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Chef de station et des renseignements intérieurs
le Dim 4 Mar - 11:57
Chef de station et des renseignements intérieurs

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Age :: 39 ans
Patronyme :: Alexeïevitch
Surnom :: Pasha
Autrefois familier du danger, amoureux du risque et amant de la mort : le jeune Pavel se portait alors constamment volontaire pour les missions périlleuses. Ses supérieurs ne l’envoyaient non pas en première ligne, mais derrière les lignes ennemies. Et comme bien évidemment le risque seul ne suffisait pas, les missions n’avaient aucun caractère officiel : absolument tout s’effectuait dans le silence le plus absolu, et sans soutien de la faction si quoi que ce soit devait mal tourner. C’est ce qui plaisait alors au jeune officier. La clandestinité. L’adrénaline procurée lorsqu’il se retrouvait livré à lui même, forçant les sens à l’éveil : rien d’autre que l’illégal, que de braver l’interdit ne lui avait procuré cette sensation.

Mais cette époque était révolue depuis bien des années. Aujourd’hui, le colonel Kadochnikov était confortablement installé dans son fauteuil, appréciant le calme et les responsabilités propres à sa fonction de bureaucrate. La vérité ? L’officier croulait sous le travail, sous les obligations de ses multiples « casquettes » et n’avait plus de temps à perdre hors de sa faction.
La deuxième raison -et il ne pouvait se permettre de prendre un tel risque- concernait sa valeur d’échange en tant qu’officier et chef de station de l’Anneau, s’il venait à être capturé. Il y avait bien trop d’enjeux.

C’est pour cela que le « polkovnik » Kadochnikov avait besoin d’organes de renseignement à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Anneau. Et plus il possédait d’yeux et d’oreilles à son service, plus il avait le bras long : « le savoir, c’est le pouvoir », ni plus, ni moins.

Aujourd’hui, il laisserait sa chance à une recrue prometteuse, sur laquelle il avait investi du temps et de la confiance ; à un agent qui jusqu’à présent ne lui avait jamais fait défaut. Il lui donnerait l’occasion et se démarquer et de grimper un échelon supplémentaire. A charge de cette jeune femme de continuer à servir pleinement les intérêts de la Hanse.

Aujourd’hui, néanmoins, elle sera contrainte de mettre le poids de sa vie dans la balance.
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Maquerelle & Espionne
le Dim 4 Mar - 14:48

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Age :: 36 ans
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Tatiana avait deux rôles au sein de la Hanse. Elle officiait en tant que gérante de la maison close, mais elle était aussi espionne. Elle avait déjà fait épingler quelques personnes de la Hanse qui voulaient se lancer dans le trafic d'armes et de drogues et qui avaient eu le malheur de vouloir trop parler en sa compagnie ou en compagnie de ses filles. Elle remplissait consciencieusement ses carnets et notait tout ce qui pouvait être croustillant à raconter. Son but était clair, permettre à la Hanse de se protéger d'éventuels dangers qui pouvaient aussi bien venir de l'intérieur que de l'extérieur. Il lui suffisait juste d'une chose, qu'on vienne s'aventurer dans son établissement, l'alcool mais aussi le sexe pouvaient faire parler, le tout c'était de savoir comment délier les langues. La jeune femme pouvait être douée dans ce genre de cas, c'est d'ailleurs pour ça qu'elle avait été recrutée dans ce qu'elle considérait comme les services d'espionnage.

C'était Pavel Kadochnikov qui avait fait en sorte de l'intégrer dans ce genre de services. Il était d'ailleurs un des seuls à savoir qui était réellement Tatiana ainsi que son passé loin d'être joyeux. Elle faisait en sorte de donner le meilleur d'elle même et se devait de ne pas faillir dans sa mission, l'avenir de la Hanse pouvait en dépendre bien que la maquerelle n'était au final pas grand-chose dans les sous-terrains. De plus, ce travail là lui permettait d'avoir une situation que l'on pouvait juger d'assez confortable comparée à la situation actuelle.

Elle se trouvait actuellement dans sa maison close, à côté du comptoir où on servait tout le temps la même chose. Une vodka à bas prix et qui n'était pas forcément buvable, mais très peu de monde rechignait là dessus, c'était d'ailleurs presque une obligation que de prendre un verre. Elle observait les clients. Il y avait toujours eu un peu de monde à l'intérieur peu importe l'heure qu'il pouvait être. C'était un business lucratif qui pouvait rapporter pas mal d'argent, du moment qu'on savait le gérer et qu'on ne basculait pas dans la traite pure des êtres humains. En tant qu'ancienne fille de joie, Tatiana savait très bien qu'il valait mieux être respectueuse avec ses employées. Les relations humaines pouvant pourtant être complexes, elle savait que certaines étaient parfois là non pas par plaisir mais parce que ça leur permettait de manger à leur faim.

