Nettoyage [Quête perso Airat]
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le Lun 30 Avr - 21:49
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Chacun sait qu’au sein du Métro, un destin ne tient qu’à peu de choses. Une rencontre fortuite chez une armurière avec une vielle femme décharnée, la révélation qu’un mythe existe bel et bien, ou bien même une malédiction.

Pour Airat Ivanov, il aurait peut être suffi d’être un peu plus avenant, ou qu’une certaine armurière le soit moins pour échapper à une longue série d’épreuves. Ou peut être pas. Hasard ou destin, dans le Métro une fois que les dés sont jetés, on ne les arrête plus. C’est ainsi que le colporteur se retrouva à ne plus pouvoir bénéficier d’un sommeil dépourvu de la figure cauchemardesque de Baba Yaga, ni du luxe de pouvoir embrouiller son petit monde de jolis mensonges.

Par chance, le Métro offrait parfois une chance de faire tourner la roue, et cette chance s’était présentée sous la forme d’une carte et d’instructions confiées à Airat. Rien de plus simple. Une station soit disant abandonnée qui serait finalement le repère d’à priori toute la fange du métro, tout ce qui se faisait de mieux en terme de brigands et de mercenaires dégénérés sans scrupules. Il s’agissait donc de vider les lieux de tout ce qui y grouillait, s’emparer des potentielles -et sois disant fabuleuses- ressources y étant cachées, et éventuellement finalement lever à l’aide d’un coupe chou une malédiction douteuse.

Rien de plus simple.

Rappel de la mission - instructions:
 



Spoiler:
 
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Colporteur
le Mar 1 Mai - 20:55

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Age :: 27 ans
Patronyme :: Ivanovitch
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 Airat posa une main contre la pierre du tunnel, les yeux fermés. Il restait appuyé contre la parois, sentant le froid traverser son manteau, glisser sur ses omoplates. A l'autre bout du tunnel, là où brillait une lumière lilliputienne, il percevait des voix, des bruits de pas. Des sons qui sonnaient comme une délivrance... Et comme une défaite. Il jeta aux deux femmes faces à lui un regard rapide, indéchiffrable et imperméable. Elles semblaient toutes les deux habitués à la violence, au meurtre peut-même. Le regard dur, bleu, l'un lui était familier, l'autre inconnu. Il ne les admirait pas pour , pour cette habitude à la mort. Elles étaient une menace, des ennemis pour lui, éternellement. Comme s'il n'était pas capable de voir un humain autrement. Dans le métro, ils étaient légions à déjà s'être permit de voler une vie.

Et dans une sorte de condescendance, ou une tentative pour pouvoir encore se regarder dans la glace, Airat s'enorgueillissait silencieusement de ne pas être un meurtrie.
Mais décidément, il allait pouvoir demander à Klara de jeter tous les miroirs qu'elle possédait si elle voulait toujours de sa bouillotte.Le rouge ferma les yeux, dégoûté. Les sourcils froncés, extériorisant la douleur qu'il s'infligeait. Il se voûta un instant, semblant imploser  . Dans un coin de son cerveau tournait en boucle un million d'excuses pour Dimitri. Pardon de t'avoir approché, pardon de l'avoir laissé te tuer, de t'avoir foutu dans cette merde. Pardon de finir comme elle.

« -Bon, ma chère Nina... »

Dit il, relevant un regard affûté sur la femme, la détaillant encore, même s'il connaissait son visage par cœur. Le colporteur était arrivé au bout, au point que les tâches de rousseurs, si caractéristique de la stalker devenaient réconfortantes. Elle l'avait presque traqué dans les alentours de Krasnyé Vorona, courant sûrement après le seul moyen de de retrouver son oncle. Airat avait sauté sur l’occasion, lui proposant un deal qu'il était sûr de la voir accepter. Elle l'aidait à nettoyer cette foutu station, et il l'aidait à retrouver son oncle. Chacun retrouvait ce à quoi il tenait le plus. Sa famille, et la liberté.

« -Et Sergueï Zinoviev... »

Le rouge se tourna vers l'autre femme, l'observant à son tour. Il n'arrivait pas à réaliser que c'était Klara qui lui avait dit de lui faire confiance. Elle était l'opposé de la médecin. La peau ténébreuse, une agressivité visible dans tout le corps, déchirante dans les yeux. Des tatouages sur tout le corps, le crâne rasé. Airat ne s'amusa pas à la défier du regard, assez parano pour redouter un coup de pied de biche perdu si il se frottait trop à elle. Il ne lui avait posé qu'un  minium de question, ignorant jusqu'à son nom masculin.

« - Est ce que l'une de vous à un début de commencement de plan.. »

Demanda il à voix basse, sortant des immenses poches de son manteau la carte abandonné par la légende. Il observa un instant la peau dans la quelle Baba Yaga l'avait taillé, plissant ses yeux devant la couleur blanchâtre. La peau avait été à moitié enterrée au fond de sac, soustraite à sa vue.Tant pour lui éviter de mauvais souvenirs que pour éviter de vomir un repas déjà assez couteux.

« -Avec cette carte douteuse à souhait ? »

Marmonna il, le phrasé ralentie pas la fatigue. La colporteur tendit la carte à la Nina, lui faisant plus
confiance qu'à l'instabilité qui émanait de Sergueï. Il sentait qu'il devrait lui préciser d'amocher un minimum la tête de ceux dont Baba Yaga avait choisis les oreilles..
 





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le Ven 4 Mai - 1:35
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Age :: 27 ans
Patronyme :: Yvanova
Surnom :: Seryoga
Le visage dur, les sourcils froncés. La mercenaire marchait. Jusqu’au lieu de rendez-vous convenu avec son employeur du jour. Un certain Ivanov. Airat Ivanov. Il était venu à la rencontre de la fratrie par le biais de Klara Savinkova, la sauveuse du duo. Ce dernier en avait après les talents macabres de Sergueï. La mercenaire avait grincé des dents quand son frère avait accepté le contrat. Mais deux arguments avaient suffi à convaincre la Chienne de la Hanse. D’une part, les herbes médicinales n’étaient pas données et Isaac en avait un besoin vital. De l’autre, collaborer avec un membre de la ligne rouge avait des chances de se savoir. Et donc d’attirer les foudres d’une certaine chasseresse.

Cela dit, si ces perspectives l’avaient convaincue et qu’elle serait loyale à Airait, Sergueï n’allait pas être aimable pour autant. Le cliquetis de ses armes contre ses protections traduisait bien ses intentions. On lui avait précisé que cette excursion serait dangereuse, alors, la combattante avait emporté l’ensemble de son équipement. Son fusil à pompe trônait dans son dos, soutenu par une lanière qui traversait son torse. Au niveau de sa cuisse gauche, elle avait fixé le holster de son pistolet-mitrailleur. Et pour finir, attaché à sa ceinture et ballottant au gré de ses mouvements, son sinistre pied de biche pendait contre sa cuisse. Pour ce qui était de son style vestimentaire, c’était très minimaliste aussi. Elle ne portait que son plastron de la Hanse, ses avant-bras et ses jambes étaient aussi protégés par des protections aux couleurs de sa faction. En guise de pantalon, elle avait revêtu un épais treillis, fidèle à elle-même.

Une femme marchait à ses côtés. Rousse. Athlétique. Une autre mercenaire ? De temps à autre, la mercenaire jetait des regards mauvais à ce qui semblait être une future collègue. Des regards que la tatouée ne cherchait pas à dissimuler outre mesure.

Sergueï arriva finalement face à Airat. Qui semblait n’être rien de plus qu’un froussard qui déléguait sa sale besogne à autrui. Cela dit, il payait. Et si ça permettait à Isaac d’aller mieux, Sergueï n’allait pas s’en plaindre. Le jeune homme jaugea les deux femmes, clamant leur nom à tour de rôle. Il finit par demander aux mercenaires si elles avaient un plan, en exhibant un bout de peau. Qui s’avéra être une carte.

Sergueï leva le regard pour la regarder entre les mains de sa comparse, s’approchant même d’elle. La Chienne finit par relever la tête vers Airat, le sourcil arqué.

