Nettoyage [Quête perso Airat]
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Narrateur
le Lun 30 Avr - 21:49
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Chacun sait qu’au sein du Métro, un destin ne tient qu’à peu de choses. Une rencontre fortuite chez une armurière avec une vielle femme décharnée, la révélation qu’un mythe existe bel et bien, ou bien même une malédiction.

Pour Airat Ivanov, il aurait peut être suffi d’être un peu plus avenant, ou qu’une certaine armurière le soit moins pour échapper à une longue série d’épreuves. Ou peut être pas. Hasard ou destin, dans le Métro une fois que les dés sont jetés, on ne les arrête plus. C’est ainsi que le colporteur se retrouva à ne plus pouvoir bénéficier d’un sommeil dépourvu de la figure cauchemardesque de Baba Yaga, ni du luxe de pouvoir embrouiller son petit monde de jolis mensonges.

Par chance, le Métro offrait parfois une chance de faire tourner la roue, et cette chance s’était présentée sous la forme d’une carte et d’instructions confiées à Airat. Rien de plus simple. Une station soit disant abandonnée qui serait finalement le repère d’à priori toute la fange du métro, tout ce qui se faisait de mieux en terme de brigands et de mercenaires dégénérés sans scrupules. Il s’agissait donc de vider les lieux de tout ce qui y grouillait, s’emparer des potentielles -et sois disant fabuleuses- ressources y étant cachées, et éventuellement finalement lever à l’aide d’un coupe chou une malédiction douteuse.

Rien de plus simple.

Rappel de la mission - instructions:
 



Spoiler:
 
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Colporteur
le Mar 1 Mai - 20:55

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 Airat posa une main contre la pierre du tunnel, les yeux fermés. Il restait appuyé contre la parois, sentant le froid traverser son manteau, glisser sur ses omoplates. A l'autre bout du tunnel, là où brillait une lumière lilliputienne, il percevait des voix, des bruits de pas. Des sons qui sonnaient comme une délivrance... Et comme une défaite. Il jeta aux deux femmes faces à lui un regard rapide, indéchiffrable et imperméable. Elles semblaient toutes les deux habitués à la violence, au meurtre peut-même. Le regard dur, bleu, l'un lui était familier, l'autre inconnu. Il ne les admirait pas pour , pour cette habitude à la mort. Elles étaient une menace, des ennemis pour lui, éternellement. Comme s'il n'était pas capable de voir un humain autrement. Dans le métro, ils étaient légions à déjà s'être permit de voler une vie.

Et dans une sorte de condescendance, ou une tentative pour pouvoir encore se regarder dans la glace, Airat s'enorgueillissait silencieusement de ne pas être un meurtrie.
Mais décidément, il allait pouvoir demander à Klara de jeter tous les miroirs qu'elle possédait si elle voulait toujours de sa bouillotte.Le rouge ferma les yeux, dégoûté. Les sourcils froncés, extériorisant la douleur qu'il s'infligeait. Il se voûta un instant, semblant imploser  . Dans un coin de son cerveau tournait en boucle un million d'excuses pour Dimitri. Pardon de t'avoir approché, pardon de l'avoir laissé te tuer, de t'avoir foutu dans cette merde. Pardon de finir comme elle.

« -Bon, ma chère Nina... »

Dit il, relevant un regard affûté sur la femme, la détaillant encore, même s'il connaissait son visage par cœur. Le colporteur était arrivé au bout, au point que les tâches de rousseurs, si caractéristique de la stalker devenaient réconfortantes. Elle l'avait presque traqué dans les alentours de Krasnyé Vorona, courant sûrement après le seul moyen de de retrouver son oncle. Airat avait sauté sur l’occasion, lui proposant un deal qu'il était sûr de la voir accepter. Elle l'aidait à nettoyer cette foutu station, et il l'aidait à retrouver son oncle. Chacun retrouvait ce à quoi il tenait le plus. Sa famille, et la liberté.

« -Et Sergueï Zinoviev... »

Le rouge se tourna vers l'autre femme, l'observant à son tour. Il n'arrivait pas à réaliser que c'était Klara qui lui avait dit de lui faire confiance. Elle était l'opposé de la médecin. La peau ténébreuse, une agressivité visible dans tout le corps, déchirante dans les yeux. Des tatouages sur tout le corps, le crâne rasé. Airat ne s'amusa pas à la défier du regard, assez parano pour redouter un coup de pied de biche perdu si il se frottait trop à elle. Il ne lui avait posé qu'un  minium de question, ignorant jusqu'à son nom masculin.

