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Garde du corps - Lycaon
le Sam 27 Jan - 0:42
Garde du corps - Lycaon

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Age :: 27 ans
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Un souffle brisa le silence morbide de la rame abandonnée. Se dressait au milieu de cette dernière, une silhouette. Droite comme un piquet, les muscles tendus, haletant comme un buffle ; Sergueï Zinovieva avait le regard fixé sur le plafond. De fins filets de sang serpentaient le long de son bras gauche. Leur descente continuait jusqu’au pistolet-mitrailleur, que Sergueï tenait fermement. Les gouttes qui arrivaient jusqu’au canon de l’arme remplaçaient celle qu’elles faisaient tomber, les envoyant s’écraser au sol dans un faiblement clapotement. À ses pieds, trois corps inertes dans une imposante flaque de sang.

Du sang, Sergueï en avait sur l’ensemble du corps, de son nombril à son crâne. Sa propre hémoglobine se mélangeait avec celles de ses trois victimes, ses blessures étaient dissimulées par cette épaisse couche vermeille qui commençait déjà à sécher et à dégager cette odeur que la tatouée connaissait si bien. Au moment où l’air empesté s’était engouffré dans ses narines, la mutante avait immédiatement sentit le tribut de son abus d’adrénaline dans l’ensemble de son corps. C’était une douleur atroce, qui pulsait en elle. Comme si chacun de ses muscles se déchirait, et ça se répétait, sans fin.

Cependant, Sergueï n’avait pas eu le choix, des brigands avaient attaqué les Siffleurs. La situation avait particulièrement échappé aux marchands et Sergueï avait dû user de sa mutation pour défendre l’ensemble de ses compagnons, mais, emportée par l’ivresse du combat, la jeune femme s’était lancée à la poursuite des fuyards. Dépassant largement les limites tolérées par son corps.

Ainsi, Isaac, son frère, l’avait trouvé agonisante avec les quatre corps. Et depuis cela, elle était allongée dans le wagonnet destiné à transporter les marchandises.

Autant dire que, sans Sergueï, les Siffleurs étaient aussi démunis qu’un infirme à la surface. De plus, il était dorénavant impossible de remettre correctement le transport en route, auquel cas, les blessures de la mercenaire se rouvriraient et elle serait encore plus proche de la mort. Isaac s’efforçait de la maintenir dans un état plus ou moins stable en lui procurant les premiers soins. A l’extérieur, les trois membres des Siffleurs marchaient aux côtés du wagonnet et le surveiller. Seul un seul d’entre eux savait se servir de l’arme qu’il avait entre les mains. Du moins, il pouvait toucher une cible.

Périodiquement, Sergueï hurlait à la mort avant de replonger dans une semi-inconscience. Ses douleurs faisaient remonter celles de son passé. Ainsi, ses hurlements exprimaient à la fois une douleur intense, mais aussi, une peur sourde. Sa voix se cassait alors qu’elle hurlait. Devenant strident, le cri se répercutait contre les parois du métro avant d’être étouffé par des sanglots pour qu’enfin, la blessée ne se taise.

Son frère s’occupait d’elle, tentant de la calmer du mieux qu’il pouvait. Assez vite, il la bâillonna et l’attacha en la rassurant. Il l’avait lavé et ausculté. Isaac n’était pas médecin, ainsi, il n’avait pu s’occuper que des blessures que les bandits avaient faîtes à sa sœur. Ces derniers lui avaient ouvert l’arcade gauche, une balle avait éraflé son bras gauche et elle s’était foulé la cheville pendant la course, puis l’altercation avait aggravé la blessure. Le roux avait bricolé une attèle, tant bien que mal, il espérait que ça suffirait. Aussi, Isaac devait s’assurer que la tatouée ne sombre pas dans l’inconscience, dans son état, ça ne serait pas l’idéal.
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Soldat-infirmier
le Sam 27 Jan - 6:50

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Age :: 25 ans
Patronyme :: Matveïeva
Surnom :: Klara
L'humidité et l'obscurité... Ambiance qui est toujours la même sur les rails entre les stations de métro. J'accompagnais un groupe à titre d'infirmière entre les stations de la Ligne Rouge. La mission était bien simple, assurer la sécurité des rails contrôlés par notre faction et éliminer les menace. Rien de bien compliqué, mais qui nécessitait quand même la plus grande prudence. J'avais donc tout mon équipement et mes collègues étaient loin d'être démunis également. Mon Ak47 reposait au bout de sa bandoulière, mais j'étais toujours en alerte et prête à poser mes mains sur mon arme.

Nous marchions depuis une heure environ, marchant le long d'un rail, lorsqu'on tombait sur trois corps et... beaucoup de sang sur le sol. Mes camarades avaient rapidement fouillé les lieux, pendant que j'examinais rapidement les corps, surveillés d'un compatriote. Je confirmais le décès des trois corps, je ne trouvais aucun pouls là ou j'aurais normalement dû en trouver un dans leur cou et poignet. Les trois corps étaient bien amochés d'ailleurs. Plusieurs factures, blessure créée par balle et l'effroi dans les traits de leurs visages ensanglantés. Définitivement pas une bagarre entre des monstres et un groupe de brigand. Non pas vu les blessures. Plutôt une bagarre entre des brigands et un autre groupe, comme nous. Un cri résonnait alors entre les murs du tunnel. Un cri exprimant douleur et agonie. Un bruit qui nous faisait tout froid dans le dos.

Je me relevais ensuite, notant mes observations sur un petit carnet que je rangeais dans mon sac avant de reprendre la route. Je notais les sexes des cadavres trouvés et quelques informations de base uniquement pour faire un suivi lors de notre retour dans une station sécurisée de notre faction. Je replaçais rapidement mon Kevlar en me relevant avec le AK47 le long de sa bandoulière. Kevlar qui heureusement, me tient au chaud malgré le froid et l'humidité. Moi qui ai toujours été particulière frileuse, quand j'ai obtenu ce gilet en cadeau par ma patrie, j'ai tout de suite amélioré la qualité de ma vie de façon considérable!

Peu de temps après avoir trouvé les corps, nous remarquions au loin mes camarades et moi un petit groupe. Faiblement armé également. Trois hommes et un wagonnet. D'apparence, ils étaient loin d'être une menace. L'état des corps qui était encore tiède à notre passage, me faisaient fortement douter qu'ils en fût les auteurs. Les pauvres semblaient de par leur non-verbal effrayé. Mes camarades également abordaient dans le même sens. Nous observions le groupe avec une méfiance certaine, mais n'allions aucunement tirer des conclusions hâtives. Il fallait toutefois compléter notre boulot. Pour la patrie et le bien-être de notre cause. Valider l'intention des intrus était donc primordial dans cet objectif.

Nouveau gémissement qui résonnait entre les murs. La provenance des hurlements venait donc clairement du transport. Mes camarades et mois n'attendions pas plus longtemps pour les intercepter. Nous étions six. Tous des soldats entraînés avec certaines spécialités pour certain. Nous étions tous bien équipés également et armés. Mon camarade responsable des opérations prenait alors les devants. Un grand homme aux cheveux courts et bruns. Celui-ci demandait alors d'une voix grave et rauque,

-Bonjour à vous. Que faites-vous ici et où alliez-vous?

Le ton de l'homme est autoritaire et strict. Le camarade sergent est en effet tout sauf joueur. Il fait son boulot à la lettre. Les trois hommes ne pointaient pas leurs armes sur nous et nous en faisions autant. Évitant ainsi une fusillade des plus inutile. Un autre gémissant se faisait entendre, en provenance du transport. Je ne pouvais m'empêcher d'aller y jeter un coup d'œil, restant toutefois sur mes gardes et alerte.

Mon regard tombait alors sur une scène des plus étranges. Je fronçais vivement les sourcils en voyant une dame tatouée, blessé, attaché et bâillonné.  Vu l'état de ses blessures au premier regard, je pouvais comprendre la nécessité de la bâillonner pour éviter qu'elle n'attire tous les monstres du métro à force de hurler. Mais le moyen de contention physique soit, la ligoter était-il réellement nécessaire? Je me mordais alors la lèvre inférieure et demandait à l'homme à son chevet avec un regard empathique,

-Que s'est-il passé? Pourquoi est-elle dans cet état?

Avant d'apporter des soins... Autant s'assurer de ne pas en donner à une personne qui me tuera dès que je vais approcher? Quoique... ligoté comme elle était, le danger était plus l'homme près d'elle, qui semblait veiller à son bien-être.
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Garde du corps - Lycaon
le Mar 30 Jan - 16:45
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Age :: 27 ans
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Six individus étaient sortis de l’obscurité et avaient intimé au groupe de marchands de s’arrêter. Si les trois hommes n’avaient pas levé leurs armes, ce n’était pas pour éviter la fusillade. Seulement, tous autant qu’ils étaient, la situation les avaient terrorisés et, s’ils n’avaient pas jeté leurs armes à terre avant de lever leurs mains en l’air esquissé un mouvement depuis qu’ils s’étaient arrêtés, c’était bien parce qu’ils étaient tétanisés par la peur. Ces gens n’étaient que des marchands qui n’avaient jamais fait autre chose que se reposer sur la mutante au crâne rasé, ainsi, c’était la première fois qu’ils étaient confrontés à cette situation.

De son côté, Isaac s’était redressé à l’intérieur du wagonnet pour observer la scène. Il n’arrivait pas à voir clairement les hommes qui entouraient son groupe. Mais avant même qu’il ne puisse faire quoique ce soit d’autre, sa sœur commença à remuer. L’agitation avait éveillé ses instincts guerriers. Bien que blessée et à la limite de l’inconscience, elle trouvait le moyen de bouger. Fort, heureusement, ses liens et son état ne lui permettaient pas de faire grand-chose. Isaac se rassit auprès d’elle et commença à lui parler à voix basse, lui murmurant de se calmer. Il accompagnait ses paroles en caressant le crâne de sa sœur.

Lorsque la puissante voix de ce qui semblait être le leader du groupe qui venait d’arrêter les Siffleurs raisonna, personne ne lui répondit. L’un des marchands se contenta simplement de tourner la tête vers le wagonnet et de crier à l’intention de son leader à lui.

-Isaac ! On a besoin de toi, ici !

Au moment où la voix parvint aux oreilles du leader, une jeune femme se faufila dans le wagon. Le roux fit mine de ne pas l’avoir repéré et, discrètement, il plongea la main dans sa poche, empoignant l’arme qui y était dissimulée.

Sergueï, elle, commençait de nouveau à se tordre de douleur, l’ensemble de ces muscles étaient bandés tandis que son corps se cambrait sur lui-même. Des râles de douleurs passaient parfois la barrière du bâillon, de la sueur et du sang dégoulinaient de son crâne. Mais, lorsque la voix de la jeune femme raisonna, l’attitude de la tatouée changea totalement. Elle ouvrit ses yeux, rendus écarlates par la douleur et les larmes, des râles bestiales commencèrent à sortir de sa bouche tandis qu’elle se débattait dans tous les sens. Isaac se pencha sur elle et recommença à parler.

-Calme toi Seryoga, maman ne voudrait pas que tu te fasses du mal comme ça.

Sergueï réagit instantanément au mot « maman ». Elle se calma, d’elle-même. Mais son regard ne quittait pas la nouvelle arrivante. Isaac, quant à lui attrapa sa canne et se redressa, faisant toujours dos à la demoiselle, un sourire vint orner son visage.

