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Rumeurs au coin du feu

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Nina Platonova
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Message Sujet: Rumeurs au coin du feu | Jeu 30 Nov - 19:32

Le blocus de V.A.R était levé. Les partisans piégés par l’épidémie avaient pour la plupart regagné la Ligne. Un visage pourtant demeurait absent. De son nom, aucune rumeur ne me parvenait. Depuis le début de l’épidémie, je n’avais plus reçu aucune information le concernant. Bien entendu, j’étais suffisamment occupée pour en pas m’en soucier alors. Et comme je voyais les miens rentrer, soulagés de retrouver leurs pénates, je ressentais un vide. Krasnyé Vorona ne représentait pas vraiment un foyer sans Gadzhi.

Discrètement je tentais de m’informer. Le plus pénible était de rester indifférente aux regards apitoyés qui me suivaient tandis qu’on admettait de rien savoir sur celui qui avait été mon protecteur et mon mentor, l’unique famille qui me restait. De ses confrères colporteurs, je n’en avais rencontré aucun de retour des stations de l’Anneau et de la V.A.R. Tous les autres me répondaient de la même manière, admettant leur ignorance.

Et tandis que je comptais les munitions qui me restaient, j’égrenais un nom familier : Airat Ivanovitch. Ce dernier avait regagné la Ligne quelques jours plus tôt et se trouvait même à proximité pour ce que j’en avais saisi. Affirmer que je ne l’appréciais pas vraiment était un euphémisme. Cela ne relevait pas de sa faction d’origine mais plutôt de l’impression que me laissait chacune de nos discussions. Mon instinct me dictait de me méfier de lui, de ne croire aucune de ses paroles. Jusque-là il s’était toujours montré courtois et désintéressé, dans la mesure du possible, même respectueux en mémoire de mon oncle colporteur.

Mais si j’avais pris une habitude en arpentant les souterrains du métro de Moscou c’était de me fier à mes instincts. Pour l’heure, je devais cependant mettre ma méfiance de côté. Airat était peut-être bien le dernier élément en mesure de me donner des informations sur Gadzhi. Je n’aimais pas vraiment l’idée de devoir reposer sur le colporteur mais je n’avais plus vraiment le choix. Comme je finissais de recompter une seconde fois mon lot de munition, je soupirai, les rangeai soigneusement et me levai.

- Airat Ivanovitch ?

Les rumeurs m’avaient mené à un feu un peu à l’écart du centre de la station. Légèrement en retrait par rapport aux autres silhouettes venues s’y réchauffer, tu avais l’air abimé dans tes pensées. Et tandis que tu relevais la tête, croisant mon regard, j’essayais de me composer une expression avenante. Mes yeux accrochèrent, dans l’ombre de ton capuchon, la tâche qui recouvrait ta pommette. Je tâchais de ne pas trop m’y attarder et prenais place à tes côtés.
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Airat Ivanov
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Message Sujet: Re: Rumeurs au coin du feu | Sam 2 Déc - 3:33

Un soupire passa sur les lèvres du colporteur. Il était défait. Son séjour forcé au V.A.R. c'était enfin terminé après des mois de piétinage dans la même station, et il n'aurait jamais penser que retrouver la Ligne Rouge puisse être aussi libérateur. C'était la première fois qu'en revenant ici, il inspirait un grand coup, une fois les pieds posés sur le sol d'une station rouge. En quelques jours il avait refait ses stockes, et avait même réussit à troquer quelques piles contre des matières premières. Bref, après sa rencontre avec une sale bestiole(dont il ne préférait même plus évoquer le nom), le Russe avait l'impression de revivre.

"-Et le mutant lui a choppé le bras, il a commencé à..."  

