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Incognito
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Chef de l'Alliance V.A.R
le Jeu 28 Déc - 17:52
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Age :: 54 ans
Patronyme :: Asimovitch
Surnom :: Jora
Le verre vide claqua sur le comptoir. Le doigt autoritaire du vieux stalker fit aussitôt un cercle en l'air sans un mot, et le récipient se remplit à nouveau d'un breuvage sirupeux et âcre, dont l'odeur faisait tourner la tête des plus fragiles.

Dieu que le "tchatcha" de la Géorgie de ses ancêtres lui manquait...

Assis sur un tabouret bancal, les deux coudes sur un comptoir vieux comme le monde, dans ce bouiboui glauque mais discret d'une station de la Hanse où personne ne viendrait l'enquiquiner, Gueorguï Asimovitch décompressait de ses récentes aventures à l'extérieur - à sa manière. Son Stechkin ostensiblement porté à la cuisse, il dissuadait par sa simple présence quiconque de venir lui parler, et c'était très bien comme ça. Même les filles de joie les plus aguerries aux bougres les plus détestables de la station, qui furetaient dans ce bar plein de gens aux poches et aux bourses bien remplies, ne s'essayaient pas à soutirer quoi que ce soit de lui. Il n'était pas évident de savoir qu'il était le patron de V.A.R. au premier coup d'oeil, et ceux qui le savaient se gardaient bien de le dire à d'autres personnes qu'aux services de renseignement - contre rémunération - mais il était clair dans sa façon de se tenir et d'agir qu'il préférait rester seul.

Et une cartouche pouvait se retrouver à la même vitesse dans une paume ouverte que dans la carcasse d'un importun.

La main du vétéran glissa alors jusque dans une poche de sa veste, d'où il sortit une vieille photo. Dessus, en tenue d'apparat, un militaire tout sourire, de la fierté plein le regard, l'innocence illuminant encore ses traits juvéniles. A ses côtés, une jeune femme aux cheveux châtains, à la coiffure soigneusement élaborée, et dont la robe de cocktail mettait outrageusement en valeur ses courbes féminines, les yeux brillants d'excitation et de joie malgré son discret sourire en coin.

Jora observa la photo un instant, impassible. Les yeux mi-clos, son verre dans une main, il venait de disparaître dans un autre monde, celui de ses souvenirs, des regrets dont lui seul avait connaissance. Et tout autour de lui, dans cette brume éthérée invoquée par les vapeurs d'alcool, la station disparut doucement de son champ de vision, happé qu'il était par cette simple photo, lourde de significations.

Son verre quitta alors le comptoir, fut soulevé un instant dans les airs comme pour un toast, avant de faire disparaître son contenu entre les lèvres d'un Gueorguï nostalgique et éméché.

- Un autre, commanda-t-il en faisant de nouveau claquer son verre sur le comptoir.
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le Jeu 28 Déc - 21:57

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Age :: 22 ans
Patronyme :: Vladimirovna
Surnom :: Valya
Valya laissa tomber la barre de métal qui rebondit sur le sol avec un tintement étouffé. Sans un regard pour la silhouette du paumé qui levait une main pour demander grâce, elle tourna les talons et s'éloigna d'un pas furieux. Pauvre con. Le temps d'arriver au rade, elle avait rajusté son futale et les liens qui tenaient en place son haut. Il devait être nouveau dans la station celui-là, sinon quelqu'un aurait eu l'obligeance de la prévenir qu'on foutait pas impunément la main au cul de Vladimirovna. Les plus âgés avaient connu son père et ne s'y seraient pas risqué, même après sa mort. Les plus jeunes avaient tâté de ses poings ou de la crosse de ses meilleurs potes et n'y étaient pas revenus. Non mais franchement, fallait vraiment être déglingué pour penser à tâter l'armurière plutôt que sa marchandise.

Entrée dans le rade, elle chercha Ivan Pavlovitch des yeux et jura entre ses dents. Journée de merde qui se finissait par un lapin de merde. Plutôt que de renoncer, elle choisit pourtant d'aller s'échouer sur un tabouret au comptoir. L'AK dans le dos, elle jeta sur le zinc une petite besace de toile dont l'écho métallique laissait entrevoir l'étendue de ses capacités de réaction aux mange-merdes du soir. Cela dit, c'était vraiment pas la peine. Ici au moins, elle serait peinarde. Le taulier la connaissait. Elle lui lâchait suffisamment de poulettes avec Ivan pour pouvoir y passer une soirée seule sans qu'on vienne lui chercher des noises. Un verre apparut devant elle qu'elle se jeta aussitôt dans le gosier. Le claquement du godet sur le bar était le signal pour une autre tournée, ce que ne manqua pas de piger le tenancier.