-On ne vous a jamais appris à frapper avant d’entrer ?

Lentement, il se tourna. Dévoilant sa face malade à la Rouge. En constatant l’appartenance à la Ligne Rouge de son interlocutrice, il se remercia d’avoir retiré les protections de sa sœur et de les avoir rangés. À présent, rien ne pouvait montrer qu’ils appartenaient à la Hanse. Le marchand reprit une mine plus sérieuse et répondit aux questions de la jeune blonde qui lui faisait face.

-Nous avons été attaqués par des bandits. Et Sergueï, ma sœur…

Sergueï regarda Isaac la pointer du doigt avant d’immédiatement reporter son regard sur la femme, comme si elle allait lui bondir dessus au moindre faux pas. De son côté, Isaac reprit.

-Elle a tenté de nous défendre, seulement, elle a été blessée et l’attaque nous a obligé à emprunter un autre chemin.

Il marqua une pause.

- Vous accepteriez de nous escorter jusqu’à la prochaine station ? Le temps qu’elle se remette de ses blessures.

Sergueï venait d’écarquiller les yeux de surprise. Si fort que ça lui avait fait mal.
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Soldat-infirmier
le Jeu 1 Fév - 0:27

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Alors que j'avais marché jusqu'à la source des gémissements. J'avais aisément remarqué le non verbal des trois hommes. Les épaules tendues, pliées vers l'intérieur et leurs mains, serrant leur arme comme si elle était une extension de leur bras. Les pauvres étaient effrayés. Le canon de leurs armes n'était même pas immobile, il bougeait rapidement dans toutes les directions. Je me demandais bien comment ils arriveraient à viser déjà en cas de fusillade. Mon camarade sergent avait posé une simple question. Question qui avait été entendue, mais non répondue.

Isaac? Je remarquais le regard du marchand dans ma direction. En toute logique, Isaac étant un prénom masculin, cela devait être l'homme devant moi. Il n'y avait la pas l'ombre d'un doute. Je grimaçais très légèrement en observant la jeune femme se tordre de douleur au sol. Le bâillon ne limitait pas complètement les râlements de douleur non plus. La pauvre n'était pas aux portes de la mort, mais démontrait une claire souffrance. J'observais légèrement le corps de la femme, couvert de sueur. Possible fièvre alors que son corps combattait une infection? Je ne pouvais dire à distance. Il me faudrait l'examiner pour pouvoir en dire plus.

En me voyant, la douleur devenait une sourde panique. La pauvre se débattait contre ses liens, alors que son regard rougi par les larmes ne cessait de me fixer. Je tournais légèrement la tête sur le côté en haussant un sourcil. Le changement dans son comportement après les mots de l'inconnu me touchait presque directement au coeur. Moi qui venais de perdre mon père. Je pouvais aisément comprendre le sentiment de ne pas vouloir décevoir son parent, même si celui-ci est dans la tombe. Une lueur sympathique remplissait mon regard, alors que mon camarade sergent s'impatientait pour sa part. Il avait reposé sa question aux pauvres marchants, qui continuait de trembler en regardant vers leur chef.

Mon arme était dans mes mains, chargé et prêt à tirer. L’AK pointait le sol pour le moment, puisque je ne voyais pas la nécessité de le pointer sur une blessée ligotée et un handicapé. Je gardais toutefois un pas de distance, gardant ainsi une distance sécuritaire, alors que j'attendais patiemment leur réponse. Frapper avant d'entrer? Je laissais un petit sourire franchir mes lèvres et répondait d'une voix suave,

-Je pourrais vous retourner le commentaire. Vous auriez pu cogner avant de circuler sur notre ligne.

Ils ne semblaient venir d'aucune faction en apparence. Mon regard se promenait un peu partout, à la recherche d'un signe d'appartenance, mais je n'en trouvais aucun. Mon camarade sergent, dans toute son impatience me rejoignait finalement. Voulant obtenir la réponse à sa réponse, il était plus facile de venir la demander au chef directement. Puisque les trois hommes tremblaient et bégayaient dès que mon sergent posait son regard glacial sur eux. L'homme de la ligne rouge dans la trentaine d'années arrivait pile au bon moment pour entendre l'explication nommée par le représentant du petit groupe.

Nous restions alors tous silencieux. Chaque soldat avait entendu les arguments prononcés et tous attendaient le verdict de notre camarade responsable des opérations. Celui-ci fronçait gravement les sourcils en observant le duo. Pour ma part, je remarquais le regard de la pauvre femme au sol. Les yeux écarquillés sous la surprise et probablement... Une douleur dans sa fierté... Puisqu'elle était après tout la personne qui les avait défendus. Petit pincement au cœur alors que son groupe devait dépendre d'autres individus pour assurer leur sécurité. Ce que je ne savais pas toutefois, était leur appartenance à la Hanse, ce qui devait rendre le tout encore plus difficile à accepter.

Le silence était lourd dans l'obscurité. Le sergent continuait d'observer les membres de la Hanse froidement. Comme s’il les analysait et évaluait les risques de dangerosité de chacun des individus. Il finit toutefois par briser le silence en frottant d'une main sa barbe brune. Faisant de nouveau entendre sa voix rauque,

-Nous allons vous escorter jusqu'à la prochaine station. Je parle pour tous mes hommes en disant que... Aucun de nous ne pourrait dormir paisiblement en laissant un groupe inoffensif et sans protection à la merci des monstres...

Un nouveau silence s'installait, encore lourd. Les sourcils froncés, le grand homme rajoutait avec méfiance,

-Toutefois, sauf en cas d'attaque... Je ne veux voir le canon de vos armes quitter le sol. Le premier qui ose pointer une arme sur mon groupe aura une balle entre les deux yeux... C'est bien compris? Et je veux en savoir plus... Les raisons de votre expédition... Où vous alliez initialement... Qui vous êtes...

Il posait son regard avec insistance sur les trois hommes armés, qui retirait même leurs doigts de devant la gâchette. Nouveau grondement, comme s’il regrettait sa décision, mais ne voulait revenir sur ses paroles avant de rajouter,

-Camarade Savinkova... Faites le nécessaire avec la femme qui est blessée...

Je hochais la tête calmement. J'observais l'espace disponible dans le Wagon, puis posait mon regard sur le duo. Mon sac à dos contenait divers équipements médicaux. D'un rapide coup d'œil vers les blessures visibles, je pouvais aisément faire le boulot pour la remettre sur ses pieds. Je doutais qu'un médecin soit nécessaire. Mes collègues surveillaient avec attention les hommes et l'environnement, en quête d'éventuel danger. Je montais alors à bord du wagon et soufflait d'une voix douce et suave,

-Je suis spécialisée en médecine de guerre. Je peux jeter un coup d'œil à ses blessures si cela ne lui dérange pas. J'ai du matériel dans mon sac également qui pourrait être utile pour sa cheville et offrirait un meilleur soutien.

Je souriais alors paisiblement. Un sourire doux et calme. Mon non verbal n'exprimait aucune menace, mais je continuais de tenir mon arme au cas ou quand même... Il ne faut jamais faire confiance à personne dans le métro...
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le Dim 11 Fév - 19:40
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Des coups de feu retentirent, suivis de cris d'agonie.

"On devrait peut-être aller voir, t'en dis quoi Vanya ?"

"Le boss nous a dit d'attendre ici, qu'il pouvait gérer ça sans nous. C'est juste un petit groupe de marchands, puis il va être furax si on se pointe avec nos gueules de curieux..."

"Raah ! Arrête de faire la fiotte. Moi j'y vais. Piotr et Boris, vous venez avec moi."

"Putain Kolia...c'est bon, j'arrive." répondit l'homme prénommé Ivan (Vanya), qui tentait de rattraper le trinôme. Ils quittèrent le couloir de service -dans lequel ils étaient cachés depuis près d'une heure maintenant- et marchèrent en direction du vacarme entendu un peu plus tôt.

Nikolaï (Kolia) s'arrêta net, tombant sur les cadavres de ses trois camarades. Une odeur de poudre flottait dans le tunnel. Des étuis de cartouche jonchaient le sol. Il pataugeait dans une marre de sang.

"Éteignez vos lampes. Le chef s'est fait buté comme une merde, c'est moi qui commande maintenant. Et celui qui la ramène j'le couche avec les autres !" menaça Nikolaï en armant le marteau de son pistolet Stechkin.

Le petit groupe de bandit reprit donc la route, sans broncher et dans l'obscurité du tunnel. Ils marchèrent quelques minutes à pas feutrés, apercevant finalement les deux groupes au loin.

Le chef nouvellement promu lança en chuchotant, d'un ton menaçant : "Toi, t'as une lunette sur ton fusil. Donne moi ça ! Et fermez là ! J'essaye de trouver leur chef"

Kolia colla son œil sur la lentille du fusil et fit défiler les visages, en quête d'une cible de choix à abattre.

"Là ! Je crois que c'est lui. C'est celui qui a le plus de charisme, c'est forcément lui...
Karasho... Ils sont plus nombreux, mais on a l'effet de surprise. On a plus beaucoup de munitions, alors visez bien. Et visez ceux qui sont armés en priorité."


Un coup de feu retentit, accompagné de courtes rafales, perçant le silence du tunnel.

Le corps du camarade sergent, inerte, chuta au sol ; accompagné presque aussitôt par deux soldats communistes. L'un s'écroula, mortellement touché, tandis que le deuxième mit un genou au sol, atteint à la jambe. Vivant, mais incapable de riposter efficacement.

Les balles sifflent près de vos oreilles et, dans un ultime réflexe, vous avez tout juste le temps de vous jeter à terre et d'assister à la scène, impuissants.


L'assaut vengeur des bandits modifie le contexte actuel et vous oblige à mettre de côté vos suspicions et à former une équipe avec les survivants, au moins le temps de vous défendre et/ou d'échapper à la menace.


Un lancer de dé (D20) sera nécessaire, quelque soit l'option choisie. Un seul de vous deux devra lancer le dé, en précisant l'option choisie. Vous devrez poster en gardant le même ordre, en prenant en compte les résultats du D20.

Vos options, ainsi que leur barème respectif : (Concertez vous avant d'agir !)

FUITE:
 




COMBAT:
 



Spoiler:
 
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le Dim 11 Fév - 23:57
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LA BAGARRE LA CANONADE
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le Dim 11 Fév - 23:57
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Le membre 'Sergueï Zinoviev' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'D20' : 19




EDIT : Félicitations pour le lancer de dé ! Wink

Récapitulatif :
Les bandits ont tous été éliminés par les soldats de la Ligne Rouge, votre groupe n'a pas subi de pertes supplémentaires. Le camarade sergent est mort, touché en pleine tête. Un soldat de la LR est mort peu de temps après, et un autre est blessé à la jambe, l'handicapant sérieusement pour la suite. Il a besoin de soins de toute urgence.
C'est au tour de Sergueï de répondre.

