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Les joues aussi rouge que la ligne rouge

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Klara Savinkova
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Message Sujet: Les joues aussi rouge que la ligne rouge | Mer 31 Jan - 3:51

Notre sortie avait été bien plus longue que prévu initialement. Ce qui était au départ une simple excursion sur la ligne rouge pour en assurer la sécurité était devenu une mission d'escorte également. Mon groupe et moi avions croisé des marchants. Armé, mais aucunement menaçant. Les pauvres avaient subi une attaque de brigand et s'étaient retrouvés sans défense lorsque leur mercenaire avait été blessé gravement. Puisqu'il ne semblait pas venir d'une autre faction, nous les avions escortés malgré le fait qu'ils n'étaient pas nos Camarades directement. Façon également de montrer que la Ligne Rouge travail en équipe et pense au bien commun. Nous avions accompagné les malheureux jusqu'à Polis, puis étions repartis rapidement de notre côté. Il n'y avait pas eu d'altercation avec les hommes de Polis. Car ils n'étaient pas assez bêtes pour s'en prendre à un groupe qui avait assuré la protection d'innocent marchant. Il aurait été bien con d'inclure nos divergences politiques dans la protection de civiles hors du conflit.

Notre petit groupe de 6 soldats avait ensuite rapidement traversé Polis. Il ne nous restait que trois stations à parcourir avant d'atteindre notre destination tant désirée, la station de Frouzenskaya. Notre prochain obstacle avant notre destination finale était le pire. Il fallait s'arrêter à la Hanse un peu. Question de se reposer et prendre des forces avant de continuer notre route. S'arrêter à cet endroit n'enchantait personne. La Hanse et la Rouge étaient en froid depuis bien longtemps. Des commerçants, avares de richesse avec peu d'égard pour les démunis... Une mentalité que nous ne pouvions respecter, nous qui traitons avec égalité vieillard, femme, enfant et militaire. Chacun a sa place et tous méritent le respect. Seule leur contribution dans notre courant de pensée change en réalité. En fonction des capacités de chaque individu évidemment.

C'est donc avec un grand regret que mon camarade sergent payait la taxe pour notre entrée à leur station. Hostile? Nous sentions le regard hostile des membres de la Hanse. Mais j'aimais mieux subir leur regard qu'être vulnérable pendant mon repas dans l'obscurité des tunnels. Sans abris et avec les risques d'être victime d'attaque de monstre ou de brigands. Au moins à la Hanse... Nous étions un minimum protégé des dangers, car les regards sur nous étaient dignes de ceux qu'on accordait généralement devant un groupe de hurleur. De la colère, de la peur et du... Dédain. Un mixte qui changeait d'un visage à l'autre. Il ne fallait pas oublier que malgré la situation politique en général, nous restions également des individus à part entière. Certaines personnes nous regardaient presque normalement, comme s’ils étaient las du conflit et n'en avait que faire.

Mon camarade sergent nous laissais quelques heures de repos. Il nous avait limités à rester groupé dans une zone spécifique, où nous pouvions tous nous voir d'un simple regard. Afin de rester unis et prévenir le cas où un pauvre fou de la Hanse voudrait s'en prendre à nous. Selon celui-ci, la taxe avait été encore plus chère que normalement. Probablement, car nous étions d'une faction ennemie. Quel rat ses membres de la Hanse. Opportuniste et tous les moyens sont bons pour s'enrichir. Cette mentalité me faisait légèrement grincer des dents, alors que j'observais l'environnement autour de moi.

J'étais assise sur une chaise dans une zone de repos. Près d'un feu où je réchauffais mes mains paisiblement. Mon regard se promenait. Des civiles bien habillées et fortunées, aux pauvres vieillards agonisants au sol. Quel... Tableaux hideux... Les pauvres hommes appauvris restaient loin du feu, unique source de chaleur pour eux. Heureusement, les stations de métro sont bien plus chaudes que la surface. Dans le cas inverse, les pauvres seraient morts d'hypothermie depuis bien longtemps. Dans les stations de la Ligne Rouge, mes camarades auraient invité le mendiant à bras ouvert, car nous sommes tous égaux.

Je consultais un collègue du regard et lui pointait mon poignet, l'air de lui demander l'heure. Il levait alors simplement deux doigts, signification pour deux heures. Je hochais la tête et retournais alors mon regard bleuté vers les braises du feu.  Donc nous avions encore deux heures devant nous avant de quitter cette station pour retourner à la maison. C'était déjà un miracle que nous puissions nous reposer ici sans histoire. Mon sergent avait toutefois bien expliqué notre situation à notre arrivée et cela avait dû jouer en notre faveur.

Une toux grasse se faisait alors entendre. Je relevais mon regard vers l'éclopé par la maladie. Encore le pauvre homme, couché au sol. La tentation d'examiner son état de santé et de lui apporter quelques soins était forte... Très forte... Je replaçais mon Kevlar légèrement, puis serrait la mâchoire. Mon AK pendait au bout de sa bandoulière contre mon corps sur le côté et mon sac à dos reposait entre mes jambes. Sac qui contenait tout mon matériel médical. Autre bruit de toux. Je pouvais presque entendre ses poumons ciller jusqu'ici. Décidément, les deux prochaines heures allaient être infernales si je continuais de ne pas me mêler de mes affaires. Soit si je ne cessais pas de m'inquiéter pour un homme qui n'est même pas de ma faction.
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Tatiana Romanova
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Message Sujet: Re: Les joues aussi rouge que la ligne rouge | Mer 31 Jan - 19:35

Tatiana se trouvait en dehors de sa maison close. Chose assez rare puisqu'elle avait aussi changé de station. Elle avait eut un échange avec celui qu'elle qualifiait comme son superviseur et supérieur et avait été envoyé sur le terrain pour obtenir un peu plus de renseignements sur des activités diverses qui pouvaient porter préjudice à la Hanse. Elle se trouvait donc sous couverture, devait feindre le fait de chercher des femmes pour le bordel qu'elle gérait. Elle était habillée un peu plus chaudement, un jeans, une veste, elle portait aussi des bottes militaires pour lui permettre de se déplacer sans encombre. Cela faisait quelques jours qu'elle se trouvait là et elle avait trouvé un coin pour épier les autres. Un pistolet était dissimulé sous sa ceinture au cas où une situation venait à dégénérer. Elle regardait les allées et venues. Parfois pensive, parfois occupée à regarder un feu crépiter par endroit. Elle se sentait rassurée ici. Elle était dans une station contrôlée par sa faction et elle savait que les gardes ne rigolaient pas avec la sécurité. Mais si elle était là, ce n'était pas pour penser du bien de la Hanse, c'était justement pour la servir et continuer à la faire vivre. Elle n'avait pas une idéologie affirmée sur le capitalisme et le libéralisme, mais c'était ce qui lui permettait de manger et dormir correctement, même si elle n'avait pas à se plaindre en tant que gérante de la maison close. Cependant, elle se méfiait énormément, voir elle craignait même une entité.

