Une balle par jour éloigne le docteur
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le Jeu 29 Mar - 6:45

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Selon le danger d'un boulot, Andrei décidait plus ou moins longuement quand il s'agissait de porter de l'équipement. Il était clair que dans un milieu restreint, l'utilisation de son Dragunov serait inutile et totalement ridicule, vu l'étroitesse des couloirs, conduits d'aération et des passages au sein du Métro Moscovite, sauf quand l'on prenait le chemin principal des rails et des tunnels, pour observer de loin. Andrei était pourvu d'une bonne paire de yeux et sa mutation lui permettait de voir aisément dans le noir. Mais pour cette fois-ci, il emmènerait donc son fusil à pompe avec la lampe poche accrochée juste en dessous de l'arme avec l'aide d'une attache métallique, avec son pistolet et juste assez de munition pour pouvoir s'en tirer en cas d'attaque mutante.

Attaque mutante. Un sourire ironique s'était presque dessiné sur le visage du Russe qui se dirigeait vers l'infirmerie, transportant avec lui ses armes et son gilet de Kevlar. Les armes dans cette situation aideraient-elle ? Il ne le savait pas. Qu'avait-il vu ? Une apparition. Quelle en était la cause ? Il le saurait, bien que le doute planait dans son esprit. Car après tout, il était Stalker. Il avait voyagé dans une bonne partie du Métro et fréquenter des gens plus ou moins terre-à-terre. Il en avait rencontré, des personnes. Vers la surface comme dans le réseau du métro. De l'homme le plus respectable jusqu'aux gens plus louches et 'spéciaux'. Des récits. Spectres, lieux hantés, et encore davantage. Il n'était pas croyant. Mais il avait vu... Sevastiana.

Il ne venait pas de se rendre compte qu'il venait d'atteindre le lieu de rendez-vous avec l'infirmier qu'on lui avait attribué. Soupirant un bon coup avant de prendre une mine inexpressive, lui donnant un air patibulaire et agressif, au vu de l'équipement qu'il se trimballait, il cogna sur la porte avant qu'elle ne s'ouvre pour voir devant lui un homme. Andrei Volkovar fit un léger salut militaire rapide avant de se présenter.

-Sergent Andrei Volkovar.

Les présentations faites, il continua ensuite.

-Je suis l'homme qui est récemment sorti d'un endroit peu fréquentable avec Prokhorenko. L'on m'a dit de venir ici pour mon examen médical.
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Soldat-infirmier
le Jeu 29 Mar - 7:31

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Il en avait entendu parler. De ces hommes revenus des tunnels. Non seulement Daniil aimait avoir le nez partout, mais dans un endroit tel qu’était leurs milieux de vie, rien ne se propageait plus rapidement que les dernières nouvelles. C’est donc grâce à ce fait, que le medic pu deviner de quoi parlait Volkovar.

« Un endroit peu fréquentable. » Ne put-il néanmoins s’empêcher de répéter, sans avoir besoin de poursuivre sur sa lancée; le salut militaire sensiblement avorté dans cette répartie. Sans doute le sergent comprendrait par-là, que maints lieux pouvaient correspondre à cette si charmante désignation. Tout dépendait de l’opinion individuelle.

Il referma la porte derrière le stalker, un simple mouvement de tête pour appuyer la présentation de celui-ci, l’ayant déjà aperçu à quelque reprise, de loin le plus souvent. « Daniil Kraïevski. » Renvoyait-il d’un même ton, le sérieux revenant bercer sa voix avant qu’il ne lève un bras pour indiquer la table d’auscultation siégeant au sein de la pièce impersonnelle. Uniforme et tatouage dévoilait à eux seul le rang du simple soldat mais l’autre se présentait pour sa qualité de soignant, alors il passait à l’essentiel. Au plus urgent.

« Symptômes. » Ça n’était pas une question. Il contournait la table, laissant le sergent s’y asseoir, et ne s’en éloigna que le temps d’un lavement de main; délaissant ses gants sur le comptoir pour revenir face à Volkovar. Ses yeux d’un bleu acier semblaient scanner ce qu’il y avait devant lui, plongeant dans le blanc de ceux en vis-à-vis, y cherchant une trace apparente d’une altération quelconque. Puis il plongea dans le dos de l’autre, cherchant à rencontrer d’une main, les dorsaux du sergent. Peut-être un jour, se recevrait-il un mauvais réflexe visant à lui faire énumérer chacun de ses gestes. Peut-être.
En attendant, nul silence n’eût le temps de s’installer car à peine aurait-il terminer de parler, que le médic enchaînait : « Respirez profondément. Dites-moi si vous ressentez une gêne. »

Il l’observait toujours, attentif aux moindres détails. Kraïevski n’était pas docteur de titre. Il ne portait pas non plus de blouse blanche ni n’usait de grand mot savant et ses techniques étaient souvent plus rudimentaires que ses demi-confrères. Ça ne faisait pas de lui quelqu’un de moins dévoué dans son domaine. Peut-être était-ce pour cela, qu’on lui envoyait celui-ci. À voir les traits bagarreurs et l’attirail déjà prêt, semblait-il, sans doute une approche primitive prônait-elle sur le reste.