Vous pouvez décider de dépouiller les bandits, leur équipement de valeur est le suivant :

-AK47 x2, mauvais état
-Pistolet Stechkin, état correct
-Mosin Nagant avec lunette (fissurée), état général passable en prenant en compte l'âge de la chose...
-Deux lampes de poche, en fin de vie

Bon jeu, et restez à l'affût ! Wink
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le Mer 14 Fév - 12:15
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La blonde eut une réaction qui surprit et amusa la fratrie. En quelques sortes, ils avaient cogné avant de venir ici. La communiste jaugeait l’environnement du duo, tandis qu’elle était rejointe par un homme de la même tranche d’âge qu’Isaac. Son visage se tordait dans une expression froide et sévère. Cette sévérité cachait aux yeux de Sergueï une naïveté enfantine ; s’attacher à une quelconque hiérarchie au sein du métro était une réelle perte de temps. De toute façon, se rattacher aux codes de l’ancienne civilisation, ça sonnait creux pour la Chienne de la Hanse.

Néanmoins, elle était forcée de le reconnaître, dans ce cas de figure-ci, le gradé de la ligne rouge avait la vie des Siffleurs entre ses mains. Le regard de la raser passait de la blonde à son supérieur, toujours avec la même haine dans les yeux. Lorsque que l’homme parla, elle resta attentive à ses paroles, non pas sans bouillonner de colère, mais au moins, elle écoutait. Il donnait trop d’ordre, ça la mettait hors d’elle.

De son côté, Isaac serrait les dents sans laisser transparaître de son malaise. Il n’aimait pas les questions du camarade-sergent, même s’il semblait se montrer coopératif, Isaac risquait de ruiner leur couverture et la raison d’aider l’homme à les escorter en répondant. Et ce n’était surtout pas le moment, car ce dernier avait ordonné à la jeune femme dénommée Savinkova d’examiner Sergueï. Finalement, c’était surtout de l’état de sa sœur qui préoccupait l’herboriste. Il ne devait pas les laisser les abandonner avant qu’elle ne soit remise.

Il allait formuler une réponse quand, le crâne du camarade-sergent de la Ligne rouge fut perforé par une balle. Sa cervelle éclaboussa la jeune femme et les murs de wagon. Isaac n’hésita pas une seconde et détacha les liens de sa sœur. La fratrie se plaqua contre la paroi du wagon tout en entraînant la demoiselle avec eux.

Étrangement, Sergueï paraissait calme, son visage n’exprimait absolument aucune émotion, tous ses sens étaient à l’affût. Des coups de feu raisonnaient, les soldats de la Ligne Rouge avaient réagi à la seconde où le premier coup de feu avait raisonné. Sergueï hurla soudainement.

-Siffleurs, effectuez des tirs de suppressions !

Sans se faire prier, les marchands pointèrent leurs armes dans la même direction que celles des communistes et tirèrent. Ils ne cherchaient pas à tuer, mais, juste à gêner.

De son côté, la tatouée tendit la main vers l’arme du défunt camarade Sergent et l’attrapa, d’un geste habile elle actionna le cran de sécurité et retira le chargeur de l’arme, après cela, elle l’attrapa par le canon et se releva tant bien que mal en utilisant l’arme comme une canne. Se tournant vers Isaac et Savinkova, elle parla.

-Restez derrière moi, si l’un d’eux arrive, je le tue.

Plusieurs minutes passèrent. Sergueï tenait difficilement debout, ses jambes tremblaient et son corps était régulièrement secoué de spasme de douleur. Une minute plus tard, le silence reprit ses marques dans les tunnels du métro. Les marchands et les soldats attendirent encore une autre minute. Très vite, le verdict fut donné ; personne d’autre n’avait été touché et après vérification, l’élimination totale du groupe de bandit fut confirmée. Sergueï était presque déçu de ne pas avoir mis la main à la patte.

Quelques soldats s’attroupaient autour d’un autre, la rasée devina assez rapidement que l’état de ce dernier était plus prioritaire que le sien. Soupirant, elle se tourna vers la blonde.

-Mettez votre blessé ici et partons, on ne sait pas ce que la fusillade pourrait attirer.

En disant cela, elle se traîna jusqu’à l’endroit où elle était couchée un peu plus tôt. De son côté, Isaac descendit du wagon et commanda au reste de son groupe d’aider à mettre le blessé dans le wagon. Il suggéra également d’aller dépouiller les cadavres, il n’avait plus besoin de grand-chose après tout. Il suggéra aux soldats de stocker les biens dans le wagon et de les partager une fois qu’ils seraient tous en sûreté. Après cela, il remonta dans le wagon et s’adressa à la femme de la Ligne.

-Vous pouvez taper dans notre stock d’herbes pour vous occuper d’eux. Voyez ça comme un maigre remerciement de ma part !
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le Lun 19 Fév - 4:53

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J'étais presque dans le Wagon, lorsqu'un coup de feu résonnait. Perçant le silence qui s'était installé dans le métro. J'eus tout juste le temps de me retourner, que du sang et des morceaux de cervelles m'éclaboussaient le visage et les vêtements.  Un grand trou dans la tête du sergent, son visage maintenant surpris. Dernière émotion que son visage exprimait avant que la mort ne l'emporte. Le corps de l'homme tombait alors lourdement sur le sol, tout près du wagon, pendant qu'une marre de sang se créait autour de sa tête, imbibant le sol.

-Ho putain!

Ensuite, de courtes rafales se rajoutaient à l'équation. Le tout se passait très rapidement... Deux autres soldats de la ligne rouge étaient touchés lors de la rafale. Le pauvre homme tombait au sol, une balle trouant son torse. Un endroit bien souvent fatal et avec peu de chance de survie. Le troisième soldat recevait la balle dans la jambe, le faisant poser un genou au sol dans un grognement vif et douloureux. Malgré l'effroi et la peur de voir nos frères touchés au combat, l'adrénaline et l'instinct de survie prenaient le dessus sur la peur. L'un des deux soldats encore intacts hurlait alors,

-En formation les gars!

Le pauvre blessé restait un genou au sol et commençait rapidement à faire des tirs de suppressions avec les marchands. Le sang coulant vivement hors de sa jambe. Les deux autres soldats relevaient alors leurs armes et tout en courant, tirait vers les agresseurs. Soldat de la ligne rouge bien entraîné, ils ne gaspillaient pas leur balle et visaient en tirant. Leurs armes ne tremblaient pas trop en courant non plus. Les deux hommes trouvaient rapidement des points de couvertures sur les murs de chaque côté.

Pour ma part? Je ne voyais qu'une chose. Le soldat mourant au sol... Si je courais et faisait une pression sur sa plaie rapidement... Peut-être que j'arriverais à arrêter l'hémorragie? Toutefois, je n'eus le loisir d'essayer de courir pour effectuer mon plan. Le frère et la soeur m'attrapaient et me couchaient avec eux durant l'échange des coups de feu. Je comprenais l'intention de leur geste. On n’envoie pas l'infirmière au front, car elle est souvent plus utile après les coups de feu pour guérir les blessés... Mais je trouvais frustrant de laisser mes camarades se battre et mourir sans intervenir... Peut-être y avait-il toutefois une raison plus grande à la protection de la fratrie... Soit mon utilité pour guérir la femme tatouée. Ou peut-être que je cherchais trop comme d'habitude et que c'était simplement un acte humain... Difficile de le considérer dans un monde comme le nôtre.

La blessée se relevait pour nous protéger. Je haussais un sourcil toutefois et attrapait mon AK. Je la rejoignais, me tenaient près d'elle et essayaient d'aider mes camarades. Mais vu la distance, je n'allais être d'aucune utilité pour viser. Je n'avais aucun angle. Et les coups de feu qui continuait, je voyais les balles ricocher et passer près du corps de mon camarade couché au sol. Je me mordais la lèvre, impuissante. Sortir de ma position à cette étape de la fusillade aurait été m'exposer aux balles directement. Bordel que c'était frustrant...

La fusillade continua pendant quelques minutes encore. Les soldats sortaient légèrement de leur couverture pour tirer, puis se recachaient. Les marchands gênaient les bandits avec leur tire, quoique très imprécis! Puis finalement, un troisième grognement résonnait sous les coups de feu, alors que le dernier homme du groupe adverse s'effondrait sur le sol dans un râlement douloureux. Les deux soldats de la ligne rouge allaient toutefois valider cette information. Ils marchaient le long des murs en fléchissant légèrement les genoux. L'arme levée. Les trois cadavres des bandits recevaient des coups de pieds, afin de vérifier leur état. Aucune réaction. Leur corps était rapidement fouillé, puis les deux communistes revenaient vers le groupe avec l'équipement du trio.

Je sortais rapidement du wagon. Laissant mon AK pendre au bout de sa bandoulière, je tâtais le cou du sergent. Au cas où il serait encore vivant... Ne sait-on jamais, les miracles arrivent parfois! Je me relevais ensuite, silencieuse et me dirigeait vers le deuxième soldat couché au sol. Soufflant pour la tatouer,

-Merci... Je vais tâcher de ne pas prendre trop de temps...

C'est donc avec l'aide des marchands et de mes collègues que notre camarade blessé à la jambe était maintenant étendu dans le wagon. L'autre soldat touché n'ayant pas survécu non plus... Nous avions donc deux morts sous les bras. Mais nous n'avions pas le temps de les pleurer. Encore moins d'amener leur corps. Leurs dépouilles étaient fouillées et c'est avec respect qu'on rangeait l'équipement de nos défunts camarades avec celui des bandits dans le wagon. Retourner en sécurité et stabiliser l'état des blessés était la priorité, l'équipement pourrait être distribué ensuite équitablement. Les deux soldats se divisaient alors. Un en avant et l'autre à l'arrière du wagon, alors que nous reprenions rapidement le chemin de la prochaine station

-Bien... De toute façon, nous n'avons pas de temps à perdre... On y va!

Pour ma part, je fronçais les sourcils à la blessure. Je dégainais rapidement mon couteau, pour couper le tissu autour de la blessure. Je déposais le couteau à côté de moi et tirait sur le tissu, obtenant enfin une belle vue sur la blessure. D'une main habile, je fouillais dans mon sac à dos pour en sortir une lampe de poche et un long tissu. J'attachais le tissu fermement autour de sa jambe au-dessus de sa blessure pour cesser le sang de couler légèrement. Je hochais la tête aux mots de l'homme et soufflait en ne détournant pas ma tête de la blessure,

-Merci... Je vais avoir besoin de deux bols d'eau, d'une cuillère et d'une Grisette séchée... Pour votre amie, je vais devoir examiner son état avant de savoir quoi utiliser.

Ma lampe de poche éclairait la blessure. Je tirais légèrement sur les bords de la plaie pour l'agrandir et soufflait,

-Désoler mon vieux... La balle est encore à l'intérieur... Je vais devoir la retirer...

Je cherchais autour de moi et tendait un morceau de tissus à mon camarade qui l'utilisait alors comme un bâillon. Je voyais toutefois la peur dans son regard. Il savait qu'il allait souffrir et s'y préparait mentalement. Le sang continuait de couler, il fallait agir rapidement. D'une main habile, je savais exactement où fouiller. J'agrippais rapidement dans mon sac à dos une paire de pinces propre et recouverte d'un plastique. Paire de pinces longue et mince. Je relevais mon regard vers mon camarade, demandant à la femme tatouée de tenir la lampe de poche,

-Prends une grande inspiration... 1...2...