« - Est ce que l'une de vous à un début de commencement de plan.. »

Demanda il à voix basse, sortant des immenses poches de son manteau la carte abandonné par la légende. Il observa un instant la peau dans la quelle Baba Yaga l'avait taillé, plissant ses yeux devant la couleur blanchâtre. La peau avait été à moitié enterrée au fond de sac, soustraite à sa vue.Tant pour lui éviter de mauvais souvenirs que pour éviter de vomir un repas déjà assez couteux.

« -Avec cette carte douteuse à souhait ? »

Marmonna il, le phrasé ralentie pas la fatigue. La colporteur tendit la carte à la Nina, lui faisant plus
confiance qu'à l'instabilité qui émanait de Sergueï. Il sentait qu'il devrait lui préciser d'amocher un minimum la tête de ceux dont Baba Yaga avait choisis les oreilles..
 





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le Ven 4 Mai - 1:35
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Age :: 27 ans
Patronyme :: Yvanova
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Le visage dur, les sourcils froncés. La mercenaire marchait. Jusqu’au lieu de rendez-vous convenu avec son employeur du jour. Un certain Ivanov. Airat Ivanov. Il était venu à la rencontre de la fratrie par le biais de Klara Savinkova, la sauveuse du duo. Ce dernier en avait après les talents macabres de Sergueï. La mercenaire avait grincé des dents quand son frère avait accepté le contrat. Mais deux arguments avaient suffi à convaincre la Chienne de la Hanse. D’une part, les herbes médicinales n’étaient pas données et Isaac en avait un besoin vital. De l’autre, collaborer avec un membre de la ligne rouge avait des chances de se savoir. Et donc d’attirer les foudres d’une certaine chasseresse.

Cela dit, si ces perspectives l’avaient convaincue et qu’elle serait loyale à Airait, Sergueï n’allait pas être aimable pour autant. Le cliquetis de ses armes contre ses protections traduisait bien ses intentions. On lui avait précisé que cette excursion serait dangereuse, alors, la combattante avait emporté l’ensemble de son équipement. Son fusil à pompe trônait dans son dos, soutenu par une lanière qui traversait son torse. Au niveau de sa cuisse gauche, elle avait fixé le holster de son pistolet-mitrailleur. Et pour finir, attaché à sa ceinture et ballottant au gré de ses mouvements, son sinistre pied de biche pendait contre sa cuisse. Pour ce qui était de son style vestimentaire, c’était très minimaliste aussi. Elle ne portait que son plastron de la Hanse, ses avant-bras et ses jambes étaient aussi protégés par des protections aux couleurs de sa faction. En guise de pantalon, elle avait revêtu un épais treillis, fidèle à elle-même.

Une femme marchait à ses côtés. Rousse. Athlétique. Une autre mercenaire ? De temps à autre, la mercenaire jetait des regards mauvais à ce qui semblait être une future collègue. Des regards que la tatouée ne cherchait pas à dissimuler outre mesure.

Sergueï arriva finalement face à Airat. Qui semblait n’être rien de plus qu’un froussard qui déléguait sa sale besogne à autrui. Cela dit, il payait. Et si ça permettait à Isaac d’aller mieux, Sergueï n’allait pas s’en plaindre. Le jeune homme jaugea les deux femmes, clamant leur nom à tour de rôle. Il finit par demander aux mercenaires si elles avaient un plan, en exhibant un bout de peau. Qui s’avéra être une carte.

Sergueï leva le regard pour la regarder entre les mains de sa comparse, s’approchant même d’elle. La Chienne finit par relever la tête vers Airat, le sourcil arqué.

-Vous avez quel genre de fréquentation pour avoir une carte pareille ?

S’éloignant de la rousse pour retourner dans son coin, Sergueï reprit.

-Laissez tomber, je veux pas savoir. Et j’ai pas d’idée. On me paye pour tuer. Pas réfléchir.

Elle ponctua sa phrase d’un grognement presque animal.
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le Ven 4 Mai - 9:56
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Surnom :: Ninochka
Elle avait beau s’en répéter les raisons, Nina ne comprenait toujours pas pourquoi elle avait accepté la mission. Airat disparu, elle avait couru à sa poursuite après avoir fait un crochet jusqu’à ses appartements pour récupérer son armement. Elle l’avait trouvé livide et confus. D’abord elle avait eu envie de le secouer et de lui crier dessus, de lui arracher les vers du nez mais elle avait fini par le questionner calmement. Regard de glace et visage impénétrable, elle avait écouté ses explications puis avait secoué la tête. Airat n’avait pas eu besoin de s’étendre sur les contreparties du service qu’il lui demandait. Elle avait acquiescé, poser quelques questions sur la mission notamment le point de rencontre puis elle l’avait planté là, le cadavre de son séquestreur à ses pieds.