Elle attendait alors, assise à côté du comptoir, observant, guettant les allées et les venues.



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Chef de station et des renseignements intérieurs
le Lun 5 Mar - 23:53
Chef de station et des renseignements intérieurs

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Age :: 39 ans
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Pavel referma la porte de son armoire dans un grincement strident. Il venait d'en extraire un étui en cuir, qu'il dissimula dans la poche intérieur de son pardessus.

Il désigna du menton les deux soldats qui attendaient sur le seuil, imperturbables.

"Borya, Nikita, on sort. Gardez l’œil ouvert."

Pavel détestait qu'on lui impose deux gorilles. Il trouvait parfaitement ridicule de se voir assigner une escorte dans sa propre station, alors que plus jeune il s'infiltrait, seul, chez l'Ennemi communiste. Il en soupirait d'ennui.
Hélas, même le colonel Kadochnikov devait obéir aux ordres. Vous avez beau vous trouver au sommet de la chaîne alimentaire, appartenir à son dernier chaînon, il restera toujours une paire de mâchoires prête à vous réduire en bouillie. Il existe toujours une personne en ce bas-monde pour vous faire plier, une personne à ne pas contrarier : et avec le temps, Pavel avait appris à rester éloigné autant que possible de cet homme.

Obéissant, certes, mais pas idiot. Le colonel avait choisi ces deux hommes : deux actifs de l'unité spéciale qu'il dirigeait alors. Choisis parmi les meilleurs et les plus fiables. Il leur avait fait passer tous les tests ; tests dont ils avaient su triompher avec brio. Ces hommes savaient rester dans l'ombre, se fondre dans la masse, inutile donc de préciser que l'uniforme militaire de l'Anneau leur était interdit.
Pourquoi tant de certitude quant à leur fidélité ? Car ces deux hommes -comme tous les membres de leur division- avaient été brisés. Physiquement et mentalement. Puis reconstruits, formatés : ces hommes étaient déjà morts et n'avaient plus rien à craindre de ce monde, ils ne pouvaient pas être corrompus. "Étrange, pour de sales capitalistes de la Hanse" me direz vous ? Et je vous répondrai que cette unité a été fondée selon ce credo : des hommes incorruptibles au service d'une faction corrompue.

L'objectif des trois hommes : la maison close. La devanture ne payait pas de mine, mais la réputation de l'établissement n'était plus à faire, à l'intérieur comme à l'extérieur des frontières de l'Anneau. L'entreprise ne cessait de croître et brassait aujourd'hui l'équivalent des recettes quotidiennes de certaines stations marchandes. Seules deux choses importaient aux hommes vivant dans ces tunnels : le sexe et l'alcool. Et la Hanse avait su tirer profit de ces vices avec maestria.
Une chose cependant intéressait le colonel bien plus que l'argent, que les femmes ou encore la boisson : les renseignements. Son choix de placer Tatiana Romanova à la tête de l'établissement avait porté ses fruits : non seulement les recettes avaient doublé, mais les services de renseignement avaient triplé d'efficacité. En effet, le voyageur saoul se confiait bien plus aisément aux filles de joie qu'aux militaires armés jusqu'aux dents et corrompus jusqu'à l'os de la Hanse...

Pavel frémit d'excitation en entrant dans l'établissement, comme à chaque fois. Se sentir dévoré des yeux par toutes ces femmes, prêtes à exaucer vos plus sombres désirs pour quelques cartouches, aurait fait perdre la tête au plus viril ou au plus désintéressé des hommes.
Il se retourna un bref instant vers son escorte et tendit un petit sac en toile :

"Profitez en pour vous détendre un peu. Ce soir, c'est la maison qui régale. Rompez."

Les iris émeraude de l'officier se portèrent aussitôt sur les formes désirables de la blonde assise près du bar. Sa favorite.
S'asseyant près d'elle, il commanda une bouteille de samogon et deux verres, laissant une poignée de cartouches sur le comptoir en guise de paiement et de pourboire.