La première descente lui brûlait encore la gorge quand elle tourna la tête pour s'enquérir du public un peu plus précisément. À côté d'elle, une sorte de montagne familière faisait claquer son verre à un bon rythme. La brume de l'alcool n'ayant pas encore atteint ses yeux, elle reconnut aussitôt le chef de V.A.R. et marqua un temps d'arrêt. Putain, elle le voyait partout, c'était pas possible ? Ou alors elle avait tellement picolé qu'elle avait rêvé son retour sur la Hanse ? Quand même, elle en était pas à ce point même si ça lui faisait bien envie. Son père lui avait inculqué le respect de la hiérarchie, même dans les autres alliances, mais depuis l'expédition en surface à laquelle elle ne voulait plus jamais penser, elle avait forgé sa propre admiration pour le personnage.

Elle fit donc signe au taulier et lui largua le nombre requis de cartouches pour qu'il laisse sa bouteille sur le comptoir. Elle resservit elle-même son camarade de taule et jeta un coup d'oeil pour être sûre de ne pas être entendue avant de souffler son interpellation.

- Gueorguï Asimovitch ?



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le Mar 2 Jan - 10:24
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"C'est elle...C'est cette salope !" s'écria l'homme, salement amoché. Il essayait tant bien que mal de tendre son doigt brisé en direction de la jeune femme, accoudée au comptoir.

L'estropié paraissait toutefois en bonne compagnie : trois jeunes hommes vigoureux, dans la vingtaine, l'accompagnaient. Ils s'approchèrent du bar d'un pas décidé, le sourire aux lèvres et visiblement prêts à en découdre. L'excitation dans leurs yeux n'apportait qu'une certitude : ils ne partiraient pas avant d'avoir obtenu satisfaction.

"Hé ! La putain !" aboya le plus imposant en orientant une barre de fer, maculée d'un sang encore frais, vers l'armurière. "On va t'apprendre le respect."

"T'y réfléchira à deux fois avant de t'en prendre aux frères Zakaïev..." ajouta un autre, tout en passant la main sur son épaisse barbe sombre.


Valentina doit lancer un dé (D20) pour définir la suite des évènements. Guorguï doit écrire sa réponse à la suite du jet de Valya, en prenant en compte le résultat et le barème suivant :


barème:
 



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le Mar 2 Jan - 10:38

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Age :: 22 ans
Patronyme :: Vladimirovna
Surnom :: Valya
Lancer de dé hero



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le Mar 2 Jan - 10:38
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Le membre 'Valentina Nikolaïeva' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'D20' : 4



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le Ven 12 Jan - 22:19
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Age :: 54 ans
Patronyme :: Asimovitch
Surnom :: Jora
- Gueorguï Asimovitch ?

Le sourcil droit du vétéran se fronça doucement avant qu'il ne tourne la tête vers la voix qui lui paraissait familière. Son regard croisa alors le minois agréable surplombant les courbes avantageuses de l'armurière qu'il avait traîné avec lui au dehors.

- Valentina Vladimirovna ? s'étonna-t-il alors à voix basse en fronçant cette fois les deux sourcils, mais qu'est-ce que vous...

Une exclamation à l'entrée du rade le coupa cependant en plein milieu de sa phrase. Dieu qu'il détestait être interrompu. Il se tourna alors vers la voix qui venait de le déranger, rangeant la photo qu'il tenait dans sa main dans une poche de sa veste, et comprit rapidement aux vociférations des quatre inconnus que Valentina Vladimirovna devait avoir eu un sacré répondant un peu plus tôt dans la journée...

Sans un mot, Gueorguï descendit de son tabouret, fixant les trois brutes qui s'approchaient, prêt à sortir du Stechkin et à cracher du plomb s'il le fallait. "Zakaïev", des Tchétchènes... La gamine s'était décidément mise dans de beaux draps, car même si ces sauvages d'aujourd'hui n'étaient pas ceux qu'il avait pu connaître par le passé, ils n'en restaient pas moins dangereux et particulièrement coriaces.

Puis le coup partit sans que le vétéran n'ait le temps de voir venir quoi que ce soit. L'alcool commençait à taper dans sa tête, et ses réflexes n'étaient plus ceux de ses vingt ans. Il assista impuissant à la barre de fer rencontrant le visage gracieux de sa camarade d'infortune, et alors qu'il voulut réagir, il aperçut l'un des frères agiter une autre barre de fer sous son nez. Gueorguï serra les dents. Il recula d'un pas, montrant ses paumes ouvertes sans lever les mains, contenant la colère qui bouillonnait en lui, tandis qu'ils rouaient leur victime de coups au sol. Trois contre un. Sauvages.