Nina n’avait pas effectué de mission semblable depuis plus d’un an. Pour l’occasion, elle avait troqué son matériel destiné à la surface contre une protection plus lourde. Il s’agissait d’un plastron constitué de plaques de cuir et d’acier assemblées qu’elle avait bricolé plusieurs années plus tôt, lorsqu’elle accompagnait encore son oncle le long de la Ligne Rouge. Elle avait dû procéder à quelques ajustements mais dans l’ensemble, le vêtement offrait une protection relativement efficace contre les petits calibres et les lames. A ce propos, elle s’était achetée une machette auprès d’un forgeron qu’elle connaissait depuis la tendre enfance. Reforgée à partir d’une lame d’amortisseur, l’arme offrait un acier de qualité et un tranchant affûté comme une lame de rasoir. Pour clarifier ses idées et atténuer la tension, Nina avait passé la soirée de la veille à affûter la lame. Elle répétait les gestes tant de fois vus chez son oncle, hypnotisée par le mouvement répétitif. Pour le reste, elle comptait sur son fidèle fusil d’assaut. Un armement onéreux mais au combien efficace, surtout si l’on prenait en compte la lunette qui le surmontait.

Et comme elle faisait l’inventaire mental, habitude soigneusement ancrée, en attendant ses deux compagnons d’infortune, elle s’alluma une cigarette. Cette dernière était à moitié consumée lorsqu’elle avait retrouvé Airat. Ce dernier s’exprimait avec difficulté, ses propos lui paraissaient bien plus confus qu’à l’ordinaire. Les cernes qui creusaient son visage et exacerbaient la tâche lie de vin transcrivaient son épuisement. Nina avait froncé les sourcils, sur le point de refuser de partir avec lui dans cet état et de reporter la mission. Dans ce regard malade, il y avait pourtant de l’urgence, presque du désespoir. La jeune femme avait donc ravalé son amertume et s’était contentée d’acquiescer à chacune de ses explications. Le pli soucieux qui rejoignait ses sourcils exprimait à lui seul ce qu’elle en pensait.

Le regard rivé sur la silhouette qui approchait, Nina réalisa avec un temps de retard qu’elle l’avait fixé trop longtemps. L’intéressé répondait à un prénom masculin mais son genre lui paraissait trop indéterminé pour qu’elle puisse se fixer. Dans certains détails, l’on pouvait voir une femme, dans d’autres un homme. Une machine à tuer, conclut mentalement la jeune femme avant de classer définitivement le sujet. Après tout, elle se fichait bien de savoir ce qui pouvait se loger sous le pantalon de treillis du moment que le personnage était équipé pour la mission à venir. Et pour ça, il l’était. Après avoir détaillé un instant, Nina s’était attardée sur le barda du mercenaire. Dans d’autres circonstances, elle aurait peut-être même poussé un sifflement admiratif. De quoi faire de gros dégâts, bien.

A la réflexion du mercenaire sur la carte, Nina ne put s’empêcher de jeter un regard aux tatouages de ce dernier. Elle reporta ensuite son regard sur Airat. Elle ignorait son goût pour les scalps mais, après réflexion, il lui semblait qu’elle ignorait bien des choses sur le colporteur. A commencer par ce qu’avait affirmé le mercenaire avant de l’assommer et de l’emporter sur son épaule. D’un battement de paupière un peu nerveux, la jeune femme éloigna le sujet et se focalisa sur la carte qu’on lui tendait. Refusant d’y toucher, elle analysa rapidement les possibilités et en pointa deux.

- On peut passer par ici ou par là. On pourrait envisager de se séparer et de tendre une embuscade un groupe appuyant l’autre mais on ne sait pas combien ils sont ni comment ils sont organisés. Vaut mieux qu’on reste ensemble. J’ai deux grenades et un fumigène, cela pourrait nous servir à faire diversion ou même en cas de repli. Mon armement est plus adapté à la distance que les vôtre, il faut qu’on puisse coordonner nos tirs.

