminer ou blesser un plus grand nombre. Le Stalker observait cependant que l'arme avait des défauts, que le fusil d'assaut avait ses limites. Que tout avait une limite, des défauts.

Le sien était principalement la sorte de révérence qu'il vouait envers Polis, cité des lumières, dernier bastion de l'Humanité, endroit où l'on ne vivait pas forcément tous dans la misère. Il vivrait et mourait pour celle-ci, car en voyageant ailleurs, il avait vu la misère et la faim. En sa logique, il se devait donc de travailler ardemment pour celle-ci. Comme pour former cette brigade. Sa brigade. Pour la protéger. Pour lui ramener des objets importants. Pour diverses choses. Tout comme Alexandre. Tout comme le Bastion. La mission du Sombre s'était avérée plus pesante que prévu, vers la fin, avec la mort de Marko et l'enlèvement de Yuriy.

Les paroles de la sergente le firent tiquer intérieurement. Évidemment que tu n'es pas devenue sergente du bastion, car tu avais une belle gueule, puisque t'en a pas une, de base, de belle gueule, pensa-t-il de manière silencieuse. Mais il se tut.

-Justement. Ton chenil était le Bastion, et tu t'aventures hors de ce territoire que tu connais si bien. Alors n'essaie pas de t'aventurer trop loin, Oksana, parce que dans le cas contraire, il peut se passer de mauvaises choses, pour ceux qui aboient un peu trop.

Car après tout, elle était venue ici par curiosité. Curiosité mal placée, selon Volkovar, et Andrei alors se renfrogna légèrement en voyant deux recrues qui semblaient se chamailler, mais l'un d'eux regarda Volkovar et il cessa, tout comme son compère, tandis qu'il était en train de régler ses affaires avec Oksana.

-Ne crois-tu pas que je ne le sais pas, que les gens s'inquiètent pour moi, et pas seulement pour moi, mais pour tout le monde ayant fait les frais de cette expédition ? Je suis Stalker. Pas aveugle.

Et son regard d'un bleu de glace se posa alors sur les orbes d'Oksana. Elle n'était pas foncièrement méchante, de nature. De ce qu'il avait pu entendre d'Alexandre, c'était une gentille fille, de par les rares fois où il avait travaillé avec le Bastion.

-En devenant Stalker, il y a de cela une bonne dizaine d'années, j'ai bien évidemment compris que oui, je ne suis pas le mur d'acier qu'on me croit être. Que moi aussi, je suis bien humain. Que j'ai mes limites. Mais vais-je pour autant m'en concerner ? J'ai une vie courte. Que je crève maintenant, ou demain, peu m'importe. Si je dois mourir, alors je mourrai. Mais pas tant que je peux me battre. Des démons de plus ou de moins... Peu importe.

Alors, le Stalker reporta de nouveau ensuite son regard vers ses jeunes recrues qui continuaient de tirer une cartouche par cartouche. Les cibles étaient trouées de divers part.

-Regarde-moi qui vient de rater sa cible lamentablement, Sousana !


-Grande gueule que ta, Marina, et tu n'as même pas encore vidé la moitié de ton chargeur !

Deux jeunes filles, ses recrues, se disputaient alors, et Andrei décida d'intervenir de sa voix forte.

-Tout le monde ne devient pas tireur d'élite si jeune, les gosses. Alors fermez-la, ou je vous colle aux corvées de fosses septiques pendant une semaine, et sans brosses, ni gants.

Les deux jeunes filles ne firent que regarder l'instructeur pour ensuite reprendre position et continuer la session du jour. Andrei se frotta les yeux de son pouce et dit alors.

-Au moins, ont-ils la décence de se respecter, à défaut de s'aimer tout. Ce sera la, leur clé de survie dans le Métro. La coopération.
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le Dim 19 Aoû - 4:53

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La menace de Volkovar me passait six pieds au-dessus de la tête. La référence au chenil et aux aboiements n’était peut-être pas vouée à me menacer et prévenir face à ma curiosité mal placée, mais je le percevais ainsi. Le brun avait une verve brutale, mais à la fois sage. Cet éclat de lucidité diminuait mon inquiétude à son égard et je ne pouvais retenir un sourire en coin. Tournant mon regard vers l’instructeur, je me permettais alors de pencher ma tête sur le côté et avec une lueur amusée dans les yeux, lui demandant aussitôt,

-Me menacerais-tu par tout hasard Volkovar? Ou cela est-il ta façon de me tenir à l’écart de ta vie privée, telle une carapace?