La jeune femme était désormais écroulée sur le sol, la gueule en sang. Tout le bar s'était tu, et un instant de flottement sembla peser sur tout le monde, alors que le frère amoché s'emparait de la bourse, un air goguenard sur le visage. Les Zakaïev se mirent alors à rire, et s'éloignèrent en se donnant de grandes tapes dans le dos.

Il n'en fallut pas plus pour l'ancien Spetsnaz.

Le verre sur le comptoir apparut aussitôt dans sa main. Deux, trois, quatre pas. Le fracas du verre sur le crâne du plus costaud des quatre les stoppa net. Un coup de pied frontal dans le plexus, et Gueorguï éjecta celui qui venait de se retourner pour lui faire face. Le sang battait violemment dans ses tempes. L'excitation du combat le gagnait. Il encaissa l'immense poing qui s'abattit sur son visage, recula d'un pas, et riposta tout aussi violemment droit dans le nez de son adversaire. Un craquement sinistre signa la fin brutale de son odorat dans une gerbe de sang. S'ensuivit un puissant crochet du gauche de Jora dans la mâchoire du suivant qui prit le choc sans broncher, aussitôt accompagné d'un coup de tête qui cette fois le fit reculer. Gueorguï fit alors un pas de côté pour esquiver le poing qui filait vers lui, l'attrapa au vol, et d'une prise habile et rapide, lui déboîta violemment le coude. Son adversaire hurla de douleur. Le vétéran reçut aussitôt de derrière un coup sournois dans les reins, et se raidit sous le choc. Les dents serrés, il se baissa pour éviter la barre de fer qui volait derrière son crâne, remonta en se retournant d'un coup, et envoya son poing ensanglanté dans un uppercut sauvage sous le menton de son adversaire qui tomba à la renverse.

L'ancien stalker recula alors de quelques pas, dégaina son Stechkin, vif comme l'éclair, et braqua celui qui montait à l'assaut. Il s'agissait de celui à qui il avait enfoncé le nez dans le visage, le grand barbu, visiblement énervé. Mais lui aussi, il était énervé.

- Un pas de plus, et t'es mort, menaça Gueorguï, à bout de souffle, le flanc douloureux, mais prêt à appuyer sur la détente au moindre faux mouvement.
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le Sam 13 Jan - 12:36
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Une sonorité caractéristique vint mettre fin à cette scène sous tension. Celle d'un objet métallique heurtant le sol. Le barbu venait de lâcher son arme, et portait maintenant ses mains au visage, tentant en vain d'arrêter l'hémorragie.

"C'est toi qu'est mort, vieux con. T'as pas idée de ce que tu viens de faire...On te retrouvera et on t'enfilera ton Stechkin dans le cul jusqu'à ce qu'il vienne chatouiller tes amygdales."

Soudain les quelques curieux témoins de la scène, probablement avides de sang frais, s'éparpillèrent en quelques secondes, chassés par le son reconnaissable entre mille des lourdes bottes ferrées qui martelaient le sol de la station.
Quatre militaires, fusil en main, venaient de débarquer. Sans perdre de temps, ils avaient encerclé les bagarreurs et les tenaient en joue.

"Ranges ça, camarade. Ici t'es sur le territoire de l'Anneau, et on est les seuls à pouvoir faire usage d'une arme à feu" lança l'un des soldats à l'attention du vieil homme.

Il s'agissait du plus ancien -certainement leur chef-, un colosse blond au visage scindé en deux par une profonde balafre. Il s'approcha d'un pas décidé du barbu, dont le nez ensanglanté formait désormais un angle droit. Le chef d'escouade lui colla alors le canon de son AK sous le menton et s'empara du petit sac de toile qui pendait à sa ceinture.

"Quant à toi foutu con, ramasse tes frangins et dérape d'ici avant que je change d'avis."

N'attendant pas de réponse de sa part, ni même que la fratrie ait disparu de son champ de vision, il se tourna vers le vétéran, et s'approcha de lui.

"En temps normal je devrais tous vous arrêter pour le bordel que vous avez foutu...mais à en voir la gueule des frangins Zakaiev, on va dire que vous êtes quittes. Affaire classée." Avait-il dit, sur un ton impassible. Il reprit cependant, baissant légèrement la voix :

"Par contre, pour l'épisode avec le flingue...va falloir se montrer un poil plus persuasif..." Il avait ponctué cette phrase en jonglant avec la bourse, arrachée un peu plus tôt. Et tandis qu'elle retombait dans la paume de sa main, le tintement des cartouches qui s'entrechoquaient lui arrachant un rictus, il reprit :

"Ce qui nous amène à tes deux options : soit tu laisse tomber maladroitement disons, un chargeur à moitié vide (une dizaine de cartouches à peu près), et je passe l'éponge sur ce qui vient de se produire ; soit...soit on t'embarque, tu dis adieu à ton Stechkin, et je te promets que tu vas passer une nuit de merde."
Qui que tu sois, d'où que tu viennes, on en a rien à carrer ici : c'est le même tarif pour tout le monde. J'te connais pas, mais une chose est sûre : ici, t'es personne. Et sur un claquement de doigts, t'es à moi pendant 12h."