"Que dirais-tu d'aller dans un endroit plus...intime, Vladimirovna ?"
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Maquerelle & Espionne
le Mar 6 Mar - 12:55

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Tatiana avait discerné du coin de l'oeil l'entrée dans la maison close de Pavel, son supérieur. Ce dernier était accompagné de deux gardes. Un homme comme lui devait avoir une protection, des hommes prêts à se sacrifier au cas où une situation deviendrait dangereuse, il contrôlait les services de renseignements de la Hanse après tout, donc il en savait énormément, puisque étant un agent de terrain à la base. Quand il s'assit à côté d'elle, et qu'il commanda une bouteille d'alcool et deux verres, la jeune femme saisit les quelques balles qu'il venait de poser sur le comptoir pour les mettre dans sa poche. Elle eut aussi un petit sourire en entendant son début de conversation. Elle s'assura cependant que la serveuse était assez éloignée pour ne pas trop éveiller les soupçons, elle n'avait pas forcément confiance en ses employées, elle n'était jamais à l'abri qu'une parole puisse lui coûter cher, c'est à dire perdre sa maison close. Elle s'éclaircit alors la gorge et plongea son regard dans ceux de son chef. Elle discernait sans mal, à travers l'aura charismatique que ce dernier dégageait, qu'il pouvait être tout aussi vulnérable qu'elle. Un agent de terrain voit beaucoup de choses, et la maquerelle savait très bien que jouer ce rôle d'espion laissait parfois un bon nombre de séquelles. Il l'avait placée ici, et elle lui en était reconnaissante. Elle avait eu accès à une vie un peu meilleure mais faite d'un peu plus de responsabilités.

« Si tu le souhaites, mais tu dois savoir que je ne pratique ni la masturbation, ni la fellation ainsi que la pénétration. »

L'espionne ricana quelques secondes, se saisit de la bouteille d'alcool. Elle l'ouvrit puis remplit les deux verres. Une fois reposée, elle saisit le sien et épia de nouveau Pavel. Elle vidait d'une seule gorgée son verre qu'elle déposa sur le comptoir puis elle se leva. Elle ne comptait pas se diriger vers son bureau, mais vers sa chambre. Cela ne lui prit pas beaucoup de temps et elle s'assura que Pavel la suivait bien. Une fois les deux à l'intérieur, elle s'assura que la porte fermait bien, prit la seule chaise en bois de disponible et la mit en face de son lit. De là, elle vint s'asseoir sur son lit. Elle était chez elle, et se permettait donc d'être la plus à l'aise. Elle sortit aussi de l'intérieur de son haut plusieurs papiers de renseignements qu'elle tendit à son supérieur.

« Nos services se portent bien ? »

Elle posait les questions comme si elle était la patronne, elle s'assurait juste que le navire qu'était la Hanse n'était pas en train de couler.

« Je ne m'attendais pas à te voir, mais je dois avouer que les journées son morose quand ta présence ne se fait pas sentir. »

Tatiana restait une pute, et elle jouait de ses charmes avec n'importe qui, même si elle n'entretenait plus de relations avec les hommes, elle n'en restait pas moins douée pour flatter les autres.

Bien entendu, elle savait parfaitement que ces petites paroles ne fonctionnaient pas avec Pavel.



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Chef de station et des renseignements intérieurs
le Mer 14 Mar - 21:08
Chef de station et des renseignements intérieurs

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"Cela tombe bien, je ne suis pas venu parler masturbation." Lui souffla-t'il dans le creux de l'oreille, avant de reprendre, sur un ton plus sérieux :

"Montons"

Pavel prit les verres et la bouteille, et emboita le pas de l'ancienne prostituée.
Il ne cessait d'admirer l'ingéniosité sans limite des habitants du métro qui, faisant fi des problèmes techniques et logistiques, avaient réussi à aménager cette station pour finalement la transformer en une véritable petite cité. Le moindre centimètre carré était rentabilisé, le moindre élément de décor avait été placé à tel endroit dans un but précis. L'agencement était si bien réalisé que l'on réussissait même à préserver -si l'on y mettait le prix- quelques chambres pourvues d'intimité, notion devenue rare dans ces galeries souterraines, souvent surpeuplées.