Un soupire lui échappa, et il secoua la tête en se relaxant ; ne prenant conscience qu’à l’instant, de la rigidité de ses propres muscles. L’appréhension du résultat.



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le Ven 30 Mar - 6:59

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L'on aurait davantage dit un combattant, mais le titre de 'Kombat Medic' lui était alors approprier. L'ayant aperçu que brièvement sans ayant eu grande impression de l'homme, autre que celui de quelqu'un avec qui l'on pouvait avoir confiance, Andrei plongeait son regard d'un bleu infernal et glacé dans ceux de l'homme. Moins massif musculairement parlant qu'Andrei, il en restait pas moins grand, et avait une certaine aura dans sa présence. Mais le Sergent n'en tint pas compte. Entrant dans l'infirmerie quand celui-ci l'y invita, il resta silencieux sur ce qu'il avait dit. Après tout, répéter ce qu'il savait pourrait lui donner un air fou.

S'asseyant sur la table désignée par Daniil, le Stalker délaissa son arme contre une paroi et observa le Medik. Il ne perdait aucunement son temps au moins. Ainsi donc, Andrei s'attela pour décrire ce qu'il ressentait présentement dans son corps.

-J'ai des nausées, une sérieuse envie de vomir – ne t'inquiète pas, je ne vais pas salir ton joli bureau – et un sacré mal de crâne... J'ai l'impression de me faire tambouriner le cerveau avec des marteaux maniés par des Bibliothécaires. Et mon cœur bat encore vite.

Obtempérant ensuite aux demandes du médecin, Andrei entreprit de respirer longuement et profondément, ainsi que lentement.

-Non, je ne ressens rien d'autre que ces symptômes depuis tout à l'heure. Je respire bien, autrement.
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Soldat-infirmier
le Ven 30 Mar - 8:13

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Et tandis que son regard se relevait en direction de la nuque du sergent, en observant les tracés que laissait paraître les cervicales bien en place sous la peau, l’impression de voir au travers les cheveux et la chair jusqu’à un point indéterminé, figé dans le mur que lui cachait la stature de Volkovar, la pression de sa main s’affirmait sensiblement contre la face dorsale des muscles latéraux.
Il percevait la respiration de l’autre sous la chaleur de sa peau. Stable, malgré le rythme cardiaque puissant que lui décrivait son patient.
S’étant penché comme s’il avait pu entendre avec un peu de concentration, le bruissement des bronchioles s'ouvrant en quête d'air sain, Kraïevski se redressa souplement en retirant sa main et se détourna l’espace d’un instant, à la recherche de matériel adéquat.

C’est armé d’une fiole et d’une seringue, qu’il revint face à Volkovar alors que sa répartie ne se faisait pas attendre.
« Tu peux vomir. Je ne suis pas de ce genre à m’offusquer face aux dégâts occasionnés par des visites médicales. » Tirant le tabouret à lui, il s’y laissa tomber assis ; ses genoux de chaque côté de ceux du sergent dont il tira un bras à lui, face interne à découvert.
« En revanche, je suis de ce genre à tendre facilement les brosses à récurer. » Achevait-il sans s’interrompre et sans indice sur le sérieux de ses propos.

« Je vais t’administrer un antidote préventif. » Il ignorait si le stalker avait une phobie des aiguilles. C’est donc tout naturellement qu’il leva l’index au plafond, une fois la seringue dosée et une veine saillante repérée. « Regarde là-haut ? » Et il piqua la belle médiane qui lui faisait presque de l’œil, injectant le produit certes rare mais non pas facultatif en cette occasion, que Volkovar ai diriger les yeux vers la direction indiquée, ou non. Il fit silence le temps de terminer la manœuvre, remplaçant l’aiguille par le bout d’un index, comptant mentalement avant de rendre sa liberté à son client. Une liberté restreinte car la procédure n’était pas à son terme et il retiendrait Andreï encore un temps.

C’est lorsqu’il se releva, reculant d’un pas dans le même mouvement, que Daniil reprit la parole ; le ton posé et naviguant à nouveau dans l’espace. « J’imagine que la présence de ton arme, témoigne d’un retour sur le terrain ? Mais avant… » Il lui présenta un masque à oxygène, dans le but de le lui installer si l’autre n’avait rien à ajouter dans l’immédiat. « Tu peux t’allonger si tu veux. Le temps de reprendre tes esprits. Un peu d’oxygénation devrait calmer tes nausées en même temps de pallier l’intoxication. »



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le Sam 31 Mar - 6:33

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Andrei se laissait pleinement aux mains du bon docteur qui avait eu la sagesse de répliquer calmement aux propos d'Andrei. Une autre langue de serpent avec un sarcasme acéré. C'était quelque chose de plaisant pour les oreilles du Russe qui eut une brève lueur d'amusement dans son regard glacé, et qui conservait malgré tout son visage de pierre, taillé par les mésaventures et tout les soucis que le Métro pouvait envoyer aux habitants des tunnels et stations Moscovites, que cela soit des bandits, des Mutants, des accidents dit 'naturels' ou... Surnaturelle. Car après tout, qui pouvait prétendre que l'entièreté du réseau était normal ? Et Andrei, qui plus est, était un Stalker chevronné qui avait longuement voyager.