Sans lui laisser le temps de penser au pire. L'une de mes mains appuyait sur la cuisse pour la maintenir bien au sol, et la paire de pinces entrait dans la blessure. Agrippant habilement la balle, je tirais rapidement celle-ci hors de la jambe. Le pauvre homme hurlait dans son bâillon, puis se détendait soudainement en couinant de douleur. Une goute de sueur coulait dans le visage de l'homme, alors que ses yeux était mi-clos. Sans perdre de temps, je bandais la blessure avec un bandage propre. Du ruban adhésif venait maintenir mon travail en place et j'utilisais un morceau de tissus propres pour entourant la jambe autour de la blessure. Réduisant comme je le pouvais le contact avec l'air libre, réduisant les risques d'infection. C'est seulement à ce moment que je me permettais de retirer le premier tissu que j'avais serré autour de la blessure, pour empêcher le sang de couler. Je soupirais en regardant le visage pâle de l'homme,

-Ça va aller camarade... Ne bouge pas trop, et tout devrait bien se passer...

Mon regard retournait vers le frère et la soeur. Reprenant ma lampe de poche, je demandais,

-Vous pourriez m'amener les objets que j'ai demandés, s'il vous plaît? En passant, mon nom est Klara, Klara Savinkova.

Je laissais une seconde de silence, avant de rajouter,

-Il me fera plaisir de vous examiner également, en remerciement pour votre support dans cette situation peu favorable. Je veux seulement lui donner sa dose de Grisette avant afin d'apaiser la douleur. Peut-être pourriez-vous m'expliquer comment vos blessures sont survenues et quels endroits ont été touchés principalement en même temps?

Mon ton était calme, courtois et professionnel. Comme à mon habitude lorsque je bosse.
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le Mer 28 Fév - 21:29
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-Tu as entendu ? Va lui chercher ça, s’il te plaît.

Isaac s’était adressé à un membre de son groupe qui était resté à proximité du wagon, il avait ainsi pu entendre ce que la jeune femme de la Ligne Rouge avait demandé. Sans se faire prier, le Siffleur disparu dans l’obscurité pour aller chercher les plantes demandées par l’infirmière. Sergueï, quant à elle, avait poussé un profond soupir et levé les yeux au ciel quand la communiste avait parlé de l’examiner avant de se tourner sur le dos, se poussant légèrement pour laisser son frère s’asseoir.

Malgré la douleur, la tatouée n’était pas vraiment enchantée d’être soignée par une membre de la faction rouge. Si Ustinya l’apprenait, la nouvelle ne la mettait pas en joie, c’est sûr. Même si la jeune fille n’était pas là, Sergueï avait l’impression de la trahir en confiant son groupe et accessoirement sa vie à ceux que son amie détestait le plus au monde.

La rasée ne pouvait pas s’empêcher de froncer les sourcils et d’être agacée par les gémissements du blessé. Mais, en même temps, elle n’arrivait pas à faire face à la scène. La douleur ne se lisait que trop bien sur le visage du soldat et dès que la jeune femme voyait pareille expression, de douloureux souvenirs ressurgissaient dans son esprit.

La chienne de la Hanse ne put retenir un grognement quand l’infirmière lui demanda de lui tenir la lampe, elle allait refuser, mais, Isaac la fit changer d’avis en prononçant son surnom d’une voix douce, mais néanmoins autoritaire. Il lui intimait ainsi de faire preuve de courtoisie envers celle qui allait la soigner, bien qu’elle n’ait aucune idée de cette intention cachée, la mutante se résigna. Elle attrapa la lampe et se tourna, non sans soupirer de douleur. Mais ce fut encore pire quand la blonde commença à extraire la balle. Tout ce sang, cet outil qui entrait dans le corps de l’homme, ce dernier qui mordait son bâillon, son corps qui était maintenu au sol, suppliait de se tordre de douleur comme jamais.

Sergueï n’arrivait pas à détourner les yeux de ce spectacle macabre. Son expression était froide, mais on pouvait y discerner un soupçon de pitié, ou de tristesse. C’étaient ses sourcils qui trahissaient son masque impassible, se fronçant d’une manière inhabituelle, exprimant la compassion que Sergueï éprouvait face à cette souffrance. Isaac, de son côté, n’en loupait pas une miette. Il observait chacune des réactions de sa sœur, la sondant de fond en comble. Il voulait la confronter à ses démons, la rendre humaine. Apparemment, ça marchait.

Presque trop bien même. La main de Sergueï glissa jusqu’à la poche où Isaac cachait son arme, elle voulait achever les souffrances du blessé, le libérait de l’enfer qu’il vivait. Au moment où ces doigts se refermèrent sur la poignée de l’arme, le bras d’Isaac agrippa fermement le poignet de Sergueï.

-Arrête.

Il avait sifflé cet ordre entre ses dents de sortes à ce que personne ne puisse l’entendre si ce n’est Sergueï. Cette dernière le regarda un instant avec de grands yeux vides, puis elle lâcha l’arme. Dans le même temps, l’opération arriva à sa fin. Savinkova rassura son patient puis leva la tête vers Isaac et Sergueï demandant si elle pouvait avoir ce qu’elle avait demandé plus tôt, récupérant sa lampe et déclarant son identité ; Klara Savinkova. Au même moment, le Siffleur à qui Isaac avait demandé d’apporter les onguents grimpa dans le wagon et confia un sac à l’infirmière avant de redescendre immédiatement.

Klara annonça également son désir d’examiner Sergueï tout en demandant des précisions sur ses blessures. Isaac prit d’abord la parole.

-Elle a subi des coups au niveau de la tête et des côtes, sûrement au niveau des jambes, elle n’arrive pas bien à marcher. J’ai apporté les premiers soins, mais si vous pouviez vous assurer que ça ne risque pas de s’infecter, ce serait vraim…

Sergueï s’éclaircit la gorge avant de couper son frère, lassée de ces mensonges et pas du tout enjouée par l’optique qu’une rouge pose ses mains sur elle.

-C’est des douleurs musculaires, elle pourra rien y faire.

Elle marqua une pause et reporta son regard sur Klara.

-Je suis mutante, c’est juste des courbatures liées à ça.

Une expression douloureuse passa sur son visage, la tatouée souffla un instant avant de reprendre, haletante.

-File-moi juste un truc contre la douleur et dégage de là.
-Seryoga !

Isaac avait rugi, faisant automatiquement taire Sergueï qui se tassa sur elle-même. Elle se tourna en grognant légèrement, faisant mine de ne plus s’intéresser à la situation. Isaac soupira et s’adressa à Klara. Plus calmement

-Désolé pour ça. Examinez-là s’il vous plaît, je n’aimerais pas que son cas s’aggrave.
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le Dim 4 Mar - 7:09

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J'écoutais calmement l'Homme, alors qu'il me faisait l'inventaire des zones où sa sœur avait été touchée. Hochant de la tête avec un air professionnel au visage. Empathique et observatrice, deux mots clés lorsqu'on donne des soins a un patient. Il y avait plusieurs zones à évaluer, autant faire un examen complet à ce niveau. Sans parler que notre progression semblait se dérouler dans le calme et l'ordre, je pouvais prendre le temps de le faire correctement et en toute quiétude. Je commençais alors à fouiller dans mon sac à dos, pour en sortir une gourde. Je rinçais mes mains à l'eau, les frottait, puis les essuyait pour les avoir un minimum propre avant l'inspection. Ce n'était pas aussi hygiénique que dans une station, mais je crois que cela importait peu à Isaac. Et puis, ce n'est pas comme si dans le métro nous avions le luxe d'avoir du désinfectant pour les mains!

C'est alors que ma patiente ne semblait point d'accord. Je fronçais doucement les sourcils lorsqu'elle m'avouait être une mutante. Des courbatures liées à sa mutation? Elle avait donc dû l'utiliser et en avoir les effets secondaires, tout comme moi lorsque j'utilise la mienne... Je me gardais bien de le leur avouer tout de même. J'avais toutefois la curiosité malsaine de me demander quelle pouvait bien être sa mutation?

Un truc contre la douleur et... Dégager de là... Je ne pouvais m'empêcher d'avoir un petit sourire en coin, alors que je haussais mes sourcils. On ne donne pas des antidouleurs comme ça sans que cela ne soit réellement nécessaire premièrement... Car ces herbes sont le fruit de mutation et moins on en prend, mieux cela doit être pour l'organisme. L'effet secondaire de celle-ci n'a pas été trouvé encore, mais on se doute bien que ce ne doit pas être très bon pour le corps humain d'en consommer trop souvent.

La scène de ménage reprenait alors et l'homme la faisait taire de nouveau. Elle se couchait en boule dans un coin et je soupirais doucement. Une vraie gamine... Mon regard se posait sur l'aînée des deux, qui me demandait quand même de l'examiner. Mon regard se tournait alors vers la femme en question et je fronçais très doucement les sourcils,

-Je vais l'examiner... Mais si elle me blesse, j'arrête tout...

Mon ton était franc. Je n'allais pas soigner une personne qui me veut du mal quand même! J'approchais donc de la jeune femme, lentement pour ne pas créer encore plus de méfiance,

-Sergueï c'est bien ça? Je vais vous demander de vous coucher sur le dos...

Elle s'exécutait, non sans grogner. Le regard de son frère la ramenait de nouveau à l'ordre et j'entamais alors de tâter et observer les régions du corps qui m'avait été indiqué par l'homme. La tête, les côtes et les jambes. Rapidement, à l'aide de ma lampe de poche pour avoir plus de lumière je trouvais une blessure sur la tête. Sur le côté du crâne près de l'oreille. Le sang était séché autour de la blessure et ne nécessiterait pas de point de suture, seulement un bon nettoyage. En tâtant les côtes, lorsque je touchais la 7e en partant de celle du haut, sa réaction était plus vive. Ma patiente gémissait, voir hurlait presque de douleur. Je relâchais la pression. À la voir se tortiller ainsi toutefois, je me doutais qu’elle ne devait pas être brisée. Après avoir examiné les jambes, je trouvais rapidement la difficulté reliée à la marche. La cheville droite qui avait une jolie enflure. Le bandage de premier secours qui avait été fait par Isaac ferait le boulot jusqu'à une station pour cette blessure. Dernière vérification, je prenais son pouls, puis sa pression artérielle à l'aide d'un appareil manuel. Tout me semblait beau pour ses deux résultats. Un pouls à 75 et une pression artérielle de 72. Ce qui est dans la normal, ni trop haute, ni trop bas.

J'attrapais alors le sac qu'on m'avait amené avec le matériel demandé. Des antalgiques ne feraient pas de mal à nos deux blessés décidément. La tatouée continuait de gémir et à ce rythme, alerterait encore d'autres bandits ou pire... Des mutants... Je prenais l'un des chapeaux séchés de la Grisette et l'écrasait dans le bol pour en faire une poudre. D'un ton doux, j'expliquais ce que je faisais à l'homme en même temps, ne voulant pas l'inquiéter par mon silence,

-Je leur prépare un antalgique. Les chapeaux de Grisette séchés et réduits en poudre ont cette propriété... Il faut toutefois faire attention au dosage et être vigilant sur ce point.

Le chapeau était bien réduit à l'état de poudre et je versais deux cuillères dans un bol séparé. Je versais alors un peu d'eau dans le bol, mélangeait la poudre avec le liquide pour que cela soit plus facile à avaler pour nos blessés. Le premier qui recevait sa dose était le soldat de la Ligne Rouge, qui continuait de serrer la mâchoire silencieusement. Je répétais donc le procédé, avec le même dosage, puis tendait le bol à la jeune femme. Attendant patiemment qu'elle le prenne de façon adéquate pour ne pas l'échapper. Mon regard se tournait alors vers Isaac,

-Isaac c'est bien cela?