-Vous avez quel genre de fréquentation pour avoir une carte pareille ?

S’éloignant de la rousse pour retourner dans son coin, Sergueï reprit.

-Laissez tomber, je veux pas savoir. Et j’ai pas d’idée. On me paye pour tuer. Pas réfléchir.

Elle ponctua sa phrase d’un grognement presque animal.
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le Ven 4 Mai - 9:56
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Age :: 24 ans
Patronyme :: Gadzhievna
Surnom :: Ninochka
Elle avait beau s’en répéter les raisons, Nina ne comprenait toujours pas pourquoi elle avait accepté la mission. Airat disparu, elle avait couru à sa poursuite après avoir fait un crochet jusqu’à ses appartements pour récupérer son armement. Elle l’avait trouvé livide et confus. D’abord elle avait eu envie de le secouer et de lui crier dessus, de lui arracher les vers du nez mais elle avait fini par le questionner calmement. Regard de glace et visage impénétrable, elle avait écouté ses explications puis avait secoué la tête. Airat n’avait pas eu besoin de s’étendre sur les contreparties du service qu’il lui demandait. Elle avait acquiescé, poser quelques questions sur la mission notamment le point de rencontre puis elle l’avait planté là, le cadavre de son séquestreur à ses pieds.

Nina n’avait pas effectué de mission semblable depuis plus d’un an. Pour l’occasion, elle avait troqué son matériel destiné à la surface contre une protection plus lourde. Il s’agissait d’un plastron constitué de plaques de cuir et d’acier assemblées qu’elle avait bricolé plusieurs années plus tôt, lorsqu’elle accompagnait encore son oncle le long de la Ligne Rouge. Elle avait dû procéder à quelques ajustements mais dans l’ensemble, le vêtement offrait une protection relativement efficace contre les petits calibres et les lames. A ce propos, elle s’était achetée une machette auprès d’un forgeron qu’elle connaissait depuis la tendre enfance. Reforgée à partir d’une lame d’amortisseur, l’arme offrait un acier de qualité et un tranchant affûté comme une lame de rasoir. Pour clarifier ses idées et atténuer la tension, Nina avait passé la soirée de la veille à affûter la lame. Elle répétait les gestes tant de fois vus chez son oncle, hypnotisée par le mouvement répétitif. Pour le reste, elle comptait sur son fidèle fusil d’assaut. Un armement onéreux mais au combien efficace, surtout si l’on prenait en compte la lunette qui le surmontait.

Et comme elle faisait l’inventaire mental, habitude soigneusement ancrée, en attendant ses deux compagnons d’infortune, elle s’alluma une cigarette. Cette dernière était à moitié consumée lorsqu’elle avait retrouvé Airat. Ce dernier s’exprimait avec difficulté, ses propos lui paraissaient bien plus confus qu’à l’ordinaire. Les cernes qui creusaient son visage et exacerbaient la tâche lie de vin transcrivaient son épuisement. Nina avait froncé les sourcils, sur le point de refuser de partir avec lui dans cet état et de reporter la mission. Dans ce regard malade, il y avait pourtant de l’urgence, presque du désespoir. La jeune femme avait donc ravalé son amertume et s’était contentée d’acquiescer à chacune de ses explications. Le pli soucieux qui rejoignait ses sourcils exprimait à lui seul ce qu’elle en pensait.

Le regard rivé sur la silhouette qui approchait, Nina réalisa avec un temps de retard qu’elle l’avait fixé trop longtemps. L’intéressé répondait à un prénom masculin mais son genre lui paraissait trop indéterminé pour qu’elle puisse se fixer. Dans certains détails, l’on pouvait voir une femme, dans d’autres un homme. Une machine à tuer, conclut mentalement la jeune femme avant de classer définitivement le sujet. Après tout, elle se fichait bien de savoir ce qui pouvait se loger sous le pantalon de treillis du moment que le personnage était équipé pour la mission à venir. Et pour ça, il l’était. Après avoir détaillé un instant, Nina s’était attardée sur le barda du mercenaire. Dans d’autres circonstances, elle aurait peut-être même poussé un sifflement admiratif. De quoi faire de gros dégâts, bien.

A la réflexion du mercenaire sur la carte, Nina ne put s’empêcher de jeter un regard aux tatouages de ce dernier. Elle reporta ensuite son regard sur Airat. Elle ignorait son goût pour les scalps mais, après réflexion, il lui semblait qu’elle ignorait bien des choses sur le colporteur. A commencer par ce qu’avait affirmé le mercenaire avant de l’assommer et de l’emporter sur son épaule. D’un battement de paupière un peu nerveux, la jeune femme éloigna le sujet et se focalisa sur la carte qu’on lui tendait. Refusant d’y toucher, elle analysa rapidement les possibilités et en pointa deux.

- On peut passer par ici ou par là. On pourrait envisager de se séparer et de tendre une embuscade un groupe appuyant l’autre mais on ne sait pas combien ils sont ni comment ils sont organisés. Vaut mieux qu’on reste ensemble. J’ai deux grenades et un fumigène, cela pourrait nous servir à faire diversion ou même en cas de repli. Mon armement est plus adapté à la distance que les vôtre, il faut qu’on puisse coordonner nos tirs.

Avec regret, elle réalisa l’avantage de travailler avec des personnes formées de la même manière. Depuis qu’elle avait intégré le rang des Stalkers, Nina n’avait cessé de travailler en coordination parfaite avec ses confrères. Les paroles étaient souvent inutiles, chacun connaissant son rôle exact et les tactiques à employer selon les situations. Pour l’heure la jeune femme devrait composer avec deux combattants avec qui elle n’était jamais allée sous le feu. Elle ignorait tout de leurs habitudes ou de leur potentielle réaction en cas de danger. Si on se fiait au mercenaire couvert de tatouage, on pouvait espérer une espèce de tank prêt à foncer dans le tas. Quant à Airat, le personnage était bien trop retors pour imaginer quoi que ce soit.

Me voilà dans une belle merde.

Quittant les yeux de la carte pour les reporter sur ses deux interlocuteurs, Nina réalisa avec retard qu’elle ne s’était pas présentée correctement. Elle se racla la gorge puis tendit une main vers le mercenaire après s’être redressé.

- Je ne me suis pas présentée : Nina Gadzhievna Platonova. J’suis Stalker habituellement mais pour l'heure j'ai plutôt l'impression de jouer le rôle de mercenaire, ajouta-telle non sans glisser un regard en direction du colporteur.
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Colporteur
le Sam 19 Mai - 9:14

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Age :: 27 ans
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 Il aimait déjà Yvanova. Elle ne posait pas de question, et ce qu'elle pouvait bien penser de lui, il s'en carrait royalement. Le colporteur savait que l'image qu'il renvoyait n'était pas reluisante, mais il n'avait jamais voulu la polir, la rendre lisse et conforme. Un sourire glissa sur ses lèvres, lugubre, ironique. Une expression macabre qui ne prédisait rien de bon pour sa santé mentale, mais qui expliquait presque à elle seul les origines de la cartes.

« -Du genre avec un intérret certain pour les oreilles... D'ailleurs, si vous pouviez garder leur tête en l'état, j'ai un deal à remplir. »

Ricana presque le rouge, ne lâchant pas des yeux le plan. Il serait le maillon faible, celui qui ralentirait le groupe. La mort de l'une des deux femmes ne lui auraient même pas fait froid dans le dos. Mais l'idée de laisser Baba Yaga lentement le consumer avec des cauchemars lui retournait l'estomac. Voir le visage mutilé, brûlait, livide ou haineux de Dimitri dès qu'il fermait un œil, c'était invivable. Entendre la voix froide et claquante de sa mère, insupportable. Si le prix à payer pour sa liberté était la morts de quelques membres de l'espèce en voix d'extinction qu'était l'humain,Airat n'hésitait pas une  seconde. Il n'avait pas pour principe d'aimer son prochain comme lui-même, et pour sa propre gueule il aurait donné la terre. Les inconnus comme Yvanova, les un peu moins inconnus comme Nina.