Avec regret, elle réalisa l’avantage de travailler avec des personnes formées de la même manière. Depuis qu’elle avait intégré le rang des Stalkers, Nina n’avait cessé de travailler en coordination parfaite avec ses confrères. Les paroles étaient souvent inutiles, chacun connaissant son rôle exact et les tactiques à employer selon les situations. Pour l’heure la jeune femme devrait composer avec deux combattants avec qui elle n’était jamais allée sous le feu. Elle ignorait tout de leurs habitudes ou de leur potentielle réaction en cas de danger. Si on se fiait au mercenaire couvert de tatouage, on pouvait espérer une espèce de tank prêt à foncer dans le tas. Quant à Airat, le personnage était bien trop retors pour imaginer quoi que ce soit.

Me voilà dans une belle merde.

Quittant les yeux de la carte pour les reporter sur ses deux interlocuteurs, Nina réalisa avec retard qu’elle ne s’était pas présentée correctement. Elle se racla la gorge puis tendit une main vers le mercenaire après s’être redressé.

- Je ne me suis pas présentée : Nina Gadzhievna Platonova. J’suis Stalker habituellement mais pour l'heure j'ai plutôt l'impression de jouer le rôle de mercenaire, ajouta-telle non sans glisser un regard en direction du colporteur.
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Colporteur
le Sam 19 Mai - 9:14

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 Il aimait déjà Yvanova. Elle ne posait pas de question, et ce qu'elle pouvait bien penser de lui, il s'en carrait royalement. Le colporteur savait que l'image qu'il renvoyait n'était pas reluisante, mais il n'avait jamais voulu la polir, la rendre lisse et conforme. Un sourire glissa sur ses lèvres, lugubre, ironique. Une expression macabre qui ne prédisait rien de bon pour sa santé mentale, mais qui expliquait presque à elle seul les origines de la cartes.

« -Du genre avec un intérret certain pour les oreilles... D'ailleurs, si vous pouviez garder leur tête en l'état, j'ai un deal à remplir. »

Ricana presque le rouge, ne lâchant pas des yeux le plan. Il serait le maillon faible, celui qui ralentirait le groupe. La mort de l'une des deux femmes ne lui auraient même pas fait froid dans le dos. Mais l'idée de laisser Baba Yaga lentement le consumer avec des cauchemars lui retournait l'estomac. Voir le visage mutilé, brûlait, livide ou haineux de Dimitri dès qu'il fermait un œil, c'était invivable. Entendre la voix froide et claquante de sa mère, insupportable. Si le prix à payer pour sa liberté était la morts de quelques membres de l'espèce en voix d'extinction qu'était l'humain,Airat n'hésitait pas une  seconde. Il n'avait pas pour principe d'aimer son prochain comme lui-même, et pour sa propre gueule il aurait donné la terre. Les inconnus comme Yvanova, les un peu moins inconnus comme Nina.

« - Idéalement, faudrait que l'un de nous puisse y aller, mais les chances de se faire égorger sur place sont maxi... »

Marmonna il en faisant courir ses yeux sur la peau de la carte. Un mouvement rapide et saccadé, nerveux et instinctif. Son armement se résumé à un couteau de chasse, un PSS qui était ironiquement à l'origine de son rencard torride avec la légende, et le coupe chou, symbole de sa malédiction. Il était assez précis de la main droite pour jouer aux lanceurs de lame, et un peu d’entraînement avec le pistolet avait suffit à faire d'eux deux des connaissances s’appréciant. Chaque parties du cerveau d'Airat travaillait à trouver un moyen de les sortir de l'impasse dans laquelle il les avait collé. Tel une machine marchant à l'huile noire et puante du refoulement,de la colère, du doute . Même pour l'armement, il n'était d'aucune utilité. Nina lui aurait demandé d'embobiner n'importe qui, il l'aurait fait un une seconde. Comme sa mère, sa spécialisation était les esprits et leur destruction morceaux par morceaux. Tailler en pièce les résistants soldats de Polis, il l'aurait fait les yeux bandés. Chercher la blessure dans le mental, le point mort qu'on ne peut protéger. Mais les dégâts physiques, il n'avait ni les connaissances ni le matériel pour. Et une balle dans l'épaule était toujours moins douloureux qu'un face à face forcé avec ce qu'on ne voulait pas voir de nous-même.

« - Vu ma taille, je suis le mieux placé pour me planquer en cas de tire... J'peux toujours servir à détourner un peu leur attention, mais j'ai pas de gilet pseudo pare-balle, alors Nina, tu risque de ramener une passoire à la LR.
L'une de vous à des lunettes infra-rouges ? Je sais pas avec quoi ils sont éclairés, mais si c'est des éclairages de secoure, on peut tenter de les dégommer. Ça nous donnera un peu d'avance... »

Il releva les yeux sur Nina, un sourire faussement sympathique sur les lèvres. Une grimace. Il allait falloir remettre les points sur les « i », et rappeler à la rousse qu'elle n'était pas en position de force. Le rouge était fatiguer, les commentaires de la stalker pouvaient rester entre ses lèvres.

