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Colporteur
le Lun 26 Fév - 0:09

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Age :: 27 ans
Patronyme :: Ivanovitch
Surnom :: Rat

 « -Fait chier ! »

Airat se passa une main sur son front en sueur. La peur lui prenait souvent les trippes, c'était le quotidien quand on survivait dans le métro...Mais il n'avait jamais eu peur comme ça, en ce sentant aussi impuissant face aux événements. Enfin si...Mais le colporteur
préférait ne pas y penser.

Il quitta le mur où il s'était un instant adossé, et se replongea dans le mouvement perpétuel sur les quais de Okhotny Ryad. Rabaissant sa capuche sur son visage, il bouscula tout ceux qu'il croisait, les dents serrées et les sourcils froncés. Le colporteur n'avait pas le temps, la douleur dans son cou le lui rappelait.

Putain. De. Rats.

Il s'était fait avoir entre Trevskaya et Okhotny. Des petits bruits auxquels il n'avait pas fait attention, comme une armada de mini-soldats autour de lui. Les cauchemars de Baba Yaga commençaient à répandre leur poison, sous ses yeux se creusaient de profondes cernes, et tout con corps commençait doucement à être hors de fonction. Le Russe n'avait pas calculé ces petits pas, et ce n'est que quand il avait marché sur quelque chose de grouillant qu'il avait compris son erreur.
S'en était suivie une course poursuite où ces saloperies ne l'avaient pas lâché. Il en tombé même du plafond ( les rongeurs avaient du passer par des conduits...), et un de ces bestiaux de malheur l'avait mordu au coup. Et pas la petit morsure de souris, non. Airat avait du tirer comme un fou sur l'emmerde poilue pour qu'elle le lâche, emportant avec elle un morceau de chaire.

« -Celui-là t'as intérêt à le savourer, pute à moustache...Si j'clamse, j'viens te hanter ! »

Marmonna-il contre un rat perdue quelque par dans les tunnels du métro.
La peur qui lui rongeait le ventre, c'était celle d'être malade. Et si la petite bête était porteuse d'il ne savait quel microbe ? Il commençait à se poser des questions qui ne lui étaient jamis venues à l'esprit : Les microbes mutaient-ils aussi ? La personne sur qui il contait pourrait-elle faire quelque chose ?
L'homme de la Ligne Rouge se voyait déjà pourrir lentement...

Il accéléra le pas, se rendant directement là où il aurait le plus de chance de trouver sa sauveuse : Le camp militaire. O un feu autour du quel étaient serrés quelques tantes dont la particularité étaient que la totalité de leur propriétaire pouvaient vous fusiller en un clin d’œil.

« -Klara Savinkova ? »

Appela l'homme en cherchant du regard la petite silhouette de celle qu'il présentait comme son amante.
Finalement, il la trouva près du feu, une tasse entre les mains.

« -Klara ! Putain, vite ! Direction chez toi, j'ai besoin de soins en urgence ! »

Dit il en saisissant la militaire pas le bras, la tirant doucement derrière lui.

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Soldat-infirmier
le Mar 27 Fév - 2:28

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Le repos. Oui je me reposais encore de notre expédition à la surface qui s'était avérée presque fatale... Nous nous étions retrouvés coincés entre un démon et un groupe d'hurleur, notre groupe avait dû se séparer et j'avais formé un duo avec Grisha. Le camarade Sergent et moins en étions sorti vivant, mais abîmé. Ma cheville et mon genou étaient encore un peu enflés de ma chute qui avait été brutale. Mon avant-bras pour sa part guérissait bien, la plaie créée par la vitre brisée était propre et sans infection. Un réel soulagement. Surtout en comparaison de notre autre camarade, le pauvre Godelets, dévoré par un démon...

J'étais donc au repos, mais je continuais de soigner des camarades lorsque leurs blessures étaient mineures. J'avais lavé les plaies de quelques soldats aujourd'hui et je profitais de la soirée qui était plutôt paisible. Assise autour du feu à siroter ma tasse de Thé, j'observais les flammes en discutant de temps à autre avec mes camarades. Moment paisible et agréable. Les hommes avaient commencé à faire des blagues grossières pour briser le silence et rire un peu. Blague parfois déplacée, mais qui pouvait leur en vouloir d'essayer de mettre un peu de lumière dans nos vies?

J'entendais alors mon nom. D'un regard calme, j'observais alors autour de moi. Je ne voyais pour le moment la personne qui m'appelait. Et puis au milieu des voix des soldats, je n'avais clairement entendu le ton. Je haussais alors les épaules et prenait une petite gorgée de Thé, tenant ma tasse à deux mains ensuite pour réchauffer mes doigts avec le liquide chaud.  Mon nom résonnait de nouveau à travers les discussions. Je tournais mon regard vers la voix et tombait du mon ''Amant''. Je lui souriais alors,

-Bonsoir Airat!