Il marqua une courte pause avant de reprendre sur un ton ferme :

"Dans dix secondes, la première option tombe à l'eau. Réfléchis pas trop."

Suite:
 



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le Mer 21 Fév - 19:39
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Age :: 54 ans
Patronyme :: Asimovitch
Surnom :: Jora
Le bruit, reconnaissable entre mille, de lourdes bottes s'approchant du rade parvint aux oreilles du vétéran à bout de souffle. Il jura entre ses dents lorsque l'uniforme de la Hanse apparut dans son champ de vision. Et pesta encore plus fort - dans sa tête - lorsque le chef remarqua aussitôt que Gueorguï n'était pas du coin. Bordel, il se faisait vraiment vieux.

Et il détestait toujours autant les gens de la Hanse, décidément.

La proposition tomba dans son oreille à la fois comme une bénédiction et comme une insulte. Elle lui permettait de s'en sortir sans trop de dommages - une dizaine de cartouches, qu'est-ce que c'était pour un vieux stalker ? - mais l'incident diplomatique n'était pas non plus très loin... Heureusement pour le chef de la bande, V.A.R. n'était pas de taille à rivaliser avec la Hanse, et Gueorguï était un homme pragmatique : la passion politique qui avait pu animer autrefois son coeur était restée bien au chaud avec ses jeunes années, c'est-à-dire bien loin derrière lui.

Le vétéran ne répondit rien à la proposition du balafré, et se contenta de laisser tomber son chargeur au sol en appuyant nonchalamment sur le bouton de la crosse, sans quitter son interlocuteur des yeux. S'il tenait tant à ses cartouches, qu'il les ramasse lui-même.

- Oups, se contenta de murmurer Gueorguï sans la moindre émotion sur le visage, lorsque le chargeur heurta le sol dans un bruit sourd.

Puis, sans un mot de plus, il rengaina son arme, et se retourna pour aller aider la jeune femme à se relever. Cet abruti de balafré l'avait suffisamment agacé pour la journée, il avait d'autres choses plus importantes à régler à présent...

Comme une bouteille à vider, et le joli minois d'une demoiselle à rafistoler.

- J'ai plus mes vingt ans, murmura Gueorguï en aidant Valentina à se relever, mais l'honneur d'une dame ça reste sacré, et ça vaut bien quelques coups dans le buffet... Si ce concept existe toujours pour votre génération qui a grandi dans ce métro, ajouta-t-il en maugréant, plus pour lui-même que pour sa compagne d'infortune...
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le Mer 28 Fév - 22:02

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Age :: 22 ans
Patronyme :: Vladimirovna
Surnom :: Valya
Sonnée par le premier coup qui l'avait jetée à terre, Valya sentit à peine ces petite putes de Tchétchènes s'acharner sur elle comme des foutues hyènes dalleuses. Le temps de reprendre un peu ses esprits, elle entendit à travers le bourdonnement de ses oreilles le bruit des bottes cloutées et la voix grinçante de l'autre connard balafré. Putain c'était quoi son blaze à celui-là, déjà ? Elle l'avait croisé avec Ivan une ou deux fois mais impossible de remettre son nom pour le moment. De toute façon, elle était pas encore en état de bouger, fallait d'abord rassembler ce qui lui restait de couilles. Et puis c'était à double tranchant si elle montrait sa gueule. Tout le monde était pas vraiment super fan de sa manière de régler ses affaires dans la Hanse et ailleurs. Bref, autant prendre le temps de pouvoir ouvrir les yeux sans voir un troupeau de points noirs danser la samba.

Alors qu'elle revenait peu à peu à un peu plus de lucidité, elle essaya de se concentrer sur la négociation foireuse mais la douleur vint l'empêcher de réfléchir. Putain de métèque qui lui avait démonté la gueule. À vue de nez, enfin façon de parler vu l'état dudit nez, elle avait la pommette fendue, la lèvre aussi, un oeil poché, ledit nez cassé et des bleus un peu partout. A priori pas de côtes cassées mais bon c'était pas une valeur sûre, vu son état de réflexion actuel. Les voix se turent, les bottes s'éloignèrent et elle sentit qu'on se penchait sur elle pour l'aider à se remettre debout. Gueorguï Asimovitch. Aucun doute possible. Le reste de la populace du rade était pas assez couillu pour lui filer un coup de main en l'absence d'Ivan. Bande gros cons ingrats. Elle les raterait pas à leur prochaine commande ces empaffés. Bon, évidemment, elle se rappelait pas précisément des gueules de carême qui avaient assisté au massacre. mais tant pis, la pensée était réconfortante quand même.