Le colonel avait l’œil vif et exercé par toutes ces années passées sur le terrain ; aussi, rien ne lui échappait : aucun visage depuis qu'il avait franchi la porte de l'établissement, aucun recoin où un quelconque curieux aurait pu réussir à se dissimuler. Aucune chance donc que leur conversation ne soit épiée, d'autant plus qu'il pouvait compter sur ses subordonnés. Il leur avait donné quartier libre, mais il était convaincu que leur conscience professionnelle prendrait le dessus : ces hommes, tout comme lui, ne savaient pas relâcher leur attention. Ils ne fermaient jamais réellement les yeux.
C'est donc avec assurance et fort de ce sentiment de sécurité qu'il entra dans la chambre, à la suite de Tatiana Vladimirovna.

La maîtresse de maison se tortillait dans son lit, jouant de ses charmes comme avec n'importe quel mâle dont les pupilles auraient été dilatées par l'excitation. Mais le colonel n'était pas véritablement sensible à ces gestes d'affection, surtout feints. Il garda le silence et concentra son attention sur les notes tendues par la magnifique blonde qui se dandinait, lui tournant le dos quelques instants. Satisfait, il rangea le carnet dans la poche intérieur de son pardessus et s'en dévêtit, l'installant consciencieusement sur le dossier de la chaise.
Lui, préférait rester debout. Surplomber la conversation de son imposante stature et rappeler à la marchande d'amour l'importance de leurs statuts respectifs.

"Je vais tâcher d'être bref et concis. Nos services...ont besoin de vos talents, hors de cette station. Hors de cette Faction."


Le colonel Kadochnikov guettait attentivement la réaction de la gérante, la pénétrant de son regard, silencieux et stoïque. Il reprit :

"Le blocus, comme vous le savez déjà, a nettement freiné les échanges, tant en terme de commerce que de recouvrement d'informations. De plus, une de nos équipes est portée disparue depuis plusieurs semaines maintenant. Probablement tombée aux mains de l'Ennemi."

Le colonel s'était accoudé sur le dossier, plongeant sans relâche son regard dans celui de Tatiana.

"Je veux que vous y alliez. Je veux que vous usiez de vos charmes hors de nos frontières et je veux des résultats. Je veux des informations, des réponses à mes questions. Vous ne m'avez encore jamais déçu, Tatiana Vladimirovna, tâchez de continuer dans cette voie."

Tout cela ne sonnait évidemment pas comme une demande, plutôt comme un ordre de mission. Tatiana allait prendre du galon, et n'avait pas réellement son avis à donner sur la question. Kadochnikov ne tolérait pas les refus, ce n'était un secret pour personne. Il lui laissa quelques secondes pour digérer la nouvelle, fouillant dans son long manteau à la recherche de l'étui en cuir qu'il avait dissimulé quelques heures auparavant.
Il lui tendit finalement, reprenant d'une voix agréable, bien qu'autoritaire :

"Votre élévation à cette nouvelle fonction s'accompagne d'un petit quelque chose. Offert par Nos services. J'insiste sur le fait qu'il s'agit d'un outil d'extrême urgence. Dans votre intérêt.

Vous serez également escortée par un trinôme armé. Leur mission sera de vous protéger au péril de leur vie. Ils ne sauront rien de vous : ni votre réel emploi, ni même les raisons de votre petite excursion."


Il désigna l'étui en cuir: "Pistolet Makarov, modèle PB. Il a été pensé, conçu et optimisé pour nos ancêtres des renseignements : son maniement et sa fiabilité sont excellents. Vous disposez d'un silencieux, il suffit de le visser sur le canon, et de deux chargeurs de 8 cartouches.

Avez-vous des questions, Vladimirovna ?"
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Maquerelle & Espionne
le Jeu 15 Mar - 14:45

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Tatiana avait pris un autre masque, celui de l'espionne qu'elle était. Il était à présent temps de devenir ce qu'elle était réellement. Elle fixait du regard son supérieur, un regard qui était loin du regard doux qu'elle pouvait avoir en compagnie d'une autre femme ou quand elle prenait le rôle de la gérante de la maison close. Non, elle avait ce regard déterminé, qui était au final presque vide d'expression, la jeune femme avait déjà prouvé de maintes fois qu'elle était une professionnelle, mais elle ne s'attendait quand même pas à se retrouver dans les lignes ennemies, aussi, s'éclaircit-elle la gorge puis reprit la parole.