Stalker, pas aveugle… Cette réplique m’arrachait même un petit rire. Je plongeais mes yeux coltans dans ses prunelles glacées et sans frémir, confrontait son regard. Sans une lueur d’animosité, je ne lui laissais que percevoir mon calme. Malgré le bruit des tirs ambiants, je conservais un air paisible et un petit sourire en coin bienveillant,

-Je douterais du fait que tu sois aveugle de toute façon, surtout avec ta précision sur le terrain.

S’il y a bien une chose que je ne tolère pas, c’est l’incompétence. Car l’incompétence amène à l’échec et l’échec à la fin. Surtout lorsqu’on travaille en équipe et que la vie du bastion dépend d’un tir de couverture provenant d’un membre. Si ce membre n’accomplit pas sa tâche adéquatement, cela mènera à la mort de ses frères d’armes et donc également à l’échec de la mission. Ce qui laissera au mutant du métro la chance de gagner encore plus de terrain dans leur victoire face à l’humanité. Le brun ne ratait jamais sa cible et était tout sauf incompétent. Ce qui lui donnait une valeur inestimable à mes yeux, alors que malgré notre différent actuellement, sur le terrain je lui laisserais ma vie entre les mains sans problème. Mon ton était alors doux,

-Je suis heureuse d’entendre ces mots de ta bouche Volkovar. Je m’inquiétais pour ta santé mentale, mais il faut croire que dans la folie tu as gardé ta lucidité. Fais attention de ne pas perdre les personnes qui te sont chères. La vie justement est trop courte pour s’isoler dans la rancœur et la solitude.

Petite allusion à Anna que je lui envoyais. Dans une tentative de réunir le frère et la sœur, qui était autrefois un duo infernal dans leur complicité. Alors que l’instructeur intervenait auprès de deux recrues problématiques, je corrigeais la position d’un jeune soldat, replaçant son épaule dans la crosse de l’arme pour l’aider à avoir une meilleure précision. Reculant ensuite pour retourner auprès du brun, je croisais les bras sur ma poitrine et appuyait mon dos sur le mur,

-Ils sont jeunes, ils se croient invincibles et messager d’espoir pour Polis dans le futur. Bien rapidement, ils apprendront que sans travail en coopération, ils ne seront pas mieux que mort. Nous sommes tous passés par là, je crois, lors de notre formation. Entretenant l’idée que nous ferions une différence dans notre lutte contre les mutants et pour la protection de la cité. Sinon, pourquoi s’engager dans un métier aussi risqué?

Les chargeurs semblaient tous vides à présent et certains déposaient leur arme sur la table de travail devant eux. Le silence retombait lourdement et je sentais quelques paires d’yeux dans notre direction, attendant plus de directives. C’est alors que je décroisais les bras et soufflais d’une voix forte et autoritaire,

-Prenez-vous un second chargeur, nous allons faire un exercice d’équipe. Trouvez-vous un partenaire pour former des équipes de deux!

Une fois fait, je m’avançais du groupe et pointait un soldat au hasard, Marina je crois qu’elle s’appelait. Elle avait voulu ouvrir sa grande gueule plus tôt? Et bien elle servirait d’exemple… Indiquant l’endroit où le duo devait s’avancer, soit à la limite du début du stand de tir, j’expliquais alors l’exercice,

- Vous allez donc devoir agir en équipe. Votre duo sera seul contre toutes les cibles à la fois. Les cibles seront en mouvement et vous n’avez droit qu’à un chargeur chaque pour effectuer la tâche de toutes les éliminer.

J’accordais un petit regard en coin vers Andreï pour qu’il active le mouvement sur les cibles. Ils avaient peu de balle pour le nombre de cibles et la communication entre eux allait être importante pour ne pas tirer sur les mêmes mutants et économiser leur balle à la fois. Marchant vers le lieutenant, je lui murmurais à voix basse pour que lui seul entende,

-Voyons s’ils utiliseront la communication, ou voudront s’attribuer tous les mérites et jouer au héros.
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le Dim 19 Aoû - 10:03

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-Une menace ? Non, davantage un avertissement, une notice, qu’autre chose. Car quand je menace, Oksana, je la mets toujours en exécution, et je ne brandis pas une gueule comme la mienne n’importe où. Donc, si j’avais voulu te menacer, j’aurais dit autre chose. Et je ne pense pas non plus que tu adorerais que je m’immisce dans ta vie privée, non ?