Observant l'aiguille, pensif, il se laissa néanmoins faire, toujours en observant dans le vide. La sensation de l'aiguille pénétrant dans sa peau était comme la sensation que l'on ressentait lorsqu'une mouche nous piquait : une simple démangeaison fantôme qui s'ensuivit quand le médecin de combat en retira l'aiguille. Les griffes des Nosalis ou les coups de bibliothécaires étaient bien plus douloureux que cela.

-Je ne pense pas que m'allonger un peu soit tant une option dans la situation présente, mais merci de la proposition cela dit. Les hauts-gradés m'envoient dans ce tunnel avec Prokhorenko pour enquêter davantage sur... ce qui s'y trouve. Contamination dans l'air et possiblement un gaz nocif. Port de masque obligatoire.

Le Russe sauta hors de la table et récupéra son arme, pour le tenir convenablement dans ses bras, canon pointé vers le bas, la sécurité activer. Tournant son regard vers l'infirmier.

-Et qui plus est, je suis habitué d'aller dehors pour accompagner Polis dans des expéditions vers la bibliothèque. Au fil du temps, j'ai simplement appris de vivre avec le Métro. Et Dieu sait que le Métro, ce n'est pas un endroit fait pour les petites natures. Autant en finir une fois pour toute avec ces événements. C'est tout, pour l'examen ? Sauf si tu veux me prescrire un truc ou deux, je dois me montrer rapide pour les rejoindre.
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Soldat-infirmier
le Sam 31 Mar - 17:05

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Le sourire qui pris alors place sur les lèvres de Daniil, était bien plus sarcastique qu’autre chose. Pourtant, il choisit de ne faire aucun commentaire cette fois et de simplement mettre le stalker devant une autre évidence : « Je vous accompagne. »
Ça faisait un moment qu’il n’était pas aller sur le terrain, songeait-il mais pour lui, une seule journée passée sur place, était déjà de trop. Il n’était pas médecin, il était un combattant avant tout. Ou un savoureux mélange des deux; au choix.

Il ferma donc le cabinet, rangeant ce qui devait l’être et attrapait quelques effectifs qu’il accrocha de part et d’autre à sa ceinture, avant d’enfiler ses gants. « J’en ai pour deux minutes. » Il devait rassembler le matériel nécessaire et en faire les vérifications d’usage. Durant ce temps, il laisserait le soin au stalker de choisir ce qu’il ferait ; l’attendre, ou filer chercher ce qu’il lui manquait, si tel était le cas.

Dès lors où la décision de les accompagner aux tunnels avait été annoncée, les traits du medic s’étaient durcit sous un sérieux d’un autre niveau. Il n’aurait pas le temps d’aller voir la personne en charge de l’état de santé du lieutenant Prokhorenko et donc, ne pouvait savoir si celui-ci avait subi des dommages plus importants, ou moindre, que ceux du stalker. C’était une tache au tableau, avec laquelle il devrait vivre et négocier sur le terrain.

Il s’informerait au moins auprès de Volkovar en chemin; celui-ci probablement capable de lui dire l’essentiel.



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le Dim 1 Avr - 7:12

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La réponse du soi-disant Docteur ne le surprit guère, alors qu'il ne fit que hausser les épaules. Évidemment qu'ils allaient être accompagnés pour cette opération par un médecin. Que cela aurait été Daniil ou un autre, il n'aurait réagi que par de cette façon. Un haussement d'épaule. Mais si cela avait été Anna, en revanche, il aurait eu son mot à dire et aurait aisément put prétexter qu'elle ne pouvait venir pour ne pas compromettre son état mental lors de la mission pour qu'il ne puisse pas vouloir avoir de constantes pensées protectrices envers sa sœur qui aurait pu compromettre la mission.

-Tant mieux, dit-il dans la plus grande simplicité.

Andrei Volkovar laissa le Kombat Medic se préparer pour la mission. Deux minutes. Deux minutes de repos de plus avant d'entrer de nouveau dans l'enfer moscovite, repaire des monstres et événements surnaturels. Car Andrei était tiraillé entre le réel et le surnaturel. Voir sa femme ainsi... Ce n'était pas normal pour lui. Une peur ? Comment un gaz pouvait-elle donner l'Incarnation d'une peur ? Il se le demandait. Quand celui-ci fut paré, Andrei sortit en sa compagnie pour rejoindre le groupe d'Alexandre.

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