Ce qu'elle appelait la plupart du temps l'ours communiste. Elle n'aimait pas trop que le métro soit partagé avec des personnes qui avaient une idéologie beaucoup plus dure et imposante que la sienne. Bien qu'elle n'était pas engagée au point de croire à chaque idée reçue sur les communistes, elle savait que les tensions étaient encore là. Plus encore, elle savait très bien qu'il y avait des espions rouges quelque part. Une espèce de guerre froide qui pouvait très vite finir en massacre à un moment ou un autre.

Elle remarqua alors un petit groupe autour d'un feu. Ils étaient armés, et Tatiana ne mit pas longtemps à comprendre qu'il s'agissait là de membres de la Ligne Rouge. Que faisaient-ils là ? Ils étaient tolérés dans les stations mais à chaque fois il y avait un risque que ça parte en bagarre. Elle les fixait, son regard n'exprimait rien, elle dissimulait sa méfiance. Enfin, elle se décida à s'approcher. C'était sa chance, si des rouges étaient là, ils pouvaient sans doute avoir des choses à dire. Elle fit quelques pas pour arriver près du feu, elle jugea que la seule femme du groupe était une bonne cible potentielle. Elle s'assit donc par terre. Elle espérait juste ne pas se faire dégager, ils avaient beau avoir des idéaux de partage, elle n'était pas sûre qu'un soldat communiste les garde, peu importe la situation. Elle dirigea alors son regard vers la jeune femme, plus particulière son arme, finissant par prononcer.


« Belle arme, j'ai déjà entendu dire qu'elle s'enrayait rarement peu importe l'humidité. J'aurais aimé en manier une si je n'avais pas aussi peur des tunnels du métro... »
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Klara Savinkova
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Message Sujet: Re: Les joues aussi rouge que la ligne rouge | Ven 2 Fév - 4:27

Il faisait frais. Ce n'était pas un froid aussi glacial qu'à la surface, mais c'était assez frisquet pour qu'on ait envie de rester près du feu une fois immobile. Le nombre de personnes se regroupant autour du feu était encore minime. En fait... Il y avait une claire différence entre les coins de repos. Plusieurs coins étaient remplis d'individus, se collant les uns sur les autres pour avoir une place autour du feu... Alors que dans mon coin, nous étions les six membres de la Ligne Rouge avec quelques rares individus de la Hanse. Certains semblaient préférer notre présence aux foules un peu plus loin.

Une femme prenait alors place à mes côtés. Directement sur le sol. Je haussais les sourcils en lui lançant un regard en coin. Le sol devait être gelé... Un peu comme l'homme qui toussait de nouveau un peu plus loin... Ce n'était pas de mes affaires. L'état de santé des hommes de la Hanse n'est pas mon problème et je devais cesser de me mêler de chose qui ne me regardait pas. Je jetais un second regard en coin vers la blonde à mes côtés, l'observant légèrement et distraitement. Hormis les perçages aux oreilles, nous nous ressemblions un peu. Les deux nous avons les yeux bleus et les cheveux courts, de couleur blond. La seule différence était que les miens étaient un peu plus longs qu'elle quand même. Quelques traits dans son visage me démontraient également qu'elle devait être mon aînée... Je lui donnais dans la trentaine rapidement... Peut-être plus jeune, soit 28 ans?

Son regard semblait se poser sur moi et je déviais le mien aussitôt sur le feu. Mon visage et mes mains étant tièdes à cause de sa chaleur sur ma peau directement. L'inconnue m'adressait alors la parole. Elle complimentait alors mon arme et son efficacité. À son ajout quant à sa peur des tunnels du métro, je laissais un petit sourire en coin apparaître sur mes lèvres. Je posais mon regard sur la blonde à mes côtés. Avec un petit sourire et une voix suave, je répondais,

-C'est une arme fiable... Peu importe la température, elle fonctionne... Elle ne m'a jamais fait défaut personnellement...

Je caressais l'arme en question quelques secondes, comme un maître le ferait avec un petit animal domestique. Je rajoutais ensuite en prenant un ton emphatique et un regard doux, gentil

-Et  pour les tunnels... Seuls les idiots et les pauvres esprits n'ont pas peur. Cela fait donc de vous une personne intelligente de les craindre.

Je lançais un petit clin d'oeil dans sa direction, puis lui souriait amicalement. Je remarquais qu'elle était encore assise au sol et cela me faisait grincer des dents. En réprimant une moue boudeuse, je tendais la main vers l'arrière pour approcher une chaise de moi.

-Assoyez-vous, vous allez prendre froid en restant assise au sol de la sorte et vos os prendront l'humidité.

Je tapotais la chaise à mes côtés. Démontrant de l'empathie et de la gentillesse malgré le fait qu'elle ne semblait pas venir de la même faction que moi. Ce n'était pas parce qu'elle était ignorante que je ne devais pas la traiter équitablement comme mes camarades. Peut-être même que de lui montrer la philosophie d'équité de la ligne rouge lui montrerait la supériorité de notre philosophie face à la bourgeoisie.
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Tatiana Romanova
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Message Sujet: Re: Les joues aussi rouge que la ligne rouge | Ven 2 Fév - 17:41

La jeune femme avait approchée une chaise pour qu'elle puisse s'asseoir. Elle nota alors cet acte de gentillesse alors qu'elle aurait très bien pu ignorer sa position et la laisser par terre, bien que cela ne dérange en aucun cas l'espionne. Elle se leva donc et se posa sur la chaise, regardant le feu crépiter tandis que l'homme dans un coin continuait de tousser. Elle savait que pour rentrer dans les papiers des communistes, du moins, pour leur plaire, il fallait montrer une neutralité parfaite tout en montrant qu'on avait quelques idées marxistes. Il ne fallait pas qu'elle montre qu'elle venait de la Hanse, ça compliquerait grandement les choses. Elle tourna alors son regard vers le malade puis le redirigea vers le feu.