Adossé contre le mur d'un des couloirs de Krasnyé Vorona, la capuche enfoncé plus que jamais sur la tête et une tasse entre les mains, Airait ne prenait même plus la peine d'écouter ce que racontait son voisin de feu à quelques pas devant lui. Gesticulant dans tous les sens, l'homme blond dont l’œil gauche était barré d'une longue cicatrice expliquait ses derniers périples à une femme qui semblait tout aussi désintéressée que le colporteur.
Il avait entre-vue une certaine tignasse rouge dans l'ombre du métro, une chevelure qu'il appréciait, en qui le Russe avait même confiance. Nina était une femme franche, qui disait ce qu'elle pensait et faisait ce qu'elle disait. Tout le contraire de lui, et ça plaisait à Airat. Aussi paradoxe que cela puisse être, le brun détestait les gens comme lui, mais pour se protéger de ces parasites du métro, il en était devenue un, ce fondant dans la masse. Et de toute façon, il n'était plus près de redonner sa confiance à quelqu'un. L'humain l'avait déçu, et pas qu'un peu.  


"-Yep Nina! Comment va?"

Question stupide. Si elle était venue le voir, c'est qu'il y avait un problème. Airat avait toujours sentie une certaine méfiance de la par de la rousse à son égard. Il ne s'en vexait pas, elle avait raison de ne pas faire confiance à un enfoiré comme lui, mais la présence de la stalker assise à ses coté l'intriguait.

Remarquant un énième regard appuyé puis fuit sur sa tâche de naissance, le colporteur adressa à la jeune femme un clin d'oeil.

"-Hé! Je sais que je suis beau mais me reluque pas trop quand même!"

Rit il, sur les lèvres un sourire en disant long sur son niveaux d’implication dans ce faux flirte. Les gens le mettait mal alaise en lui donnant cette impression d'ennemie omniprésent, alors il leur rendait la pareil sans hésiter. C'était ça dans le métro. Oeil pour oeil, dent pour dent. Baba Yaga ne l'avait pas aidé à s’adoucir.



Dernière édition par Airat Ivanov le Dim 10 Déc - 14:07, édité 1 fois
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Nina Platonova
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Message Sujet: Re: Rumeurs au coin du feu | Lun 4 Déc - 13:16

- Yep Nina! Comment va?

Je grimaçai en guise de salut. Il n’y avait pas à dire, je n’aimais pas vraiment tes manières. La familiarité dont tu usais à chacune de nos rencontres me mettait toujours un peu mal à l’aise. Et comme tu relevais d’une pique l’insistance de mes regards, j’haussais les épaules avec un sourire énigmatique. A ce jeu-là au moins tu en pouvais pas vraiment me surprendre. Je détournai ensuite le regard pour le reporter sur le feu tandis que je sortais une cigarette de ma précieuse boîte. Je l’allumais dans les flammes puis la portais à mes lèvres et en tirais quelques bouffées. Je te glissai un regard en coin puis la décrochai d’un geste qui trahissait une habitude consommée.

- C’pas pour ces services là que je suis venue te voir de toute façon, lâchai-je sans un regard dans ta direction. J’ai besoin de renseignements et tu es peut-être la seule personne à pouvoir me donner des réponses.

Inutile de tourner autour du pot. Je n’avais pas l’intention de te faire mariner ni de rentrer dans ton petit jeu ; autant que tu saches la raison de ma venue. Je tirai une nouvelle fois sur la cigarette puis me décalai un peu pour pouvoir t’observer plus facilement. Et cette fois-ci, je veillais à ne pas laisser mon regard traîner du côté des zones d’ombre de ton visage.
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Airat Ivanov
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Message Sujet: Re: Rumeurs au coin du feu | Mer 6 Déc - 8:04

Le colporteur eut un petit sourire en voyant la rousse sortir une boîte métallique reflétant la lueur orangée du feu. Il commençait à connaître, cette écran de fer. En faîte il n'imaginait même plus l'apprentie stalker sans un bâtonnet de nicotine entre les lèvres, au pires un bout de bois. Laissant la jeune femme jouer un instant avec la fumée de  sa cigarette, le colporteur porta la tasse entre ses mains à ses lèvres, préférant sa tasse de...thé.... à un poison lent. Rien que par sa tendance aiguë à s'attirer des emmerdes, sa propres espérance de vie chutée de presque dix ans, alors le Russe trouvait cette dépendance à la clope assez...débile. Pas qu'il tenait à la vie, mais...le suicide, il avait déjà tenter, ça demandait un sacré courage, ou un désespoir à toute épreuve, et lui devait manquer de l'un ou de l'autre. Quitte à devoir vivre, autant le faire avec tous ses poumons, tous ses doigts..... et toutes ses oreilles.

