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le Jeu 28 Déc - 7:54



Une fois de plus il se retrouvait confronté à la noirceur des tunnels. Au moins il s’agissait cette fois-ci d’un tunnel dont il avait l’habitude, chez soi à la Ligne Rouge. Après un séjour un peu trop prolongé à son goût dans la V.A.R. il était plutôt content de retrouver des tunnels plus familiers. Après tout, travaillant pour le compte des forces armées rouges, il avait l’habitude de faire des allers-retours entre les stations de la ligne, sous divers prétextes. Cette fois-ci il devait s’occuper d’aller chercher des pièces à Sokolniki. Rien de particulièrement palpitant en soi, mais ça ne dérangeait pas Valera. Il accueillait avec plaisir le retour à la routine. Enfin, cela était si l’on supposait qu’il ne lui arriverait pas d’ennuis durant son trajet aujourd’hui.

Valeriy dirigeait le faisceau de sa lampe torche à dynamo, prêtée par la ligne rouge pour ses commissions, devant lui, balayant l’horizon. Il restait alerte, bien que moins que lorsqu’il se retrouvait en territoire inconnu. Il lui semblait encore étrange à quel point la vie semblait avoir poursuivit son cours comme si de rien n’était pendant le blocus, alors que Valeriy avait presque l’impression que le temps s’était arrêté pendant qu’il était là-bas, tellement il passait lentement. Après tout, c’était difficile d’y occuper ses journées de la même manière qu’il s’occupait ici. Valeriy soupira. Définitivement, il était plutôt heureux de retrouver sa faction natale.


Alors qu’il effectuait toujours le même mouvement avec sa lampe, scannant la pénombre, une silhouette vint s’insérer dans son champ de vision, difficilement identifiable puisqu’elle se trouvait encore à trop grande distance. Valeriy empoigna rapidement son arme, qui se trouvait accrochée à son épaule par une bandoulière. Il observa la silhouette plus longuement, concluant qu’il ne pouvait définitivement que s’agir d’un humain. Restait qu’il devait se montrer prudent, après tout on ne sait jamais à qui on avait affaire. Il ralentit la cadence pour finalement s’arrêter et plutôt attendre que l’autre se montre plus visible.

- Nom, prénom, faction ?

Conscient que sa voix ne portait pas beaucoup, il tenta de garder le nombre de mots qu’il prononçait au minimum, espérant mieux être compris de cette manière. Valeriy était bien conscient qu’il était loin d’être le seul à devoir transiter par les tunnels, et il ne voudrait pas causer une scène sans raison. Après tout, il devait probablement s’agir d’un simple camarade dans la même situation que lui, ayant besoin d’effectuer un voyage. Il n’y avait rien à craindre dans les tunnels de la Ligne Rouge, n’est-ce pas ?

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le Dim 31 Déc - 5:48

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Ce que Airat adoré avec le metro, c'était que tu avais beau penser le connaît, il arrivait à te faire tourner en rond. Du coup, on pouvait facilement se retrouver avec sa destination dans le dos... Comme Airat à ce moment précis. Avec la fatigue, il avait du louper un croisement, ou tourner dans le mauvais sense... Mais il n'avait pas la tête à penser à tout ça... Non, quand toute les nuits on se faisait battre à mort par une personne qui avait terriblement coté pour nous, on avait plus la tête à choisir un foutu tunnel.

A ce moment précis, il n'était pas d'humeur pour un compagnon de fortune, encore moins pour qu'on lui balance une lumière droit dans les yeux, pour lui demander de décliner son identité, et encore moins pour que cette voix précisément, lui demande. Le colporteur n'aurait pas reconnue cette vois entre milles et blah blah blah... mais il savait mettre un visage dessus, et ce visage, on du moins son propriétaire lui mettait facilement l'estomac à l'envers. Et puis le cerveau aussi. Assez pour que l'homme de la Ligne Rouge face parfois son cop à la con.

"-Aller Valerochka, devine: Je suis à moitié défiguré et de la même faction que toi, on a voyagé ensemble, et tu m'adore tellement que tu me suis jusque dans ce putain de tunnel...  Ha et accessoirement mon humour te fait pas rire....du tout."

L'armurier allait faire les fraies de son caractère de merde, mais ce n'était pas innocent. Valerochka représentait un point faible, une sorte de faille dans son masque. Il n'en avait pour l'instant jamais usé, Airat n'était même pas sûr que l'armurier en ai conscience, même si lui aussi ne semblait pas dans son assiette en croissant le colporteur...

"-Je suis... Je suis?"

Dit il sur un ton acide, presque provoquant. Ca y est, il était sur la défensive, essayent de se rappeler de quelle manière il s'était protégé du brun la dernière fois.... Peut-être qu'il n'avait simplement rien fait pour.
Si sa mémoire était bonne, il avait légèrement fait du pied au jeune homme, assez peu pour que personne ne le remarque... il espérait.