C'était le nom que j'avais entendu alors que ses camarades semblaient l'appeler plus tôt.

-Si cela peut vous rassurer, elle n'aurait de besoin que d'un peu de soin. Sinon dans l'ensemble, son état me semble stable. Sa pression artérielle et son pouls sont bons. Sa blessure à la tête devrait être au moins nettoyé pour prévenir l'infection, mais elle n'aura pas de besoin de point de suture. Sa 7e cote du côté gauche semble plus sensible. À savoir si elle est fêlée ou brisée toutefois, seul le temps nous le dira. Si les douleurs continues au thorax, qu’elles sont insupportables et constantes, elle devra voir un médecin. Pour sa cheville, votre support fera le boulot le temps d'arriver à une station. Je n'aurais fait mieux moi-même vu le contexte actuel. Une racine de Mane en décoction ou en onguent aiderait toutefois à réduire l'inflammation.

Mon regard se posait ensuite sur la jeune femme qui semblait avoir terminé de prendre son remède contre la douleur, je lui posais la question calmement, sachant qu'elle avait tout entendu,

-Puis-je nettoyer la blessure sur votre tête? Je ne veux le faire sans votre consentement.  
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le Mar 27 Mar - 13:42
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Les joues de Sergueï pulsaient au rythme de sa respiration. Cette dernière était rauque et bestiale, tant bien que mal elle essayait à la fois de contenir sa douleur et son envie de sauter à la gorge de Klara. Le petit sourire en coin de cette dernière faisait enrager la mercenaire, la partisane de la Ligne Rouge semblait se moquer d’elle, ça mettait la tatouée hors d’elle. Sergueï ne put que grincer des dents et s’exécuter quand la femme lui demanda de s’allonger sur le dos.

L’auscultation commença alors. Si Sergueï garda une attitude relativement hostile tout le long, c’était surtout à cause des frissons provoqués par le toucher de l’infirmière. La mercenaire n’avait pas l’habitude de ce genre de contact humain, médical et presque bienveillant. Plusieurs fois, elle avait eu comme un sursaut quand Klara l’avait touché, sursaut souvent suivi d’un grognement de douleur. Mais, lorsque Klara toucha la côte blessée de Sergueï, elle réveilla une douleur qui n’était en rien comparable à ce que tentait de supporter la mercenaire depuis déjà quelques heures.

La mercenaire se raidit en un instant, sa voix se cassa alors qu’elle hurlait de douleur. Lorsque la douleur s’amenuisa, le corps tatoué de Sergueï retomba lourdement sur le matelas. Sa respiration soulevait son ventre et sa cage thoracique à un rythme impressionnant, elle plissait les yeux de douleur, tandis que des larmes coulaient lentement de ses yeux. La jeune femme resta totalement insensible au reste de l’auscultation, n’opposant même plus la moindre résistance.

Ses yeux s’étaient ouverts et contemplaient maintenant le plafond du wagon, vides de toutes émotions. Isaac la regarda un moment assez soucieux de son état. Il s’était redressé, son regard allait de sa sœur à son « invitée », si l’on peut dire, de la ligne. Il acquiesça lorsqu’elle commença à lui expliquer ce qu’elle faisait. Intérieurement, il s’impatientait. C’était certes normal qu’elle soigne son camarade en premier, mais il n’avait vu sa sœur dans cet état qu’en de rares occasions, il avait peur de la voir sombrer dans une transe guerrière causée par des souvenirs refaisant surface.

Lorsque l’infirmière se hissa jusqu’à Sergueï pour lui tendre le bol, cette dernière tendit faiblement ses mains pour l’attraper, elle se redressa, non sans mal, et porta le bol à ses lèvres. Elle but goulûment, des traînées de liquides sirupeuses coulèrent sur son menton. Mais, rien que sentir le liquide épais descendre dans sa gorge l’apaisait. De son côté, Isaac acquiesçait tout en écoutant les paroles de l’infirmière, dès qu’elle eut fini, il tourna la tête vers l’extérieur du wagon.

-Liev, trouve-moi des racines de Mane, tout de suite.

Puis, il se tourna à nouveau vers Klara.

-Je vous remercie de ce que vous faîtes pour ma sœur, Klara. Elle est reconnaissante, même si elle n’en a pas l’air.

Après cela, il laissa l’infirmière se tourner vers Sergueï qui s’était à nouveau laissé glisser contre le matelas. Mais, alors qu’il s’attendait à voir sur le visage de sa sœur une expression colérique et qu’elle repousse la blonde, la rasée se contenta d’acquiescer faiblement les yeux mi-clos. Le frère de la blessée choisit alors de s’éclipser, il était curieux de voir comment sa sœur allait réagir dans son état, mais pour ça, il lui fallait disparaître du champ de vision de cette dernière. Pour ne pas l’influencer.

Tandis que Klara se mettait au travail, la Chienne de la Hanse avait de plus en plus de mal à tenir éveillée. Ses yeux semblaient lourds. Pourtant, elle attrapa soudainement la main de Klara, mais contrairement à ce qu’on aurait pu penser, la poigne de la tatouée était relativement faible, à telle point que sa main glissa presque aussitôt du poignet de la rouge. Sergueï ne murmura qu’un mot, à peine audible ; « maman ». Suivi d’excuses.
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le Lun 2 Avr - 6:04

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Mon intervention semblait faire plus de mal que de bien pour le moment. Mais c'était malgré tout pour le bien de la tatouée! Les côtes et la tête étaient les deux endroits qui avaient suscité le plus de réactions. Normal, puisque c'était les endroits avec les blessures les plus graves sur le corps de la femme. Je sentais son regard lourd et rempli de haine sur ma personne. Si ses yeux avaient pu lancer des éclairs, elle l'aurait fait et j'étais certaine qu'elle essayait de le faire à l'instant même. La tension était bien palpable dans l'air, mais le frère de la jeune femme semblait la détendre, comme une présence rassurante et autoritaire, qui lui dictait comment se conduire adéquatement.

L'Homme avait bien écouté toutes mes explications, puis avait même demandé des racines de Mane immédiatement. Celui-ci avait réellement à coeur la santé de sa soeur. Il était beau de voir un lien fraternel aussi attentionné de nos jours. Plusieurs individus pourraient vendre leur mère aisément en échange de quelques balles, ce qui est réellement désolant. La moralité et la conscience sociale se perdent avec les années. C'est pourtant ce qui nous rend humains et nous différencie des mutants. Mais je suis toujours aussi chagrinée lorsque je me dis que d'ici quelques années, on ne vaudra pas mieux que les Nosalis et les Démons à la surface.

-Ce n'est rien, vraiment...

Je souriais avec douceur, puis rajoutais paisiblement,

-Vous auriez fait la même chose pour moi, j'en suis persuadée...


Réellement? Non je ne crois pas... Surtout pas avec l'air coléreux au visage de la jeune femme. Et son frère, je ne pouvais vraiment jugé... Mais j'espérais quelque part qu'ils fassent encore partie du groupe des êtres humains et non des monstres. Comme ces bandits par exemple. Cela me rappelait mes camarades tombés au combat. Puis l'autre blessé. Je regardais l'homme en question, qui avait les yeux bien ouverts, mais regardait vers le ciel, paisiblement. Les herbes faisaient enfin effet, chassant la douleur comme le touché d'une mère fait fuir les cauchemars. Je posais une main sur son épaule,

-Reste avec moi.


Il hochait la tête. Homme grand et fier. Isaac profitait de ce moment également pour s'éclipser, alors que sa soeur semblait s'être calmée. Elle avait les yeux mi-clos et était couchée sur son matelas, silencieuse. Je faisais un signe de main à l'homme lorsqu'il s'éloignait, montrant que la situation était sous contrôle. Je revenais près de la jeune femme, avec le matériel nécessaire pour nettoyer la plaie de sa tête. Elle ne réagissait presque pas, se contentant de grogner de douleur à l'occasion. J'avais finalement terminé mon travail. Elle n'aurait pas besoin de suture, petite chanceuse... J'allais m'éloigner de Sergueï pour la laisser respirer, lorsqu'elle m'attrapait soudainement le poignet.

Mon regard se posait sur le visage de ma patiente. Sa poigne était faible comme un enfant, alors que sa main retombait mollement au sol. Je posais alors une main sur son front. Elle ne semblait pas faire de température, cela devait être une faiblesse généralisée. Puisque la fièvre normalement est à l'origine des hallucinations. La perte de l'adrénaline, la fatigue après autant de douleur et d'effort. Sa mutation dont elle avait parlé brièvement devait avoir des effets secondaires. Puis l'effet de l'analgésique semblait finalement faire effet... Un tas de facteurs à ne pas négliger et qui pouvait expliquer pourquoi elle m'appelait maman et me présentait ses excuses. Ma main quittait son front, puis prenait sa main. Je caressais le dessus de celle-ci de mon pouce et soufflait en souriant,

-Je ne suis pas ta maman... Moi c'est Klara... Pourquoi tu t'excuse?

Je pinçais alors le dessus de sa main. Aucune réaction de douleur, pas même un sursaut ou un clignement des yeux. Les analgésiques faisaient bien effet. Je devais toutefois faire quelque chose pour la garder consciente.

-Tu dois rester avec moi Sergueï. Consciente. Tu ne peux pas dormir maintenant.

J'observais les environs. Nous étions réellement seules, hormis mon camarade qui regardait je ne sais quoi sur la droite. Donc pas dans notre direction. Je me mordais la lèvre inférieure. J'use rarement de ma mutation, mais je n'avais pas le choix dans de telles circonstances. Gardant ma main dans celle de ma comparse, je laissais une petite décharge électrique se transférer de ma personne à la sienne. Par le contact de nos deux mains et en me concentrant sur l'énergie électrique circulant dans mon propre corps. Les analgésiques l'empêcheraient d'avoir mal, cela stimulerait ses électrolytes, ses globules blancs et cela la garderait réveillée, l'éloignant de l'inconscience. Je relâchais discrètement sa main, en la déposant sur le matelas, observant de nouveau les environs pour m'assurer que personne ne m'avait vue.

-Tu es encore avec moi, Sergueï?

Ses yeux semblaient déjà un peu plus ouverts, beaucoup plus même alors qu'elle semblait se remettre du petit choc. Une décharge aussi petite ne me donnerait pas d'effet secondaire pour le moment, heureusement.
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le Mer 11 Avr - 16:35
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Pendant un instant, les sons furent étouffés et sa vue se floua. Ses paupières étaient de plus en plus lourdes. Un mal de crâne lui vrillait progressivement le crâne. Lentement, l’esprit de la jeune femme relativisa le fait de dormir. Juste quelques secondes. C’était indéniablement une bonne idée. La jeune femme se laissa envelopper par les bras de Morphée et sombra dans les limbes.

« Sergueï, vient par-là. »

Cette voix. Elle était douce, autoritaire certes, mais pourtant, l’entendre était si agréable et rassurant. Tout était flou, l’enfant parvenait tout juste à distinguer des formes floues. Une puissante silhouette se tenait en arrière, à ses côtés se dessinait le corps frêle d’un autre enfant. Quant à la voix, elle venait de la forme faisant face à Sergueï, la forme était indescriptible, insondable. Instinctivement, le corps de l’enfant se dirigea vers cette présence si rassurante, si mystique. Sergueï devait la sentir, alors, Sergueï s’avança. Se mit à courir. Puis, dans un bond, la progéniture des Zinoviev se jeta dans ces bras qui s’ouvraient. Ses petits bras d’enfant vinrent enlacer un corps rachitique tandis qu’un visage ridé, mais pourtant excessivement doux se dessinait avec davantage de précision.