« - Idéalement, faudrait que l'un de nous puisse y aller, mais les chances de se faire égorger sur place sont maxi... »

Marmonna il en faisant courir ses yeux sur la peau de la carte. Un mouvement rapide et saccadé, nerveux et instinctif. Son armement se résumé à un couteau de chasse, un PSS qui était ironiquement à l'origine de son rencard torride avec la légende, et le coupe chou, symbole de sa malédiction. Il était assez précis de la main droite pour jouer aux lanceurs de lame, et un peu d’entraînement avec le pistolet avait suffit à faire d'eux deux des connaissances s’appréciant. Chaque parties du cerveau d'Airat travaillait à trouver un moyen de les sortir de l'impasse dans laquelle il les avait collé. Tel une machine marchant à l'huile noire et puante du refoulement,de la colère, du doute . Même pour l'armement, il n'était d'aucune utilité. Nina lui aurait demandé d'embobiner n'importe qui, il l'aurait fait un une seconde. Comme sa mère, sa spécialisation était les esprits et leur destruction morceaux par morceaux. Tailler en pièce les résistants soldats de Polis, il l'aurait fait les yeux bandés. Chercher la blessure dans le mental, le point mort qu'on ne peut protéger. Mais les dégâts physiques, il n'avait ni les connaissances ni le matériel pour. Et une balle dans l'épaule était toujours moins douloureux qu'un face à face forcé avec ce qu'on ne voulait pas voir de nous-même.

« - Vu ma taille, je suis le mieux placé pour me planquer en cas de tire... J'peux toujours servir à détourner un peu leur attention, mais j'ai pas de gilet pseudo pare-balle, alors Nina, tu risque de ramener une passoire à la LR.
L'une de vous à des lunettes infra-rouges ? Je sais pas avec quoi ils sont éclairés, mais si c'est des éclairages de secoure, on peut tenter de les dégommer. Ça nous donnera un peu d'avance... »

Il releva les yeux sur Nina, un sourire faussement sympathique sur les lèvres. Une grimace. Il allait falloir remettre les points sur les « i », et rappeler à la rousse qu'elle n'était pas en position de force. Le rouge était fatiguer, les commentaires de la stalker pouvaient rester entre ses lèvres.

« -T'es bien râleuse Nina...Problèmes familiaux ? »

Il détourna immédiatement les yeux, la laissant ruminer ses mots et ses maux.
Cherchant toujours un plan, raclant les coins sombres d'un esprit tortueux, Airat passa sa main dans une poche intérieure de son manteau, sortant le PSS, prenant à sa ceinture le couteau de chasse.

« -J'ai que ça comme équipement... Même si équipement me semble un bien grand mot... »

 





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le Dim 20 Mai - 4:14
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Sergueï écouta la réponse d’Airat. Un certain sérieux sur le visage. Le colporteur avait rebondi sur la pique de la mercenaire pour mentionner quelque chose d’important pour la mission. Ne pas amocher le visage. Elle enregistra la condition comme une machine d’un autre temps l’aurait faîte. Ses deux camarades du jour commencèrent à tenter de dresser une stratégie. Elle, restait silencieuse. Non pas parce qu’elle n’avait pas envie de parler, mais plutôt parce qu’elle ne savait pas comment leur transmettre ce qu’elle pensait. Elle répétait mentalement des phrases. Ne sachant pas lesquelles choisirent.

Perdue dans ses pensées, Sergueï releva brusquement la tête quand Nina parla. La toisant de haut en bas. La rasée mit un certain temps à répondre.

-Sergueï. Mercenaire. Enchantée.

Elle avait craché ses mots sans douceur. Ses yeux écarquillés s’étaient rapidement plissés de méfiance. La Chienne s’était rappelé des mots de son frère ; elle ne devait montrer aucune faiblesse à ces gens. Elle pesta intérieurement. Comme elle détestait être séparée de lui et ne pas pouvoir se cacher dans son ombre.

Airat s’adressa à la rousse, s’inquiétant de sa situation familiale. Était-ce réellement le moment ? Heureusement, le professionnalisme reprit vite sa place. Airat montra son équipement. Un modeste pistolet et un couteau. Sergueï baissa les yeux vers l’arme de sa comparse féminine et fit un signe de tête, l’interpellant d’un grognement.

-La lunette. Tu sais t’en servir ?

Elle releva la tête vers Airat.

-Je peux les tuer au contact. Je veux juste pas me prendre un tir de l’un de vous. On peut faire comme ça : j’avance…

Elle montra la Stalkeuse d’un signe de la tête.

-Elle me couvre…

Sergueï plongea un regard glacial dans celui de son employeur.

-Tu finis ceux qui respirent encore.

En terminant sa phrase, elle croisa ses bras sous sa poitrine et expira longuement. Parler de cette façon et attendre le verdict de ses interlocuteurs étaient un exercice stressant. Elle préférait de loin briser des crânes avec son pied-de-biche.
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le Lun 28 Mai - 20:53
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- Si seulement... avait murmuré la jeune femme à l’évocation d’une lunette de vision infra-rouge.

Une lueur de convoitise avait étincelé dans son regard, aussitôt mouchée par la remarque suivante d’Airat. Elle lui coula un regard torve, les yeux plissés puis grinça entre ses dents :

- Un peu comme tout le monde j'imagine...

Les propos du chasseur de prime qui était venu cueillir le colporteur ne lui avaient pas échappé et, entre temps, elle avait mené sa propre enquête. Airat n’était certainement pas le mieux placé pour parler de conciliation familiale. Ceci dit la description qu’on lui avait faite de sa génitrice avait suffi à lui faire comprendre pourquoi. A se demander si tous les Brahmanes de Polis étaient à faire froid dans le dos…Nina ne creusa pas davantage la question. L’amertume de la remarque d’Airat fut vite chassée et elle se focalisa de nouveau sur les objectifs de leur mission. La proposition de la mercenaire au crâne rasé lui paraissait sensée et, à défaut de proposer mieux, elle se rangerait de son avis. A la question de cette dernière concernant son équipement, la jeune stalkeuse ne put s’empêcher de lui répondre d’un sourire carnassier.

- Pas qu’un peu, murmura-t-elle entre ses dents en dévisageant Airat d’un air placide.

Puis acquiesçant aux dernières propositions, elle réajusta la position de la sangle de son fusil d’assaut.  Elle cala ensuite la protection auditive du côté de sa main d’arme et tira sur ses mitaines afin que celles-ci soient bien ajustées. Alors seulement elle se tourna vers la mercenaire et lui tendit l’unique fumigène qu’elle avait en sa possession.

- Si on se fait déborder, j’compte sur toi pour lancer ça et nous permettre un repli. J’garde les grenades en cas de pépin. On y va quand tu veux.

Elle prit une dizaine de secondes pour procéder aux derniers préparatifs et vérifier mentalement l’ensemble de son matériel. Puis elle prit sa position dans le trinôme et attendit que ses deux compagnons d’infortune soient prêts.

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le Dim 3 Juin - 8:15

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 Le rouge releva la tête vers la mercenaire, laissant une petite lueur s'allumer dans ses yeux. Celle de quelqu'un voyant sous ses yeux se résoudre un problème. Qu'il soit mathématique, humain, ou militaire. Et qui appréciait. Sûrement un réflexe de brahmane, ou d'enfant d'Akilina bien dressé à qui on avait donné le réflexe d'à moitié prendre son pied quand se résolvait une énigme.
Il sourit une seconde à Yvanova, les commissures des lèvres narquoises et amusés, puis reporta son regard sur le plan. Le colporteur posait déjà la mercenaire sur son échiquier, réfléchissant à son prochain mouvement, au rôle qu'elle pourrait jouer. Klara le lui avait dit, la siffleuse était forte et ne faisait pas dans la dentelle. Elle pouvait être une précieuse alliée, ou une belle emmerdeuse. Mais ce serrait simplement une question d'approche. Trouver la faille dans la carapace, la petite plaie qui ne demandait qu'à se rouvrir.
Mais Yvanova avait quelque chose d'animal. Il ne savait pas dire d'où lui venait cette sensation. Ce n'était pas seulement sa brutalité ou sa franchise. Et Airat avait peur que cette impression s’accompagne d'une sorte de sixième sens. Qui aurait permis à la mercenaire de sentir qu'il valait mieux ne pas lui faire confiance, ne pas s'approche de lui et mettre un pied dans son traquenard.
Qu'elle sente qu'il était pris dans les emmerdes, qu'il s'y noyait.