Pas le temps de discuter, qu'il me tenait par le bras et me tirait derrière lui doucement. J'haussais les sourcils et relâchait ma tasse du bras qu'il me tenait. Ne voulant renverser mon précieux breuvage. Le liquide basculait doucement jusqu'au bord, mais je n'en échappais pas une goutte heureusement. Je le laissais m'entraîner et haussait les sourcils à ces mots. Soin en urgence?! Mon regard se posait sur son corps. Il ne semblait saigner visiblement, sa mobilité ne semblait problématique au bas du corps...Le haut par contre... Il semblait bien plus tendu que normalement aux épaules. Le mouvement était moins fluide, saccadé légèrement. Je fronçais les sourcils et répondait calmement, sans argumenter,

-D'accord... Tu sais où est ma tente déjà...

En effet, l'Homme le savait. Il dormait parfois avec moi lorsqu'on voulait faire croire aux autres que nous étions amants. Dans les faits, on jouait souvent au carte et je lui volais sa chaleur durant la nuit. C'était un échange de service favorable, je n'avais pas froid, et il ne perdait pas sa crédibilité... Sans parler que cela me faisait un bon ami...

Nous arrivions finalement à ma tente et une fois à l'intérieur, je refermais la toile derrière nous qui faisait office de porte. Je me tournais vers l'homme et prenait alors une gorgée de Thé calmement. Je portais mes vêtements habituels, pantalons militaires avec mon manteau de cuir noir. Équipé de mon pistolet et couteau à ma ceinture. Mon ton était alors très doux, pendant que je demandais

-Montre ta blessure au haut du corps Airat...

Je ne passais pas par quatre chemins, j'avais bien vu sa posture qui montrait sa souffrance dans cette région. Pour ma part, je ne mettais pratiquement pas de poids sur ma jambe blessée, ne voulant aggraver l'enflure dans celle-ci. J'attendais tout simplement qu'il me montre les dommages, calmement et avec un regard tendre.
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Colporteur
le Sam 10 Mar - 15:36

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Dès qu'il aperçut la toile de la tente de Klara, Airat y plongea la tête la première, tombant contre le matelas. Ç’aurait pu semblait mignon, enfantin, mais tout ça, ces gestes en trop, étaient la preuve que le colporteur était en panique. Il ne resta pas une seconde immobile contre le matelas, à peine effleuré, il se redressait déjà, se tournant vers Klara. La voir siroter doucement son thé, son putain de thé tout droit sorti du VAR, du nid de Baba Yaga faillit le faire exploser.

Airat était loin d'avoir des problèmes d’ego. Au contraire, si on creusait jusqu'à trouver le vrai lui (ou une sorte de petite larve compris, écrasé dans un coin, à qui on ne laissait jamais la parole), on pouvait presque trouver un complexe d'infériorité. Mais là, il n'y avait que lui. Ce thé, on s'en foutait, Klara, on s'en foutait. Il défit rapidement les bretelles de son lourd sac de colporteur, le laissant tomber au coté du matelas, avant de saisir le thé des mains de la petite blonde.
Il l'abandonna le plus loin possible d'eux, et se retourna vers la militaire, passant un bras autour de sa taille pour l'attirer à lui. C'était quelque chose qu'il aimait bien avec elle : Pas d'ambiguïté. Mais si d'un coup il se découvrait une passion pour les femmes, il n'était pas sûre que Klara l’intéresserait comme amante.

Alors il pouvait se permettre des geste qui auraient valut à n'importe quel autre homme une baffe à t'en décrocher la mâchoire. Il attira la femme à quelques centimètres de lui,  la coinçant entre ses jambes comme si elle avait pue s'envoler. Mais c'était l'impression qu'elle lui donnait, cette petite fée blonde. Elle trouvait toujours le moyen de rester maîtresse d'elle, de montrer le bon coté des choses. Ca donnait l'impression qu'elle planait au dessus de tout le métro, et cette impression lui conférait aux yeux du Russe, une force incroyable.
Il commença à défaire rapidement les boutons de son menton, le passant au dessus de sa tête en quatrième vitesse.

« -Ces putains de rat... »

Son sweat vola comme son manteau.

« - ...M'ont sautés dessus, j'me suis fait mordre ! »

Lâcha Airat en tirant sur le col de son haut, dégageant son cou déjà couvert d'épaisses cicatrices, celles des Nosalis auxquels on l'avait abandonné. Un peu au dessus de la basse du cou, sur le muscle sterno-cléido-mastoïdienne, la  peau était arraché et sanglante. Et ce n'était rien comparé à ce qu'il sentait : un picotement perpétuel. Airat s'était un quelque seconde diagnostiqué la pire infection qui soit.

« -Klara, pitié dis-moi que c'est pas infecté. »

Souffla il en penchant la tête dans le sens opposé à la morsure, les yeux fermaient, surmontés de sourcils fronçaient.

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Soldat-infirmier
le Sam 17 Mar - 5:14

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Le pauvre homme était en clair état de panique. Il en perdait même ses réflexes et son équilibre. Je croyais qu'il allait rester immobile sur le lit, mais il se relevait rapidement. Je voyais bien son regard sur ma tasse de Thé. Un regard qui me faisait hausser les sourcils. Il n'était pas hostile en tant que tel, ni effrayé. Je ne savais pas trop comment décrire cette émotion sur le visage du brun. Dès que son sac à dos tombait sur le sol près du lit, il se saisissait de mon précieux Thé. Mes mains suivaient la tasse, essayant de la récupérer et j'arrêtais mon mouvement lorsque l'homme déposait celle-ci bien loin de moi.

