Les amis de ses amis sont mes amis
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le Sam 3 Mar - 7:01

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Age :: 30 ans
Patronyme :: Nikitovitch
Surnom ::
-Pas ainsi, pauvre idiot.

Arrachant un fusil des mains d'une de ses jeunes pousses, le sergent Volkovar ajusta l'arme proprement sur son épaule pour ensuite viser. Plusieurs coups partirent, et de nombreuses fois, malgré le recul de l'arme, il touchait toujours le centre de la cible. Remettant l'arme ensuite entre les mains du nouveau, d'un ton dur, il le réprimanda sévèrement sur le fait de tirer comme un pied et qu'il pourrait même rater un Bibliothécaire dans un couloir étroit. Andrei était un sergent instructeur de premier rang et bon sang qu'il l'était avec raison. Chaque fois qu'Andrei avait des novices sous la main, il s'assurait que chacun d'entre vivrait un apprentissage rude sous sa tutelle pour devenir de bons tireurs.

-Sergent Volkovar !

L'arrivé d'un vieil homme haut-gradé le fit se retourner et le salua donc, posture droite, raide et digne, suivit des recrues quelque peu maladroites, mais néanmoins emplis de bonne volonté. Le vieillard observa la petite troupe, marmonnant quelque chose avant de faire signe au sergent de s'approcher. Le Russe obéit donc et le vieillard s'engouffra dans un couloir, le suivant.

-Sergent Volkovar, comment se passe l'apprentissage de ces jeunes imbéciles ?

-Bien, monsieur, mais ils auraient davantage besoin de révisions quant au maniement de l'arme. Ils ont du potentiel, mais ceux-ci auraient besoin d'être davantage travaillé.

-Je vois. Mais vous savez, l'un de vos camarades vient de me faire remarquer que vous avez récemment des difficultés pour vous endormir...

-Monsieur, je--

-Taisez-vous, Volkovar. Je vais vous donner un ordre et vous allez le prendre. Vous allez vous reposer aujourd'hui, un autre prendra votre place.

Le vieillard s'arrêta dans sa démarche et observa le grand brun avec une lueur assez menaçante dans ses yeux.

-Me suis-je bien fait comprendre ?

-Oui, monsieur.

-Fort bien. Prenez le restant de votre journée et revenez moi en forme demain.

Quelques heures plus tard...


Assis confortablement sur des sacs de sables dans un recoin de la station, Andrei était plongé dans une profonde lecture, tenant entre ses mains un livre qu'il avait récupéré en errant dans la surface. Son histoire lui était inconnue, en vérité, mais tout ce qu'il savait était qu'il parlait d'un ancien roi d'un pays nommé Britannique du nom d'Arthur Pendragon et de sa quête pour une coupe magique, du nom de 'Saint-Graal'. Le Russe, faute de trouver un moyen de dormir, avait passer toute sa matinée dans son coin en train de lire avec une lampe à huile en guise de lumière.

Un soudain bruit de métal qui tombait brisa soudainement son imagination, et Andrei se fit immobile. Des bruits de conversations et des rires gras. Andrei rangea alors son livre dans sa poche et se releva, sortant alors son pistolet de son holster. Il s'accota contre un mur et regarda au bout d'une allée un peu occupée par quelques personnes. Un trio d'hommes semblaient s'être approchés d'une jeune femme. Il poussa un soupir silencieux, et rejoignit le groupe, sortant de l'ombre.

-Que faites-vous ? Fit-il d'un ton impérieux, tenant toujours son arme.

-Euh... Rien, rien, fit le premier d'entre eux, qui avait, avant son arrivée, un air vicelard sur son visage, prenant maintenant une expression de crainte.

-Évidemment, vous n'avez rien fait. Et heureusement. Maintenant déguerpissez-moi de là ou je m'assurerais de vous montrez ce que Matilda – il montra son pistolet aux jeunes hommes – peut bien faire aux types de votre genre, ceux qui sont un peu trop entreprenant.

Le trio partit en pas rapide et observa la nouvelle venue, en rangeant son arme dans son holster, puis reprenant son livre en main.