« J'ai horreur de ça… Voir des hommes crever comme des chiens sans que personne ne fasse quoi que ce soit… Je me dis parfois que tout le métro doit être pourri… Moi qui ne connaît que cette station j'ai parfois envie de me barrer et de ne pas voir cette indifférence totale que l'on porte aux estropiés... »

En réalité, elle ne pensait pas de cette façon. Le malade qui se trouvait un peu plus loin, elle n'en avait pas grand-chose à faire. C'était ce qu'elle qualifiait comme le cycle naturel de la vie, et il fallait ce genre d'inégalités pour qu'une majorité puisse vivre correctement. Bien loin de l'idéologie communiste qu'elle ne partageait pas voir même qu'elle rejetait. Mais plaire était son premier objectif.

« Au fait, je m'appelle Aleksandrina, et toi ? »

Hors de question qu'elle décline ça véritable identité, elle ne souhaitait pas qu'on se rende compte de quoi que ce soit, alors elle se mettait énormément à couvert. Au final, elle prenait son travail vraiment à coeur.

« Et je suppose que si tu es armée comme ça c'est pour quand même aller faire un tour dans les tunnels. Ca doit être vraiment dangereux quand même… Je n'imagine même pas comment ça peut être à la surface alors… Tu t'y es déjà retrouvée, là haut ? »

Elle croisa alors ses jambes, comme dans une conversation normale. Elle fixait alors la jeune femme et au fond d'elle elle pensa que seules des idées les séparaient, qu'elles vivaient dans des mondes différents avec des règles différentes et une haine sans doute différente. Au final, c'était presque attristant, mais Tatiana n'était pas connue pour être la plus grande des pacifistes, ni même la plus grande des penseuses du métro, la philosophie, ça lui donnait déjà mal à la tête rien que d'entendre le nom d'un auteur.

« J'ai du voir une fois un mutant, c'est… terrifiant… J'aurais jamais pu imaginer qu'on en arrive là un jour… »

Elle eut alors une longue et lente respiration, regardait rapidement les autres membres de cette escouade communiste puis elle pencha de nouveau son regard sur la jeune femme.
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Klara Savinkova
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Message Sujet: Re: Les joues aussi rouge que la ligne rouge | Lun 5 Fév - 23:30

J’haussais alors subitement les sourcils à ses mots. Surprises de son discours. Je l’observais, cherchant de la sincérité dans son regard et ne trouvait aucune contre-indication pour ne pas la croire. Un petit sourire empathique s’installait sur mes lèvres, alors que je lançais également un regard vers le pauvre homme. Retournant ensuite mes yeux vers le feu, je ne pouvais retenir une pensée triste pour cette pauvre femme également. Coincé dans une station qui la répugne à cause de la peur du métro. Trop de gens étaient confrontés à cette problématique à la Hanse, malheureusement. Ils restaient pour la sécurité et non l’idéologie défendue par la faction. Je l’écoutais et ne pouvait m’empêcher de la seconder. Je rajoutais après quelques instants pour compléter sa pensée.

-Indifférence totale qui deviendra bientôt de l’oubli. Ce vieil homme par exemple sera ignoré jusqu’à son dernier râle. Pour ensuite être balancé sur une pile de cadavres pourris, comme le chien qu’il est selon la société. Il n’aura droit à aucune pensée et disparaitra des mémoires pour toujours, comme s’il n’avait jamais existé réellement… Un poids jusqu’à son dernier souffle, car il faudra amener son corps jusqu’à sa tombe…

Je restais ensuite silencieuse quelques secondes, fixant le feu de mon regard bleuté. Que la vie est triste. Naître, pour souffrir et ensuite mourir… Heureusement qu’à la ligne rouge, nos camarades savaient redonner des messages d’espoir aux peuples. De façon à ranimer les flammes et éclairer les visages. Redonnant de l’espoir à l’humanité qu’un jour, nous allions pouvoir marchez librement à la surface, sans masque à gaz. Vivre dans un Moscou libre de toute guerre ou mutant. Enfin, ceci était dans un monde idéal… Les mots de la demoiselle me sortaient alors de mes pensées et je lui souriais amicalement,

-Enchanté Aleksandrina.


Je lui tendais ma main pour la serrer avec un peu de force. Une bonne poignée de main sans l’écraser toutefois,

-Je me nomme Klara, c’est ma première fois à cette station…

J’écoutais ses questions. Je lançais un regard en coin vers l’un de mes camarades qui haussaient les épaules. L’air de dire répond si tu veux. J’observais de nouveau la demoiselle en détail et considérant qu’elle ne représentait pas une menace, je décidais de répondre à celles-ci,

-Les tunnels sont dangereux… J’ai perdu bon nombre de Camarades dans ceux-ci. Eh oui, nous devons partir bientôt…

Je regardais autour de nous et soufflait, alors que le peuple de la hanse était rassemblé autour de feu plus loin, nous fuyant.

-Nous ne sommes pas réellement les bienvenues ici… Nous sommes tolérés momentanément, car l’anneau coupe notre ligne à deux endroits… Il serait bien con de nous retirer complètement l’accès vu la situation…

Lorsqu’elle parlait de la surface et des mutants. Je lui lançais un petit sourire… Rassurant et triste à la fois. J’avais été à la surface quelques fois. J’avais eu la chance d’observer un monde ravagé et détruit. Je considérais presque cela comme de la malchance, si ce n’était que cela nous donnait chaque fois une motivation de persévérer dans notre cause, pour améliorer ce tableau des plus déprimants. Je répondais alors, d’un ton suave et doux,

-Je suis allée à la surface en de rares occasions. Quelques fois seulement… J’ai eu la chance d’observer les ravages du temps, des mutants et de l’explosion sur notre belle ville. Les bâtiments sont détruits, des mutants volants circulent dans le ciel et le froid est glacial.