-Attends! Il ne me restait qu'une gorgée et c'est dégueulasse au goût lorsqu'il est froid!

Je cessais de protester lorsqu'un de ses bras m'attrapait à la taille. M'attirant contre-lui et encore plus loin de mon breuvage. Seulement quelques centimètres nous séparaient et ses jambes autour de mes hanches m'empêchaient de fuir. N'importe quelle femme aurait ressenti du désir ou l'aurait giflé. Toutefois, ma relation avec Airat favorisait mon manque de réaction en conséquence de cette action. Nous avons toujours eu une relation basée sur la confiance et le réconfort. C'est sa façon à lui de me demander toute ma concentration et de le réconforter. Car bien souvent, les actions sont bien plus significatives que les mots.

Airat avait toujours été de mon point de vue comme un grand frère. Vrai que la première nuit que nous avions dormi ensemble j'avais espéré plus, mais... Son petit secret m'avait rapidement coupé l'envie. Le colporteur est une pourriture et un rat du point de vue de bien des individus. Du mien? Il est au fond un garçon sensible et fragile. La vie a fait en sorte qu'il a dû s'endurcir pour survivre. Mais lorsqu'on apprend à voir plus loin que son sourire fendant, le brun démontre une personnalité tendre et protectrice. Seulement quand on dort ensemble il me le démontre inconsciemment... Il me prend dans ses bras et me protège de tout son corps, me réchauffant par la même occasion, alors que je deviens sa peluche improvisée.

Toutefois, c'était à moi de le protéger à l'instant. Alors qu'il retirait ses couches de vêtement comme si sa vie en dépendait. Lorsque je pouvais enfin observer la blessure, je fronçais légèrement les sourcils. Une morsure de rat qui avait été bien profonde. Chose normale vue les dents des rats, les morsures sont profondes normalement. Le fautif avait toutefois été bien vilain en lui arrachant un morceau de chair. Celle-ci saignait encore, et j'observais très brièvement ses cicatrices par la même occasion. Infecté? Non pas encore, mais il fallait arrêter le saignement en premier lieu. Je posais une main sur sa joue, tendre et soufflait alors pour qu'il me regarde dans les yeux, essayant de le contaminer avec mon calme,

-Pour te confirmer s'il y a une infection, je vais devoir nettoyer ta blessure... Mais avant, nous devons arrêter le saignement.. D'accord?

Je posais mes mains sur ses cuisses et forçait très doucement pour me dégager de sa prise,

-Reste assis... Je ne vais nulle part, je veux seulement aller chercher un linge dans mon sac à dos...

Rapidement, je faisais un pas, atteignait le sac en question et sortait un linge propre. Je revenais près d'Airat, puis le posait sur la blessure pour faire une pression d'une main. Le saignement arrêterait rapidement ainsi. Mon autre main se posait sur la joue de l'homme, le forçant à me regarder dans les yeux. Je conservais un ton doux, alors que j'essayais d'être assez rassurante pour le calmer. Mais la vérité, je devais lui dire la vérité et je ne pouvais lui mentir en disant qu’à 100%, tout irait bien et il ne ferait pas d'infection dans le futur.

-Lorsque le saignement sera contrôlé, je vais pouvoir nettoyer la blessure. Toutefois  Airat, s’il y a effectivement une infection, nous allons seulement le savoir dans quelques heures. Il faudra observer comment ta blessure se développe et tes symptômes physiques. Si j'ai un doute de croire que cela pourrait s'infecter, j'irais voir à l'infirmerie si je peux trouver de l'écorce de Mane. Ça te va?

Je ne lui nommais pas les symptômes ni observations physiques à faire sur la blessure pour confirmer une infection ou non. Je ne voulais lui mettre des mots dans la bouche qu'il ne ferait que répéter pour fausser son état. Surtout dans son état de panique actuel, où être rationnel était difficile pour lui.

-Où étais-tu lorsque ces sales rats t'ont sauté dessus?
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Colporteur
le Dim 25 Mar - 7:14

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 L 'homme écouta Klara en se contenant, sourcils froncés. Il avait envie de lui dire de se taire. Qu'elle fasse ce qui était nécessaire, il se foutait de la méthode ! Le colporteur poussa un grognement en desserrant ses jambes, la laissant s'éloigner. Il fallait qu'il se calme. Depuis quand la peur de mourir pouvait ainsi lui faire perdre l'esprit ? C'était un peu son cri du cœur en générale... L'homme qu'il aimait était mort, le métro était un enfer sous-terrain, à quoi bon vivre ?  Mais il était cette fois face à la vérité : l’instinct de survie était bien  plus fort que lui, que sa résolution à crever. Et toujours, de précis mécanismes s'activaient pour le faire s'accrocher à la vie, courir quand il avait un danger aux fesses, mentir, trahir quand il le fallait.

« -Ouais... »

Marmonna il en laissant la blonde s'éloigner. Son regard restait rivé sur le sol, sa mâchoire crispée. Un mauvais souvenir remontait maintenant. L'abandon. Et ce qu'il y avait perdu : deux doigts. Le colporteur ferma les yeux quelques secondes, une grimace de fatigue et de tristesse déchirant son masque. Il fallait vraiment qu'il fasse une pause. Qu'il reste près de Klara un long moment. La médecin avait un effet pommade sur lui, comme si sa tente était le seul endroit réellement sûr du métro, le seul ou Airat, au défaut  de pouvoir trouver un sommeil réparateur, était sûr qu'on ne viendrait pas le poignarder.