"-Ho, dommage..."

Glissa Airat entre les deux phrases de la stalker, une mine faussement dessus sur le visage. Un jour son jeu de drague stupide finirait mal, et ce jour là il ne pourrait s'en prendre qu'à lui même.

"- Bon, qu'est ce que je peux faire pour t'aider?"

Le Russe posa sa tasse au sol et tendit les mains vers les flammes, observant sa main aux trois doigts survivants avec un sourire amusé sur les lèvres. C'était assez drôle de voir Nina codamnnée à lui demander son aide. La rousse n'avait pas l'air de vraiment apprécier, mais au moins, elle faisait l'effort de ne pas jouer les effarouchées ou les orgueilleuses.



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Nina Platonova
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Message Sujet: Re: Rumeurs au coin du feu | Jeu 7 Déc - 15:55

Je n’avais pas manqué la réponse que tu avais glissé, accompagnée d’un soupir. Et comme je finissais de donner la raison de ma présence ici, je ne pus retenir un léger sourire. Le dissimuler n’aurait servi à rien de toute manière. Je tirai une nouvelle bouffée sur la cigarette, laissant la fumée âcre et tiède gagner mes poumons avant de la recracher. Le tabac que j’utilisais ces derniers temps, directement issu de la V.A.R avait la particularité de créer une fumée dense qui s’élevait en lourds volutes. Je les suivais du regard, laissant ta question tomber dans le silence.

A côté de nous, les deux ivrognes semblaient avoir épuisé tous les sujets de conversations sensés et s’étaient lancés dans des élucubrations hésitantes. Je leur glissai un regard peu convaincu puis me tournai davantage vers toi. Cette fois-ci mes yeux ne s’arrêtèrent pas vers l’emplacement où devait se trouver la tâche de naissance. Impitoyable, ils se rivèrent aux tiens. Je te connaissais depuis un bon moment désormais, Airat Ivanov, pourtant je n’avais jamais su percer au travers de ce regard gris, tantôt terne et tantôt aussi dur que l’acier. Il me semblait parfois y apercevoir les vestiges d’un enfant marqué, projeté trop tôt dans un monde trop dur. Et au moment où je croyais m’y retrouver, déceler une faiblesse commune, la lueur disparaissait au profit d’un éclat plus fourbe.

Je grimaçai sans quitter ton regard. Ma cigarette continuait de se consumer au bout de mes lèvres. Je fermai les yeux une seconde, rassemblant mes idées puis les rouvrit en les détournant vers le feu.

- C’est à propos de mon oncle, Gadzhi. Je n’ai plus de nouvelles de lui depuis le début du blocus de la Hanse. Il était parti au moment où les bruits de l’épidémie ont gagné la Ligne. Tu es le seul colporteur à t’être aventuré aussi loin que lui vers les stations de la V.A.R.

J’essayai de me montrer détachée, les yeux toujours rivés vers le feu qui se consumait à nos pieds. J’avançai les mains vers celui-ci, tentée d’y jeter ma cigarette.

- Comme je te l’ai dit, je suis là pour des infos…
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Airat Ivanov
Colporteur
Message Sujet: Re: Rumeurs au coin du feu | Mar 12 Déc - 3:00

Un instant impassible, le colporteur releva ce regard bleu tranchant dans le quel briller toujours quelque chose, une sorte de colère sourde. Ils s'analysaient tout deux, ajustant leurs avis, profitant de ce moment pour envisager l'ennemi....ou l'ami. Airat sentait toujours la stalker à deux doigts de la vérité, et il saluait ce courage qui la caractérisait. Seulement le Russe n'était pas et ne serrait jamais confiance envers ses congénères, et se dissimuler à leur yeux était l'une des meilleurs manières qu'il avait trouvé pour ce protéger d'eux, de leurs cruautés.