« Je suis fière de toi, mon garçon. »

Sergueï fut soudainement saisi d’une sensation de froid incroyable, comme si on l’avait jeté dans une chambre froide et que l’on n’en avait immédiatement ressorti. Elle ouvrit fébrilement les yeux et battit un instant des paupières ; elle était de retour dans le wagonnet des Siffleurs. La mercenaire leva la tête vers Klara, son visage était plus impassible que jamais. Combien de temps avait-elle dormi ? Que s’était-il passé ? Qu’est-ce que la rouge lui disait ? Où était sa mère ?

-Je… Oui, je suis là.

En parlant sa voix, se brisa. Sergueï jeta subitement sa main contre sa joue. Elle avait senti quelque chose. Quelque chose d’humide. Sur l’ensemble de sa joue. Sergueï pleurait. Sans même s’en apercevoir, des larmes avaient coulés de ses yeux et venaient rouler sur ses yeux. Ses pleurs étaient silencieux. Son corps s’était redressé, son dos nu touchait à présent la surface humide du wagonnet alors que peu à peu, son visage devenait de plus en plus triste.

Son regard s’était perdu dans le vide une fois qu’elle eut fini de répondre à Klara. Si cette dernière se mettait à lui parler, Sergueï n’y prêterait certainement aucune attention. Elle se perdait dans ses pensées, ne parvenant plus à démêler le faux du vrai.

Pourtant, elle finit par relever le visage vers Klara, une expression singulière sur le visage, dénué d’animosité -ce qui était inhabituel dans le cas de Sergueï, son regard cherchait davantage des réponses. C’était celui de quelqu’un de perdu et n’arrivant plus du tout à comprendre sa situation. La tatouée releva la tête vers Klara et entrouvrit les lèvres.

-On est dans un rêve ?
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le Mar 17 Avr - 1:58

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Je l'avais perdu quelques secondes, mais j'avais réussi à la ramener parmi nous. Je soupirais de soulagement, et me laissait tomber en position assise dans le wagon. Sur les fesses, une jambe étalée et un genou plié. Mes bras retenant le haut de mon corps pour que je puisse observer la jeune femme. Je penchais légèrement la tête sur le côté, alors que je remarquais son regard flou. Cette expression vide. Comme si elle sortait d'un rêve des plus paisible et revenait brutalement à la réalité.

Je remarquais aisément le ton. La voix qui se brisait à mi-phrase, alors qu'une larme coulait le long de sa joue. Je sentais mon coeur se serrer un peu, même si je ne connaissais point la tatouée. Maudite soit mon empathie. Tellement grande que même les larmes d'une inconnue me faisaient effet. Je levais ma main, comme si j'allais la prendre dans mes bras, puis laisse retomber celle-ci. Elle restait une jeune femme que je ne connaissais pas... Un peu de prudence restait de mise.

Mais toute cette tristesse... Elle me nouait le ventre. Son regard n'avait plus d'hostilité. Il était plutôt en quête de réponse. Comme si lors de sa petite sieste, elle était tombée dans un autre monde et n'arrivait plus à discerner le vrai du faix. À bien y penser, peut-être était-ce dû à des hallucinations aussi? Cette théorie n'était pas à écarter, car il ne faut pas oublier que la fièvre peut-être étroitement liée à ce type de symptôme, bien que cela serait surprenant après que j'ai pris sa température il y a moins de 5 minutes. Je profitais de sa passivité pour poser le dos de ma main sur son front. Encore la même température que précédemment. Ce n'était donc pas des hallucinations, plutôt un rêve qui l'avait affecté? Ou le coup à la tête qui faisait des siennes sur le plan cognitif possiblement...

Avant d'émettre un réel diagnostic. Je devais écarter certaines théories. Sois discuté avec elle. Valider si elle était orientée dans les trois sphères, évaluer sa mémoire à court et long terme. Plusieurs éléments. Et si elle n'avait aucune atteinte cognitive, alors elle avait peut-être tout simplement rêvé. Mais avait eu un rêve des plus réaliste? Je lui souriais alors calmement, puis restait assise à une distance raisonnable de celle-ci. D'un ton très doux, je répondais à sa question,

-Non... On est dans la réalité... Toujours dans un couloir humide et sombre du Metro...

Maintenant. Valider sa perception. Ses trois sphères... Soit l'orientation aux personnes, dans le temps et l'espace. Je reprenais alors la parole, penchant légèrement les épaules vers ma comparse, mon regard bleu comme l'océan dans le sien et surtout, paisible...

-Tu te rappel nous sommes en quelle année? Qui je suis et qui est Isaac?

Première question pour valider son orientation au temps... La seconde... Aux personnes et valider sa mémoire à court terme, ainsi que long terme.

-Je suis Klara... Tu te rappelles?
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Garde du corps - Lycaon
le Lun 23 Avr - 13:27
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Age :: 27 ans
Patronyme :: Yvanova
Surnom :: Seryoga
Sergueï s’était redressée et assise face à Klara lorsque cette dernière avait parlé. La tatouée laissa ses pieds ballotter au gré des mouvements du wagonnet. En entendant les paroles de l’infirmière, Sergueï laissa tomber sa tête sur le côté, observant Klara de cet œil toujours inexpressif et hagard. Bien que finalement, ses yeux se plissèrent légèrement tandis qu’elle tentait de saisir le sens des paroles de la Rouge. Bien sûr qu’ils étaient dans le métro. Ils l’avaient toujours été. Les migraines de Sergueï s’étaient estompées, la sensation de douleur était elle aussi, devenu moins intense.

Respirer était toujours douloureux, mais, les vertiges et l’état post-inconscience prenaient pour le moment le dessus sur la douleur. Sergueï ouvrit progressivement la bouche de surprise en voyant Klara se penchait vers elle. Ce visage plein de bonnes attentions, ce regard bleu qui canalisait le tumulte qui habitait Sergueï. Encore dans un état second, la mercenaire perçut en Klara quelque chose. Quelque chose d’étrangement agréable, qu’elle ne parvenait à identifier.

Mais c’est sa question qui perturba encore plus Sergueï, une véritable émotion s’afficha enfin sur le visage de la tueuse. Elle écarquilla les yeux et baissa brusquement le regard comme pour réfléchir.

-Isaac ! C’est mon frère ! Maman voudrait que je le protège…

La mercenaire commença à s’agiter, ne sachant que faire, comme si elle cherchait quelque chose. Lorsque tout à coup, une voix rauque raisonna.

-Je suis là, Seryoga. Calme-toi.

À l’entente de ces mots, Sergueï expira longuement, de soulagement. Son regard descendit progressivement. Ses muscles se détendirent également. Elle ne releva la tête que quand Klara reprit la parole.

-Tu… L’infirmière de la ligne rouge ?

Sergueï affichait une mine décrépite, une moue triste pris rapidement ses marques sur le visage de la jeune femme. Ça y est. Elle savait ce qu’elle avait perçu plus tôt. La blonde avait fait office, l’espace de quelques instants de figure maternelle. Honteuse, Sergueï baissa la tête.

-Pourquoi vous faîtes ça pour moi ?

Elle avait marmonné ses mots relativement faiblement, mais, vu le calme qui régnait dans le wagonnet, Klara l’entendrait certainement.

Au même moment, le dénommé Liev rentra dans le wagonnet, un bol entre les mains, sûrement ce que lui avait demandé Isaac. Mais, au lieu de simplement le déposer auprès d’Isaac ou de Klara, il profita que l’attention des deux personnes soit concentrée sur Sergueï pour aller s’agenouiller auprès du blessé de la ligne rouge. Une seconde plus tard, ce dernier convulsait tout en poussant des râles de douleurs étouffés.

-Liev ! Qu’est-ce que tu as…

Isaac ne put finir sa phrase, pétrifié par la situation et la surprise. Liev venait de se relever et pointait à présent un pistolet Stechkin droit vers Klara.

-Levez les mains, et laissez-les bien en évidence.

Liev laissa un sourire carnassier s’afficher sur son visage.

-Je suis pas comme Isaac. Et les copains non plus. La Hanse ne courbera jamais l’échine face à la Ligne Rouge !

Isaac s’avança, son expression avait changé, il était on ne peut plus énervé. Une veine se dessinait le long de son visage, tandis que sa canne claqua bruyamment contre le sol.

-Tu te rends compte de ce que tu es en train de faire ? On va tous y passer !
-Mais non… Ils ne laisseront pas leur petite infirmière se faire abattre ! Et dans le pire des cas, on a Sergueï.

Cette dernière se leva d’ailleurs, elle posa la main sur l’épaule de Klara pour se hisser sur ses deux jambes. Elle susurra à l’oreille de l’infirmière de ne pas bouger. Puis, tout en titubant elle commença à marcher vers le Siffleur dissident.

-Sergueï ! Heureux de te voir sur pied ! Il est temps de casser du rouge, la Chienne de la Hanse reprend du service, ahah !

La main tatouée de Sergueï se posa contre l’épaule de l’homme et elle lui offrit un sourire chaleureux, avant que sa poigne ne se serre contre l’épaule de Liev, lui arrachant un rictus de douleur. La deuxième main de Sergueï attrapa le poignet armé du marchand et lui fit subir le même traitement qu’à son épaule. La mercenaire força l’homme, à présent devenu livide de douleur, à se mettre à genoux. Alors qu’un craquement sinistre et qu’un râle de douleur étouffé raisonnait dans le wagonnet, Sergueï agrippa la tête du marchand.

-Ne parle plus jamais comme ça à Isaac. Et ne pointe pas d’arme sur la femme qui me soigne.

À ces mots, elle tordit le cou de Liev qui s’écroula comme une poupée de chiffon. Haletante. Sergueï se tourna vers Klara.

-Occupez-vous de votre ami. On s’occupe du reste.

À ces mots, Sergueï ramassa l’arme et se traîna à l’entrée du wagonnet. Elle tapa contre la paroi de ce dernier. Deux fois. Signe que le convoi devait s’arrêter. Une fois la troupe stoppée, elle descendit avec le l’aide de son frère puis tituba jusqu’aux deux membres restants des Siffleurs. Sans une once d’hésitation, elle tira deux balles. Transperçant la poitrine de l’un et la gorge de l’autre. Sans surprise, les soldats de la Ligne Rouge pointèrent leurs armes sur elle. La tatouée se contenta de les toiser avec un regard mauvais et de siffler quelques mots alors qu’elle lâchait son arme.

-Allez plutôt voir Klara et votre pote au lieu de vous soucier de comment je gère les traîtres dans mon groupe.