Petit rire, alors que je rajoutais avec amusement

-Mais les briques rouges du Kremlin sont encore là. En bon état et droite, montrant Moscou dans toute sa gloire. Les mutants sont aussi plus impressionnants à la surface… Mais… ils n’en restent pas moins intimidants dans les tunnels.

Je jetais un petit regard vers la blonde à mes côtés. Avec un sourire amical, je demandais,

-Pourquoi rester ici si tu n’es pas heureuse? Je suis d’avis que la vie est courte, beaucoup trop courte… Il ne faut pas attendre de mourir malheureux. Vaut mieux vivre en prenant des risques, tu ne trouves pas?
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Tatiana Romanova
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Message Sujet: Re: Les joues aussi rouge que la ligne rouge | Mar 6 Fév - 10:05

Tatiana écoutait chaque réponse de la jeune communiste. Chaque mot était gravé dans sa mémoire et elle savait déjà que les rouges allaient à la surface, plus particulièrement au niveau du Kremlin. Elle ne comprenait pas pourquoi ils se forçaient à aller vers ce lieu maudit… Une importance symbolique sans doute. Ils étaient tous fous au final, ils espéraient retrouver une surface propre et nettoyée de toute radioactivité et mutants. Cela faisait des années que l'espionne n'était pas allée à la surface, le monde était d'ailleurs encore en paix quand elle s'y trouvait, et jamais elle n'y retournerai, les histoires que l'on racontait donnaient un portrait sombre et dangereux de la ville au dessus de sa tête. Puis vient la question de savoir pour quelle restait puisqu'elle détestait cette station. Elle eut alors elle aussi un léger sourire puis remit une de ses mèches en place. Elle ne voulait pas se donner l'image d'une femme qui voulait rejoindre potentiellement les rouges. L'idée était tentante, de se retrouver dans les lignes ennemies, mais c'était bien trop risqué, si on apprenait qu'elle appartenait à la Hanse, elle ne donnait pas cher de sa peau et personne ne pourrait venir la récupérer.

« Pour finir dans la gueule d'un mutant ? Je préfère rester dans cette pauvreté environnante et me dire qu'il y a pire ailleurs… Tant que je mange un peu et que j'ai un lit à peu près confortable, je ne me plains pas plus, ce sont les autres qui me font pester, leur ignorance envers les plus faibles... »

Elle reposa de nouveau son regard sur l'autre estropié plus loin. Il ne passerait sans doute pas la nuit, et au fond, elle s'en fichait. Les belles paroles de la communiste ne lui faisaient rien au fond d'elle. Elle se donnait le visage de cette survivante désespérée de la situation dans le métro, sans doute aurait-elle été une très bonne actrice de théâtre ou de cinéma.

« Et pourquoi tu allais à la surface ? Si tu dis qu'il y a des mutants volants on peut se faire attaquer sur tous les fronts. En plus d'un environnement totalement différent de celui du métro, le danger peut venir de partout. Peut être qu'il y a encore de quoi s'abriter là haut. Mais avec ce que tu dis, j'ai l'impression qu'on t'envoie à la surface uniquement pour mourir. »

Les missions à l'extérieur concernaient surtout de la reconnaissance, mais il devait bien y avoir des escouades communistes qui y allaient pour autre chose. On ne se retrouve pas à la surface sans raisons, à moins d'être totalement barge.

« La surface… Rien que ce mot est redouté, c'est comme un endroit maudit. On ferait mieux d'oublier ce qu'il y a au dessus de nos têtes… Vous avez peut être vos raisons d'y aller, et je serai surprise de savoir pourquoi… Parce que pour moi, c'est simplement du suicide de s'y retrouver et de juste voir si tout n'a pas été détruit… Ca n'en vaut pas la peine du mois. »
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Klara Savinkova
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Message Sujet: Re: Les joues aussi rouge que la ligne rouge | Ven 9 Fév - 4:44

J'observais la blonde avec une lueur presque amusée. Rester dans la misère pour se sauver des mutants? J'avais pitié tout en étant empathique de sa situation. La peur était bien réelle et complètement justifiée même. Je n'allais pas commencer à lui faire le discours... Reviens avec nous et rejoins la Ligne Rouge pour inspirer et défendre tes idéaux! Car j'étais premièrement en territoire ennemi et j'étais certaine que la Hanse n'apprécierait pas qu'on fasse de la publicité auprès de membre de leur station... Sans parler que je respectais son choix. Si elle voulait rester auprès des ignorants... Soit... De toute façon, je n'étais point dans un lieu qui me permettait de m'exprimer réellement comme je le désirais, sous peine d'être brûlée sur place comme une sorcière.

Je lançais également un regard en direction du vieil homme. Le pauvre était pris d'une nouvelle quinte de toux et j'avais presque cru voir du sang tomber sur le sol. Je fronçais les sourcils et me mordait la lèvre inférieure. Luttant contre la tentation d'aller m'agenouiller près de lui pour le soigner un minimum. Je finissais par claquer ma langue de façon agacée, devant mon impuissance et luttant contre mon empathie

-Tu n'as aucune idée à quel point je lutte contre l'envie d'aller soigner le pauvre homme... Je crois même avoir vu du sang lors de sa dernière quinte de toux... J'entends ses poumons cillés jusqu'ici et sa toux et grasse, creuse... La fière sur son front... Je suis désolée de t'annoncer que je doute qu'il ne lui en reste pour longtemps... Si les symptômes persistent une autre nuit... Je ne lui laisse pas plus de 72 heures, car je me doute que personne ne doit lui apporter de l'eau ou de la nourriture.

Je serrais doucement les poings. Gardant mon regard fixer sur l'homme encore quelques secondes, avant de le retourner vers le feu. J'écoutais ensuite les questions de ma comparse sur la surface. Pourquoi aller à la surface? Pour le bien-être de l'humanité évidemment. Pour un mouvement plus grand qu'un seul homme. Qui nécessitait la coopération de tous afin de réussir. Ma comparse semblait croire que c'était seulement un endroit pour mourir, mais je voyais quelque chose de bien plus grand derrière la ville détruite et les monstres l'habitant. Une lueur d'espoir, qu'on arriverait à sortir des stations pour réclamer ce qui nous appartenait aux monstres et démons à la surface. D'un ton rêveur, je soufflais alors,

-Pourquoi aller à la surface... Pour le bien-être de l'humanité... J'accompagne des groupes et très rarement des Stalkers à la surface... Je dis bien très rarement! Un peu comme toutes les factions je crois, nous y allons pour différente raison, mais au final... Nous voulons le bien-être de nos gens.