« -T'es bien râleuse Nina...Problèmes familiaux ? »

Il détourna immédiatement les yeux, la laissant ruminer ses mots et ses maux.
Cherchant toujours un plan, raclant les coins sombres d'un esprit tortueux, Airat passa sa main dans une poche intérieure de son manteau, sortant le PSS, prenant à sa ceinture le couteau de chasse.

« -J'ai que ça comme équipement... Même si équipement me semble un bien grand mot... »

 





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le Dim 20 Mai - 4:14
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Sergueï écouta la réponse d’Airat. Un certain sérieux sur le visage. Le colporteur avait rebondi sur la pique de la mercenaire pour mentionner quelque chose d’important pour la mission. Ne pas amocher le visage. Elle enregistra la condition comme une machine d’un autre temps l’aurait faîte. Ses deux camarades du jour commencèrent à tenter de dresser une stratégie. Elle, restait silencieuse. Non pas parce qu’elle n’avait pas envie de parler, mais plutôt parce qu’elle ne savait pas comment leur transmettre ce qu’elle pensait. Elle répétait mentalement des phrases. Ne sachant pas lesquelles choisirent.

Perdue dans ses pensées, Sergueï releva brusquement la tête quand Nina parla. La toisant de haut en bas. La rasée mit un certain temps à répondre.

-Sergueï. Mercenaire. Enchantée.

Elle avait craché ses mots sans douceur. Ses yeux écarquillés s’étaient rapidement plissés de méfiance. La Chienne s’était rappelé des mots de son frère ; elle ne devait montrer aucune faiblesse à ces gens. Elle pesta intérieurement. Comme elle détestait être séparée de lui et ne pas pouvoir se cacher dans son ombre.

Airat s’adressa à la rousse, s’inquiétant de sa situation familiale. Était-ce réellement le moment ? Heureusement, le professionnalisme reprit vite sa place. Airat montra son équipement. Un modeste pistolet et un couteau. Sergueï baissa les yeux vers l’arme de sa comparse féminine et fit un signe de tête, l’interpellant d’un grognement.

-La lunette. Tu sais t’en servir ?

Elle releva la tête vers Airat.

-Je peux les tuer au contact. Je veux juste pas me prendre un tir de l’un de vous. On peut faire comme ça : j’avance…

Elle montra la Stalkeuse d’un signe de la tête.

-Elle me couvre…

Sergueï plongea un regard glacial dans celui de son employeur.

-Tu finis ceux qui respirent encore.

En terminant sa phrase, elle croisa ses bras sous sa poitrine et expira longuement. Parler de cette façon et attendre le verdict de ses interlocuteurs étaient un exercice stressant. Elle préférait de loin briser des crânes avec son pied-de-biche.
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le Lun 28 Mai - 20:53
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- Si seulement... avait murmuré la jeune femme à l’évocation d’une lunette de vision infra-rouge.

Une lueur de convoitise avait étincelé dans son regard, aussitôt mouchée par la remarque suivante d’Airat. Elle lui coula un regard torve, les yeux plissés puis grinça entre ses dents :

- Un peu comme tout le monde j'imagine...

Les propos du chasseur de prime qui était venu cueillir le colporteur ne lui avaient pas échappé et, entre temps, elle avait mené sa propre enquête. Airat n’était certainement pas le mieux placé pour parler de conciliation familiale. Ceci dit la description qu’on lui avait faite de sa génitrice avait suffi à lui faire comprendre pourquoi. A se demander si tous les Brahmanes de Polis étaient à faire froid dans le dos…Nina ne creusa pas davantage la question. L’amertume de la remarque d’Airat fut vite chassée et elle se focalisa de nouveau sur les objectifs de leur mission. La proposition de la mercenaire au crâne rasé lui paraissait sensée et, à défaut de proposer mieux, elle se rangerait de son avis. A la question de cette dernière concernant son équipement, la jeune stalkeuse ne put s’empêcher de lui répondre d’un sourire carnassier.

- Pas qu’un peu, murmura-t-elle entre ses dents en dévisageant Airat d’un air placide.

Puis acquiesçant aux dernières propositions, elle réajusta la position de la sangle de son fusil d’assaut.  Elle cala ensuite la protection auditive du côté de sa main d’arme et tira sur ses mitaines afin que celles-ci soient bien ajustées. Alors seulement elle se tourna vers la mercenaire et lui tendit l’unique fumigène qu’elle avait en sa possession.