« La pieuvre communiste ? Je sais bien que ses tentacules attrapent les voyageurs égarés, mais de là à capturer un groupe, c'est qu'il y a un problème, il doit y avoir un collabo, voir un mouchard qui se dissimule parmi nous, c'est impossible que des personnes des renseignements se fassent attraper comme ça. »

Elle croisa ses jambes puis posa ses yeux sur l'étui de cuir, une fois que son supérieur lui présenta ce qui se trouvait à l'intérieur, elle leva la main pour le saisir. Elle regardait avec plus de précision l'arme qu'il venait de lui offrir et visa instinctivement le silencieux et débloqua même la sécurité. Ce n'était pas la première fois que la jeune femme tenait une arme, surtout une aussi maniable que celle là. Ce cadeau de la maison était à moitié empoisonné, au final, elle risquait sa vie pour savoir ce qui était arrivé à cette équipe. Un gros problème donc, car si ils se mettaient à parler.

« Je ne garantis en rien le succès de cette mission, je ne peux pas me permettre de m'exposer un peu trop au risque de finir comme eux. Et je ne doute pas que vous n'enverrez pas l'infanterie pour me sortir de ce pétrin. »

L'infanterie… Les simples âmes, les soldats qui exécutaient les ordres sans savoir pourquoi, la vie d'une espionne n'était pas grand-chose au final, il fallait juste espérer qu'aucun secret ne soit délivré, et se retrouve immédiatement dans la tombe.

« Ca ne sera pas simple comme tâche, les communistes sont méfiants, ils savent que l'Anneau en a encore après eux et je pense que cette haine est réciproque mais très bien dissimulée. Nous savons tous les deux pour avoir vécu peu de temps à la surface, que la Guerre Froide restait encore dans certains esprits, qui avaient d'ailleurs du mal à digérer cette défaite si on peut dire que c'en était une. Alors dans un environnement cloisonné comme celui ci, les rouges doivent être encore plus vigilants, surtout que nous sommes des ennemis idéologiques. »

Elle démontrait ses connaissances, elle prouvait qu'elle était loin d'être une espionne sans un minimum de jugeote, et c'était sans doute pour ça qu'elle avait été recrutée.

« Soit, je vais faire en sorte d'accomplir cette mission, cependant ce n'est pas une simple arme qui me contente en paiement. »

Elle avait beau être devant son supérieur, ce qu'elle faisait ne se récompensait pas uniquement avec une arme à feu.

« L'armement ici commence à être un peu obsolète, même si on s'en occupe. Il me faut un armement plus dissuasif, deux AK-47 seront parfaits pour assurer la sécurité de mes filles. »



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le Dim 18 Mar - 11:16
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« Je ne vous ai pas donné la fonction de ce groupe, dans votre propre intérêt. Cette équipe ignore tout de vous, et vous d’eux. Moins vous en saurez, mieux vous vous porterez. Autrement dit : vous n’avez rien à craindre concernant votre couverture, si qui que ce soit venait à parler.
Sachez simplement qu’il est tout à fait probable qu’en ce moment même, nos camarades soient au beau milieu d’une séance de torture. Et nous devons savoir à quoi nous attendre. Nous n’excluons pas la taupe, mais j’ai déjà une équipe d’agents sur la question. »


Voyant qu’elle doutait de ses chances de réussite, ou du moins de ses chances de revenir entière, le colonel préféra clarifier la situation :

« Voyons les choses sous un autre angle, Tatiana Vladimirovna. Je vous ai choisie pour cette mission pour une seule et bonne raison : vous êtes la gérante actuelle de cette maison. Votre métier consiste à répondre à une demande, à offrir du bon temps, du plaisir.
Une partie de votre emploi officiel comprend de recruter et de gérer les filles de cet établissement. Vous savez agir avec ces jeunes femmes, vous savez leur parler, vous les comprenez : vous étiez à leur place il y a encore quelques années. »


Le colonel, qui s’était finalement redressé, portait désormais son regard sur la décoration de la chambre. Il marchait, lentement, et se massait la main : il s’était probablement un peu laissé emporté lors de sa séance de SAMBO matinale, et le pauvre Borya en avait fait les frais. Il reprit :

« Je vous envoie officiellement, et ce en tant que chef de station, hors de nos frontières pour recruter des filles de joie supplémentaires. Les habitants se lassent, ils ont besoin de renouveau. Ils veulent de l’exotisme, du dépaysement. Comprenez bien cela : vous êtes une civile. Neutre. Les rouges, autant que les autres grandes factions, ne risqueront pas un incident diplomatique avec la Hanse en s’en prenant à vous. Vous ne risquez rien. Absolument rien, tant que vous garderez profil bas. N’utilisez cette arme seulement que si le contexte l’impose. Les soldats se chargeront de votre sécurité dans les tunnels.