Je prenais une petite pause, alors qu'une image horrible me revenait en tête. Godelets sur un toit. Debout en tenant le drapeau de la Ligne Rouge, dans un angle donnant une vue sur le Kremlin également et ses briques rouges. Je clignais des yeux, puis une autre image me revenait en tête. Godelets toujours debout sur ce même toit, mais la moitié du visage arrachée, l'oeil pendant hors de son orbite alors qu'il hurle... Il hurle derrière son masque à gaz avec un regard terrifié. Je clignais de nouveau les yeux, puis les relevait vers la demoiselle à mes côtés. Je rajoutais ensuite, d'un ton suave,

-Cet endroit est en effet maudit. Une terre damnée où les démons règnent en roi. Mais il est bien de savoir Aleksandrina, qu'il n'y a pas que du mauvais. Le Kremlin, ce lieu historique de notre patrimoine tien encore debout. Tout comme son peuple. De plus, il faut bien aller à la surface parfois. Certaines herbes utiles en médecine ne se trouvent qu'à cet endroit et elles sont parfois nécessaires pour soigner les derniers piliers de l'humanité...

Je jetais un petit regard en coin vers le vieil homme de nouveau,

-Lui il en aurait bien besoin par exemple...
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Tatiana Romanova
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Message Sujet: Re: Les joues aussi rouge que la ligne rouge | Ven 9 Fév - 18:02

Tatiana n'avait pas d'avis à donner sur le fait que la communiste voulait aller aider le faiblard plus loin. Elle avait beau appartenir à la Hanse et partager les idéologies de sa faction, qu'elle aille aider ce mourant ne lui faisait ni chaud ni froid. Elle était libre, pour elle, de faire ce qui lui chantait, elle ne l'aurait pas intérieurement méprisée pour avoir fait ce geste de bonté. Seulement, Tatiana elle même ne l'aurait pas fait. Ce qu'elle disait sur la surface, était tout particulièrement intéressant. Elle y allait dans l'intention de récupérer des herbes médicinales. Le moyen qui apparaissait le plus clair à l'espionne pour affaiblir les rouges, était à présent d'essayer de couper cet approvisionnement pour que cela puisse en profiter à la Hanse voir à la limite, de détruire ces lieux précis. Elle émettait juste cette idée dans sa tête, jamais elle n'irait à la surface et elle réservait ça aux soldats compétents de sa faction.

« Je vois… En fait quand tu vas vers le Kremlin tu trouves plusieurs utilités, pour le symbolisme du lieu mais aussi parce que certaines herbes qui sont vitales pour préparer des remèdes y poussent non loin ? »

Voilà qui était intéressant, et en tant qu'espionne, Tatiana prévoyait déjà ce qu'elle allait écrire dans son rapport. Sans doute était ce immoral de vouloir s'approprier la richesse trouvée par les autres, surtout que la communiste ne semblait pas désagréable loin de là. Mais sans doute que son jeune âge la trahissait, elle avait des idées bien trop belles et c'était normal. La loi du métro, on ne la comprend parfois pas au premier coup. Elle fit alors un sourire tandis qu'elle rapprochait ses mains du feu pour se réchauffer. Ne jamais oublier que la Ligne Rouge est un ennemi, et que la guerre pouvait gronder à un moment ou un autre, alors il valait mieux prévoir et faire en sorte qu'elle ne puisse pas avoir de ressources pour contrer les assauts et mener des attaques redoutables. Elle agissait dans l'ombre, elle était ignoble au final. Enfin, tout le monde était plus ou moins une pourriture dans le métro.

« Tu as donc assez de connaissance pour éviter que des maladies ne deviennent uniquement mortelles… Moi qui pensais qu'il n'y avait qu'à Polis qu'on avait de telles connaissances et compétences… Tu avais un mentor assez intelligent pour t'inculquer tout ce qu'il savait c'est ça ? »

Dit-elle en penchant de nouveau son regard sur elle. Elle voulait absolument tout savoir. Savoir si les infirmiers de la Ligne Rouge suivaient une formation, savoir quelles têtes il fallait couper pour les affaiblir encore plus. Jamais l'espionne ne se salissait les mains, elle ne faisait que du renseignement, elle n'avait jamais tué personne et elle ne connaissait pas ce que ça faisait de planter une lame dans un corps ou de tirer pour faire exploser des organes. Elle ne savait donc pas, ce que pourrait être sa réaction si jamais elle devait un jour ôter la vie à quelqu'un.
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Klara Savinkova
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Message Sujet: Re: Les joues aussi rouge que la ligne rouge | Lun 12 Fév - 5:31

Le Kremlin... Je me rappelais le nombre de fois que nos officiers et camarades nous avaient interdit de nous en approcher. La tentation d'y aller n'en était qu'alors plus forte, surtout pour les débutants à la surface. Car les briques rouges ont un petit charme, qui rend la chose attirante et un brin réconfortante. Au lieu de nous, foutre la trouille, elle nous donne envie d'en approcher. Après tout, elles ont tenu bon malgré tout. Leur résistance à donc le don de nous apporter une petite douceur en nous. L'espoir que rien n'est perdu, malgré les démons qui en ont fait leur domicile et utilisent le Kremlin comme une piste d'atterrissage. Je décidais alors de corriger la blonde aussitôt, afin de lui retirer tout espoir d'approcher de ce lieu maudit si elle voulait aller chercher des herbes

-Je n'approche jamais du Kremlin. Personne n'en approche sauf les Stalkers, puisque ce lieu est maudit et source de malheur.

Je prenais une petite pause, repensant à notre expédition à la surface. Nous n'avions que pris le Kremlin en photo, d'un toit loin de celui-ci et les choses avait mal viré... Une chance que je ne suis pas une personne superstitieuse, sinon je croirais que seulement poser le regard sur les brisques rouges amène la poisse. Je rajoutais ensuite au sujet des herbes,

-Les herbes, elles poussent un peu partout. Certaines se trouvent plus principalement à la surface. Mais au finale, nous pouvons pratiquement toutes les trouver dans notre bon vieux métro.  