Le Russe sursauta en sentant quelque chose appuyer contre sa blessure. Il plaqua instinctivement sa main sur la menace, rencontrant les petits doigts de Klara.

« -Désolé... »

Marmonna il en la lâchant à nouveaux, les lèvres tordues par la douleur. L'homme aimait de moins en moins ces légers picotements dans sa chaire, qui allaient en s'amplifiant. Il aimait encore moins l'idée de devoir attendre quelques heures avant de savoir si il y avait infection ou pas. Attendre que la vipère est fait son nid pour la déloger. Super. Airat voyait déjà d'ici un gros serpent niché dans son cou, comme une sorte de collier, ou d'épaisse écharpe d'écailles.

« -Ok... »

L'écorce de Mane ? Ça lui disait vaguement quelque chose... A oui. Ça lui revenait. Les cours de sa mère. Le colporteur soupira quand dans sa tête raisonna la voix de sa génitrice.

« - Entre laTrevskaya et Okhotny. Putain, je savais que j'aurais du passer par ailleurs, mais j'allais pas me retaper un tour de l'Anneau, et traverser le tunnel de Komsomolskaya à Krasnye Vorota. »

De toute façon, en passant par Krasnye, il s'imposait presque à coup sûr une rencontre avec Nina. Et la rousse l'aurait finit.

« -Quelques heures....4 heures, ou 23 ? »

Demanda il en osant un sourcil, relevant son regard délavé, souligné d'une peau  violacé, sur Klara. Dans un coin de sa tête, il cherchait déjà un moyen de la remercier...

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Soldat-infirmier
le Mer 28 Mar - 23:28

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Concentrée sur sa tâche, la blonde appuyait délicatement sur la blessure. Elle remarquait les épaules tendues par la douleur, alors qu’elle appuyait pour faire cesser le saignement, mais continuait tout de même d’effectuer une douce pression. Parfois, il faut faire mal pour arriver à penser certaines blessures… Un peu comme une blessure par balle… Il faut bien retirer le petit morceau de métal de la chair, n’est-ce pas? Quoiqu’il est toujours plus facile d’effectuer ce type de procédures avec un patient inconscient. Les cris de douleurs peuvent s’avérer déconcentrant à l’occasion. Mais la blessure d’Airat était loin de ce type de plaie… Oui elle était profonde, dû aux dents des rats, mais c’était superficiel.

J’observais les cicatrices dans le cou de celui-ci. La peau était abîmée et rosée à certains endroits. Le brun n’a pas eu une vie des plus faciles et je le reconnais. Nous en parlons parfois le soir, avant de nous endormir l’un contre l’autre comme une portée de chiots. Comme si le fait d’être ensemble sous la couette éloignait tous les méchants. Ce que nous pouvons être naïfs parfois, le danger n’est jamais loin de nous réellement… Mais c’est cet espoir et naïveté qui nous permet… Qui me permet de rester saine d’esprit. C’est en voyant la confiance d’Airat à mon égard que je gardais espoir qu’il y a du bon en chaque personne. Qu’il suffit de leur offrir un peu d’amour et de douceur, de la confiance et de l’écoute pour faire ressortir le meilleur d’eux-mêmes. Je n’étais point stupide toutefois, j’étais consciente des risques d’avoir une telle utopie comme idéologie.

Quatre heures, ou vingt-trois heures? Je laissais un petit sourire confiant et doux apparaître sur mes lèvres. Il ne trouverait repos, tant que je ne lui offrirais une réponse fixe. Airat est un homme d’âge adulte, mais il cache une sensibilité infantile. Il a besoin d’un encadrement fixe et de réponse à ses questions pour se sentir en sécurité et être moins anxieux. La routine et ne pas rester dans l’incertitude amène un réconfort, car on sait à quoi s’attendre par la suite et on peut se fixer un objectif. Tout en continuant ma pression d’une main, l’autre venait caresser sa joue, mon pouce passait près de son œil, alors que je soufflais doucement,

-On va attendre une journée… Donc 24 heures… Les risques d’infections toutefois, une fois la blessure nettoyé seront moindre…

Le voir dans cet état me brisait le cœur. Aussi fatigué… Épuisé… Vulnérable… Je cessais de faire la pression et observait brièvement la blessure. Elle ne semblait plus saigner, sinon que très légèrement. Je retournais près de mon sac à dos, me penchant lentement à cause de mon genou blessé. Je ne lui posais pas plus de questions quant à son choix de chemin. Je sais qu’il a des ennemis, des gens qui veulent sa peau… Mais je ne me mêle pas de ses histoires, et il le sait. Question de nous protéger tous les deux. Toutefois, personne n’oserait entrer dans ma tente pour venir le chercher lorsque je suis présente, cela lui offrait donc du répit à l’occasion.