Une volute de fumée passe devant le visage de la rousse a qui il admettait un charme certain, le tirant de cette observation minutieuse. Nina sembla se lasser de ce moment, ou alors le temps reprit simplement son chemin, comme il le faisait pour chacun, courant inlassablement vers se moment souvent prématuré dans le métro qu'on nommait la mort. En tout cas la jeune femme reprit la parole, les flammes dansant dans ces orbes mer.

"-Hum, ouais je comprend."

Le colporteur priant une nouvelle gorgée de boisson chaude, fixant un vide immense, celui du doute.

"- Il va bien, on s'est rapidement croisé à Rizhskaya, il m'a dit vouloir remonter jusqu'à Barrikadnaya où il allait pourvoir faire affaires."

Mensonge. La dernière fois qu'il avait vue son confrère, ce dernier était amaigri, fatigué. Malgré sa barbe, ses traits tiraient n'avaient pas échappés à Airat, et l'homme de la ligne rouge avait même la certitude de l'oncle de Nina avait était frappé par la maladie à l'origine de toute cette merde. Mentir n'aidait pas la rousse, mais elle ne pouvait rien y faire, elle était aussi impuissante que lui il y a quelques années pour aider ceux qu'elle aimait.

"- Nina, te fais pas de bile, il va bien. C'est juste qu'il a préférait enchaîner les deux voyages plutôt que de repasser par ici. Regarde, nous deux on est pas pressés de repartir, Gadzhi devait se méfier d'un élan de flemmardise."  

Il adressa un sourire réconfortant à la stalker, allant jusqu'à posait une main sur son épaule musclée. Pour une raison étrange il voulait la rassurer, juste pour cette fois parce qu'après tout Airat Ivanovitch Ivanov ne s'attachait, mais la rassurer.

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Nina Platonova
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Message Sujet: Re: Rumeurs au coin du feu | Mer 13 Déc - 19:59

Pourquoi je n’arrivais pas à ressentir du soulagement ? Tes paroles auraient dû apaiser une part de mes doutes au moins. Peut-être que je n’arrivais pas à m’en défaire, y trouvant là une raison d’être toujours sur mes gardes, toujours prête au pire. Les réponses que j’avais cherché ces derniers jours s’offraient enfin à moi et je n’y trouvais aucun réconfort. Pas même le silence. De nouvelles questions embrouillaient mon esprit, assaillaient les derniers remparts de sûreté derrière lesquels j’avais calfeutré mon inquiétude. Et comme je me crispai, tentant de rassembler un semblant de volonté, je frissonnai sous la main qui vint effleurer mon épaule. Un geste léger, délicat, comme une question. D’ordinaire, je me serais certainement écartée d’un mouvement de l’épaule. J’aurais pu répondre par un de ces regards noirs dont j’avais le secret. Je n’en fis rien pourtant. Je soupirai, un rictus amer plissant mes lèvres puis je remontais lentement mon regard vers toi. Je le soutins un moment sans rien dire, ne sachant pas vraiment quoi penser de tes révélations.

- Ca lui ressemble, c’est bien vrai, finis-je par dire, comme pour m’en convaincre.

Une partie de la tension quittait mes épaules. Mes sourcils, pourtant, restaient froncés. J’étais indécise.

- Mais j’ai du mal à y croire.

Au moment où je reconnaissais ce qui me tourmentait, je sentis une partie de la boule qui me nouait la gorge s’estomper. Je secouai la tête puis haussai les épaules pour me défaire de ta main toujours posée sur mon épaule. Je me tournai davantage vers toi, plongeant mon regard dans le tien et le soutenant avec intensité.

- Je n’ai pas besoin qu’on me vende des mensonges, Airat Ivanovitch. Je suis venue chercher la vérité.

Comme je prononçais ces mots, la certitude me gagnait. Chercher à me réconforter n’était certainement pas dans tes manières et mon instinct refusait définitivement de s’y fier. D’un mouvement las je jetais les derniers restes de ma cigarette dans le feu. Mes yeux n’avaient toujours pas quitté les tiens.

- Dis-moi ce que tu sais s’il te plait.

Implacable, je chargeais mes mots de toute la volonté que je pouvais rassembler, faisant appel à un don que je peinais encore à contrôler.