-Ils ne t'ont rien fait ? La plupart de ces jeunes cons peuvent se prendre pour des rois.
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le Lun 12 Mar - 12:10

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Age :: 25
Patronyme :: Alekseïevna
Surnom :: Yulka
Yulia se tenait immobile, les yeux plongés dans les ténèbres des longs couloirs qui s'étiraient devant elle. Les journées se succédaient inlassablement les unes aux autres, réduisant ses réflexions au néant. Elle n'avait le temps, ni de réfléchir, ni d'analyser ce qui se répétait infatigablement devant ses yeux.
La mort, tout d'abord, intransigeante et assidue, toujours elle, encore elle ; et puis la vie, florissante, inattendue, qui surprend et dépasse toute raison. L'épidémie destructrice face à la survie inébranlable de l'espèce humaine.
Des fois, la nuit, lors de ses nombreuses et obscures errances mentale, Yulia se mettait à penser qu'elle ne méritait pas réellement d'être encore en vie. Plus rien ne l'attachait à cette terre, pas de lieu spirituel, pas de souvenirs à chérir, pas de parents ou enfants à protéger. Elle n'était rien, absolument rien, un minuscule grain de sable perdu dans le nombril du monde sur lequel, la mer semblait veiller.
Les familles déchirées, les amants séparés, les anciennes bande d'amis désormais évidées de leurs noyaux durs : le résultat d'une longue décomposition de l'Humanité qui s'était conclue par l'apparition de cette catastrophe effroyable dont ils avaient été les témoins ; et dont ils étaient toujours les premières victimes.
Les morts ne pleuraient pas, ne souffraient pas, ne regrettaient rien, au contraire des vivants. Les conditions de survie actuelles avaient amené les hommes à mettre de côté les valeurs fondamentales à quelconque vie en société, il ne restait ici bas que des êtres sauvages, égoïstes, violents et sans pitié dont les nuits étaient peuplées de cauchemars sanglants.
Les hommes pleuraient, souffraient et regrettaient mais souvent trop tard, souvent après...

Le diagnostique que rendait Yulia sur la survie de l'Humanité n'était pas bon, et même si elle acceptait toujours d'être surprise par les nombreux retournements de situation que la Vie lui offrait – comme à ce moment précis, si les ultimes rescapés continuaient de se faire la guerre entre eux, leur espèce disparaîtrait entièrement, elle en était certaine et cette perspective ne la dérangeait étrangement pas plus que ça.
La Nature reprenait ses droits sur les terres conquises et ravagées par « l'homo sapiens » ; l'homme savant qui avait rasé, brûlé et mordu sa propre mère sans aucune pitié. 

Il était déjà tard ce matin là quand elle quitta la petite librairie de tôles et de briques qui appartenait à sa grand-mère. Les lumières de Polis éblouissaient sa vision et elle n'avait qu'une hâte au fond, se replonger dans l'obscurité des souterrains. Elle passa sous les grandes colonnes de marbre qui délimitaient le quai et se dirigea d'un pas las en direction du fond de la station. Il y avait une échelle à cet endroit qui lui permettrait d'atteindre les échafaudages qui surplombaient les rails.  
Alors qu'elle tournait à l'angle d'une petite bicoque, des voix l'interpellèrent brusquement. Elle se retourna pour faire face à ses assaillants et qu'elle ne fut pas sa surprise de découvrir un trio d'hommes ivres à s'en rouler par terre. La nourriture manquait dans la majorité des stations mais ces trois brigands semblaient toujours trouver de quoi se rafraîchir le gosier.
Tandis qu'ils s'approchaient d'elle, Yulia serrait les poings, prête à se défendre à la moindre incartade de leur part, elle avait appris à être inaltérable et inflexible quand elle se retrouvait face à ce genre de comportement.
Heureusement, l'action médisante fût coupée avant d'être commise, un jeune homme aux grands yeux bleus venait de pénétrer dans son champ de vision, interpellant soudainement le trio :

- « Que faîtes- vous ? », demanda t-il d'une voix impérieuse en pointant son arme sur eux.

Un militaire, pensa Yulia tandis que l'un des gredins bredouillait une réponse malhabile.