-Je crois qu’il serait temps que tu prennes une pause mon chéri…

Je me relevais lentement, avec des bandages, tissus propres et une bouteille d’eau dans les bras. Je revenais près de mon patient et commençais à nettoyer la blessure. Lentement, mais minutieusement. Déposant l’eau qui a été bouillie lors de sa préparation sur le tissu, puis frottant doucement les saletés sur la plaie. Je savais que cela serait douloureux pour l’homme, mais j’essayais d’être le plus douce possible,

-Plus les semaines avancent, plus tes cernes deviennent violets… Ton teint, plus pâle que normalement et…

Je laissais un répit au brun, cessant de nettoyer la blessure quelques secondes, le laissant respirer et desserrer la mâchoire. Je prenais alors l’une de ses mains dans la mienne, puis caressait le dos de celle-ci de mon pouce,

-Ton corps tremble… Depuis quand tu n’as pas eu une bonne nuit de sommeil… Un bon repas… Un peu de repos?

Je lui souriais tendrement, puis déposais sa main sur le lit, recommençant ma tâche sur la blessure. Nettoyant celle-ci de fond en comble.

-Je ne sais pas ce que tu en penses, je ne suis pas dans ta tête… Mais je m’inquiète pour toi Airat… Tu devrais rester ici une semaine, ou deux… Ainsi, je pourrais veiller sur ta blessure en même temps?
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le Sam 7 Avr - 3:51

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 Airat siffla entre ses dents quand la blonde, la petite fée du métro s'éloigna de lui. Une journée. 24 heures à se tourner les pouces, et vivre dans la peur. Ou plutôt une angoisse. Pas le genre de peur qui te prend aux tripes, au point que tu finis par en avoir envie de vomir, et où même une fois le moment passé, tu te sens si mal que tu te demandes comment tu vas pouvoir continuer. Non, c'était différent, mais tout aussi insidieux, aussi nocif. Alors que l'un était un poison violent, l'autre était doucement toxique, et il détruisait lentement tes organes.

Le colporteur ne savait pas la quelle il craignait le plus, mais le lent venin coulait déjà dans ses veines.

« -24 heures....Okay. »

Marmonna il rapidement avant de sceller à nouveaux ses lèvres en sentant que Klara commençait à nettoyer la plaie. Le colporteur s'habituait lentement à ces picotement perpétuels, au point qu'il finissait pas les oublier, se concentrant plutôt sur les mots de son amante fantôme. Comme quoi, le destin de fantôme et d'amant était très liés quand il s'agissait de lui.
L'homme écouta silencieusement la médecin, les yeux dans le vide, le visage sans expression. Sa mâchoire était crispait, mais la douleur n'y était pour rien. Ses pensées suffisaient, et elles lui soufflaient que les mots de Klara étaient justes, fatalement juste. Si il ne se reposait pas un peu, il y passerait. Le métro n'était pas un endroit qui te permettais une erreur.

Airait essaye d'imaginer ce que serrait, ne serait-ce qu'une semaine sans commande, juste à ….Tenter de dormir, rester immobile sur un lit...Avoir la tête à autre chose que le travail....Maintenant qu'il y pensait, le boulot avait été son échappatoire, son moyen à lui de s'occuper la tête à autre chose qu'aux souvenirs et la rancune. Et sans être riche, il avait de quoi vivre tranquillement pendant deux semaines au moins à ses frais. En temps normal, faire le parasite ne l'aurait peut-être pas dérangé. Mais Klara...On ne lui faisait pas de mal. Personne, ni lui, ni le premier sortant d'un tunnel. Et le jour où un abrutie suicidaire toucherait à un cheveux de la fée clochette, il aurait plus qu’intérêt à se terrer dans un coin.

« - Une semaine ici, avec toi... »

C'était la seule solution pour remettre son corps en état. Mais son esprit lui, si il ne se fatiguait pas plus, s'avilirait pour sûr. A lui la démence et les crises de rages. Avec un soupire, le colporteur entoura la taille de la médecin de ses bras, la serrant contre lui avec toute la tendresse dont il était capable, allant la chercher au fin fond de lui, cherchant dans ce miasme de haine ce qu'il restait de douceur. Il posa sa tête contre la poitrine de la femme, remarquant avec un sourire son cœur battre à travers la chair et les vêtements. Et tout autour, comme un halo, la chaleur d'un humain. Quelque chose qu'il avait tout de suite remarqué, c'est que pour lui, il n'y avait pas de grande différence entre la chaleur d'un homme et celle d'une femme. Mais quelqu'un, il ne savait pas vraiment qui avait décider de l'homme irait avec la femme et blah blah blah.

« -Klara....D'où ça te vient....Tout ça. Pourquoi tu es médecin, pourquoi tu crois en nous tous ? Pourquoi tu nous aides ? On a toujours parlé de moi, mais rarement de toi... »

Airat releva les yeux pour la regarder dans les yeux. Des grands yeux bleu, bleu eau. Mais pas l'eau sale du métro, plutôt celle qu'il avait vu dans des livres de sa....De sa mère. L'eau qu'il y avait sur toute la terre, qu'on appelait océan.

L'océan...Quelque chose de perdu, tout comme la bienveillance archaïque de la blonde. Quelque chose que n'était plus de cette époque.