Le Stalker avait répondu toujours de cet air propre aux Stalker. Comme celui d’un vieux loup ou d’un vieil ours ayant trop vu, observant d’une meilleure façon la situation, avec une répartie qu’on ne trouve pas forcément ailleurs. Pas meilleur. Simplement plus logique. Andrei Volkovar avait appris, avec le temps, que laisser ses sentiments parler, cela n’aidait pas forcément sa propre cause. Dans ces temps présents, il valait mieux d’être rationnel qu’autre chose. Que le sang-froid valait mieux que de devenir humain. C’était quelque chose pouvant mener vers la mort. Il avait laissé un instant sa propre carapace d’acier et de glace fondre en présence de sa sœur, Anna, pour la laisser savoir qu’il restait encore son frère. Pour la rassurer qu’il lui parlerait un jour.

Mais Andrei le ferait-il ? Il doutait. Doutait de l’efficacité de cette communication. C’était le lot du Stalker. Personne, sauf les Stalkers, savait comment il pouvait penser, ce qu’il avait pu vivre, ce qu’il avait pu échapper. Et même encore, il n’avait aucune idée de comment gérer la plus adéquatement possible avec cette apparition cauchemardesque de cette créature humanoïde. Usant alors de toute sa réserve intérieure de Stalker. Car ils voyaient des choses que des métroïdes moyens ne pouvaient voir tous les jours. Dans la folie, la sainteté d’esprit, comme le disait Oksana. La sainteté d’esprit, sachant que ce qu’il avait vu était réel, et qu’il avait tenté d’agir en conséquence de ce qu’il avait vu et vécu.

-Pourquoi ? Pour l’équipement, la nourriture qui vient avec, et les capacités physiques aussi. Bien que je ne nie pas l’efficacité des livres, je doute que l’on puisse tailler notre chemin au sein des tunnels en balançant des livres sur la gueule des mutants et des bandits en tout temps, non ?

Mais la brigade d’Andrei semblait véritablement sincère dans leur quête de vouloir rendre la pareille a Polis. Notamment au fait que la Cité leur avait offert une nouvelle vie pour quelques-uns d’entre eux. Des orphelins et orphelines abandonnés ou bien aux parents tués en étant jeune, ou pour d’autres raisons qui ne leur regardaient personnellement ainsi qu’a Andrei. Oksana intervint en leur demandant de prendre un second chargeur et un partenaire d’équipe, réunissant d’ailleurs une Sousanna et une Marina de force. Alors, Oksana lui intima d’appuyer sur le bouton, et attendit un instant, le temps que ses deux protégées se préparent.

-Rappelez-vous de ceci : au moindre écart de conduite, vous nettoierez les fosses sanitaires sans gants et sans brosses. Et vous serez de corvée de cuisines.

Les deux jeunes filles observèrent Andrei avant de se remettre en position, alors que les cibles s’activaient et débutèrent leurs déplacements rapides, mais tout de même raisonnable, au vu du mécanisme qui ne devait pas être gâché.

-treize heures, sur ta droite !

-dix heures, ta gauche ! Vite !

La menace d’Andrei avait visiblement pris effet. Mais il y avait bien quelque chose entre elles en cet instant. Sous la tutelle d’un Stalker connu de Polis, bien qu’Andrei ne s’en ventât pas véritablement, il y avait de quoi pour apprendre. Surtout avec quelqu’un doté de la personnalité de Nikitovitch. Il appliquait ses menaces, peu importe la nature de celles-ci, mais raisonnables. Malgré leur rivalité, Sousanna et Marina s’entraidaient en tirant une balle chacune sur les cibles. Il était clair que leurs relations n’étaient pas ceux d’une amitié, mais basée plutôt sur le respect.

-Merde !

Une balle avait manqué la dernière cible mouvante qui rentrait dans un mur, finissant sa course dans un baril vide. La recrue, Marina, cracha une injure entre ses dents, mais se retourna, en déposant son arme, avec Sousanna. Andrei s’approcha du duo en silence, alors que les regards étaient rivés sur lui et le duo de jeune fille. Mais Andrei prit simplement l’arme de Marina, l’examina un instant avant de le reposer, et passa son regard sur tout le monde.