- « Évidemment, vous n'avez rien fait », rétorqua t-il.
« Et heureusement. Maintenant déguerpissez-moi de là ou je m'assurerais de vous montrez ce que Matilda peut bien faire aux types de votre genre, ceux qui sont un peu trop entreprenant. »
Yulia n'arrivait pas à croire en cette vision floue qui se jouait devant ses yeux. Elle était fatiguée, la discussion avait à peine duré 3 minutes, et elle avait la pâle impression de devenir sénile. Devant son regard médusé, le militaire venait de prendre sa défense avec hargne et sans aucune préemption, elle n'était pas habituée à un tel comportement de la part de cette caste.
Il semblait sortir d'un rêve doux et langoureux, son visage et ses cheveux étaient propres, sa barbe sauvage, et il avait un regard froid et doux. Ses habits eux, étaient usés, à l'instar de ceux de la jeune femme.
Mais pourquoi donc était-il venu à son secours ?
Cette question tourbillonnait dans l'esprit de la jeune femme, insatiable.

- «  Ils ne t'ont rien fait ? La plupart de ces jeunes cons peuvent se prendre pour des rois  », déclara t-il d'une voix forte en sortant Yulia de ses pensées.

La jeune libraire tourna ses grands yeux azurés vers lui et lui adressa un sourire.

- « Non, ils n'en ont pas eu le temps, grâce à vous Sergent... ? », murmura Yulia de sa sempiternelle voix douce.

Ses yeux accrochèrent brusquement le livre que son interlocuteur tenait à la main.

- « Puis-je connaître le titre de votre ouvrage ? »
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le Lun 19 Mar - 4:26

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Age :: 30 ans
Patronyme :: Nikitovitch
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Même dans le bastion de l'Humanité, le dernier d'entre tous, les soucis y poussaient comme des champignons. Le simple fait de voir ces jeunes hommes importunés une jeune fille qui ne voulait clairement pas de compagnie – ou tout du moins, de mauvaise compagnie – en était un exemple. L'autre exemple serait aussi le conflit entre les Brahmanes et les Ksatriyas, le savoir contre le savoir-faire guerrier, l'optimisme contre les pragmatiques, la plume et l'épée. Savoir qui devait avoir le pouvoir n'était pas quelque chose sur lequel on devait se battre, pour Andrei. Ce qu'il fallait faire était de prendre les mesures nécessaires pour récupérer le territoire en surface. Et il faisait tout ce qu'il pouvait pour cela.

Même si cela signifiait de donner une leçon aux petits rats des Métros, éternels increvables, pourritures et crasses comme ils étaient. Mais ces rats pouvaient un jour se laver de leurs erreurs pour devenir de véritable combattant du Métro, un jour. Il ne pouvait qu'essayer de les guider en leur donnant ce qu'ils méritent : un goût de leur propre médecine. Andrei était quelqu'un de massif, physiquement comme psychologiquement. Les hommes le suivaient, de par son allure et son assurance lorsqu'il donnait des ordres. Quand il fallait hurler, Andrei ne s'en privait pas.

-Sergent Volkovar, répondit-il simplement, sans départir son regard de la jeune femme.

Celle-ci lui adressa un sourire lors de sa question, et ensuite s'enquérait soudainement sur le livre qu'il tenait dans une main. Rangeant son arme, Andrei le lui tendit, et répondit ensuite sa question.

-Recueil de contes et légendes arthuriennes et de la Table Ronde. Je l'avais récupéré un jour lors d'une de mes sorties pour la bibliothèque de Lénine. Je m'étais dit que cela me distrairait, de temps en temps.

Andrei se croisa ensuite les bras, observant la jeune femme devant elle, analysant son visage o combien agréable au regard, mais sans arrière-pensée, conservant son visage taillé dans la pierre.

-Je dois donc en juger que tu fais partie de la caste des Brahmanes ? Tu as cette lueur dans tes yeux... Ils les ont habituellement. Comment t'appelles-tu ? Et tu faisais quoi ici ?
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le Dim 1 Avr - 13:52