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le Lun 16 Avr - 3:50

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Une semaine et c'était le nombre de jours minimum à vrai dire. Cela semblait déjà beaucoup pour Airat, de prendre une semaine d'arrêt pour lui. Je me serais donc mal vu lui dire ''Avec ta tête, il te faudrait au moins deux semaines de repos! Tes cernes tombent jusqu'à ton menton!''. Je gardais effectivement cette réflexion pour moi-même et me contentait de lui faire accepter la vérité avec douceur. Sans forcer la chose. Un peu comme avec des toxicomanes, où il faut y aller de façon graduelle. Diminuer les doses petit à petit. Stimuler et encourager le changement, un pas à la fois, pour leur bien-être. Sans l'imposer toutefois, puisque la motivation au changement doit venir de l'individu.

-Oui, une semaine, c'est tout ce que je te demande en tant qu'amie.


Je ne considérais pas Airat comme un toxicomane. Mais plutôt comme une victime des circonstances du Metro. Nous tous ici sans exception avons une échappatoire. Même le camarade le plus exemplaire d'apparence, le grand blond aux yeux bleus a lui aussi une façon d'exprimer son désespoir. Le désespoir grandissant en prenant de l'âge, dans la réalisation des enjeux réels du Metro. Soit que les monstres ne sont pas réellement les mutants, mais que ce sont plutôt les autres êtres humains. C'est normalement à ce moment que les gens commencent à boire, ou à consommer des herbes en masses pour oublier tout ceci, pour oublier ce monde pourri.

Airat pour sa part... C'était l'autodestruction sa drogue. Il s'autodétruit lui-même en faisant des heures sans répit, en se coupant des réseaux sociaux et en s'isolant bien souvent. Mais quel meilleur moyen d'oublier, que lorsque notre corps et nos pensées sont en mode survit. En mode automatique, n'agissant que par instinct pour ne pas mourir. Dans le mode automatique, il y a peu de temps et de place pour réfléchir. Donc encore moins pour ruminer ou prendre du temps pour soi.  Toutefois... Il  y a toujours une lueur d'espoir. Cette lueur, Airat me la démontrait. Le rat, qui n'osait me faire du mal par exemple. Preuve que tout le monde peut changer ou... Que l'environnement psychosocial créer l'individu...

La plaie était presque propre. Il ne me restait qu'une petite section à bien laver. Ma main figeait alors, pendant que sa question me prenait de court. Je restais plusieurs secondes silencieuse, pensive,

-Il est vrai qu'on a rarement parlé de moi...


Je me grattais nerveusement la tête, alors que je sentais son regard sur moi. J'allais devoir répondre. Je ne pourrais décidément pas m'en sauver. Et puis son regard me serrait la poitrine. On avait beau être qu'une mascarade, de faux amant... J'avais tout de même développé de l'attachement pour le jeune homme. Un attachement amical et un peu plus intime même, puisque je pouvais aisément dormir nue contre lui, sans que nous n'ayons d'attirance sexuelle l'un envers l'autre. Je continuais alors mon travail sur sa plaie, puis me lançais,

- Mon père doit être la principale raison...

Je souriais tristement, mais continuait sur mon élan,

-Il m'a enseigné à croire en mon prochain. Les valeurs du partage, de la confiance et de la famille. Je considère que ce n'est pas l'humain qui est mauvais. Mais plutôt que c'est l'environnement et le contexte psychosocial qui développe certains comportements chez l'individu. Certains les adoptent pour survivre... D'autres pour gagner en puissance... D'autres pour être heureux... Chacun ont leur motif et utiliseront la réalité, de différentes façons, pour atteindre leurs objectifs...

Je riais doucement, déposant les linges avec lesquels j'avais désinfecté sa blessure. Le tout me semblant propre désormais.

-Je vais avoir l'air naïve, mais... Je crois qu'au fond, chaque être humain à un bon fond. Nous avons tous une lumière en nous, et il suffit d'être bien entouré et encadré pour la faire rayonner!

Je souriais alors doucement. Petit sourire en coin, alors que je m'attendais déjà à un contre-argument. Airat savait par contre que je ne chercherais pas à argumenter avec lui. Dans mon livre, il faut savoir vivre et laisser vivre. Mais surtout respecter les différents modes de pensées.
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le Sam 21 Avr - 6:40

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Age :: 27 ans
Patronyme :: Ivanovitch
Surnom :: Rat

 Les sourcils du rouge se froncèrent d'eux même quand les lèvres de la médecin se teintèrent de nostalgie. Son père ? Il semblait être un sujet fantôme avec la blonde...Quelque chose qui n'est évoqué que dans le flou, qu'il vaut mieux éviter. Airat n'était pas le plus à l'aise avec les thèmes paternels et maternels. Que Klara ne veille pas en parler pour une raison ou une autre, il le comprenait amplement.