Deux soldats gardèrent leurs armes braquées sur elle, tandis qu’un troisième se dirigeait vers le wagonnet, pour découvrir le résultat de la tentative de mutinerie de ces fameux traîtres.
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Soldat-infirmier
le Sam 28 Avr - 3:14

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Age :: 25 ans
Patronyme :: Matveïeva
Surnom :: Klara
Toute mon attention était sur ma patiente. Après tout, mon premier patient se reposait tout près de moi, les yeux ouverts et la deuxième m'inquiétaient un peu plus. Ses symptômes étaient bien plus alarmants et il était donc normal de prioriser les soins des patients non stables médicalement. Elle répondait pour le moment bien aux questions. Sa mémoire à long terme ne semblait pas affectée, ni à court terme puisqu'elle se rappelait de ma personne. Bien. Très bien même! Elle ne semblait avoir aucune atteinte cognitive, donc elle avait dû rêver vu l'absence de fièvre, tout simplement. Cela me soulageait et je lui souriais doucement. Je posais mes fesses sur mes talons, penchées dans le wagon, pour ensuite m'assoir complètement dans celui-ci. Beaucoup moins en alerte.

-Parce que vous auriez fait la même chose pour moi. Je crois en mon prochain et à la coopération dans le Métro. Pour notre survie à tous.

Mon regard se tournait vivement vers le nouveau venu. J'étais contente de voir le matériel que j'avais demandé. Toutefois, je l'étais beaucoup moins lorsque soudainement, le siffleux vidait le contenu du bol dans la bouche de mon camarade, qui entama une convulsion presque automatiquement. Un râle de douleur franchit ses lèvres et alors que je me portais à son chevet rapidement, me déplaçant de quelques centimètres vers le rouge en pleine agonie. Une arme à feu était pointée sur moi, alors que la voix de l'un des marchands résonnait, brisant le silence qui s'était installé hormis les râles du soldat.

Levez les mains... L'ordre était clair et direct... Mon regard devenait suppliant, alors que mon camarade continuait de couiner au sol. Je levais les mains bien en évidence, loin de ma Kalash et soufflait d'un ton très doux, celui utilisé avec une personne agressive ou agitée,

-Laisser moi au moins m'occuper d...

Il me coupait alors la parole brusquement. La hanse? Donc ce groupe venait de la Hanse? Je me retenais alors de jeter un regard en coin à ma patiente derrière moi. Je ressentais alors une pointe d'orgueil. Oui... Une douleur  dans ma fierté alors que j'étais en danger, et ce, à cause d'un groupe de bourgeois. Et ils venaient encore de le démontrer... Attendant que la Ligne Rouge ait fait tout le travail sans se salir les mains et lorsque la situation est sous contrôle... Une fourberie pour prendre le pouvoir. Je sentais une pointe de colère grandir en moi, alors que mes deux camarades restants et en santé nous avaient rejoints. Leurs Kalash pointées sur le traître.

Je clignais des yeux, les mains toujours en évidence alors que les membres de la Hanse débattaient entre eux. Mes deux camarades continuaient de pointer le siffleux de leur canon, et grimaçaient. Le doigt tremblant, juste devant la gâchette de leur arme. Tout près de tirer. Vrai. Il ne voulait pas voir ma cervelle sur les murs du Wagon, rejoignant celle de notre camarade sergent.

Je fus surprise de sentir la main de ma patiente sur mon épaule. Encore plus d'entendre son murmure contre mon oreille '' Ne bouge pas ''. Un autre ordre clair de nouveau. Je n'allais pas bouger de toute façon, je ne voulais clairement pas recevoir une balle présentement... Mais je préférais mourir d'un côté, que de voir mes camarades mettre un genou au sol avant de se faire abattre par ce petit merdeux.

La suite des choses me laissait sans voix. Elle venait de briser l'épaule d'un homme d'une simple pression de la main. Le craquement sinistre me faisait frissonner, alors que je baissais les mains finalement. Ces mots. Elle était donc de notre côté? Mes camarades observaient également la scène, leur Kalash toujours levé, mais ne visant personne en particulier. La confusion semblait bien réelle, alors qu'elle abattait alors deux autres membres de son propre groupe. Mes camarades l'avaient suivi, toujours l'arme levée sur la chienne de la Hanse. Me laissant seul avec notre camarade mourant.

En parlant du pauvre soldat. Le liquide dans le bol l'avait achevé. Lorsque mon camarade venait veiller sur notre état, laissant deux autres soldats de la Ligne avec Sergueï, arme levée. Je refermais les yeux du pauvre homme. D'un poing tremblant de rage, je gardais celui-ci près du cou du mort, tout juste après avoir pris son pouls. Plus rien. Un autre corps pour le Métro qui pourrira et empestera celui-ci. Je pris alors la main de mon camarade qui me lançait un regard compatissant,

-Tu as fait ce que tu pouvais, Klara...

Je claquais légèrement ma langue de rage et d'impuissance. Sortant du wagon avec ma Kalash en main,

-Visiblement ce n'était pas suffisant, Yakov...

Une fois de retour dans le groupe, je voyais les armes de mes camarades braqués sur la femme qui venait de me sauver la vie. Méfiant et tendu. Sergueï et son air agacé, alors qu'elle avait lâché son arme. Je n'ai jamais été une bonne Chef. Je n'ai pas le physique de l'emploi avec ma naïveté et ma petite voix.  Je soufflais alors tout simplement, comme un fait,

-Ça suffit camarades... Cette femme m'a sauvé la vie... Et son frère à tout faire pour empêcher cet idiot de m'abattre...

Un soldat ayant son arme toujours sur la tatouée demandait alors,

-Il va s'en sortir?

On savait tous de qui il parlait. Yakov grimaça, alors que j'annonçais d'un ton calme et morne,

-Il est mort... Pouvons-nous donc cesser de faire plus de victimes et nous entraider? Sinon on va tous y passer et personne n'atteindra la prochaine station. On rejoindra tous nos frères, et nos carcasses pourriront dans ce tunnel comme les idiots que nous sommes.

J'avais fait mouche, alors que les soldats baissaient finalement le canon de leurs armes vers le sol. Je hochais la tête en direction de Sergeuï, afin de la remercier discrètement pour le moment. Les remerciements verbaux viendraient une fois en sécurité. C'est alors que le dénommé Yakov s'avança, prenant le rôle de leader des membres de Ligne. Il avait toujours voulu percer comme Sergent, voilà que venait finalement son jour de chance,

-En route, nous n'avons pas plus d'une minute à per...

Un bruit animal, suivi de grognement et de grondement sourd. Les bruits venaient de derrière, de par où nous étions venus. Puis soudainement des bruits de griffes contre le sol. Tous nos regards se tournaient vers la direction en question, pour faire face à un groupe de Nosalis. La gueule ouverte, crocs sortis avec de la bave coulant en grande quantité vers le sol. Une série de grognement résonnait de nouveau, avant qu'ils ne se ruent vers nous rapidement. Courant à pleine vitesse dans notre direction. C'est alors que la réalité nous frappait de plein fouet, les corps les avaient attirés sur nos traces forcément. Une dizaine, c'était environ leur nombre. Yakov hurlait alors,

-Tout le monde en position!

Rapide et entraîné, les soldats de la Ligne rouge se placèrent en angle et de façon stratégique, pour former un X avec leurs angles de tires. Empêchant ainsi les embuscades et couvrant tous les angles. Le bruit des Kalash en action brisait le silence, suivi de couinement ou grognement, alors que deux, puis trois, puis quatre Nosalis tombaient au sol en râlant. Je pouvais fièrement dire que j'en avais abattu 1, placée contre le wagon et adoptant le tir stratégique comme mes collègues. Un nosalis toutefois arriva à nous surprendre, tombant du plafond tout près de Sergueï et Isaac. J'eus à peine le temps de tourner le canon de mon arme vers eux, trop tard. Il était debout et prêt à manger ses cibles.

-Sergueï! Isaac!
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le Lun 30 Avr - 2:30
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Sergueï regardait de son œil le plus mauvais les soldats de la Ligne Rouge qui pointaient leurs armes vers elle. La main avec laquelle elle avait brisé l’épaule de son ancien camarade la faisait souffrir. Son visage se tendit encore plus, un grognement discret émana de sa bouche. Cette douleur commençait à s’intensifier. Sergueï voulait sortir de cette spirale de souffrance. Mais elle ne savait pas comment. Enfin si, elle savait. C’est la méthode à adopter qu’elle devait trouver. Son esprit s’embrumait alors que sa main la lançait. Ses jambes, encore faibles, tremblaient. Elle voulait que ces hommes baissent leurs armes.

Les paroles de Klara lui revinrent en tête. Quelle utopiste, celle-là. Le métro était impitoyable. On ne pouvait compter sur personne. Même si, elle avait senti une colère incroyable l’envelopper quand Liev avait pointé son arme sur elle. Y penser lui fit serrer les dents. Du coin de l’œil, elle vit Isaac. Elle devait faire attention, qui sait si les rouges décidaient que la fratrie était des nuisibles bons à être refroidi ? Le regard de la rasée revint auprès des soldats.

Que devait-elle faire ? Son corps la faisait souffrir, inexplicablement, elle ne voyait pas d’autre solution que l’extermination de ces soldats. Mais, l’intervention de l’infirmière calma les ardeurs de la mercenaire, qui fut par ailleurs rejointe par son frère, sur lequel elle s’appuya. Klara parvint également à calmer ses camarades, disant que Sergueï lui avait sauvé la vie et qu’Isaac avait tenté de raisonner Liev. La mercenaire l’écouta attentivement. Les précédentes paroles de l’infirmière trottaient encore dans la tête de la tatouée. Peut-être que c’était ça « croire en son prochain ».

-Je vais essayer.
-Qu’est-ce que tu as dit Seryoga ?

Sergueï releva vivement la tête vers son frère qui la regardait avec des yeux pleins d’incompréhension. Damnation. Elle avait pensé à voix haute. La mercenaire se contenta de sourire et de dire que ce n’était rien. Isaac restait perplexe, mais très vite cette perplexité fut remplacée par de la crainte. Des grognements avaient raisonné dans les couloirs, des grognements de Nosalis.

Sans attendre plus longtemps, Sergueï agrippa son frère et le tira jusqu’à l’entrée du wagon. Il fallait à tout prix le mettre en sécurité. Des tirs raisonnaient de toute part, les nosalis tombaient, mais, un grognement dans le dos de Sergueï la fit faire volte-face. Un nosalis se dressait de toute sa hauteur face à Isaac. Il allait le frapper.

Pourtant, l’instant d’après, il s’écroulait au sol, la mâchoire disloquée.

Sergueï lui avait sauté dessus. Ses jambes s’étaient enroulées autour de la taille de l’animal. Ses mains avaient agrippé ses deux mâchoires. Convoquant sa mutation une nouvelle fois, Sergueï avait écarté les deux mâchoires d’un coup sec. Un hurlement ignoble raisonna alors que la bête s’étouffer dans un râle d’agonie précédé d’un craquement effrayant. Le hurlement venait de Sergueï, qui recula de quelques pas, les bras inertes et dans un état lamentable. Pourtant, elle ne s’arrêta pas.

La bête avait été réveillée, la chienne était devenue ourse. Elle se tourna subitement vers un autre Nosalis qui bondissait vers la fratrie. Sergueï en fit de même, et elle se servit de l’élan de son saut pour envoyer son genou contre la gueule de la bête. Le crâne du monstre fut écrasé contre la façade du wagonnet dans un concerto d’os brisés et de chaires compressées. Lorsque les deux pieds de la tatouée touchèrent à nouveau le sol, elle tourna sur elle-même pour envoyer un coup de pied retourné contre le ventre d’un troisième nosalis. La créature recula d’un pas avant de balayer Sergueï d’un coup de bras. Le corps de la mercenaire cogna contre le wagonnet et, utilisant ce dernier comme support, la tatouée se jeta sur la bête tout en projetant un bras inerte contre le monstre. Ce coup suffit à le mettre à terre. La seconde d’après, le pied de Sergueï écrasa la face immonde du nosalis, le réduisant définitivement au silence.