Un bras autour de son cou, elle se remit tant bien que mal sur ses pieds et chancela un peu avant de prendre appui contre lui. Au moins il avait la carrure pour, c'était clair. Elle devait vraiment avoir un problème quelque part pour aimer à ce point les stalkers plus âgés qu'elle mais tant pis. C'était pas le moment de faire une analyse. Levant sa main libre, elle se tâta prudemment le visage mais n'osa pas grimacer vu que ça allait faire mal. Putain, ils l'avaient pas loupée ces connards. Plus aucune raison de s'attarder dans ce bouge de vendus, du coup. Elle serait pas en état de descendre leur camelote avant de s'être remis un peu l'expression faciale en place. Elle vérifia ensuite qu'elle avait bien ses deux armes sur elle puis s'efforça de tenir droite et s'appuyant au comptoir.

- Spassiba, Gueorguï Asimovitch, murmura-t-elle sur le même ton.

Pas la peine de crier sur les rails qui il était vu la tournure de la soirée. De son unique oeil ouvert, elle fusilla le taulier comme pour le dissuader de l'empêcher de faire ce qu'elle voulait, puis elle récupéra sa besace de toile ainsi que la bouteille de gnôle qu'elle avait payée et revint s'appuyer au chef de la V.A.R. pour tituber vers la sortie. Elle lui devait un bon paquet de verres et de poulettes et il ne lui était même pas venu à l'idée qu'il pouvait avoir envie de se rasseoir peinard au zinc sans demander son reste.

- J'suis pas loin, marmonna-t-elle.

S'il pouvait juste la jeter vers son coin, il avait même pas besoin de lui tenir la main ou les pansements, mais ce serait pas du luxe de la soutenir jusqu'à l'arrivée devant sa porte. Un truc la titillait quand même un peu, un détail l'intriguait.

- Y'a plus de dames dans le métro, grinça-t-elle après avoir craché un demi-litre du sang qu'elle avait dans la bouche. Mais j'aime quand même pas qu'on me confonde avec ma marchandise.



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Chef de l'Alliance V.A.R
le Jeu 1 Mar - 17:26
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La demoiselle ne pesait pas bien lourd, il fallait le dire, et Gueorguï n'eut aucun mal à l'aider à se relever lorsqu'elle passa un bras autour de son cou. Il la laissa reprendre ses esprits à son rythme, et évaluer la casse. Vu son calme, il était clair que ce n'était pas la première fois que cette femme encaissait des coups.

Et ça la rendait d'autant plus respectable - pour rester poli.

Elle le remercia du bout des lèvres, comme pour éviter de prononcer son nom trop fort, et sembla vouloir sortir du rade dans lequel ils se trouvaient. Le vétéran n'insista pas, et lâcha discrètement une petite poignée de cartouches sur le comptoir, comme pour s'excuser de la gêne occasionnée. Ils n'avaient plus grand chose à faire ici, et Gueorguï avait déjà bien trop attiré l'attention sur lui, il était temps de quitter le navire. Voire la station peut-être. Les vacances ne lui réussissaient décidément pas beaucoup...

Sans un mot de plus, il la laissa le guider jusqu'à chez elle tandis qu'elle crachait du sang sans aucune retenue ni classe, et sourit en coin lorsqu'elle lâcha :

- Y'a plus de dames dans le métro... Mais j'aime quand même pas qu'on me confonde avec ma marchandise.

La trafiquante d'armes faisait preuve d'une clarté d'esprit qui le déconcertait un peu, au vu de son état physique. Sans s'en inquiéter le moins du monde, l'ancien stalker esquiva tranquillement la question par un nouveau sous-entendu :

- Ah les jeunes, plus aucun sens de la galanterie aujourd'hui... Qui a dit que j'allais payer quoi que ce soit ?

Et sur ces paroles naïves en apparence, mais prononcées avec un tel détachement qu'elles en trahissaient un lourd double-sens, ils arrivèrent devant les quartiers de la marchande d'armes.
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le Jeu 1 Mar - 18:06

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Surnom :: Valya
Avec le soutien du chef suprême de la V.A.R. revenu au rang de canne pour boiteuse, Valya parvint jusqu'à chez elle. Elle en était à farfouiller pour ouvrir quand il la surprit par sa sortie. Elle l'avait pas trop vu sous cet angle jusque là et ça la fit sourire. Enfin plutôt un genre de grimace difforme et sanguinolent mais rien qu'un peu de gnôle ne puisse faire passer pour un sourire gracieux.

- Z'êtes pas passé loin de payer d'une nuit au poste le fait de m'avoir rencontrée, lui rappela-t-elle pour la forme avec un souffle amusé.