Je souriais doucement à ma comparse, rajoutant avec un clin d'oeil,

-Il faut seulement connaître dans quel environnement elles poussent normalement et prier d'avoir la chance d'en trouver lors d'excursion avec des pairs. Connaître leurs effets est bien pratique aussi, car certaines n'ont pas des effets positifs sur le corps humain... Même loin de là!

Aux commentaires sur mes connaissances, mes joues rougissaient un peu. Je retournais timidement mon regard vers les feux et souriait doucement. Se faire comparer en quelque sorte aux connaissances de Polis était quand même un sacré compliment. Je me grattais nerveusement l'arrière de la tête, visiblement flatté. Ne pas oublier que je restais une femme après tout, je n'étais pas insensible aux charmes des compliments, tout comme mes camarades masculins aime qu'on flatte leur égo d'homme. Je corrigeais toutefois la blonde rapidement, soufflant d'une voix suave et calme,

-Je suis infirmière en fait...Je fais de mon mieux pour éviter que les maladies ne deviennent mortelles, mais les conditions dépassant mon expertise, je les réfère à un médecin pour la suite.

J'avais ensuite un doux sourire, mélancolique alors que je rajoutais,

-J'ai une bonne connaissance des herbes grâce à mon paternel. Il a succombé à la maladie malheureusement, mais il m'a appris ce qu'il savait de son vivant. C'est un homme qui a vécu l'état d'alarme et l'entrée des survivants dans les stations. Il avait beaucoup d'histoire à raconter! Et d'anecdote sur Moscou avant l'arrivée des mutants...

Je restais ensuite silencieuse quelques secondes. Le visage de mon père me revenait en mémoire. Non une image morbide de lui sur son lit de mort. Mais une belle image, alors qu'il exerçait sa profession de Médecin comme un chef dans une station de la ligne rouge. Je le revoyais avec une patiente. Gardant toujours un sourire professionnel et doux. Un type bien en qui on peut avoir confiance. Ha papa...  C'est fou comment il pouvait me manquer!
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Tatiana Romanova
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Message Sujet: Re: Les joues aussi rouge que la ligne rouge | Lun 12 Fév - 18:51

Un parent proche lui avait inculquée ces quelques bases de médecine. Il était décédé. Tatiana eut un regard compatissant, en tant qu'humaine dotée de sentiments, elle avait légèrement hoché la tête, mais en tant qu'espionne, elle rayait un potentiel nom sur sa liste. Elle repensa alors elle aussi à ses parents. Elle ne les avait pas connus longtemps. Ils étaient sans doute à la surface quand elle s'était réfugiée dans le métro. Cependant, il lui était déjà arrivée de se demander si ils n'étaient pas vivants, si ils avaient aussi survécu en se terrant dans le métro moscovite. Jamais elle ne le saura, elle serait incapable de les reconnaître, elle avait encore des images floues de leurs visages dans sa tête. Elle releva donc son regard, repassait ses mains devant le feu puis elle reprit la parole.

« Donc en fait, tu es une infirmière que l'on envoie sur le front. Un peu partout dans le métro, tu accompagnes des escouades et si jamais il arrive un pépin tu donnes les premiers soins… Du coup, tu dois bien connaître certains endroits. Tu y trouves ton utilité puisque tu ramasses des herbes, et inversement puisque tu es quelqu'un qui peut potentiellement faire des sutures. »

Elle ne comptait rien dire sur elle, juste la questionner encore un petit peu et repartir en feignant une fatigue. Tout était prévu dans sa tête, de même pour son rapport qu'elle irait mettre dans un des classeurs se trouvant dans son bureau à la maison close. Toute personne qu'elle questionnait avait son utilité, et cette Klara allait figurer dans un dossier de la Ligne Rouge, soit celui des personnes pouvant être potentiellement dangereuses si jamais une guerre pointait le bout de son nez. La maquerelle entassait des papiers qu'elle seule connaissait parfaitement bien, elle savait qui était une tête pensante communiste. Elle indiquait au final, chaque renseignement sur la personne en prévision d'un éventuel assassinat si cette dernière devenait trop gênante, et Klara, aussi agréable pouvait-elle être aux yeux de la maquerelle, pourrait un jour se retrouver confronté avec un infiltré de la Hanse qui irait se salir les mains pour protéger la faction des rouges qui se trouvaient non loin d'eux, et où les tensions pouvaient de nouveau éclater.

« Ca se trouve, tu as déjà soigné des supérieurs de la Ligne Rouge. On dit ici qu'ils sont des voyous et des escrocs, je ne sais pas vraiment si c'est vrai mais ils ont une sale réputation… Et on dit que si ils ordonnent d'attaquer une station vous le ferez sans broncher… Tu serais prête à aller au front si on te le demandait ? Je ne sais pas vraiment si j'aurais la force de tuer un homme en tout cas... »

Elle voulait s'assurer d'une chose à présent. Elle regarda autour d'elle, elle parlait assez lentement pour éviter qu'une bagarre éclate. Les communistes étaient tolérés ici, rien de plus, et si elle parlait un peu plus fort nul doute qu'un alcoolique de la Hanse viendrait perturber la conversation.
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Klara Savinkova
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Message Sujet: Re: Les joues aussi rouge que la ligne rouge | Mer 14 Fév - 4:11

Je souriais amicalement à ma comparse lorsqu'elle expliquait en quoi consistait mon boulot de son point de vue. Lorsqu'en fait, elle cherchait une définition et attendait ma confirmation. Intérêt envers mon utilité dans mon escouade. Mais jeune fille naïve que je suis, je ne voyais pas le mal dans ses questions. Je ne voyais pas le problème dans sa quête de confirmation des propos mentionnée. Je tournais légèrement ma tête sur le côté avec une lueur amusée dans le regard. Mon corps était décontracté, profitant de la chaleur du feu et d'une bonne conversation. Reposant un peu mes muscles endoloris avant de reprendre la route et remettre notre vie en péril en marchant jusqu'à la prochaine station. Je faisais mine de réfléchir, validant si ce qu'elle avait dit était véridique, avant de souffler doucement

-Je peux en effet faire des sutures au besoin. Je suis capable d'évaluer l'état d'un patient et de donner un minimum de soin. J'arrive généralement à bien stabiliser les conditions et blessures le temps d'arriver à une station. Pour les herbes, j'en profite si nous sommes chanceux évidemment! Mais je sais aussi comment utiliser ce jouet!