Il desserra infiniment son étreinte, juste assez pour simplifier les mouvements de la rouge, et la regarda comme tu regardes un professeur expliquant un principe qui t'échappes. Le partage, il pouvait comprendre...En grande partie grâce à elle. Mais pour la confiance et la famille...Que le métro aille se faire foutre. La confiance lui avait coûté deux doigts, la famille son amour. C'était très cher : deux choses qui ne se rachètent ou ne se remplacent pas. Enfin, dans son cas la thèse de la médecin se vérifiait à merveille. Plus le cadre de vie était gangrené, plus le sujet lâché dans ce milieu avait de chance de mal tourner ? Le métro. Le métro comme cadre universel pour tout les gens qu'ils croiseraient, toute leur vie. Ça donnait sur le nombre, un bon paquet de dingues, malades, dégénérés et autres. Et entre dingues, ils faisaient le pire terreau qui soit pour tout ceux qui auront le mal de venir au monde dans les années à venir.

Le colporteur acquiesça d'un simple signe de tête, restant un instant la tête dans les nuages. Pourquoi ce genre de discours n'arrivait pas à le convaincre ? Il était sûre qu'à penser comme ça, Klara ne s'en tirerait que mal...

« -Ouais... Mais je pense pas qu'on va allait en s’adoucissant... »

Souffla il en se laissant tomber en arrière, entraînant la blonde avec lui. Le colporteur la serra contre lui, prenant d'un coup conscience de l'ampleur du danger que représentait le métro. C'était quelque chose de difficilement imaginable. Mais parfois, et ça devait faire ça à tout le monde, Airat avait l'impression d'avoir une sorte de vue panoramique sur la dangerosité de l'endroit. D'un seul coup, il prenait bien conscience qu'aucun endroit n'était sûr, qu'une armée de mutants pouvait apparaître et tout raser. Et à cet instant, il avait un peu trop réfléchit à leur condition et la peur de voir Klara disparaître, mais si elle était en sourdine, comme étouffée, était là. Et elle là rappelait d'autre peur.

« -Et j'ai aussi peur que les gens trop gentils comme toi se fassent bouffer... »

Marmonna il en lui jetant un regard fatigué. Il était épuisé, mais retarder l'heure du coucher, c'était retarder l'heure des cauchemars. Et pour ça, il aurait pu faire la causette toute la nuit.

« -Bon, j'ai loupé quoi depuis la dernière fois?»


HRP:
 





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Soldat-infirmier
le Mer 25 Avr - 2:13

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Patronyme :: Matveïeva
Surnom :: Klara
Ne pas aller en s'adoucissant. J'avais un sourire franchement amusé à ses mots. Au contraire, je croyais avec ferveur que les choses allaient aller en s'améliorant. L'influence de la Ligne Rouge deviendrait de plus en plus forte dans le Metro. Et ainsi, les idéologies s'amélioreraient, l'entraide serait chose plus courante et ainsi, l'humanité serait sauvée! Okay... Peut-être pas à ce point tout de même! Même si je suis une personne naïve et utopique, je garde tout de même un certain degré d'intelligence et de conscience sur la réalité. Les changements demanderaient du temps et seraient sujets à des réactions. Parfois active et parfois passive. Parfois violente et parfois douce.

Je me laissais tomber sur le lit avec Airat. Le laissant m'enlacer en soupirant. Profitant de la chaleur de l'homme. J'ai toujours aimé ma bouillotte personnelle... Je lui souriais avec amusement en me relevant sur un coude, en appuis pour pouvoir l'observer. Son bras autour de ma taille me tenant contre lui, je lui lançais un sourire taquin et complice. J'approchais une main de son visage et lui donnait alors une petite pichenette sur le nez. Douce et non douloureuse. D'une voix amusée et douce, je lui soufflais alors,

-Cesse d'être aussi négatif Airat chéri! Dès que nos idéologies seront rependues dans tout le Métro, tout ira mieux! L'humanité ne peut que s'améliorer si elle adhère à la vision de la Ligne Rouge. Puisque partage, entraide et respect sont de mises parmi nous.

Je lui souriais et celui-ci devenait légèrement maternel, alors que ma main venait caresser tendrement sa joue. Mon ton devenait doux, alors que je verbalisais ses pensées en nommant l'émotion derrière. J'essayais de le rassurer en montrant que je comprenais ses états d'âme et la raison derrière ceux-ci.

-C'est vrai qu'il y a des gens trop gentils... J'avoue faire preuve d'une peu trop de naïveté à l'occasion... Mais ne mets pas en doute mon instinct de survie quand même! Je sais que tu as peur de me perdre... Mais ne t'inquiète pas... Je serais toujours là pour toi et je ne laisserai aucun homme ou mutant me manger sans mon consentement!

Je laissais un petit rire résonner. Léger et joyeux pour détendre l'atmosphère après ma blague à double sens. J'espérais que cela lui change un peu les idées et lui permette de se concentrer sur des éléments plus positifs. Dieu sait qu'il avait besoin de reposer son corps et son cerveau un peu! À sa question, je faisais alors mine de réfléchir et répondant rapidement,

-Je suis allée à la surface pour faire de la propagande pour la Ligne. L'un de nos camarades a été dévoré par un démon et... En fuyant, je suis tombée au sol... J'ai ensuite traversé de la vitre brisée en urgence pour me cacher avec le sergent Grisha...

Je relevais alors ma manche jusqu'au coude, lui montrant une longue et profonde entaille sur mon avant-bras gauche. Propre et sans infection pour la plaie. Je rajoutais alors,

-Voilà pourquoi j'ai cette blessure et pourquoi je marche drôlement... Je suis tombée sur le genou droit directement... Mon genou et ma cheville sont encore un peu enflés... Et douloureuse lorsque je mets du poids sur ma jambe...