La porte en tôle s'ouvrit et dévoila un intérieur plutôt spartiate et vaguement masculin. Elle avait pas ajouté grand chose depuis la mort e Vladimir en fait. Sur l'établis, un Tokarev entièrement démonté attendait sagement qu'elle se remette au boulot mais ce serait pour plus tard. Elle alluma une ou deux lampes et désigna un fauteuil confortable à son sauveur du jour.

- De toute façon, c'est moi qui régale après ça, conclut-elle tout en posant la bouteille sur la table basse avec deux godets.

Le laissant se servir, elle alla se percher sur l'établis et pêcha un bout de miroir sur une étagère ainsi qu'un chiffon dont elle se servit pour éponger en partie le sang qui avait ruisselé sur son visage et son cou, jusqu'à maculer le haut qu'elle portait. Fait chier, le sang ça partait mal au lavage, elle arriverait jamais à le ravoir. Avec un soupir, elle attrapa un bidon en plastique dans lequel restait un fond de flotte qui lui permit de nettoyer le plus gros des taches sur son menton, son cou et son décolleté. Sur une autre étagère, elle tira une étoffe qui se révéla être une chemise kaki élimée et beaucoup trop grande. Elle en enfila les manches puis entreprit de dénouer les liens qui fermaient son haut et de le jeter dans un coin.

Sans le moindre signe de gêne ou de pudeur, elle s'inspecta les côtes et y décela plusieurs hématomes en train de se former. A priori pas de côtes cassées mais bon, elle était pas médecin. Cela fait, elle noua les pans de la chemise sur son ventre et revint au miroir pour se tâter le nez. Il allait falloir le redresser, et ça, c'était pas vraiment gagné à faire toute seule. Même si elle avait un seuil de résistance à la douleur plutôt élevé, elle était pas non plus au point de s'opérer elle-même. Son oeil poché s'ouvrait à peine mais elle put lever les yeux sur son invité surprise.

- Vous avez déjà redressé un pif ?



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le Jeu 1 Mar - 18:50
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Gueorguï ne se fit pas prier lorsqu'ils rentrèrent tous les deux dans les quartiers spartiates de la jeune femme, qui correspondaient sans mal avec l'image que le vétéran avait pu s'en faire avant d'y rentrer. Il alla s'installer dans le fauteuil sans un mot, amusé intérieurement par les paroles de Valentina : il était vrai qu'il était passé tout près d'une nuit compliquée. Mais franchement, ce n'aurait été ni la première, ni la dernière...

Il remplit ainsi généreusement les deux gobelets, en vida un sans attendre pour faire passer la douleur qui le lancinait sournoisement, et y rajouta aussitôt le breuvage que son hôte venait de lui donner. Qui n'était pas mauvais au passage, même s'il refusait d'en connaître la provenance.

Puis le spectacle de la jeune femme déployant tous ses charmes sans la moindre gêne se fit jour devant ses yeux...

Tout habitué qu'il était à la promiscuité dans le métro, et à l'absence de pudeur quasi généralisée du monde militaire qu'il côtoyait principalement, le vétéran ne put s'empêcher d'être surpris par la facilité avec laquelle Valentina acceptait de dévoiler son corps plein de grâces. Mais au lieu de détourner le regard, tout bien élevé qu'il était pourtant, il ne quitta pas la marchande des yeux, sans laisser transparaître quoi que ce soit sur ses traits marqués. Il l'observa alors s'inspecter à son rythme, avant qu'elle ne vienne s'approcher de lui pour lui dire :

- Vous avez déjà redressé un pif ?

Le summum du tue-l-amour. Et pourtant, cela remplissait le vétéran d'un désir fou.

- Je n'en suis pas à mon premier nez cassé, répondit-il alors simplement de sa voix calme en se relevant.

Il s'approcha donc de Valentina, son regard plongé dans le sien, et sans même crier gare, alors qu'elle était toute proche de lui, ses mains vinrent se porter sur son visage. Et d'un geste sec qui claqua douloureusement, ses doigts massifs remirent le nez gracieux de la jeune femme en place dans une gerbe de sang. Loin de s'excuser, il tendit aussitôt le bras pour attraper le verre de gnôle destiné à la marchande, et lui approcha des lèvres en intimant :

- Cul sec maintenant.
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le Jeu 1 Mar - 22:06

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La silhouette massive de l'ancien stalker envahit son champ de vision et son espace vital et, avant qu'elle ait pu dire ouf, ses mains se posèrent sur son visage et lui redressèrent le nez d'un coup sec. Un juron particulièrement grossier et un grognement étouffé accompagnèrent le geste brusque mais sûr. Elle l'avait bien senti passer putain, et un nouveau saignement le confirma. Le chiffon toujours à la main, elle épongea maladroitement d'une main pendant que l'autre montait saisir le verre pressé contre ses lèvres et qu'elle but d'un trait comme il le lui intimait. La confiance existait déjà, il ne lui serait pas venu à l'idée de remettre en question son ordre.