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Age :: 25
Patronyme :: Alekseïevna
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Yulia était fatiguée, profondément fatiguée. Les jours se succédaient, inlassables, tous porteurs de mauvaises nouvelles venant d'au delà des frontières de Polis. Ici tout allait bien, mieux qu'ailleurs, mieux que dans les autres stations, l'éclairage était vif et lumineux, les logements plutôt soignés et l'air qu'on y respirait semblait plus frais que celui, vicié, des longs tunnels souterrains. Yulia passaient ses journées la tête plongée dans les livres, ravagée par la peur de mourir sans avoir eu le temps de tous les parcourir. Il y en avait tellement, Pouchkine, Flaubert, Shakespeare, Hugo, Dostoïevsky, Dickens, Wilde, Tourgueniev, Hemingway... La liste était sans fin, et ne faisait que s'allonger de jour en jour, elle découvrait toujours plus d'auteurs, toujours plus de génies qui avaient pris le temps de consigner à l'encre, leur mémoire du monde. Elle parcourait chaque ligne avec avidité, chaque mot avec concupiscence, elle s'oubliait dans ces personnages fictifs dont elle idéalisait la vie imaginaire car elle ne supportait plus la sienne.
Depuis sa naissance, elle errait dans ces souterrains infinis qui étendaient leurs ramifications si profondément dans la terre que personne ne savait véritablement où se trouvaient leur dead line. Elle ne supportait plus sa peau blafarde mise en valeur par ses grands yeux azurs, elle ne supportait plus sa constitution fragile qui l'obligeait à entraîner son corps tous les jours pour ne point faillir. Elle était affaiblie par cette vie misérable et obscure, et les contrecoups de sa mutation jouaient aussi leur rôle, ses douleurs musculaires ne lui laissaient que très peu de répit.


- Sergent Volkovar, lui répondit son nouvel interlocuteur en l'observant de son regard impartial.

Le nom n'était, bien entendu, pas étranger à la jeune Russe qui releva son propre regard du livre du jeune homme pour le reporter sur son visage. Elle étudiait les traits de son visage avec minutie tentant d'y trouver des similitudes avec sa tendre amie.

- Recueil de contes et légendes arthuriennes et de la Table Ronde. Je l'avais récupéré un jour lors d'une de mes sorties pour la bibliothèque de Lénine. Je m'étais dit que cela me distrairait, de temps en temps, continua t-il d'une voix étrangement tranquille en rangeant son arme d'un même mouvement.

Yulia était une grande passionnée des contes et légendes qui avaient égayé la Terre avant qu'elle ne soit détruite. Les humains se rassuraient mutuellement avec des histoires qui venaient combler leurs doutes et leurs zones d'ombres, et les sous-terriens agissaient à l'identique, beaucoup d'histoires courraient le long des différentes stations, qui rassuraient ou inquiétaient leurs membres. Elle hocha doucement la tête avant de s'adosser à plusieurs caisses en bois, empilées derrière elle, le bois dans son dos cogna légèrement sa colonne vertébrale, faisant vibrer son être de l'intérieur.

- Je dois donc en juger que tu fais partie de la caste des Brahmanes ? Tu as cette lueur dans tes yeux... Ils les ont habituellement. Comment t'appelles-tu ? Et tu faisais quoi ici ?

La jeune libraire ne pu empêcher un petit sourire de venir étirer ses lèvres charnues et amères. Elle était presque certaine de se retrouver face à un militaire pourtant elle ne lisait pas de haine dans ses yeux, ni de colère et elle ne discernait pas la moindre trace d'animosité dans ses grands yeux brillants.
Elle épousseta rapidement ses vêtements avant de répondre d'une voix douce :

- Je m'appelle Yulia Ivanova, je fais effectivement partie des Brahmanes.

Elle fit une petite pause avant de continuer :

- C'est un très bon livre que vous avez là mais votre nom de famille me dit quelque chose, Sergent, avez vous un lien de parenté avec la Brahmane Anna Nikitovna ?  

Elle l'observait, emplie de curiosité et d'espoir car il n'était pas bon d'oublier qu'Yulia était une indicible guerrière de la paix et ne supportait plus les litiges qui existaient entre sa caste et les Kshatriyas. En rencontrer un qui ne la regardait pas avec mépris l'emplissait d'une douce sérénité.
Elle écouta la dernière question de son interlocuteur avec intérêt avant de pointer du doigt le plafond de la station. Ils étaient tous deux dissimulés du reste de Polis par les imposants piliers de marbres qui clôturaient la cité. En suivant sa main tendue vers les échafaudages en contre-haut, on pouvait apercevoir une échelle en métal, suspendue à plusieurs mètres du sol et qui menait aux sous-plafonds du métro. Elle était inaccessible pour un être humain lambda mais grâce à sa mutation, Yulia échappait à cette généralité, il lui suffisait de s'élancer assez vite et son agilité ferait le reste.  
Elle aimait se trouver là haut, à l'abri des dangers qui rôdaient dans l'obscurité, elle pouvait surveiller sans être vu, observer en se faisant oublier.
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le Lun 2 Avr - 7:12