« -Ok. Rien à redire. »

Marmonna il d'une voix blanche, le visage fermé avant de se crisper. Son regard se durci pour se poser sur Nina. Avec elle, il ne pouvait pas se permettre de faire n'importe quoi. La stalker était un électron libre difficilement prévisible, elle venait encore de le lui prouver. Chiante et futée. Le pire combo. Enfin pour moi... Avec la rousse, Airat ne pouvait pas se permettre n'importe quoi. Et maintenant encore moins. Si elle savait vraiment, si elle s'était renseignée...
Il étouffa comme il pu l'envie de lui envoyer son poing dans la figure, serrant les dents et continuant de darder sur elle un regard haineux.

« -Je crois qu'il faudrait qu'on parle après, Nina. Et pas que de Gadzhi. »

Siffla le rouge en repliant la carte, la glissant dans une poche intérieure de son manteau. Il pris son PSS, le fixant un instant comme s'il avait s'agit d'un ennemi. Dima était militaire et armé, mais il s'était fait descendre. Et lui qui rechignait à se servir d'une arme était toujours en vie, dix ans plus tard.
Parfois la vie se fout vraiment de nous
Airat se passa une main sur le visage, lançant un regard aux deux femmes.

« -Mes dames... Bon, pour le coup, après vous. »

Il eu un sourire mauvais en tournant la tête vers la station. Il allait pouvoir retrouver un semblant de vie. Si aucune balle ne trouvait drôle d'aller se loger dans sa peau.

« -Moi je nettoie les traces de pomps ! » 


H-RP:
 




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le Ven 8 Juin - 12:49
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Sergueï haussa un sourcil en regardant le fumigène. Elle n’avait aucune idée de comment s’en servir. Elle releva un regard sur la rousse. Puis, se souvenant des paroles de son frère sur la bienséance et les relations entre êtres humains, elle attrapa la grenade. N’offrant à Nina qu’un hochement de tête positif pour approuver la tactique. Bien que la mercenaire aurait certainement du mal avec la notion de repli une fois dans le feu de l’action. Mais ce n’était pas encore la question.

Sergueï attendit que l’initiateur de l’expédition valide le plan, croisant les bras sous sa poitrine. Si elle faisait mine de ne rien voir, elle remarquait on ne peut mieux la tension entre Nina et Airat. Elle ne savait pas si elle devait faire un commentaire à ce propos. Était-elle prête à partir à l’assaut d’une station entière avec deux personnes susceptibles de se tirer dans le dos ? Oui. Elle y était de toute façon préparée. Cependant, si la situation pouvait être évitée, elle préférait que ce soit le cas. Rapidement, elle alla ouvrir la marche.

La tatouée n’avait fait aucun commentaire sur ce que venait de dire le colporteur. Bien qu’elle ne comprît pas l’idée. Les tunnels étaient plongés dans le noir. Pas besoin d’effacer leurs traces. Peut-être que c’était là un trait d’esprit qu’elle ne parvenait pas à comprendre. Haussant intérieurement les épaules, elle poursuivit son chemin. Sans dire un mot. Non pas qu’elle n’ait rien à dire, mais son esprit se concentrait sur la façon de demander à ses compagnons du jour si leurs différents seraient un problème.

-Dîtes, vous…

Elle poussa un soupir.

-Laissez tombez, en fait.

Abandonnant la satisfaction de sa curiosité, la mercenaire s’efforça d’enfouir ses inquiétudes dans un coin de sa tête. Se focalisant davantage sur son travail. Elle devait réussir. Pour Isaac. Pour qu’il puisse à nouveau marcher sans canne. C’est dans cette optique qu’elle continua sa route, s’arrêtant de temps à autre pour demander l’itinéraire au possesseur de la carte. Ce schéma se répéta jusqu’à arriver à ce qui semblait être une station. La station. Le groupe s’arrêta. Sergueï se tourna vers ses camarades.

-C’est ici ?

Le groupe était encore loin, mais déjà, les fortifications de la station étaient visibles. Cela dit, les assaillants étaient encore trop éloignés pour se faire une réelle idée des défenses qu’ils se préparaient à attaquer. Sergueï se dissimula dans l’ombre, dégainant son pistolet-mitrailleur. Elle fit signe aux autres d’imiter son pas feutré et sa démarche discrète. Une fois suffisamment proche, Sergueï se baissa et se tourna vers sa consœur.

-On fait comment ? Tu balances une grenade et je mitraille dans le tas ? Airat, un avis ?
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le Ven 15 Juin - 15:07
Narrateur
Votre groupe est pour le moins hétéroclite, et chacun semble se demander s’il sera en mesure de collaborer sereinement avec l’autre. Il ne semble pas y avoir d’harmonie, simplement la nécessité de s’accorder pour avancer à peu près correctement vers l’objectif fixé, tout en minimisant les pertes.

Vous avez stoppé vos pas à quelques encablures de la station, suffisamment loin pour bénéficier encore du couvert de l’obscurité du tunnel, mais assez près pour commencer à distinguer les premières fortifications. De loin, vous pouvez apercevoir une barricade faite de bric et de broc obstruant la voie d’accès à la station. Elle semble avoir été érigée à la va-vite de ceux qui semblent avoir confiance qu’on ne les trouvera pas. Vous ne pouvez en revanche, d’où vous êtes, pas voir s’il existe un premier cordon de gardes en poste à cet endroit. Au loin, une lueur faiblarde indique que la station est effectivement bel et bien occupée.

Sergueï semble presque confiante, et vous suggère de foncer dans le tas. Suivez-vous sa proposition, ou choisissez-vous d’agir de façon un peu plus circonspecte ?

Indications:
 



Spoiler:
 
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le Jeu 21 Juin - 11:25
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Résultat du dé:
 

Nina avait décoché un regard indifférent à Airat, le toisant sans un mot puis elle avait acquiescé à l’attention de Serguei et ses dernières remarques. Le trio échangea encore une paire de répliques afin de s’accorder sur la démarche à suivre puis ils se mirent en mouvement. Lorsqu’ils parvinrent à hauteur des premières constructions de fortune, une main fut levée et ils stoppèrent leur progression en se dissimulant dans une zone d’ombre. A mots chuchotés, ils échangèrent sur ce qu’ils pouvaient observer et déterminèrent les actions suivantes. Nina en tête, Sergueï sur les talons, elles progressèrent jusqu’à la première barricade. La jeune femme devait faire appel à toutes ses ressources pour se déplacer le plus discrètement possible. Traçant leur progression, elle décelait et exploitait les moindres angles morts et zones d’ombre pour se déplacer. Derrière elle, Sergueï se montrait la plus silencieuse possible. Il lui semblait pouvoir percevoir leur respiration à toute deux. Sous l’effet de la concentration et de la tension, les battements de son cœur lui paraissaient assourdissants. A un moment donné, un rai de lumière passa au-dessus d’elles. Rentrant la tête dans les épaules, elle profita de l’accalmie suivante pour en identifier la source. Deux hommes se trouvaient au niveau de la barricade.

« Je ne connaitrais pas la peur car la peur tue l’esprit. »

La jeune femme prit quelques secondes pour évaluer la situation puis, avant de s’approcher davantage, elle décocha un rapide coup d’œil à sa partenaire et dégaina sa machette dans le même mouvement. La lame chuinta doucement en sortant de son fourreau et elle retint son souffle, les yeux braqués en direction des silhouettes qui lui tournaient le dos. Instinctivement, elle avait décalé la main de son fourreau pour l’approcher de la poche où se trouvait se trouvaient ses grenades. Complètement figée, la jeune femme observait les deux gardes qui ne faisaient toujours pas mine de bouger. Elle tenait sa lame à l’horizontal en veillant que celle-ci n’accroche aucune lumière. Puis d’un mouvement de sa main libre, elle lança l’invite pour approcher. Sergueï sur les talons, pied-de-biche en main, elles approchèrent de la barricade. Accroupie, rampant à moitié, la progression lui paraissait d’une lenteur extrême. Entre ses dents serrées, son souffle filtrait à peine tandis que les battements de son cœur ralentissaient progressivement. Mentalement, elle répétait ce vieux mantra que son oncle lui avait appris des dizaines d’années plus tôt.