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le Jeu 4 Jan - 8:38



Il aurait levé les yeux au ciel, si celui-ci était visible, mais à la place son regard heurta le plafond sombre du tunnel. Son interlocuteur avait raison, son humour l’exaspérait toujours autant. Valeriy continua à pointer le faisceau de lumière de sa lampe vers celui-ci, par pure mesquinerie, avant de finalement la baisser, histoire de confirmer ce qu’il savait déjà. Cette réponse, ce ton, ce visage. Impossible de s'y méprendre. Sans compter qu'il semblait parfaitement à l'aise à l'idée d'utiliser le diminutif le plus familier pour Valeriy. Il s'agissait de...

- Airat.

Valeriy soupira. Il se permettait même de laisser tomber le patronyme. Après tout, il se rappelait bien de lui. Ce n’était pas la première fois qu’ils s’étaient croisés dans le métro, et avaient même fait un bout de chemin ensemble auparavant, avaient été des compagnons d’un jour, comme il arrivait souvent dans les tunnels. Valeriy aurait pu l’oublier, ou le garder en tête comme une simple connaissance, comme tous ces autres voyageurs, mais Airat Ivanovitch avait fait sur lui une impression que Valeriy ne saurait définir. Airat l’exaspérait, mais Valera n’avait pu se résoudre à simplement lui lancer une réplique acerbe et l’ignorer. Il n’était pas comme ça, et puis... concrètement, Valera ne pouvait l’accuser de rien, sauf peut-être de se montrer trop familier. Reste que pour une raison impossible à déterminer, Valeriy se sentait incapable de rejeter Airat, ce qui le rendait encore plus exaspérant.

Valeriy s’était remis en marche à son rythme afin de s’approcher d’Airat. On avait probablement vu des retrouvailles plus touchantes.

- Tu te doutes bien que je ne te suis pas, je me rends à Sokolniki pour affaires. J’imagine que ça doit être pareil pour toi.

Peut-être qu’il aurait pu ajouter une remarque un peu plus moqueuse, sans être méchante, ne serait-ce que pour répliquer convenablement à Airat, mais ce n’était pas Valeriy.

- Tu te diriges où ?

Qui sait, avec un peu de chance, ils avaient des destinations assez opposées pour que leur interaction finisse assez tôt, et que Valeriy poursuive son chemin comme si de rien n’était. Il avait un sentiment assez singulier, un genre d’appréhension, qui l’habitait lorsqu’il était en compagnie d’Airait Ivanovitch, et le plus tôt il sera délivré de sa présence sera le mieux.

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le Mer 10 Jan - 1:09

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"Dans le mille!!"

S'écrit-il, un sourire de gamin aux lèvres. C'était débile... Mais le colporteur se sentait flatté que Valerochka se souvienne de lui... Pourtant, vue le nombres d'histoires et magouilles dans le quel il avait trempé, le Russe avait toujours préféré qu'on l'oublie.....

Airat? Il fut un instant surpris, haussant un sourcils avant de ce reprendre. Le masque, vite vite! Un beau masque de nacre tranchant, sur le quel il ne fallait pas poser les doigts, aux risques de se trancher ou de se salir. Un sourire amusé fila sur ses lèvres, alors qu'il se protégeait de la lumière que le brun s'appliquait à lui tenir dans les yeux. Un vrais gamin celui-là. D'ailleurs il ne fallait pas qu'il oublie ce sobriquet que le brun n'apprécié qu'avec modération...Pour ne pas dire qu'il détestait qu'Airat l'appelle ainsi. Oui voilà, autant dire les choses clairement: Ca emmerdait Valeriy, et le colporteur en usé et abusé.

"-Ho, on fait dans le prénom? Comme tu veux Valeriy... Mais dans mes souvenirs nous n'étions pas si intimes..."

Pas discret, pas du tout. Airat devait se reprendre, il faisait n'importe quoi. Le colporteur y était allé bien trop fort. Mais il était frustré de ne pas pouvoir proposer au brun une partie de jambe en l'air, comme l'aurait fait un homme ou une femme à une femme ou un homme. Le Russe devait exprimer ses envies d'une autre manière...
Il soupira, levant les yeux au plafond à la remarque du rouge. Valeriy, espèce de coincé! Il n'avait aucun humour celui-là, et c'était pas faute d'avoir essayé de lui faire son éducation en le charriant pendant tout leur voyage. Maintenant qu'il y repensait....Leur rapide colocation nomade était un bon souvenir. Le calme avec le quel le rouge l'avait accueillit avait un temps exaspéré Airat, jusqu'à ce qu'il comprenne que Valeriy...Etait un Optimiste. Le genre de personne qui y croyait. D'habitude, ces niais, il les fuyait, mais là...C'était...Attendrissant. Et le physique de l'armurier n'y était pas pour rien...

"-Bon, à ce que je vois t'as toujours un humour merdique."

Grinça le Russe, alors qu'il se rapprochant de son compatriote avec un sourire amusé sur les lèvres, qui disparu à la question de ce dernier. Il lança au dessus de son épaule un regard blasé, presque habitué.

"-Sokolniki. Comme toi."

Dit il en montrant dans son dos du pouce la direction qui était celle du rouge, et la sienne.

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