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Les traits si délicats de la jeune fille étaient étirés. La fatigue ? Probablement. Qui ne le serait pas dans ces tunnels et cet univers ? Chacun devait donner de sa part pour pouvoir survivre ne serait-ce que quelques jours de plus, et même au sein d'un ensemble de Stations sécuritaires et bien armées comme celle de Polis, tout pouvait arriver de travers, malgré le confort et son niveau de ressources. La nature humaine rattrapait toujours la réalité. Elle en était même au niveau d'une sorte de symbiose. Une symbiose dont beaucoup se serait passé. Mais la guerre nucléaire s'était assuré d'empirer tout ce qui faisait de l'homme... L'homme.

Yulia Ivanova. Brahmane. Cette petite lueur dans ses yeux, ce petit sourire, cet air si... enchanteur. Elle s'était tant attendue aux propos pro-militaires de Polis ? Andrei se disait que même dans une cité comme Polis, dernier rempart du savoir de l'Humanité, se trouvait une dualité entre le pragmatisme violent des guerriers et l'optimisme et la sagesse patiente des Brahmanes. Une question de méthodes et de points de vues. Et pourtant, il se souvenait que Sevastiana avait été une Brahmane, Archiviste, aussi. Brahmane qui avait aimer un Stalker doubler d'un guerrier comme lui. Il était l'acier froid, et elle, la main qui semblait avoir su manier l'épée dans laquelle il avait été incrusté, avec délicatesse.

-Anna ? Anna Volkovar ? Je la connais, oui. C'est malheureusement ma sœur, dit-il non sans ce ton si acide dont il en était légendaire, au sein de Polis. Et toi, tu es qui ? Son amie ? Ou un malheureux collègue ?

Anna était sa sœur. Et pourtant, elle était Brahmane. Malgré leurs échanges plus ou moins enflammés de par le passé, ils s'étaient toujours assurés de couvrir le dos de l'un comme de l'autre. Une autre preuve que malgré tout, la cohésion entre les deux castes pouvaient se montrer réelle, au lieu de laisser place aux intrigues et opinions biaisés. Une guerre inutile qu'ils se menaient. Il leva son regard quand elle montra le plafond, et vit ce qu'elle voulait qu'il voie.

-Tout ce qui te manquerait serait un fusil de précision et tu serais une parfaite tireuse embusquée.

Il tourna ensuite son regard glacé vers la jeune femme et lui demanda ensuite.

-Une raison que tu trouves là... ? Mine de rien, c'est assez haut. Et surtout, comment tu peux t'y rendre ? Tu n'as pas l'air bien... Sportive.
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le Jeu 26 Avr - 10:11

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- Anna ? Anna Volkovar ? Je la connais, oui. C'est malheureusement ma sœur, déclara Andreï d'une voix acrimonieuse
Et toi, tu es qui ? Son amie ? Ou un malheureux collègue ?

Yulia Ivanova observait Andreï Volkovar avec attention, elle le fixait de cet air naïf et impromptu qui la définissait si bien mais qu'elle n'utilisait que très rarement ; le soldat qui la dominait d'une tête venait d'attiser sa curiosité, il avait éveiller son intérêt.
Elle vouait à son amie et partenaire de recherche un intérêt tout particulier, la jeune russe n'était pas simplement une sœur de par leur caste commune, elle était devenue au fil des jours la seule âme que Yulia daignait rencontrer.
Pourtant le mot « malheureux » tintinnabula dans son esprit désormais sur ses gardes, ses relations avec sa soeur étaient-elles conflictuelles ? Cela expliquerait que le nom de ce grand brun aux yeux outre-mer ne soit jamais apparu dans ses discussions avec Anna. Yulia était songeuse mais pas surprise, après tout elle n'était pas réellement intime à la belle scientifique, elle non plus ne devait pas savoir grand chose à son sujet, même si en réalité il n'y avait que peu d'informations à collecter : Yulia était fille unique, ses parents étaient morts pendant la Grande Guerre du Métro opposant la Ligne Rouge et la Hanse et elle avait été élevé entre les rayonnages de livres poussiéreux qui envahissaient la misérable librairie de sa grand mère, dissimulée entre deux colonnes de marbre.
Son regard ardent se reporta sur l'échelle qui disparaissaient dans les ténèbres et elle écouta les paroles sévères de son interlocuteur, un petit sourire niché sur son visage.