« J’affronterai ma peur. »

A mesure qu’elle progressait, elle pouvait distinguer plus nettement la conversation des deux gardes. Leur attention semblait relativement volage si bien qu’elle poussa le vice d’approcher davantage. D’un geste de la main, elle avait désigné les gardes et celui qu’elle attaquerait, ordonnant tacitement à ce que sa partenaire s’occupe de l’autre. Au moment où un rai de lumière venant du centre de la station passa près d’eux, elle s’aplatit au sol, la main crispée sur sa machette. Profitant de la distraction autant que de l’aveuglement des deux gardes - ces derniers ayant grogné sous l’éclat de la lampe qui les avait braqués un instant - elle se leva d’un coup. D’un bond elle fut sur son premier adversaire et lui assenait un premier coup de machette. La lame s’enfonça de plusieurs pouces tandis que l’homme poussait un borborygme étouffé. Nina utilisa l’ampleur de son geste pour dégager la lame d’une secousse de l’épaule, cette dernière se retira d’un coup sec alors que le garde s’effondrait.

« Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. »

Sergueï était déjà sur le second garde. Fort heureusement, elle s’était retenue de crier quand elle s’était jetée sur lui et Nina l’en remercia mentalement. Aux prises avec son adversaire, la mercenaire de la Hanse semblait en mesure d’en venir à bout sans problème. La jeune femme reporta donc son attention sur l’homme qu’elle venait d’éliminer. Déjà accroupie, elle passa les mains sous ses aisselles et le tira en arrière pour le ramener derrière la barricade. Sans toucher à son armement, elle le débarrassa d’un couteau et de ses munitions. Un sourire féroce vint éclairer son regard lorsqu’elle constata que ces dernières étaient du même calibre que les siennes. Elle les fourra rapidement dans une poche de sa ceinture tactique puis se glissa le long de la barricade, toujours à l’abri, de manière à pouvoir observer ce qui se passait plus loin.

« Et lorsqu’elle sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur son chemin. Là où elle sera passée, il n’y aura plus rien. »

Entre-temps Sergueï s’était déjà débarrassé du corps de son adversaire et venait la rejoindre à ses côtés. Jusqu’ici Airat s’était tenu en retrait, attendant le signal des deux jeunes femmes. Ainsi, Nina sortit sa lampe torche sur laquelle elle avait apposé un filtre rouge et émit deux brefs signaux à ras du sol en direction du colporteur. Ce dernier ne tarderait pas à les rejoindre. Il ne restait plus qu’à compter sur son bon sens pour le faire le plus discrètement possible. Reportant son attention sur sa partenaire de crime, Nina lui désigna le centre de la station puis la plupart des équipements qui encombraient le passage. Jusqu’ici elle bénéficiait d’une chance inouïe et avaient pu s’approcher suffisamment près pour éliminer les deux premiers gardes sans se faire repérer. D’expérience, Nina savait bien que ce genre d’opportunités ne se reproduirait pas aussi facilement. Il leur fallait désormais esquisser le plan de leurs prochains mouvements.

« Rien que moi. »



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le Mar 26 Juin - 0:05
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Sergueï acquiesça face aux propositions de Nina. Se déplacer ensemble était plus prudent, de toute façon. Lançant un regard à Airat pour observer sa réaction, Sergueï détourna cependant bien vite son regard du colporteur pour observer la pénombre s’étendant devant elle. Elle attendit que Nina ouvre la marche pour lui emboîter le pas. Tapis dans l’ombre, les mercenaires se déplaçaient à pas feutrés.

Au fur et à mesure de la marche, Sergueï sentit une énergie monter en elle. Au début, elle se sentait mal à l’aise. Comme si son corps était trop étroit. Posant une main au sol, elle s’appuya dessus pour donner plus d’amplitude à ses mouvements. Effectuant un demi-cercle sur elle-même. Cette façon de se déplacer fut rapidement plus fluide. Un ratio s’installa vite ; faire deux pas, poser la main, effectuer un pas plus ample dans un sens, un autre dans l’autre sens, deux pas, poser la main. Sa respiration qui était il y a quelques instants chaotique était maintenant affreusement régulière. Chaque fois que son cœur pulsait pour irriguer son corps de sang, elle inspirait et elle expirait deux battements plus tard. La rasée se sentait déjà mieux.

Lorsque Nina fit signe de s’arrêter, Sergueï posa ses deux mains sur le sol, le dos cambré, les omoplates contractées à l’extrême. La pointe de son pieds droit était comme plantée dans le sol et sa jambe tendue comme un pic. Son genou gauche était replié contre sa poitrine et la plante de son pied épousait entièrement la surface du sol. Tous ses sens étaient aux aguets. Elle entendait sa respiration, celle de Nina, celle des hommes en haut de la palissade. Jusqu’à la discussion de ces derniers. Il faisait mention d’une barricade inférieure et de quatre hommes. Sergueï commença à imaginer une sorte de plan de la station. Relativement approximatif étant donné qu’elle ignorait absolument où se trouvait cette barricade intérieure.

Le son de la machette de la rousse sortit Sergueï de ses pensées. Ses doigts glissèrent et se refermèrent lentement sur son pied-de-biche. La seconde d’après, c’était le moment.

La Bête sortait de sa tanière.

Bondissant sur le garde qui lui avait été attitré, elle ne lui laissa aucune chance. La pointe du pied-de-biche écrasa le sternum de l’homme. Sa respiration était coupée. Ses sens perturbés. Sergueï se glissa derrière lui, comme une ombre. Son pied se jeta entre ceux de l’homme. D’un mouvement sec, elle l’envoya au sol. Le nez du garde s’écrasa contre la surface de bois dans un sinistre craquement.

La proie acculée, le prédateur n’avait plus qu’à l’achever. Sergueï écrasa les biceps de son adversaire avec ses genoux. De sa main droite, elle plaqua la tête de l’homme contre le sol, restreignant tous mouvements. De sa main gauche, elle envoya son pied-de-biche se planter dans le crâne ennemi. La chaire et les os se déchirèrent alors que la Chienne de la Hanse retirait la pointe de son arme d’un geste vif et sec. La mise à mort avait été rapide. Trop. La Bête était encore sur sa faim.

Imitant Nina, la mercenaire jeta le cadavre par-dessus la barricade et rejoignit sa comparse qui faisait signe au troisième membre de leur escouade de venir. Nina montra à Sergueï le reste de la station dans laquelle elles venaient de pénétrer. Tournant la tête vers sa comparse, une mine sans expression sur le visage.

-T’as regardé s’ils avaient un code vestimentaire particulier ?

La tatouée reporta sur la station qui s’étendait devant elle, plusieurs équipements, caisses et autres pourraient servir de couvert. La jeune femme cherchait des yeux la barricade intérieure. Qu’est-ce que c’était, d’ailleurs ? Elle regarda la rousse.

-Ils ont parlé de barricade intérieure, avec quatre gars. C’est où à ton avis ? On les évite ou on va plutôt les buter ?

Le temps qu’elles discutent entre elles suffit à Airat pour les rejoindre, Sergueï intima aux autres d’aller se mettre à couvert derrière un amas de sacs non loin, avant de s’exécuter elle-même. Quelques instants plus tard, les genoux fléchis, l’épaule contre des sacs de grains, la respiration encore haletante, Sergueï reprit la parole.

-Si on se débrouille bien, on doit pouvoir attirer les gardes à nous un par un et pouvoir se les faire discrètement.