Je tapotais doucement mon AK47 d'une main en souriant. L'air de dire que je pouvais aussi me défendre au besoin. Que je ne dépendais pas de mes collègues masculins entièrement pour ma défense. Nous sommes un groupe et nous protégeons mutuellement, mais nous avons tous nos propres habilités personnelles également à ne pas négliger! Je ne voulais être considérée comme une petite femme faible non plus. Comme une petite chose fragile, encore moins en territoire ennemi.

La suite des paroles de ma comparse me faisait relever un sourcil. J'approchais mes mains du feu et les frottaient ensemble. Réchauffant celles-ci pendant quelques secondes. Je laissais un petit rire résonner faiblement. Les rumeurs pouvant circuler dans la Hanse étaient à la fois amusantes et exagérées. Je déposais de nouveau mes mains sur mes genoux et posait mon regard dans celui de ma comparse. Baissant le ton de ma voix pour que cette conversation reste entre nous deux,

-Tu sais Aleksandrina... Des voyous et des escrocs, tu en trouveras partout. Sur toutes les lignes et dans toutes les factions. Les supérieurs de la Hanse n'ont guère meilleure réputation. Avare et cupide. Peu d'égard pour leur peuple. Ils enverraient des gens au front sans se soucier de leurs hommes et resteraient à l'arrière...Au contraire de mes Camarades de la Ligne Rouge qui peut importe leur grade, propagerons notre message d'espoir. Car nous sommes tous égaux.

La blonde fait alors mine de réfléchir. Fronçant légèrement les sourcils avant de sourire de nouveau,

-J'ai déjà soigné des camarades sergents... Parfois des camarades lieutenants également... Mais attaquer au front sans réfléchir... Je ne suis pas une idiote non plus... Je vais me dévouer pour défendre notre cause, mais je n'accepterais pas d'aller sur une mission suicide, tout comme mes camarades ne nous enverraient pas volontairement à notre perte.

J'avais alors un petit regard empathique. Je posais une main douce sur l'une des siennes. Réchauffant sa main par la même occasion,

-Je te souhaite de pouvoir vivre en paix. Le meurtre est une réalité bien présente dans le métro... Mais toujours aussi peu plaisante... Sérieusement... Quelle idiotie d'utiliser des balles sur nos semblables au lieu de mutant...

Je soupirais doucement et secouait la tête en fermant les yeux. Après quelques secondes, je retournais mon regard bleuté sur la blonde et redressais mon corps fièrement,

-Et toi, que fais-tu ici? Enfin, quel métier? Tout le monde sait que les démunis ne s'en sortent pas, et tu ne sembles pas dans le besoin.

Je retirais ma main de la sienne, attendant sa réponse. Patiente et courtoise. Une lueur sympathique dans le regard avec un sourire en coin légèrement amusé.
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Tatiana Romanova
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Message Sujet: Re: Les joues aussi rouge que la ligne rouge | Mer 14 Fév - 18:48

Tatiana dénotait que la jeune femme était loin d'être une lobotomisée par les idéaux communistes. Elle n'irait pas forcément se battre, et reconnaissait que les escrocs se trouvaient partout. Dans ce cas là, elle pouvait devenir une alliée dans certaines circonstances. Encore fallait-il les trouver… Mais c'était une chose à noter. Elle eut un léger sourire en entendant ces idées utopistes sur le fait de réunir tous les hommes dans le métro. Sans communisme et autres idées politiques, nul doute que ce serait réalisable, et encore, il y aurait toujours quelque chose pour diviser, c'était dans la nature humaine après tout. Ces paroles étaient beaucoup trop belles, et Tatiana s'en moquait intérieurement. Pourtant, cette jeune femme arpentait le métro, elle devrait donc être au courant que le plus dangereux ici n'est pas le mutant avide de chair humaine, mais l'homme lui même. C'est d'ailleurs l'homme, qui a ravagé la surface, et peu importe ses raisons, c'était suffisant pour justifier sa folie. Elle pencha son regard sur elle quand elle lui demandait plus ou moins de parler d'elle. Il était vrai qu'elle paraissait bien lotie. Elle allait lui dire une partie de vérité, sans pour autant se dévoiler totalement. Devant ce feu, elle était Aleksandrina, et non Tatiana, hors de question donc, qu'elle ne commence à dire qu'elle était la gérante d'un bordel et qu'elle menait très bien sa petite entreprise qui rapportait pas mal, qu'elle mangeait à sa faim et qu'elle jouissait d'un confort sommaire mais suffisant quand on voit ce qu'il y a comme taudis dans le métro.

« J'essaie de me faire une petite place, des gens qui veulent parfois bien partager un repas ou une conserve. Et quand je vois que ça commence à devenir compliqué, je vends mon corps... »

Elle prévoyait déjà la réaction de Klara. Entre le dégoût ou bien l'empathie. Ecoeurement, ou pitié. Si seulement elle savait qui était réellement la femme qui était venue lui parler… Vendre son corps, ce n'était pas grand-chose, et ce n'était pas pour rien que l'on disait que le métier de putain était le plus vieux du monde.

« Ca permet au moins de m'assurer que je ne vais pas mourir de faim et que j'aurais toujours un endroit pour dormir. »

Elle s'attendait aussi à entendre des idées communistes pour tenter de la convaincre de rejoindre la Ligne Rouge. Tout le monde agissait comme ça pour convaincre les gens de se rallier à des idéaux. Montrer un monde paisible, vanter les préceptes mis en place. Mais parfois, la réalité était bien pire, et ça valait aussi bien pour la Hanse que la Ligne Rouge, et même Polis d'ailleurs.