- Je ne sais pas si le terme amie est véritablement à-propos dans ce monde mais s'il l'est encore, Anna en est définitivement une à mes yeux.


Sa voix avait claqué, mélodieuse et intransigeante, perçant l'étrange silence âpre qui s'était installé entre eux tandis que le soldat l'observait d'un œil inquisiteur.

- J'ai toujours détesté le bruit des armes. Le cliquetis des chargeurs, la pulsion de la détente, les bruits
infernaux qui s'en suivent et puis les cris, et les larmes.

Tout en prononçant ces quelques mots, elle contourna légèrement son interlocuteur pour se retrouver en face de l'échelle. Elle sentait sa mutation palpiter en elle, faisant bouillir son sang et battre son cœur plus vite.
Retenant sa respiration, elle plongea une dernière fois ses yeux ans ceux, acérés et azurés du soldat puis, elle s'élança. Elle fit trois bonds avant de projeter son corps vers le haut ;  ses bras se tendirent en avant et elle crocheta avec facilité le plus haut barreau de l'échelle. En deux trois mouvements, elle était en haut, laissant son corps souple et gracile se balancer dans le vide.

- J'aime être seule,
chuchota t-elle doucement.
Je suppose que tu as entendu parler des mutations ?

L'écho portait les murmures de Yulia jusqu'au visage d'Alekseï qu'elle apercevait en contrebas.
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le Jeu 26 Avr - 19:48

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Le duo des Volkovar était sans conteste doté d'une certaine notoriété dans la communauté de Polis. De fait, on connaissait Anna Volkovar comme étant une humaine dotée d'une gueule aussi acérée que celle des Nosalis quand il s'agissait de répliquer avec une certaine acidité et de ce sarcasme si familier, mais aux mains chirurgicales on ne peut plus douée. Une petite prodige, de ce qu'Andrei avait entendu de quelques rares amis chez les Brahmanes. Mais quand il s'agissait d'Andrei, on le disait aussi violent qu'un Bibliothécaire quand il fallait assumer son devoir et remettre certaines personnes en place, et possédant cette même acidité que sa sœur.

Il aperçut l'étrange lueur dans le regard de Yulia. Elle était reconnaissable. Après tout, quand on écoutait les jumeaux parler ou bien quand on entend parler d'eux, on avait souvent l'impression qu'ils étaient en guerre constante, se lançant des piques plus ou moins violentes l'un après l'autre comme on le ferait avec un ballon. Et comme avec un ballon, pour eux du moins, c'était une sorte de jeu, présent depuis l'enfance et qui s'était développée tant bien que mal. Yulia répondit. N'avait-elle pas d'amis ? Ou comme l'était certains Brahmanes, une misanthrope ?

-Moi aussi, je les déteste, Yulia. Mais il faut bien des armes pour nous défendre, que l'on le veuille ou non...

Doucement, la jeune femme se mouva en direction de l'échelle. Andrei Volkovar observa calmement celle-ci, en pensant qu'elle userait d'un quelconque objet comme appui pour se hisser davantage en hauteur, bien qu'il se demandait comment elle allait faire. Et il obtint sa réponse. Un bond gracieux et prodigieux. Un instant de surprise fut marqué sur le visage du brun, alors que celle-ci avait sautée bien plus qu'un homme ne pouvait le faire. Il reprit contenance, réfléchit et répondit.

-Oui. J'en ai bien entendu parlé. J'imagine... que ton corps en est altérer aussi ?

Ce fut l'une des rares personnes qui s'était confiée envers Andrei sur le fait de posséder une mutation. C'était rarement bien vu, même dans ce milieu du savoir et de la protection de l'humanité. Polis ne se montrait pas aussi généreux que certaines stations sur certains aspects. Elle devait avoir une confiance envers lui, non ? En raison de son lien de famille avec Anna ?

-Que fait la tienne ? Rend-elle ton corps plus souple ou bien plus endurant ? Tu peux te rassurer... que je n'en dirais rien, aux autres.
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