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le Sam 30 Juin - 3:14

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 Airat s'apprêta à parler, lèvres sèches entre-ouvertes, et se stoppa net. Il avait senti le regard de Nina, avait deviné à la périphérie de sa vision les yeux bleus et froids. Nina. Ce qu'elle pouvait l'énerver, le faire rentrer dans une rage difficilement contenue. Et c'était pire depuis l'épisode du chasseur de prime. Il se sentait mis à nu à côté de quelqu'un qui semblait maintenant en savoir bien trop sur lui. L'envie d'éliminer la stalkeur le pris pendant une seconde, lui faisant ravaler un frisson. Ses paupières se fermèrent un instant, tremblantes sous la colère. Ses mâchoire et serra et desserra, faisant jouer un muscle palpitant derrière la joue.
Le colporteur se tut pendant le reste des débats, se contentant de hocher la tête quand on s'adressait à lui. Il se concentrait suprêmement sur la nécessité de refouler cet instinct de protection primaire qui l'avait étouffé. Et avait bien faillit coûter la vie à la rousse. Il ne comprenait pas ce qu'il s'était passé dans les tréfonds de son esprit maltraité et mal entretenu, mais cela le terrifiait. Même si son expression était impassible, au mieux pensive, il était intérieurement paralysait par la violence qui l'avait saisit comme un haut-le-cœur.
Quand Nina et Yvanova bougèrent, le rouge se glissa dans l'ombre, se passant une main sur le visage, sifflant entre ses dents. Ses yeux ne quittèrent plus les deux femmes. Ses mains étaient crispé sur son arme, à chaque son il retenait l'automatisme de lever le PSS en direction des gardes, et étouffés dans sa gorge un hoquet de stresse. Incroyable ce que l'issue d'une libération pouvait lui faire faire. Pour un peu, il serait foutu de s’inquiéter réellement pour celles parties devant lui. Pour un peu, il pourrait se dire que comme lui, elles avaient une histoire, et n'étaient pas que des pions sur l'échiquier. Pour un peu, il se serrait offert à la faiblesse de la compassion.
Quand siffla le métal de la machette et du pied de biche, et quand le sang coula, Airat senti la vie quitter son visage. Yvanova comme Nina, elles avaient été parfaitement silencieuses, prédatrices. Le mutisme dans lequel étaient morts les deux gardes lui rappelait une autre morte, elle aussi restait muette, et ce depuis dix ans.
Le colporteur se ressaisit d'un claquement sec de langue contre son palais que seul lui entendit. La liberté, la liberté, la liberté. Pouvoir à nouveaux se servir correctement de son cerveau, et ne pas répéter les innombrables erreurs qu'il avait commis en quelque mois. C'était le seul objectif et cette merdique et artificielle journée. Dès que la silhouette plastronnée de Nina commença à se tordre pour larguer l’œuvre inerte de sa machette de l'autre coté de la barricade, Airat commença à s'approcher. Il avait eu le temps de retenir les allés et venus du faisceau lumineux. Ne lui restait qu'à être le plus silencieux possible. Mais cela, il savait faire. Que ce soit quand il s'était retrouvé abandonné au milieux de nosalis, ou à l'époque où il y avait quelqu'un dans sa vie,et que leur ébats devaient rester secret. Le rouge stoppa sa respiration, avançant sans arrêter une seconde de surveiller le rond de lumière blanche qui dansait sur le sol. Enfin il se plaqua dos à la barricade, posant ses yeux sur les deux corps jetés au sol. L'un désarmé, l'autre non. Et la masse du macchabée inerte et répugnant écrasée une AK seulement visible par un trait de lumière qu'y dessinait la lumière mouvante. Airat se baissa silencieusement, saisissant le mort par le col pour attraper l'AK par sa sangle. Son PSS retourna d'où il venait, et l'AK trouva une place à son épaule. Il se retourna vers la barricade, posant une main à son sommet, et utilisa toute la force de son bras pour se hisser et faire basculer ses jambes de l'autre. De sa main libre, il maintenait l'AK contre son dos, limitant les cliquetis métalliques.
Le rouge rejoignit les deux femmes, suivant le regard d'Yvanova, hochant la tête avant de se glisser derrière l'empilement de sac. Il jeta un regard en coin à Nina, lui souriant férocement. Alors qu'ils étaient au cœur de l'ennemi, qu'un seul faux pas leur coûterait la vie, il n'arrivait pas à réellement ressentir une peur panique au creux de son ventre. Le colporteur avait quitté cet état, il en était à ne plus avoir grand chose à perdre.

« - Le mieux protéger de nous pourrait aller faire le guignol à quelques mètres... »

Yvanova était la mieux placée pour ce travail. Sa façon d'avancer jusqu'à la barricade l'avait frappé. Ce n'était pas le comportement d'un humain, mais celui d'un animal en chasse. Et elle ne pouvait qu'être à peine échauffée. La mercenaire tatouée était résistante et puissante, un pion qu'il pouvait allègrement abandonner, voir sacrifier. Elle se relèverait facilement d'une balle, de deux, de trois....Mais jusqu'à quand ?

« -...Des deux resté, un s'occupe de tirer les cons qui s'approchent trop, et l'autre... »

Ses yeux dévièrent naturellement vers Nina. Elle ne pouvait pas être stalkeur et mauvaise tireuse. Les cibles à distances seraient pour elle.

« -...S'occupera de ceux restaient en arrière et tentant de canarder notre appas. »

Airat jeta un regard à l'équipement de protection de chacun, souriant à la vision de son torse plat. Il était le seul homme de l'équipe, et le moins apte à tuer. Comme quoi tous ces mecs sûrs que la présence de couilles entre leurs jambes leur assure la pleine puissant ,ont un neurone en moins... 





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le Lun 23 Juil - 23:24
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Votre première action a été couronnée de succès. Votre offensive, en plus d’être efficace a été des plus discrètes, vous permettant de conserver votre avantage sur vos adversaires. Deux sont déjà au tapis. Une fois postés sur la barricade, vous constatez que ce n’est que le premier barrage avant d’accéder à la station, et vous en distinguez un autre en amont, juste avant le repaire en lui même.

En revanche, il vous faut utiliser votre avantage rapidement. Le moindre faisceau d’une lampe malencontreusement braqué vers vous pourrait révéler votre présence.

Comme le suggère Airat, vous pouvez utiliser l’un d’entre vous comme appât pour attirer les prochains adversaires au compte goutte. Mais cela sera extrêmement dangereux pour cette personne, et si elle gère mal son rôle, risque d’attirer la totalité des gardes du prochain point en plus de donner l’alerte générale.

Barème pour cette action:
 

Vous pouvez également tenter de relancer le même genre d’attaque surprise que sur la première barricade, tout en sachant que le nombre de soldats à défaire est cette fois plus nombreux. Le barème sera le même, avec une difficulté légèrement augmentée pour la peine.

Barème pour cette action:
 

Concertez vous, et lancez vos dés dans le même sujet que pour le précédent avant toute action. Bonne chance.



Spoiler:
 
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le Mer 1 Aoû - 9:46

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Il avait à peine finit de parler que des voix féminines  et cinglantes le corrigés. Elles exprimaient toute leur expérience de combattantes, parlant d'une voix calme et ciselée. Froide et efficaces pour Nina, agressive et animale pour Yvanovitch. Airat ferma un instant les yeux, une légère ride se formant près de son sourcil. Mais qu'est ce qu'il faisait là ? Lui qui détestait se battre, lui que l'idée de tuer révulsait viscéralement, pourquoi est-ce que le poids d'un AK pesait dans ses bras ? Il rouvrit les yeux en levant la main, comme en signe d'abdication.

« -J'vous fait confiance, c'est vous les guerrière aguerries. »

Lâcha-t-il d'un ton lasse, basculant son poids sur le bout de ses pieds. Le rouge se redressa légèrement, jetant un coup d’œil par dessus les sacs. Ils ne pouvaient rien voir au dessus de la barricade sans risquer d'être vu, comme pour le précédent obstacle. Airat sentit ses dents crisser. Il détestait que les choses où les gens lui résistent. Il l'acceptait et le respectait, mais il haïssait cela au plus au point. Un sale tic que sa mère lui avait donné dans son éducation de conseillèrent brahmane toute puissante. À Polis, il aurait pu tout avoir, sa mère avait préparé le terrain pour. Et sa mentalité avec.
Sa résistance intérieure à la frustration était quasiment inexistante, et le faisait monter à ébullition en quelques secondes.