Tentative d'utilisation de sa mutation:
 


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Le Destin
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Message Sujet: Re: Rumeurs au coin du feu | Mer 13 Déc - 19:59

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Airat Ivanov
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Message Sujet: Re: Rumeurs au coin du feu | Mar 26 Déc - 15:23

Airat se laissa aller à un petit sourire amer. Mentir c'est mal.... Mais ça pouvait soulager. Il ressentait presque une petite satisfaction à sentir l'épaule de la rousse se dénouer sous ses doigts. Et cette toute petite émotion grattait le cœur et démangeait,comme une infection (ou une cicatrisation?). Depuis quand était il soucieux des autres? Le Russe aimait bien Nina, mais jamais au point de faire quelque chose pour elle. Il ne montrait jamais ses sentiments, l'affection qu'il avait, ou alors il s'agissait d'accidents, de tentatives maladroites parfois, quand il s'égarait dans le labyrinthe de la vie.

L'homme de la Ligne Rouge fronça les sourcils quand la stalker se dégagea d'un mouvement d'épaule, comprenant qu'il avait perdu. Le colporteur n'aimait pas ça, ce petit goût métallique de défaite. Il l'avait trop souvent sentit sur son paillait, à le narguer.
Soupirant d'agacement, Airat reporta son regard clair sur le feu, les lèvres pinçaient. Elle lui tapait sur le système la gamine! Alors qu'il avait décidé de l'envoyer balader, prêt à se lever pour partir, le Russe répondit à la question de la jeune femme, sans raison.

"- Je sais pas où il est. Quand je l'ai croisé, il pétait pas la formait. Il a jamais eu comme projet d'aller vers Barrikadnaya."

Le colporteur resserra son emprise sur la tasse entre ses doigts, serrant à s'en blanchir les jointures. Ce simple geste était une perte de contrôle qui aurait pu lui être fatale dans certains circonstances.

"- Pourquoi la vérité est si importante? Tu compte faire quoi maintenant que tu sais...Ha, attends, mais tu sais quoi au juste? Que ton oncle est malade quelque part dans le métro! Ca va t'être très utile dis moi!" 

Ironisa il. Cette question posé d'une voix cruel n'était rien d'autre que de la cruauté, un moyen pour Airat de se libérer de sa colère en faisant mal autours de lui. Un rempart entre lui et le monde. Alors qu'il aurait pu dire toute la vérité à Nina, tenter de la réconforter et lui dire qu'il comprenait cette peur au ventre, qu'il l'avait vécue,il était là, debout, égoïste.

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Nina Platonova
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Message Sujet: Re: Rumeurs au coin du feu | Mar 26 Déc - 17:07

La vérité tomba comme un soufflet. Implacable. Je crois que j’eus bien le souffle coupé pendant une seconde. Le regard rivé dans le feu, le visage fermé, je n’ai rien trouvé à répondre tout de suite. Ce furent la suite tes propos qui me tirèrent de mon silence. Je me tournai vers toi et te dévisageai. Mes yeux brillaient d’un éclat dur, plein de colère et d’amertume. Un instant auparavant, j’avais été touchée par ton geste. Les mots que tu m’avais ensuite jeté à la figure me faisaient désormais l’effet d’une douche froide. Depuis le premier instant où je t’avais rencontré, j’avais eu raison de me méfier de toi. Le nez plissé, la lèvre supérieure légèrement retroussée, je ne cachai plus rien de mon animosité.

- Parce qu’avec cette vérité, Airat Ivanovitch, je peux tenter de changer la situation. Le mensonge ne m’aurait servi à rien.

Ce que je ne disais pas évidemment, et ce qui était la véritable source de ma colère, était que je n’aurais jamais pu me pardonner l’inaction si j’avais appris par la suite la mort de mon oncle. Si les nouvelles étaient mauvaises, j’étais désormais fixée. J’avais une ligne d’action. Les doigts crispés sur mes genoux, je fus tentée de me lever et de te planter là. Je songeais déjà aux préparatifs de mon départ, aux stations où je me rendrais en premier pour partir à la recherche du seul être pour qui j’ai réellement compté.