« Ce qui compte, c'est d'avoir le ventre plein et de ne pas attraper froid, alors il faut faire avec ce qu'on a et je ne suis pas quelqu'un qui va aller agresser le premier passant venu pour le dépouiller de ses poulettes voir de ses boites de conserve. Je ne suis pas assez folle pour oser ça. »
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Klara Savinkova
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Message Sujet: Re: Les joues aussi rouge que la ligne rouge | Jeu 22 Fév - 3:14

J'écoutais les propos de ma comparse avec une certaine empathie. J'étais contente de voir toutefois qu’à la Hanse, certains avaient encore comme valeur le partage. Que certains était encore dignes et méritait d'être appelé des êtres humains. Je regardais de nouveau vers le vieil homme qui n'avait toussé depuis un moment. J'aurais bien aimé vouloir voir un preuve de bonté à cet instant, mais je ne crois pas que j'allais avoir cette chance à l'instant et puis... Si elle tombait sur des gens acceptant de partager des conserves avec elle, c'était peut-être pour profiter de ce moment pour regarder ses beaux yeux. Un bleu doux et non négligeable. Je rougissais légèrement à cette pensée et déviait mon regard vers le feu.

Lorsqu'elle parlait de vendre son corps, je retournais mon regard vers elle. Un regard empathique et sans jugement. Elle faisait ce qu'il faut pour survivre et avait la chance d'avoir un physique le permettant. Car je doute que le pauvre homme soit arrivé à vendre son corps... Je l'observais alors sans aucune prétention, car sur la ligne rouge, nous sommes tous des camarades. Peu importe notre rôle social, nous sommes tous égaux. Je répondais alors d'une voix suave,

-Je ne vous juge aucunement. Vous savez, il faut de tout pour faire un monde. Je considère également que nous sommes tous égaux. Peu importe notre métier ou rôle social. Vous faites ce qu'il faut pour survivre et cela est déjà bien assez honorable de mon point de vue.

À ses mots sur le fait de dépouiller des innocents, sur le fait de ne pas être assez folle pour agresser autrui, je souriais avec douceur. J'étais contente d'entendre ces mots. Contente que je ne la croiserais jamais dans le métro à titre de bandit. J'avais croisé récemment un trio de bandit avec un groupe de marchand et ils avaient tué deux de mes camarades. Je ne portais guère ces individus odieux dans mon coeur, surtout après la perte récente de deux amis. Je posais mon regard sur le feu et souriait paisiblement,

-Vos mots sont pour moi rassurants. Je suis déjà tombée sur des bandits dans le métro et plusieurs de mes camarades sont tombés au combat. Le vol est loin d'être la solution à la survit et je suis peiné de voir à quel point ce moyen et si souvent utilisé au quotidien.

J'avais un petit sourire triste, alors que je me rappelais la fois où la cervelle de mon camarade sergent s'était retrouvé sur moi. Une balle dans la tête et Splash... J'avais de la cervelle et du sang partout dans le visage et sur les vêtements. Je chassais ces images de mon esprit du revers de la main et souriait de nouveau a ma comparse,

-Pardon... J'avais la tête ailleurs quelques secondes...

Je regardais autour de nous. Observant des soldats de la Hanse. Leur équipement, la sécurité importante et rajoutait,

-Si on met de côté la condition de vie des plus... Difficile... Vous êtes en sécurité ici, non? Je vois beaucoup de soldats pour veiller sur vous. Du bel équipement en bon état... Avez-vous subi des attaques de mutant ou bandit récemment?
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Tatiana Romanova
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Message Sujet: Re: Les joues aussi rouge que la ligne rouge | Jeu 22 Fév - 12:02

Si la Ligne Rouge et la Hanse pouvaient se mettre d'accord sur un point, c'est que les bandits étaient le mal le plus dérangeant du métro. Tatiana ne pouvait qu'acquiescer intérieurement aux paroles de la soldate. Et elle avait subi beaucoup plus qu'un simple braquage, elle avait vécu en captivité et en tant qu'esclave sexuelle, elle se gardait bien de le dire, des histoires macabres il y en avait énormément dans les sous-terrains. Elle était de ces mémoires qui montraient que l'Homme est un animal quand sa survie était en jeu. Heureusement, la Hanse avait réussi à la sortir de sa pauvre condition, et elle leur en était entièrement reconnaissante, et la dette qu'elle avait envers la faction était énorme, c'était d'ailleurs pour ça, qu'elle avait accepté de devenir espionne. Elle oeuvrait en quelques sortes pour que la Hanse puisse prospérer pendant de nombreuses années, elle se considérait comme une agente du gouvernement qui régnait sur les stations qui formaient l'Anneau et qui était sans doute la plus grande avancée qui soit dans le contrôle du métro. La Hanse était sans doute le futur du métro, et ce n'était pas les Rouges qui pourraient empêcher sa percée. Le communisme n'était rien de plus qu'un vestige de l'ancien monde, et sans doute rassurait-il certaines personnes, mais la réalité était pourtant crue, ce n'était pas ce genre de politique qu'il fallait pour gouverner les survivants du métro. Au final, Tatiana trouvait dommage de compter cette jeune femme comme une ennemie potentielle, mais elle ne devait jamais oublier qu'au delà des belles paroles qu'elle pouvait avoir, elle représentait l'étendard de la faction ennemie de la Hanse. La seule différence, c'est qu'une guerre secrète se menait actuellement, et elle savait très bien que les rouges devaient avoir de nombreux espions dissimulés un peu partout sur l'Anneau.

Pour ce qui était de la sécurité, il n'y avait pas grand-chose à dire, les stations résistaient bien aux attaques et ça devait être pareil pour la Ligne Rouge. Une station qui tombe aux mains de bandits et de mutants est un coup dur, il faut donc que chaque station appartenant à chaque faction soit protégée comme une forteresse impénétrable. L'armement était d'ailleurs lourd parfois et ceux qui gardaient les accès de chaque refuge étaient bien considérés par le reste de la population, il s'agissait sans doute du métier le plus dangereux et le plus courageux que l'on pouvait trouver dans ce monde sous-terrain.

« Je n'ai jamais vu une situation de crise. Il arrive parfois qu'on entende parler d'un mutant qui rôdait mais si il ne s'approche pas trop il n'est pas éliminé. Les soldats doivent sans doute s'assurer qu'il n'y a pas une meute qui approche et qui est avide de sang. Ils ont de toute façon des armes pour faire face à n'importe quelle situation, ça doit être pareil de votre côté. »

Elle fut alors pensive quelques secondes, puis elle reprit.

« Mais il doit y avoir des brèches sans doute, vous en avez dans vos stations ? »
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Les joues aussi rouge que la ligne rouge

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