Il tourna la tête vers ses deux co-équipières, son regard métallique plus tranchant encore que d'habitude. Les cinq secondes suivantes semblèrent léviter dans le temps. Il sentait une espèce de résonance dans leur tension à eux trois, une sorte de larsen qui voyageait entre eux. C'est un coup de tête presque simultané qui donna l'impulsion de départ.
Le colporteur se redressa, la crosse de l'AK appuyée contre son épaule. Il pointa l'arme contre l'homme face à lui, le doigt sur la détente, et...
Dmitri n'était pas qu'un amant défunt. Il était une trahison, la réduction de son monde en éclat. Et surtout il était une injustice sans nom. Au sens propre. Quand la possibilité de tuer se présentait à Airat, la première chose qu'il se disait était « Qui restera ? ». Qui son adversaire laisserait derrière lui ? Une femme, un amant, des enfants ? Des amis ? Des parents ?  Est-ce que ces gens tomberaient aussi bas que lui ? C'était pour cela qu'il se refusait à tuer. Parce qu'il connaissait cette douleur là, ce vide terrible qu'on tente de combler comme on peut. Parce qu'il savait que le manque devenait physique, qu'il pouvait parfois prendre toute la place, et étouffer.

Airat sentit la douleur avant même d'entendre la déflagration ou son propre hurlement. La balle avait touché son muscle pectoraux. Entre la clavicule et le cœur, s'arrêtant avant de totalement le traverser, amortis en partie par son manteau. Il tomba à la renverse, déséquilibré par la violence de l'impacte et la douleur. L'impression de chute le prit pendant une seconde. Vif et intense, comme si son cerveau arrêtait de fonctionner. Là où la balle était passé, le colporteur sentait seulement une grande traînée brûlante. L’humidité de son sang qui se répandait sur sa peau, dans le tissu de son vêtement. Maintenant il n'était plus sûr de rien, la souffrance était de plus en plus diffuse, et l'illusion de que la balle l'avait touché à l'épaule s'insinuait doucement dans son esprit.

Aucun de ses muscles ne répondait présent. Sa respiration était coupée, il n'apercevait ses co-équipières que du coin de l’œil, et sa voix semblait d'un coup inexistante. Incapable de sortir autrement qu'en grognement mélangés à ses tentatives d'inspiration-expiration. Yvanova n'avait aucune véritable raison de le sauver. Au pire elle n'aurait pas sa paille, et encore. Airat s'était arrangé pour que les choses se fassent sans qu'il est besoin d'intervenir. Il se méfiait de son état, même psychologique, en revenant de la mission. Mais Nina courait après son aide. Elle en avait besoin pour retrouver son oncle. Et plus que de lui demander son aide, il devait lui ordonner de continuer la mission coûte que coûte.

Il tenta de se redresser sur un coude, sentant ses muscles le torturer, lui intimer de se rallonger. La stalker, où était la stalker ?

« - Nina...N- ! »


Même deux petites syllabes devenaient imprononçables.




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le Ven 3 Aoû - 10:55
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D’un signe de tête, les trois combattants s’étaient lancés à l’assaut de la seconde barricade. Ils ignoraient le nombre de soldats qui les attendait mais comptaient essentiellement sur l’effet de surprise. Machette au clair, tenue en retrait pour n’accrocher aucun éclat de lumière, Nina progressait le long d’un itinéraire différent de ses deux compagnons d’armes. Ce fut un coup de feu suivi d’un signal d’alerte qui la stoppèrent net dans son élan. Recroquevillée, encore dissimulée dans l’ombre, elle jeta des regards hagards autour d’elle. Sergueï progressait sur sa droite, féline. Puis elle aperçut Airat, un genou à terre et comprit qu’il venait d’être touche. Rengainant aussitôt sa machette, la Stalkeuse fit glisser la sangle de son fusil sur son épaule et saisit la crosse dans sa main gauche. Au moment même où elle s’extirpait de sa sommaire cachette, le dos courbe et les jambes légèrement fléchies, elle lança un juron entre ses dents et s’élança.

« Tu n’imagines pas le temps que peut durer une telle course sous le feu ennemi. Il te semble percevoir chaque battement de cœur et malgré tous tes efforts, tu n’avances pas assez vite à ton goût. Mais surtout, il ne faut pas penser au nombre de balles qui auraient pu te toucher pendant cette course. Tout ce qui importe, c’est la destination. Garde ton esprit focalisé là-dessus et cours, le reste n’importe plus. »

- Sergueï, ici ! cria-t-elle par-dessus les coups de feu pour attirer l’attention de la mercenaire.

La jeune femme avait posé une main sur l’épaule valide du Colporteur tout en jetant un coup d’œil rapide à la blessure. Elle était sévère mais pas nécessairement mortelle. Posant un genou à terre, elle se désintéressa du blessé et épaula son fusil. Couvrant Airat de sa silhouette, elle ouvrit le feu en direction de la barricade. En dépit de son habileté au tir et de son équipement, elle était incapable de verrouiller une cible claire. Tirant au coup par coup, elle cherchait essentiellement à dévier les tirs du blessé en attendant que Sergueï les rejoigne. Lorsqu’elle sentit le passage de cette dernière dans son dos, elle jeta un rapide coup d’œil par-dessus son épaule et lui désigna Airat.

- Lance le fumigène et tire le ensuite à l’abri, je vous couvre.

Les instructions étaient hachées, prononcées entre ses dents serrées tandis qu’elle continuait d’arroser la barricade ennemie. Nina avait décompté quatre soldats et avait cru en toucher un à l’épaule. Econome dans ses tirs et ses munitions, elle craignait cependant l’arrivée de renforts. L’alerte avait été lancée, l’effet de surprise n’était plus de leur côté. Désépaulant son fusil le temps de jeter un regard aux alentours, elle fut aveuglée d’un flash lumineux. Manquant de basculer en arrière, elle s’ancra sur son genou posé au sol et grogna de douleur. Une balle venait de la frôler au-dessus de la tempe droite, traçant un sillon sanglant sur son passage. Alors qu’elle retrouvait ses esprits et tentait de rajuster sa vision, la moitié de son visage fut aussitôt couverte de sang. D’un revers de la main elle essuya son œil droit et la tempe meurtrie, sans aucun égard pour la souffrance que fit naître le geste. Epaulant de nouveau son fusil en grimaçant, la jeune femme poussa un cran de son arme et se mit à tirer par courtes rafales. La cadence de tir et le calibre des munitions devraient dissuader pendant un temps les ennemis.

- Grouille ! hurla-t-elle de toutes ses forces à l’attention de Sergueï.



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le Sam 11 Aoû - 13:15
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Un sifflement agacé passa entre les dents serrées de Sergueï. Elle venait tout juste de prendre connaissance de la situation de ses compagnons. Elle qui sentait déjà sa main autour de la gorge d’un des mercenaires. Elle qui se délectait déjà de sentir la vie quitter ses adversaires. Mais non. Airat était blessé. Nina l’avait rejoint sous le feu ennemi. Abandonner les deux communistes à leur sort ne déplaisait pas à Sergueï, pourtant, Isaac lui avait ordonné de s’efforcer d gagner la confiance de ces gens.

Et on gagnait mieux la confiance de quelqu’un lorsqu’il était vivant.

Se projetant au-dessus des couverts derrière lesquels elle se glissait plus tôt, la tatouée se mit à courir. Adoptant cette posture animale qui lui correspondait si bien. Elle fut auprès du blessé en quelques instants. Il semblait ailleurs. Cette simple vision réveilla en elle le peu d’empathie qu’elle avait pour ses semblables humains. Pendant un instant, elle eut l’impression de ressentir la brûlure caractérielle à l’impact d’une balle au niveau de l’épaule. La directive de la rousse sortit la mercenaire de ses songes.

La rasée attrapa le fumigène, la dégoupilla et la lança de toutes ses forces. L’adrénaline lui étant montée à la tête, sa mutation s’éveilla légèrement. Donnant une légère impulsion à son coup qui projeta le fumigène au pied des membres de la station. Elle détourna immédiatement le regard vers Airat et glissa ses doigts sous l’impact de la balle pour déchirer le vêtement. Tout frottement serait évité. Passant derrière le blessé, elle glissa ses mains sous ses aisselles et le tira derrière un couvert.