-En extérieur, dans la surface, comme dans les tunnels reclus du Métro... Le danger rode. Des rats. Des Nosalis. Des humains. Et bien plus encore. Des choses bien plus terribles que vous ne l’imaginiez.

Andrei laissa ses paroles s’incruster dans leurs esprits, alors que son regard bleuté était dardé sur les recrues.

-Hommes ou femmes... Peu importe. Nous sommes tous des sacs de viandes tenant debout avec l’aide de quelques os. Nous sommes tous humains, et donc, soumis aux morts atroces que peuvent nous offrir les monstruosités dehors de la cité et des stations. Et parfois bien pire. Ce n’est pas en ayant une grande gueule, un gros flingue ou des talents qui vous aideront, la plupart du temps, mais le fait d’avoir des camarades à vos côtés. Vous pensez pouvoir faire mieux seul ? Sortez d’ici et aller dehors si cela vous chante, mais vous mourrez stupidement.

Andrei s’était déplacé parmi ses recrues tout en parlant, les bras croisés, le regard posé quelque part, dans le vide, mais pourtant, ses mots étaient directement adressés envers ses recrues. Et son regard de glace se dardait de nouveau sur chacun d’eux.

-Je ne vous demande pas de vous aimer chacun d’entre vous. Ni de devenir les meilleurs amis du monde. Mais de vous respecter, et de pouvoir vous entraider dans les moments les plus difficiles. Nous ne pouvons nous permettre la division.

Il se tint silencieux un instant.

-Personne ne gagne... tant que l’équipe ne gagne.

Il laissa encore le silence s’installer, et rejoignit alors ensuite Oksana, regardant celle-ci droit dans les yeux avant de s’installer sur sa droite de nouveau, regardant ses recrues.

-Parce que vous l’avez compris, je ne vous punirais pas ainsi. Vous serez cependant de corvée pour nettoyer ces fusils d’assaut plus tard, sous la tutelle d’un armurier, Sousanna et Marina.

Les deux jeunes filles acquiescèrent de la tête, en signe de compréhension, et Andrei continua sur sa lancée.

-Autre chose à leur enseigner, Oksana ?
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Sergent-chef, chef de groupe du Bastion Vympel
le Lun 3 Sep - 0:52

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Une touche d'humour avant de passer aux choses sérieuses. Un gloussement très féminin m'échappait, alors que j'avais l'image en tête d'Andreï, bravant l'obscurité d'un tunnel humide et poisseux armé d'un livre à la main. Je l'imaginais clairement avec son regard féroce, fermer le museau d'un Nosalis en lui balançant un coup de livre sur la tronche. Nouveau gloussement qui me secouait, alors que je riais toute seule et que j'essayais de ne pas avoir l'air trop bizarre. Heureusement que ma réaction suivait ce propos, montrant que je réagissais enfaite à celle-ci.

Les punitions de Volkovar me faisaient moi-même grimacer. Corvée de cuisine, c'est emmerdant et à la limite dégradante, mais... La corvée de fausse sanitaire m'arrachait même une lueur de dégout. Surtout sans gant et sans brosse... Tout comme moi, plusieurs des soldats grimaçaient à cette idée franchement dégoutante. Étrangement, je n'avais pas envie de m'imaginer ce type de scène, préférant préserver mon intellectuel pur de cette vision atroce. Mes deux cobayes prenaient la menace au sérieux, alors qu'elle communiquait bien en équipe tout de même.

Vinrent ensuite le sermon et la leçon de papa Andreï. Propos presque accusateur, mais rempli d'une dure vérité. Des dangers pouvant même provenir de sa propre espèce quand on pense aux bandits et au marché noir d'une certaine façon. L'homme est prêt à accomplir multiples actes tous aussi violents les uns que les autres pour sa survie. Le cannibalisme et le viole en sont deux parfait exemple, servant à répondre à deux besoins et pulsions première par la violence. Unique moyen que l'homme connait pour parvenir à ses fins lorsque sa logique est dépassée. Et dans le cas de bien des gens dans le métro... Cette mince ligne d'intellect est rapidement dépassée.