La chienne de la Hanse se jeta en arrière, pour se repositionner près de son frère, les bras pendus, la respiration saccadée. Elle était à l’affût du moindre mouvement. Ou presque. Ses jambes cédèrent sous son poids et soudainement, tout devint noir.

Le surplus de douleur l’avait subitement plongé dans l’inconscience. À nouveau.
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Soldat-infirmier
le Lun 30 Avr - 23:38

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Encore et toujours le son des Kalash qui tiraient. Se relayant sans gaspiller de balles inutiles. Les projectiles mortels atteignaient leurs cibles, habitude des soldats de la ligne rouge de tirer avec ce type d'arme. Nous nous occupions de la plus grande partie des Nosalis. Toutefois, un était tombé près de Sergueï et Isaac. Puis un deuxième, puis un troisième. J'avais hurlé leurs noms pour les avertir, sachant que si je cessais de tirer vers l'avant pour les aider, d'autres progresseraient plus loin dans notre défensive. Ne voulant reproduire la même erreur, je regardais également au plafond, m'assurant  qu'un quatrième n'arriverait pas à passer notre vigilance.

J'avais confiance en eux pour être en mesure de se défendre un minimum seul. Sergueï n'avait-elle par un AK avec elle un peu plus tôt? Non... Elle l'avait laissé tomber au sol... Cette pensée arrivait trop tard, alors que je tuais mon quatrième mutant, les empêchant d'approcher plus de nous qu'il ne le fallait. Mais franchement, tirer était loin d'être impressionnant en comparaison de ce que je voyais du coin de l'œil. La tatoué qui terrassait des Nosalis à main nue littéralement. Je n'avais jamais vu une telle chose et j'étais franchement impressionnée. Effrayé même. Cela faisait d'elle une personne des plus dangereuse en tant qu'ennemis, mais franchement? Elle méritait d'avoir son nom dans le livre des records du Metro s’il y en avait un!

Plus aucun Nosalis n'avait réussi à passer le barrage de nos tires. Il ne semblait avoir plu un chat d'ailleurs, alors qu'un silence lourd régnait. Nous gardions nos armes levées, continuant de pointer l'obscurité. Pas question de se relâcher et de se faire surprendre de nouveau! Bien rapidement, mes camarades et moi on se consultait du regard. Nous n'étions plus que trois. Il fallait rapidement rejoindre la prochaine station. Nos chargeurs étaient presque vides et malgré celui de rechange, la fatigue se faisait ressentir. Yakov dit alors dans un murmure, faisant preuve de discrétion,

-Il faut filer! Rejoindre la prochaine station. On ne peut plus continuer ainsi.

Nous hochions la tête. En accord complètement avec lui. Je tournais brièvement ma tête vers Isaac, pour voir Sergueï au sol, les yeux fermés. Merde... La pauvre venait d'utiliser le peu de réserve qui lui restait. Ma voix s'élevait à son tour, alors que je commandais brièvement mes deux camarades,

-Yakov continue de sécuriser la zone. Pavlin, je vais avoir besoin de tes muscles, vient avec moi.


Je l'avouais sans honte. Je suis petite et la force physique n'est pas ma force. Donc un homme était nécessaire pour déposer le corps de notre camarade au sol, hors du wagon. Le pauvre que j'avais réussi à stabiliser, avant qu'il ne se fasse empoisonner. La mort est une chose normale dans le Metro. Voir ses proches et camarades mourir aussi. Mais cela me restait toujours aussi douloureux, une fois que j'avais réussi à stabiliser un patient. L'échec de sauver où maintenir une vie entre mes mains. Douleur d'avoir échoué, atteignant mon orgueil également. Qu'aurais-je pu faire pour éviter cet incident? Mettre le blessé plus au fond, derrière moi évidemment... Malgré ma mâchoire serrée, alors qu'on relevait Sergueï à deux pour déposer son corps dans le wagon, je me faisais alors la promesse de ressortir en grandissant de cette expérience. De la prendre comme une opportunité de m'améliorer. Mon regard déterminé détaillait la tatoué, alors que je me promettais qu'elle ne me glisserait pas entre les doigts.

Nous avions rapidement repris notre chemin. Sergueï avait des signes vitaux stables et donc pour éviter tout risque, nous laissions la fratrie dans le Wagon. Reprenant notre chemin sans plus attendre. Je restais à l'arrière et Yakov sur la gauche, tandis que Pavlin couvrait la droite. Quel soulagement, lorsqu'on voyait finalement la station sur la LR tant attendue. Enfin du répit et un peu de sécurité. Avec nos uniformes, on passait aisément la sécurité. Lorsqu'on nous demandait qui étaient les personnes à l'arrière, Yakov avait répondu sans hésitation,

-Des civiles trouvées en chemin... Ils ont subi des pertes eux aussi et il y a une blessée.


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Plusieurs heures plus tard. J'étais toujours dans une infirmerie avec Sergueï et Isaac. Isaac et moi avions eu de quoi manger un petit repas, de l'eau pour d'hydrater et nous attendions que Sergueï se réveille. Ils avaient obtenu le droit de rester un certain moment pour se reposer, et j'avais convenu avec Isaac et garder en butin l'équipement des membres de la LR mort au combat, sans parler de notre gain, soit l'arme avec la visière et un AK usée.

Les signes vitaux de la tatouée étaient toujours bons et elle n'avait aucune blessure supplémentaire. Heureusement, le coup du Nosalis ne lui avait fait qu'une ecchymose sur l'épaule bien mauve. Je lui avais fait une autre très légère décharge, lorsque son frère avec le nez plongé dans sa soupe. Bien discrète pour continuer de stimuler ses électrolytes et globules blancs. Mon sac à dos était dans un coin de la pièce, avec mon kevlar et mes armes. J'étais en simple camisole et pantalon militaire, mon pistolet et couteau à la ceinture. Deux de mes doigts étaient dans le cou de la dame, prenant son pouls, alors que je comptais en regardant ma montre les pulsations.

C'est à ce moment que je voyais paresseusement ses yeux s'ouvrir. Je lui souriais alors, légèrement penchée. Un sourire maternel et tendre. Je lui avais redonné une dose d'herbe pour éliminer la douleur, ainsi que des anti-inflammatoires. Soit les racines de Mane que j'avais voulu lui donner plus tôt, mais sans succès.

-Heureuse de te voir revenir parmi nous... Il y a en a un qui s'est fortement inquiété...

Je reculais alors d'un pas. Laissant la fratrie se retrouver. Elle était tirée d'affaire. Suffisait qu'elle se repose et porte son attelle à la cheville, tout en évitant de mettre trop de poids sur la même jambe. J'avais donné toutes les recommandations à son frère lors de son sommeil. Tout en enfilant mon Kevlar de nouveau, je leur dis d'un ton doux,

-Lorsque vous serez prêt, vous allez pouvoir quitter la station. En attendant, vous pouvez y rester pour vous reposer encore un peu. Ho... Et nous t'avons gardé une portion pour manger et boire Sergueï.

Je devais effectivement retourner bosser avec mes camarades et les laisser seules. Et évidemment, rendre mon rapport expliquant ma version des faits quant à notre retour des plus catastrophiques.
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le Mer 9 Mai - 16:05
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Une lumière vive. Intense. C’était tout ce que Sergueï voyait. Elle voulait se cacher de ce halo lumineux avec ses bras. Pourtant, ces derniers ne lui répondaient pas. Son corps entier ne répondait pas. D’ailleurs, en avait-elle seulement un ? Elle ne ressentait rien. La Chienne de la Hanse avait davantage l’impression d’être un esprit volatile plutôt qu’une personne. C’est alors qu’une douleur semblable à une migraine lui vrilla l’esprit. Elle voulut serrer les dents, mais sans pouvoir l’expliquer, elle ne pouvait pas.

« Serg. »

Ce son fut comme une flèche en plein cœur pour la Chienne de la Hanse. Dans ce halo de lumière, se dessina une silhouette connue. Frêle et pourtant si athlétique. La voix d’Ustinya raisonna à nouveau déchirant un peu plus le cœur de Sergueï.

« Tu aurais dû me retenir quand tu pouvais, Serg. »

La silhouette s’approcha. De plus en plus près pour enfin s’évanouir, comme un nuage de fumée. Nuage qui, la traversa.

« J’ai si peur. Je suis si seule. Et tu n’as rien fais. Je suis perdue. »


Subitement, Sergueï ressentit à nouveau les sensations de son corps. Lentement, la mercenaire ouvrit les yeux. Ce fut une réelle épreuve tant son corps était fatigué par sa mutation et les récents événements. Elle vit tout d’abord un visage des plus avenant. Klara. Oui, c’est comme ça que cette femme s’appelait. Elle était de la Ligne Rouge. Mais elle avait soigné Sergueï dans les tunnels. Progressivement, la rasée recouvra ses sens. Elle se redressa quand l’infirmière s’écarta pour dévoiler Isaac. Il était resté à son chevet. Un sourire radieux étira les lèvres de Sergueï tandis qu’elle étendait son bras pour enlacer son frère à la taille. Un rictus de douleur passa sur le visage de la tatouée. Ses bras la faisaient souffrir. Cependant, les médicaments donnés par Klara faisaient leur effet.

Elle posa son front contre le torse du roux. Respirant calmement.

-Tu avais raison à propos de Styna. Désolé.

Elle avait murmuré ses quelques mots d’une voix si faible, que le roux avait peiné à l’entendre. Alors que le frère s’écartait pour aller chercher le plateau de la sœur, l’infirmière prit la parole. Sergueï releva le regard vers elle. Les yeux rivés sur son visage, comme si elle l’analysait. Au moment où la rouge tourna les talons, Sergueï se leva.

-Klara !

Les mains jointes. Le regard fuyant. La tatouée prit une inspiration.

-Désolé de t’avoir insulté, dans les tunnels.

Après cela, elle sourit légèrement à Klara. Un sourire étrangement candide. Qui détonnait avec le monstre qu’elle était. Isaac la fit se rasseoir et posa le plateau sur ses genoux. Au moment où les yeux de Sergueï virent la nourriture, son ventre gargouilla bruyamment. La jeune fille se jeta sur la nourriture et englouti le tout en quelques instants. Laissant quelques filets de soupes couler de ses lèvres. Isaac soupire en venant essuyer la bouche de sa sœur. Il lui apprit ensuite les recommandations qu’avaient faîtes Klara à propos des blessures de Sergueï.

La fratrie resta quelques heures de plus dans la Station de la ligne Rouge. Le temps que Sergueï se remette de ses blessures et qu’Isaac trouve quelques personnes disposées à lui montrer un itinéraire sûr pour le retour. Puis, au moment de départ, ils allèrent saluer et remercier une dernière fois Klara avant de se mettre en route pour retourner à la Hanse.

Le trajet fut long, mais ils évitèrent bandits et mutants. Sergueï n’aurait pas été en état de défendre la caravane et Isaac, alors le détour avait été nécessaire.

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