- Si on se fait déborder, j’compte sur toi pour lancer ça et nous permettre un repli. J’garde les grenades en cas de pépin. On y va quand tu veux.

Elle prit une dizaine de secondes pour procéder aux derniers préparatifs et vérifier mentalement l’ensemble de son matériel. Puis elle prit sa position dans le trinôme et attendit que ses deux compagnons d’infortune soient prêts.

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le Dim 3 Juin - 8:15

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 Le rouge releva la tête vers la mercenaire, laissant une petite lueur s'allumer dans ses yeux. Celle de quelqu'un voyant sous ses yeux se résoudre un problème. Qu'il soit mathématique, humain, ou militaire. Et qui appréciait. Sûrement un réflexe de brahmane, ou d'enfant d'Akilina bien dressé à qui on avait donné le réflexe d'à moitié prendre son pied quand se résolvait une énigme.
Il sourit une seconde à Yvanova, les commissures des lèvres narquoises et amusés, puis reporta son regard sur le plan. Le colporteur posait déjà la mercenaire sur son échiquier, réfléchissant à son prochain mouvement, au rôle qu'elle pourrait jouer. Klara le lui avait dit, la siffleuse était forte et ne faisait pas dans la dentelle. Elle pouvait être une précieuse alliée, ou une belle emmerdeuse. Mais ce serrait simplement une question d'approche. Trouver la faille dans la carapace, la petite plaie qui ne demandait qu'à se rouvrir.
Mais Yvanova avait quelque chose d'animal. Il ne savait pas dire d'où lui venait cette sensation. Ce n'était pas seulement sa brutalité ou sa franchise. Et Airat avait peur que cette impression s’accompagne d'une sorte de sixième sens. Qui aurait permis à la mercenaire de sentir qu'il valait mieux ne pas lui faire confiance, ne pas s'approche de lui et mettre un pied dans son traquenard.
Qu'elle sente qu'il était pris dans les emmerdes, qu'il s'y noyait.

« -Ok. Rien à redire. »

Marmonna il d'une voix blanche, le visage fermé avant de se crisper. Son regard se durci pour se poser sur Nina. Avec elle, il ne pouvait pas se permettre de faire n'importe quoi. La stalker était un électron libre difficilement prévisible, elle venait encore de le lui prouver. Chiante et futée. Le pire combo. Enfin pour moi... Avec la rousse, Airat ne pouvait pas se permettre n'importe quoi. Et maintenant encore moins. Si elle savait vraiment, si elle s'était renseignée...
Il étouffa comme il pu l'envie de lui envoyer son poing dans la figure, serrant les dents et continuant de darder sur elle un regard haineux.

« -Je crois qu'il faudrait qu'on parle après, Nina. Et pas que de Gadzhi. »

Siffla le rouge en repliant la carte, la glissant dans une poche intérieure de son manteau. Il pris son PSS, le fixant un instant comme s'il avait s'agit d'un ennemi. Dima était militaire et armé, mais il s'était fait descendre. Et lui qui rechignait à se servir d'une arme était toujours en vie, dix ans plus tard.
Parfois la vie se fout vraiment de nous
Airat se passa une main sur le visage, lançant un regard aux deux femmes.

« -Mes dames... Bon, pour le coup, après vous. »

Il eu un sourire mauvais en tournant la tête vers la station. Il allait pouvoir retrouver un semblant de vie. Si aucune balle ne trouvait drôle d'aller se loger dans sa peau.

« -Moi je nettoie les traces de pomps ! » 


H-RP:
 




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le Ven 8 Juin - 12:49
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Sergueï haussa un sourcil en regardant le fumigène. Elle n’avait aucune idée de comment s’en servir. Elle releva un regard sur la rousse. Puis, se souvenant des paroles de son frère sur la bienséance et les relations entre êtres humains, elle attrapa la grenade. N’offrant à Nina qu’un hochement de tête positif pour approuver la tactique. Bien que la mercenaire aurait certainement du mal avec la notion de repli une fois dans le feu de l’action. Mais ce n’était pas encore la question.

Sergueï attendit que l’initiateur de l’expédition valide le plan, croisant les bras sous sa poitrine. Si elle faisait mine de ne rien voir, elle remarquait on ne peut mieux la tension entre Nina et Airat. Elle ne savait pas si elle devait faire un commentaire à ce propos. Était-elle prête à partir à l’assaut d’une station entière avec deux personnes susceptibles de se tirer dans le dos ? Oui. Elle y était de toute façon préparée. Cependant, si la situation pouvait être évitée, elle préférait que ce soit le cas. Rapidement, elle alla ouvrir la marche.