- Où est-ce que tu l’as vu pour la dernière fois ? Sais-tu où est-ce qu’il se dirigeait ?

Ma voix s’était radoucie. Les yeux plissés, toujours fixés sur un point au-dessus de toi, j’organisais mes pensées. Toujours agir de manière pragmatique, ne jamais céder à un coup de tête. Tu pouvais m’être encore utile, Airat Ivanovitch, et, si je n’avais rien de véritablement calculateur, je n’hésiterais pas à te soutirer toutes les informations qui me seraient utiles.
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Le Destin
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Message Sujet: Re: Rumeurs au coin du feu | Sam 30 Déc - 23:47

Intervention du Destin
Le Métro n'était pas un lieu où l'intimité était monnaie courante. Voyageurs, commerçants, vagabonds, fugitifs, bandits et chasseurs de primes se côtoyaient en permanence, pour un instant comme pour plusieurs jours. Il n'était ainsi pas rare que de parfaits inconnus viennent s'installer auprès d'autres parfaits inconnus au coin d'un feu, afin de partager les dernières nouvelles, ou bien simplement pour boire un coup. Le feu avait un côté social qui réunissait les gens - pour le meilleur ou pour le pire.

Et il se trouvait que Matveï Petrovitch passait par là, et avait bien besoin d'un peu de compagnie après le long voyage qu'il venait de faire...

Vêtu d'un long manteau dissimulant son imposante carrure, équipé d'une antique AK-47 passée dans le dos, un imperceptible sourire en coin à l'idée de s'asseoir auprès d'un feu, il poussa un soupir d'aise en s'asseyant, et entama les présentations, faisant fi de toute notion de politesse :

- Matveï Petrovitch, je vous dérange pas longtemps, je fais juste une petite pause...

Sans prendre la peine de s'inquiéter du fait qu'il aurait pu interrompre une conversation importante, il lâcha tout de même :

- Vous inquiétez pas pour mon attirail dans le dos au fait, on n'est jamais trop prudents dans ce métro... Vous vous rendez compte, j'ai entendu une sale histoire quand j'étais à Polis...

A ces mots, il passa son AK par-dessus sa tête, posa la crosse à ses pieds, sa main fermement ancrée sur le canon, et regarda ses deux compagnons du moment droit dans les yeux l'un après l'autre, avant de poursuivre :

- Il se dit qu'une mère s'y serait faite casser la gueule par sa propre progéniture... Attrapée dans son sommeil, rouée de coups sans aucun moyen de se défendre, un truc vraiment moche... Vous vous rendez compte ? Son propre gamin !

Le regard de Matveï Petrovitch se planta alors droit dans celui du jeune homme qui se tenait tout près de lui. Les mots qui sortirent de sa bouche prirent alors une teinte sinistre :

- Vous feriez quoi à votre gamin s'il se comportait comme ça hein ? Moi, personnellement, si j'attrape ce sale petit bâtard, je lui fais ressortir les intestins par le nez.

Son regard devint dur tout à coup, avec cette insistance propre aux prédateurs prêts à porter leur coup de grâce.

- C'est drôle, selon la description, le gamin te ressemblait beaucoup...

Silence de mort.

- ... Airat Ivanovitch.


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Airat Ivanov
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Message Sujet: Re: Rumeurs au coin du feu | Dim 31 Déc - 0:35

Lancé de dès.
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Le Destin
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Message Sujet: Re: Rumeurs au coin du feu | Dim 31 Déc - 0:35

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Nina Platonova
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Message Sujet: Re: Rumeurs au coin du feu | Lun 1 Jan - 11:00

Lorsque l’homme s’était approché, je n’avais pas tout de suite relevé le regard. Je continuais de fixer Airat à l’affût du moindre élément de réponse utilisable. Comme il s’asseyait auprès de nous en entamant son introduction, je ne pus m’empêcher de plisser les yeux avec méfiance. Une fois de plus, mon instinct dictait mes premières réactions. Les lèvres pincées, je suivais les propos de ce Matveï avec une appréhension croissante. J’ignorais tout de l’histoire qu’il était en train de compter mais j’avais l’intuition que rien n’était anodin dans ce qu’il racontait. Quoiqu’on en dise et en dépit de ses airs affables, l’homme semblait tout sauf enclin à parler pour combler les silences. En cela, au moins, nous trouvions un point commun.