Ma main qui lui caressait la joue remontait alors sur ses cheveux. Je remarquais son état de fatigue que j'espérais qu'en lui jouant dans les cheveux, il tomberait endormit. Comme on administre un somnifère à un patient en attendant qu'il sombre et rejoigne le monde des rêves.

-Laisse-moi te relancer la question. Je ne t'ai vu depuis un moment dans les parages, tu as été très occupé?
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Colporteur
le Jeu 26 Avr - 10:19

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Patronyme :: Ivanovitch
Surnom :: Rat

 « -Aïeuh. Soldat Ivanov à terre. »

Murmurale colporteur sous la pichenette de la femme. Il laissa tomber sa tête contre le matelas, lui lançant un regard aux coin des yeux relevaient par le jeu. A Klara plus qu'à n'importe qui, il devait semblait pessimiste, toujours prêt à déprimer. Mais on lui avait appris à regarder les choses en faces, de la manière la plus impartiale possible... Et dans le métro, les raisons de sourire se comptaient sur les doigts de la main. Même sur la sienne amputée de deux doigts. Le rouge gardant pour lui la phrase tranchante avec la quelle il menaçait de poignarder la médecin. Il n'avait jamais adhéré aux idées communiste de la Krasnya. Même après des années d'exposition au phénomène, le communisme lui semblait voué à l'échec. C'était un système qui pouvait peut-être encore mieux se corrompre que le capitalisme roi d'avant. Sa mère lui en avait vaguement, lui parlant d'un monde du acheter-consommer-jeter... Un monde absurde, quand on voyait comme tout était recyclé, et usé jusqu'à la mort ici. Un monde si efficace et saint, qu'il avait finit par lui même se condamner à une morte lente dans un cercueil de béton.
Donc non, Airat n'était pas optimiste, et si une seule faction prenait le pouvoir surtout le métro...Si il n'y avait eu que Polis, il y a 10 ans, il serrait mort.

Le colporteur déglutie. Si il avait peur de la perdre ? Depuis Dimitri, il avait fait attention, très attention. Et en 10 ans, il n'avait essuyé aucun deuil...Encore une preuve de la solitude dans la quelle il s'était noyé. Klara était la première personne qu'il se permettait d'aimer, plus par faiblesse que par une réelle réflexion. Et l'idée de la voir mourir ne l’attristait pas, ni ne lui donnait envie de frapper un mur du métro jusqu'à sang. Le rouge avait juste la certitude qu'il ne pourrait pas se relever, par seul. Et jamais il ne se confirait à qui que ce soit, alors il crèverait proprement au sol. Indirectement, il serrait tué par celle qui l'avait mis au monde et élevé.

La prise du bras d'Airat se resserra autour de la femme quand elle répondit à sa question. La surface.Il sentit une secousse dans son dos, son estomac se noua. Ç’aurait pu se produire. Il aurait pu arrivait dans cette station, et apprendre la mort de Klara. Il regarda les blessures qu'elle lui montrait d'un regard vague, absent... Elle pourrait être morte. Aussi morte que Dimitri, ne lui laissant que des miettes de souvenirs à ronger...

« -Hum ?...Ouais...J'ai été prit dans le blocus de la Hanse, et ensuite...J'ai du m'occuper d'une commande... »

Dit-il d'une voix fantôme, en visualisant dans un coin de sa tête le mètre quatre-vingt-douze d'Alex. Après coup, l'idée qu'il aurait du rester plus longtemps s'imposait. C'était incroyable comme veiller sur quelqu'un, juste s'asseoir loin de lui, mais le protéger des yeux pouvaient chasser tous ce qu'on ruminait : la haine, la vengeance, la culpabilité. Le colporteur lui, débile, était restait à peine une minute avant de faire sa sortie. ET QUELLE SORTIE ! Embrasser Alex...Il avait l'impression d'être un camé en rechute. Est-ce que tout ça ne finissait pas par s'approcher du fétichisme ? Merci, ô génitrice adorée. T'as réduit dix de ma vie en cendres, mais en plus j'ai pété les plombs avec les uniformes de Polis...Si ça se trouve, c'est ça le problème, et pas les hommes hahaha !.

« -D'ailleurs...Dans une semaine je dois aller à Polis...Enfin prêt de Polis... »

Il jetta un regard en biais à son coup.

« -Et avec ce truc...Je préfère ne pas m'éloigner trop d'un médecin compétent- ceux de Polis sont hors jeu, les cons ils seraient foutus de confondre désinfectants et cyanure avec moi!- alors...Ça te dérangerait de m'accompagner ? »

Demanda il à voix basse, le front appuyé contre l'épaule de la médecin. Il n'y avait pas que ça, le colporteur se voyait mal revenir encore une fois à Polis, seul. La recherche du silencier l'avait finit, il avait crut qu'il n'arriverait pas à atteindre la LR, et maintenant la morsure à son coup...Est ce qu'il était en train de virer hypocondriaque ?

La fée du métro hocha la tête, lui souriant une dernière fois.

« -Repose toi maintenant... »

Murmura elle.









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