Fermant les yeux pour laisser passer la brûlure de l'alcool en même temps que la douleur dans son nez, elle appuya le front contre l'épaule qui lui faisait face avec un gros soupir. Putain de soirée. Ces Tchétchènes étaient vraiment des foutus connards de métèques. Sans Gueorguï Asimovitch, elle en aurait bavé deux fois plus, voire ne s'en serait pas relevée du tout. Il avait la carrure suffisante pour lui imposer son autorité sans la brusquer. Comme son père. Un peu comme Ivan aussi mais lui c'était encore différent.

- Spassiba, murmura-t-elle encore, le front contre sa clavicule.

Il lui fallut encore quelques instants pour relever la tête mais elle y parvint finalement et lui offrit une sorte de sourire vaguement grimaçant à cause de la douleur qui irradiait encore. Il allait lui falloir beaucoup plus d'alcool. mais elle soupçonnait qu'il en était parfaitement conscient. Si c'était pas son premier blair à refoutre droit, il le savait forcément. Le regard toujours rivés au sien, elle tâtonna d'une main maladroite la coupure à sa pommette puis sa paupière gonflée et son sourire s'accentua.

- Spassiba, répéta-t-elle plus doucement sans le quitter des yeux.

Il avait quelque chose de spécial et ça éveillait des choses en elle qu'elle croyait impossibles mais qui étaient bien présentes pourtant. De la chaleur, de la tendresse, de la volupté. Sans qu'elle l'ait prémédité, sa main libre se leva et vint effleurer sa mâchoire râpeuse. Les pansements, la gnôle, le sang, tout ça passait au second plan. Comme hypnotisée, le temps arrêté, elle ouvrait de grands yeux - au moins un, en tout cas - en attendant de voir quelle décision il prendrait.



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le Dim 1 Avr - 21:11
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Age :: 54 ans
Patronyme :: Asimovitch
Surnom :: Jora
De toutes les sensations qu'avaient pu éprouver le vétéran au cours de son longue carrière de combattant aguerri, le simple réconfort du regard reconnaissant d'une femme était à la fois le sentiment le plus doux et le plus douloureux ayant traversé sa poitrine. Doux pour la raison évidente de l'impression du devoir accompli, d'avoir fait quelque chose de bien - et l'espoir moins avouable de peut-être même tirer son coup. Mais tout aussi douloureux, car cela lui rappelait toujours qu'il n'avait pas su sauver sa propre femme, qu'il s'était juré de protéger quoi qu'il lui en coûte.

Et sauver un million de demoiselles en détresse ne la ramènerait pas à lui.

Le souffle chaud de la jeune femme vint caresser son épaule, effleurant la peau de son cou, poisseuse de sang. L'odeur ferreuse et âcre de l'hémoglobine, mêlée à celle de la sueur et de l'adrénaline finalement redescendue, atténuait celle plus diffuse du fond de gnôle dans le verre que tenait Valentina, tout comme elle masquait la fragrance inavouable du désir de l'ancien Spetsnaz pour elle. Il aimait les femmes de ce genre, pleines de volupté sous la dureté de leur regard et la rugosité de leur comportement.

Gueorguï ne répondit pas alors aux remerciements de la vendeuse d'arme, se contentant d'acquiescer sans chercher à s'échapper de cette proximité qui s'était créée entre eux deux. Elle lui offrit alors un sourire douloureux, qu'il trouva parfaitement charmant sous ses brisures, et vint caresser doucement sa joue mal rasée du bout des doigts. Son coeur s'emballa alors doucement, tandis que dans son estomac, une chaleur diffuse se réveillait sans crier gare. Il ne savait pas s'y prendre avec les femmes, lui qui avait passé sa vie à donner la mort, avait un mal fou à prendre le temps qu'imposait l'expression des sentiments. Un souffle traversa sa poitrine, et une phrase jaillit de ses lèvres :

- Bordel, je te veux.

Sa main droite vint se caler au creux des reins de la jeune femme, et la rapprocha sans ménagement, tandis que sa main libre agrippa sa nuque pour lui voler un baiser fougueux. Son visage meurtri lui fit mal tandis qu'il l'embrassait, et cela ne fit que décupler le plaisir qu'il prenait à assouvir ses pulsions.