Elle l’adossa contre le rebord d’un couvert. L’instant d’après, elle se redressa. Dégainant son pistolet-mitrailleur. Elle tira plusieurs salves en direction du nuage de fumée qui commençait à s’épaissir.

-Je te couvre… rouquine ! Amène-toi !

Sergueï nota intérieurement de retenir les noms des gens avec qui elle allait potentiellement mourir. Elle continua de mitrailler ses adversaires. Tirant de petites salves pour retarder le moment où elle devrait recharger. L’une de ses salves déchira le plexus et le visage d’un homme qui venait de sortir du nuage. La chose fut assez efficace pour que les tirs se calment un temps. Permettant à Nina de se mettre à couvert.

Sergueï s’abaissa dans la foulée. Elle lança un regard à sa comparse.

-On devrait se replier. Dans les tunnels on pourra leur tendre un piège.

Elle jeta un regard à Airat.

-Et le soigner. Faut que quelqu’un les retienne un peu. Peux me faufiler et les surprendre. Tu peux le porter ?

La tatouée parlait rapidement. Tripotant instinctivement la lanière de son fusil à pompe. C’était sans doute avec lui qu’elle comptait « ralentir » leurs adversaires. Reste qu’elle attendait patiemment l’avis de Nina.

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le Dim 23 Sep - 14:00

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Surnom :: Rat
Le rouge avait difficilement ouvert les premiers boutons pressions de son manteau et tirait sur la fermeture éclaire de son sweat pour venir presser sa main contre la plaie. Malgré la pression le sang continuait de s'écouler, lentement mais sûrement. Il réchauffait ses doigts, et coulait le long de son torse pas de rares et infimes filés écarlates qu'Airat ne pouvait que sentir sur son ventre, brûlants de la vie qui à son rythme l'abandonnait. La pression qu’exerçait sa paume contre la blessure rependaient dans son épaule des vagues de douleurs, régulières et lentes. Même s'il était encore conscient et lucide, il sentait que sa vitalité elle, partait peu à peu en miette. Peu importe si je finit par ressembler à un mort-vivant, je dois seulement rester en vie le temps qu'elles nettoient la station. Je dois m'en remettre à elles, y'a pas d'autres alternatives...
Il darda un regard plissait par la douleur sur Nina, détaillant un instant le profil de la stalker.

« -Nina...Ni...Nina ! »

Respirer comme déglutir était un supplice. Tout son pectoraux se crispait, semblant vouloir le faire taire. Et le bruit des balles couvrant l'infime gémissement sortant d'entre ses lèvres, et Nina hurlant, plus concentrée sur ces tires que sur son blessé. Un sale sourire déforma ses lèvres. Il commença à avancer sa main vers la rousse, infiniment lentement pour ne pas aggraver le saignement. Ces doigts se refermèrent après une éternité sur l'épaule de Nina, au moment où Sergueï revenait. La mercenaire de la Hanse proposait tout ce qu'il redoutait, le désignant d'un regard comme s'il était hors-jeu. Mais il était toujours de la partie, et il avait bien l'intention de le rappeler.
Le colporteur attendit qu'elle finisse de parler, prenant pendant ce temps une longue et lente respiration qui devrait lui permettre de tenir tout le long de sa tirade.

« - Nina je t'interdis d'arrêter le nettoyage de la station. »

Sa voix claqua comme un fouet, et ses yeux semblaient vouloir poignarder la femme. Il avait dit la priorité, ce qui par dessus tout primé.
Le fatigue n'était plus supportable, tout comme la douleur, les cauchemars et le passait. Il voulait et il devait se libérer de tout cela. Son corps était à son extrême limite, il le sentait mourir un peu plus à chaque heures passait éveillée. Il avait du réduire son terrain de colportage à une petite partie de la LR et le haut de l'anneau de la Hanse, pour être sûr de ne pas tomber sur Klara au coin d'un détour. Ses deux voyages à Polis lui avaient coûté une énergie tant physique que psychologique qu'il n'avait recouvert qu'après plusieurs semaines à ménager le moindre de ses efforts.
En résumé, il fonctionnait sans pouvoir faire le plein, et ce qui l'attendait à la fin du chemin était la panne, l'arrêt. Définitif.
Quitte à faire, il voulait choisir la façon dont il mourrait. On ne lui avait pas laissé son enfance, sa révolte avait commencé à l'adolescence, et aujourd'hui encore il était enchaîné par les dogmes de la civilisation larvaire qu'était l'humanité.
Maintenant, il refusait de faire des compromis. Il serait libre, sans l'ombre écrasante de Baba Yaga et de Polis dans son dos, ou il ne serait pas. Sa mort, il en serrait le roi à défaut d'en être l'unique personnage comme il l'avait prévue initialement, si le métro, indulgent avec lui pour une fois, l'avait laissé vivre jusqu'à un âge où les cheveux blanchissent.

« - Que je meurs ou que je vive, si on finit pas cette mission, ce sera un peu la même chose pour toi. Tu pourra aller te brosser pour retrouver Gadzih. »

C'était le seul moyen qu'il avait pour faire pression sur elle. Sa seul famille, la seul faille dont il pouvait user contre elle. Airat appuyait sur la blessure encore fraîche, ce vide laissait pas Gadzih pour la faire souffrir et  plier.

« - Si j'utilise ma main gauche, je peux tirer, ce que Yvanova à prévu tient toujours, je peux vous suivre ! »

Il tentait de rester maître de la situation, mais dans sa voix perçait parfois d'infimes nuances de suppliques, les même que celles d'un enfant voulant convaincre un parent. Seule Nina pouvait les percevoir, elle le connaissait depuis assez de temps pour sentir ses infimes nuances dans sa voix cassé et grésillante.

« - Contentez-vous de les blesser assez pour qu'ils ne puissent plus tirer, je m'occupe de les finir ! »

Terminer un homme au sol. Pas ce qu'il y avait de plus glorieux, mais si l'une d'elle s'attachait à l'honneur, ce n'était pas le cas d'Airat. L’Honnête, la Bienveillance, l'Honneur. Ce sont des règles établis pour mettre des limites, mais elles ne fonctionnent que si tout le monde accepte de jouer. Autrement ceux qui s'en encombre encore sont baisés.
Il prenait sur lui ce qu'elles considéraient peut-être comme un déshonneur, mais à la guerre comme à la guerre.




Merci à tonton Yvan pour cette signature de toute beautaïeuh!
La gay-lerie des horreurs...:
 
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Aujourd'hui à 3:39
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La chance semble avoir tourné pour votre groupe. Airat est rudement touché par l'impact ennemi, et sa blessure compromet gravement la mission. Dans le meilleur des cas, il sera un poids pour les deux mercenaires. Et dans le pire des cas… Mieux ne valait pas imaginer ce genre d'issues, bien souvent c'était leur donner une chance de se réaliser.

Les rafales frénétiques tirées par Nina tiennent vos adversaire à distance raisonnable, suffisamment longtemps pour permettre à Sergueï d'ajuster le tir de fumigène et noyer la barricade dans une fumée âcre et opaque, vos offrant de précieuses minutes de répit. Et se réorganiser.

Airat vous supplie littéralement de ne pas abandonner la mission, et ce malgré son souffle court et la douleur tordant ses traits. Sergueï, elle a proposé un repli stratégique pour mieux les piéger ensuite… Si cela est possible dans l'inconnue des tunnels de cette station normalement abandonnée.

De l'autre côté de la barricade, vous entendez monter des voix, les adversaire étrangement peu organisés semblent s'agiter.

- Evacuez !

Les sons sont indistinct, et quelques voix féminines, un pleur vite étouffé par les voix plus rauques des soldats qui s'affairent pour remonter leurs défenses, peu organisés dans l'affolement de cette attaque soudaine.

Est-ce là l'occasion que vous attendiez vous achever le travail ? A attendre, vous courrez le risque qu'une partie des brigands prenne la fuite. Et le contrat de mission le spécifie bien: pas de survivants.

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