La tatouée n’avait fait aucun commentaire sur ce que venait de dire le colporteur. Bien qu’elle ne comprît pas l’idée. Les tunnels étaient plongés dans le noir. Pas besoin d’effacer leurs traces. Peut-être que c’était là un trait d’esprit qu’elle ne parvenait pas à comprendre. Haussant intérieurement les épaules, elle poursuivit son chemin. Sans dire un mot. Non pas qu’elle n’ait rien à dire, mais son esprit se concentrait sur la façon de demander à ses compagnons du jour si leurs différents seraient un problème.

-Dîtes, vous…

Elle poussa un soupir.

-Laissez tombez, en fait.

Abandonnant la satisfaction de sa curiosité, la mercenaire s’efforça d’enfouir ses inquiétudes dans un coin de sa tête. Se focalisant davantage sur son travail. Elle devait réussir. Pour Isaac. Pour qu’il puisse à nouveau marcher sans canne. C’est dans cette optique qu’elle continua sa route, s’arrêtant de temps à autre pour demander l’itinéraire au possesseur de la carte. Ce schéma se répéta jusqu’à arriver à ce qui semblait être une station. La station. Le groupe s’arrêta. Sergueï se tourna vers ses camarades.

-C’est ici ?

Le groupe était encore loin, mais déjà, les fortifications de la station étaient visibles. Cela dit, les assaillants étaient encore trop éloignés pour se faire une réelle idée des défenses qu’ils se préparaient à attaquer. Sergueï se dissimula dans l’ombre, dégainant son pistolet-mitrailleur. Elle fit signe aux autres d’imiter son pas feutré et sa démarche discrète. Une fois suffisamment proche, Sergueï se baissa et se tourna vers sa consœur.

-On fait comment ? Tu balances une grenade et je mitraille dans le tas ? Airat, un avis ?
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le Ven 15 Juin - 15:07
Narrateur
Votre groupe est pour le moins hétéroclite, et chacun semble se demander s’il sera en mesure de collaborer sereinement avec l’autre. Il ne semble pas y avoir d’harmonie, simplement la nécessité de s’accorder pour avancer à peu près correctement vers l’objectif fixé, tout en minimisant les pertes.

Vous avez stoppé vos pas à quelques encablures de la station, suffisamment loin pour bénéficier encore du couvert de l’obscurité du tunnel, mais assez près pour commencer à distinguer les premières fortifications. De loin, vous pouvez apercevoir une barricade faite de bric et de broc obstruant la voie d’accès à la station. Elle semble avoir été érigée à la va-vite de ceux qui semblent avoir confiance qu’on ne les trouvera pas. Vous ne pouvez en revanche, d’où vous êtes, pas voir s’il existe un premier cordon de gardes en poste à cet endroit. Au loin, une lueur faiblarde indique que la station est effectivement bel et bien occupée.

Sergueï semble presque confiante, et vous suggère de foncer dans le tas. Suivez-vous sa proposition, ou choisissez-vous d’agir de façon un peu plus circonspecte ?

Indications:
 



Spoiler:
 
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le Jeu 21 Juin - 11:25
Stalker

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Age :: 24 ans
Patronyme :: Gadzhievna
Surnom :: Ninochka
« résultat du dé »:
 

Nina avait décoché un regard indifférent à Airat, le toisant sans un mot puis elle avait acquiescé à l’attention de Serguei et ses dernières remarques. Le trio échangea encore une paire de répliques afin de s’accorder sur la démarche à suivre puis ils se mirent en mouvement. Lorsqu’ils parvinrent à hauteur des premières constructions de fortune, une main fut levée et ils stoppèrent leur progression en se dissimulant dans une zone d’ombre. A mots chuchotés, ils échangèrent sur ce qu’ils pouvaient observer et déterminèrent les actions suivantes. Nina en tête, Sergueï sur les talons, elles progressèrent jusqu’à la première barricade. La jeune femme devait faire appel à toutes ses ressources pour se déplacer le plus discrètement possible. Traçant leur progression, elle décelait et exploitait les moindres angles morts et zones d’ombre pour se déplacer. Derrière elle, Sergueï se montrait la plus silencieuse possible. Il lui semblait pouvoir percevoir leur respiration à toute deux. Sous l’effet de la concentration et de la tension, les battements de son cœur lui paraissaient assourdissants. A un moment donné, un rai de lumière passa au-dessus d’elles. Rentrant la tête dans les épaules, elle profita de l’accalmie suivante pour en identifier la source. Deux hommes se trouvaient au niveau de la barricade.