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le Lun 2 Avr - 0:13

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Age :: 22 ans
Patronyme :: Vladimirovna
Surnom :: Valya
Le bruit du verre qui se brisait au sol résonna brusquement aux oreilles de Valya, relançant le temps qui s'était figé, la ramenant brutalement au présent. Elle prit une soudaine inspiration, contrainte par sa poitrine oppressée, quand elle réalisa qu'elle avait retenu son souffle jusque là. À cette seconde précise, elle aurait peut-être du remettre les pieds sur terre et réaliser qu'elle faisait une connerie en proposant au chef de la V.A.R., un vétéran de l'âge de son père, une aventure avec elle. Mais pas un instant ça ne l'effleura. Elle le voulait avec une violence rare, une sorte de désespoir qui lui coupait le souffle et dont elle lut le jumeau parfait dans les prunelles délavées et pourtant si sombres de son vis-à-vis. Ni l'âge, ni la géographie, ni le statut ne pouvaient avoir la moindre emprise sur l'intensité de ce qui se jouait là. Rien d'autre n'importait que le lien violent entre eux et le vide immense qu'ils espéraient combler avec une ardeur désespérée.

Les mots crus et dénués du moindre romantisme lui firent un effet dévastateur, allumant un brasier dévorant au creux de ses reins. Cette dureté d'un corps couturé et torturé par les ans, la rugosité de ses mots, de ses manières, c'était tout ce qu'elle voulait, tout ce qui la rendait à la fois docile et affamée. Perdue dans son étreinte massive et puissante, elle avait l'impression enfin d'être à sa place et de ne plus être seule, de partager son armure avec quelqu'un. Toute lucidité l'abandonna instantanément quand il plaqua ses mains sur elle pour l'envelopper de ses bras. Une main restée sur sa joue, l'autre passée dans son dos après avoir lâché le verre qui l'encombrait, elle lui rendit son baiser avec une fureur et une faim dévorante qu'elle n'avait pas ressenties depuis longtemps. Ses pieds avaient déjà quitté le sol.




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le Dim 29 Avr - 21:07
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Age :: 54 ans
Patronyme :: Asimovitch
Surnom :: Jora
L'urgence. Le désir fou de s'emparer de la jeune femme. De retrouver l'espace d'un moment la tendresse d'un être prêt à lui donner ce qu'il voulait, juste pour lui faire plaisir. L'abandon de soi. L'oubli total de la moindre réflexion. L'adrénaline tambourinait dans ses tempes, comme lors d'une fusillade. Mais pour une fois, il se sentait en sécurité.

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le Dim 29 Avr - 21:45

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Age :: 22 ans
Patronyme :: Vladimirovna
Surnom :: Valya
Les frissons qui parcouraient le corps dénudé de Valya ne devaient rien à l'air frais. Il faisait chaud ce soir-là, plus chaud que d'ordinaire, plus chaud que jamais. Confrontée à un désir plus violent que tout ce qu'elle avait expérimenté jusque là, elle y trouvait son compte et la libération d'une partie d'elle-même qu'elle ignorait encore posséder. Les vannes s'étaient ouvertes et elle était prête à prendre autant qu'à donner. Les étoffes étaient tombées mais leur peau se révélait tout aussi rugueuse en définitive, comme leurs gestes, leurs envies. Et le sang bourdonnant à ses oreilles la coupait du reste du monde qui n'avait plus droit de cité dans son esprit.




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le Lun 30 Avr - 21:31
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Age :: 54 ans
Patronyme :: Asimovitch
Surnom :: Jora
Le sang tambourina dans les tempes de Gueorguï. Et pourtant, ses pensées étaient soudain claires. Il se sentait bien, la jeune femme blottie contre lui, ses ongles lui lacérant le dos. Il en désirait presque le goût du sang dans la bouche, sentir son énergie vitale suinter chaudement le long de sa peau en d'infimes ruisseaux, tant la douleur lui était à cet instant inconnue. Tous ses muscles, tendus sous l'effort qu'il fournissait pour se contenir, étaient également délicieusement relâchés.

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le Lun 30 Avr - 23:56

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Age :: 22 ans
Patronyme :: Vladimirovna
Surnom :: Valya
Il était là et pourtant ce n'était pas assez. Elle donnait tout et pourtant ils en voulaient encore. Le sang battait violemment leurs tempes, l'adrénaline montait, la chaleur atteignait des sommets, mais ce n'était pas encore assez. Suffoquée par le manque de lui alors même qu'il a possédait pleinement, Valya griffa violemment la peau à sa portée, le dos couturé mais pas encore marqué d'elle du vétéran. Il lui en fallait beaucoup plus.




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le Jeu 2 Aoû - 14:30
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Age :: 54 ans
Patronyme :: Asimovitch
Surnom :: Jora
Le sang coula dans le dos du vétéran, mêlé à la sueur de leurs mouvements toujours plus féroces. Et de cette piqûre vive et indolore dans sa chair tendue par l'effort, le plaisir se fit plus fort encore.

Toujours plus. Encore et encore, tant qu'il restait un soupçon de lucidité dans son esprit meurtri.

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