Je captais son regard vers ma personne et à son discours sur l'équipe. Je hochais la tête, l'air de dire que je comprenais son message subtil. J'étais soulagée que le Stalker se rappel toujours de cette notion après la mission et cela me laissait espoir qu'il s'ouvrirait de nouveau auprès de ses coéquipiers dans le futur. Peut-être pas tout de suite, peut-être devait-il encore panser certaines plaies... Mais j'espérais qu'il se confierait si jamais il en ressentait le besoin pour le bien-être de l'équipe.

-Il me fera plaisir de vous présenter notre armurier après l'entraînement. Pour une rare fois où il aura de la compagnie, il ne s'en plaindra pas je crois!

Autre chose à leur enseigner? Bien honnêtement tout de la vie! Mais ce n'était pas le but de la question de l'instructeur... Je me concentrais surtout sur la technique lorsqu'ils utilisaient la Kalash.

-Le travail d'équipe est nécessaire à votre survie et on ne vous le répétera jamais assez. Pour ma part, mon conseil irait dans l'utilisation de l'arme à feu. Les Kalash n'ont pas trop recul et il faut en profiter pour anticiper où notre cible ira et viser un peu devant en mouvement. Vous pouvez tirer jusqu'à trois balles consécutives sans perdre de votre précision. Profiter du fait que vous avez une arme automatique entre les mains et non un coup par coup.

Ceux-ci tiraient tous une balle à la fois. Aucun n'avait réellement joué en action avec le mode automatique. Je souriais en pointant le début du stand de tire au prochain duo,

-À vous, messieurs...


Écoutant mon conseil, ce duo ne ratait pas une cible. Communiquant aussi bien que le duo précédent, ils appliquaient la notion que j'avais proposée, de tirer des rafales de balles au lieu d'une balle à la fois. Parfait... Avec un petit sourire fier, j'observais les membres du Bastion après que tous les duos aient tenté leur chance. Rajoutant avec amusement vers Andreï,

-Tu les as bien formés... Ils feront de très bon soldat une fois leur entraînement complété...

Retournant mon regard d'acier vers les jeunes gens, j'ordonnais alors d'un ton doux et à la fois autoritaire,

-Bien joué... Vous avez été un groupe des plus agréable à entraîner... Vous pouvez ranger vos armes et chargeurs dans les boîtes derrière moi... Marina et Sousanna, vous allez me suivre pour l'entretien des armes.

Envoyant un sourire vers Andreï, je lui tendais la main pour serrer la sienne avec un air professionnel. Utilisant une force raisonnable et égalisant mes collègues masculins,

-Ce fut un plaisir Volkovar... J'espère qu'on aura la chance de travailler de nouveau ensemble dans le futur.

Sur ce, je quittais le groupe, accompagné des deux soldates, à qui j'offrais la corvée également de pousser les boîtes avec l'équipement à l'intérieure. Les narguant avec amusement sur la lenteur de leur pas durant cette tâche.

RP TERMINÉ :)
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le Lun 3 Sep - 8:43

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Ils apprenaient vite. Ils apprenaient bien. Malgré leurs rivalités entre certaines personnes, Andrei était d’une fermeté d’acier et sa volonté était connue partout dans Polis. Blessé ou non, il faisait tout ce qu’il pouvait pour accomplir sa mission, quelle qu’en soit la nature. Mais sa volonté inflexible pouvait le rendre flexible pourtant. Lors de la mission du tunnel avec le Sombre, Andrei n’avait pas forcément aimé les compagnons d’Alexandre, mais il avait préféré faire taire sa propre conscience pour la remplacer par celle du Ksatriya-Stalker. Celle de quelqu’un qui ne se laisserait aucunement faire, peu importe la situation, sauf s’il avait un quelconque plan en sa conscience pouvant lui faire réussir sa mission. Andrei tourna son regard vers Oksana.

Il ne fit qu’acquiescer inconsciemment aux propos de la brune. De nombreux soldats avaient apprécié la formation de sa brigade de tireurs qui avaient un certain potentiel au sein des stations Polis. Quand celle-ci s’éloigna, son regard retourna sur les jeunes hommes et les jeunes femmes de la brigade Zaitsev.

-Pour vous tous, on court avec notre paquetage habituel. Soyez présent d’ici une heure, j’ai certaines affaires qu’il me faut régler avant.

Sur ses mots, le Stalker les laissa avoir un peu de temps libre alors qu’il s’engouffrait dans un couloir.

FIN DU RP, UN PLAISIR D'AVOIR JOUER O/
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