« Je ne connaitrais pas la peur car la peur tue l’esprit. »



La jeune femme prit quelques secondes pour évaluer la situation puis, avant de s’approcher davantage, elle décocha un rapide coup d’œil à sa partenaire et dégaina sa machette dans le même mouvement. La lame chuinta doucement en sortant de son fourreau et elle retint son souffle, les yeux braqués en direction des silhouettes qui lui tournaient le dos. Instinctivement, elle avait décalé la main de son fourreau pour l’approcher de la poche où se trouvait se trouvaient ses grenades. Complètement figée, la jeune femme observait les deux gardes qui ne faisaient toujours pas mine de bouger. Elle tenait sa lame à l’horizontal en veillant que celle-ci n’accroche aucune lumière. Puis d’un mouvement de sa main libre, elle lança l’invite pour approcher. Sergueï sur les talons, pied-de-biche en main, elles approchèrent de la barricade. Accroupie, rampant à moitié, la progression lui paraissait d’une lenteur extrême. Entre ses dents serrées, son souffle filtrait à peine tandis que les battements de son cœur ralentissaient progressivement. Mentalement, elle répétait ce vieux mantra que son oncle lui avait appris des dizaines d’années plus tôt.



« La peur est la petite mort qui conduit à l’oblitération totale. »



A mesure qu’elle progressait, elle pouvait distinguer plus nettement la conversation des deux gardes. Leur attention semblait relativement volage si bien qu’elle poussa le vice d’approcher davantage. D’un geste de la main, elle avait désigné les gardes et celui qu’elle attaquerait, ordonnant tacitement à ce que sa partenaire s’occupe de l’autre. Au moment où un rai de lumière venant du centre de la station passa près d’eux, elle s’aplatit au sol, la main crispée sur sa machette. Profitant de la distraction autant que de l’aveuglement des deux gardes - ces derniers ayant grogné sous l’éclat de la lampe qui les avait braqués un instant - elle se leva d’un coup. D’un bond elle fut sur son premier adversaire et lui assenait un premier coup de machette. La lame s’enfonça de plusieurs pouces tandis que l’homme poussait un borborygme étouffé. Nina utilisa l’ampleur de son geste pour dégager la lame d’une secousse de l’épaule, cette dernière se retira d’un coup sec alors que le garde s’effondrait.



« J’affronterai ma peur. »



Sergueï était déjà sur le second garde. Fort heureusement, elle s’était retenue de crier quand elle s’était jetée sur lui et Nina l’en remercia mentalement. Aux prises avec son adversaire, la mercenaire de la Hanse semblait en mesure d’en venir à bout sans problème. La jeune femme reporta donc son attention sur l’homme qu’elle venait d’éliminer. Déjà accroupie, elle passa les mains sous ses aisselles et le tira en arrière pour le ramener derrière la barricade. Sans toucher à son armement, elle le débarrassa d’un couteau et de ses munitions. Un sourire féroce vint éclairer son regard lorsqu’elle constata que ces dernières étaient du même calibre que les siennes. Elle les fourra rapidement dans une poche de sa ceinture tactique puis se glissa le long de la barricade, toujours à l’abri, de manière à pouvoir observer ce qui se passait plus loin.



« Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. »



Entre-temps Sergueï s’était déjà débarrassé du corps de son adversaire et venait la rejoindre à ses côtés. Jusqu’ici Airat s’était tenu en retrait, attendant le signal des deux jeunes femmes. Ainsi, Nina sortit sa lampe torche sur laquelle elle avait apposé un filtre rouge et émit deux brefs signaux à ras du sol en direction du colporteur. Ce dernier ne tarderait pas à les rejoindre. Il ne restait plus qu’à compter sur son bon sens pour le faire le plus discrètement possible. Reportant son attention sur sa partenaire de crime, Nina lui désigna le centre de la station puis la plupart des équipements qui encombraient le passage. Jusqu’ici elle bénéficiait d’une chance inouïe et avaient pu s’approcher suffisamment près pour éliminer les deux premiers gardes sans se faire repérer. D’expérience, Nina savait bien que ce genre d’opportunités ne se reproduirait pas aussi facilement. Il leur fallait désormais esquisser le plan de leurs prochains mouvements.



« Et lorsqu’elle sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur son chemin. Là où elle sera passée, il n’y aura plus rien. Rien que moi. »





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