Tâchez de nous trouver tout ça en premier lieu. Vous parlerez avec ces filles et, avec habileté, vous vous renseignerez sur leur passé, sur leur présent : sur leurs activités et leur clients. Vous gagnerez leur confiance et uniquement de cette manière, vous obtiendrez les renseignements nécessaires. »


Le colonel en avait terminé avec l’ordre de mission de la maquerelle. Il avait encore deux rendez-vous avec des agents aujourd’hui, et ne pouvait se permettre de rester davantage ; aussi, il se rhabilla et s’apprêta à sortir de la pièce. Il s’arrêta finalement et sorti le carnet de son pardessus.

« Ah, et dernière chose, Vladimirovna : oubliez les notes écrites. Hors de la station, c’est un risque que vous ne pouvez vous permettre. TOUT doit être consigné dans votre tête, jusqu’au moindre détail. Si vous suivez mes conseils, alors il ne vous arrivera rien, et nous nous retrouverons pour débriefer votre mission dans quelques semaines, dans mon bureau. En guise de démonstration de ma bonne volonté, j’ordonnerai dès aujourd’hui à une équipe, armée, de venir patrouiller aux portes de votre établissement lors des périodes d’affluence. Je posterai également deux soldats de l’Anneau, à l’intérieur et en permanence, avec armement à disposition pour la sécurité de vos filles. »

Puis, en guise d’avertissement, le colonel s’adressa une dernière fois à la marchande d’amour, avant d’ouvrir la porte et de replonger dans le brouhaha de la salle principale :

« N’oubliez pas cela, Vladimirovna : personne n’est irremplaçable. Échouez, et vous serez remplacée. Trahissez, et vous serez traquée, torturée, puis exécutée. Accomplissez votre mission, et vous en serez largement remerciée. Je vous confierai davantage de responsabilités, et vous en tirerez davantage de bénéfices. Je veux des résultats, Vladimirovna, quel qu’en soit le prix. Ne me décevez pas. »
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Maquerelle & Espionne
le Dim 18 Mar - 22:05

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Tatiana tiqua uniquement aux dernières paroles de son supérieur. Cet avertissement lui déplaisait fortement et lui donnait l'impression qu'elle était potentiellement capable de trahir la Hanse. Cela lui laissait un goût assez amer dans la bouche, et elle dévisagea presque Pavel. Elle n'avait jamais été de cette trempe là et elle était trop bien placée à présent pour se permettre d'échafauder une trahison. Elle se racla la gorge, et avant que son supérieur ne quitte la pièce, elle articula sur un ton clair.

« Pensez vous réellement que je serai capable de faire affront à la Hanse alors que nous faisons partie de son engrenage le plus important et vital ? Je sais combien vaut une vie humaine, entre 500 et 1000 balles. »

Elle faisait allusion à son passif, le regard toujours déterminé.

« Vous êtes sans doute le seul ici à savoir qui je suis réellement et d'où je viens. Si vous voulez une opportunité de remettre en cause ma loyauté, c'est quand on me retrouvera avec une balle dans la tête. »

Elle eut même un léger ricanement, qui se mua en un visage vide d'expression.

« Vous seriez même prêt à faire une noyade artificielle sur un de vos propres agents ? »

Elle était loin d'être innocente, et bien qu'elle n'avait jamais rien pratiqué de tel, elle était suffisamment au courant pour savoir que c'était une méthode qui pouvait s'avérer diablement efficace, et qu'il s'agissait au final uniquement d'une histoire de dosage. Elle ne salua même pas Pavel quand il sortit de sa chambre, elle soupira longuement puis elle se leva de son lit. Elle semblait pensive quelques minutes, marchait à droite et à gauche. Elle remis la main sur le pistolet qu'il venait de lui offrir et le contempla de nouveau. C'était le genre d'arme qui pouvait s'avérer très utile selon la situation, le silencieux en plus donnait un peu plus l'avantage si jamais le moment devenait critique. Elle le posa sur son lit, s'étira quelques secondes. Voilà qu'elle devait quitter la maison close à la recherche d'une équipe disparue. Mais elle était sûre d'une chose, il y avait une taupe au sein même des renseignements, et pour la maquerelle, il paraissait évident que ça risquait de mal tourner si le laxisme régnait.

Enfin, elle prit de nouveau l'arme et l'accrocha à sa ceinture, ouvrit la porte pour rejoindre à son tour le vacarme de son établissement, seul endroit qui lui manquerait pendant son voyage.



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