Et lorsqu’enfin la sentence tomba sous la forme du prénom de colporteur auquel j’essayais d’extirper des informations, je sentis un frisson remonter le long de mon échine. Ma main s’était crispée également, écrasant la cigarette consumée d’un coup sec. Je la jetai alors au feu dans un geste qui se voulait détaché. Je savais pourtant qu’en cet instant, tout chez moi trahissait la tension qui me gagnait. Je fixais Matveï de mes yeux plissés dans lesquels ne dansaient plus que des ombres. Avec une habitude consommée, je me mettais alors à analyser les alternatives qui s’offraient devant moi. Comment disait-on déjà ?

La balle est dans ton camp petite.

La voix de Gadzhi qui s’imprimait dans mon esprit. La jeune femme discrète et solitaire aurait pu opter pour le silence et l’indifférence, voir Airat repartir avec cet homme qui semblait vouloir signer son arrêt de mort ; mais l’ancienne colportrice et nouvellement stalker voyait d’autres intérêts dans le fait de défendre l’identité de son acolyte. Il possédait des informations qui m’intéressaient. Et, fait non négligeable, si je prenais sa défense, il aurait envers moi une dette que je n’oublierai certainement pas.

- Ca remonte à combien de temps cette histoire exactement ?

Je n’avais jamais été très douée pour la comédie mais jouer la perplexité restait encore dans mes cordes. Les yeux toujours plissés, comme absorbée dans mes souvenirs, je secouai la tête à plusieurs reprises. Profitant de ce léger intermède, je rassemblai ma volonté et tentai d’en appeler pour la seconde fois de cette maudite soirée le don qui m’avait été accordé.

- J’le connais depuis un moment, cet homme, vous savez.

J’avais désigné d’un mouvement du menton mon acolyte qui semblait vouloir se fondre dans les ténèbres et sombrer dans l’oubli. Mon coeur s'emballait. Se pouvait-il qu'ils soient en mesure d'entendre le sang qui pulsait à tout rompre dans mes tempes, m'arrachant presque des grimaces ? Pour Airat, j'étais en train de prendre des risques considérables.

- Il bosse depuis longtemps avec mon oncle, Gadzhi Platonov, ça vous dit quelque chose ?

Mon oncle était suffisamment ancien dans la sphère des colporteurs pour s’être fait un nom. De même, en rappelant mon lien de parenté avec lui, ce Matveï pouvait rapidement déduire ma véritable identité. Pour la première fois de mon existence, je comptais sur la notoriété qu’elle m’accordait pour appuyer davantage mes propos.

- Il est d’ailleurs le dernier à l’avoir vu, on n’a plus de nouvelles de lui depuis un moment et on était en train de voir pour partir rapidement remonter sur ses traces. Vous n’auriez rien entendu à son propos par hasard ?

Et cette fois-ci je chargeai ma question de toute l’énergie dont j’étais capable, plongeant mon regard dans celui de l’inconnu.

Tentative d'utilisation de sa mutation:
 
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Le Destin
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Message Sujet: Re: Rumeurs au coin du feu | Lun 1 Jan - 11:00

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Le Destin
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Message Sujet: Re: Rumeurs au coin du feu | Mar 2 Jan - 13:48

Matveï Petrovitch suait à grosses gouttes. Il avait beau être costaud et entraîné, porter ce gamin s'avérait plus compliqué qu'il ne l'avait pensé.

"Ramener le gosse vivant. Qu'il soit jugé pour ses actes". Telle était la mission confiée au chasseur de prime par les brahmanes de Polis, désireux d'obtenir justice pour l'une des leurs. Il s'en serait bien passé.
Des mois qu'il arpentait les couloirs du métro, menant sa propre enquête : interrogeant les vagabonds, les marchands, les colporteurs.
Les informations glanées au fil des premières semaines l'avaient conduit à la Ligne rouge. Depuis, il avait perdu toute trace de sa proie : les rouges commençaient à se méfier de lui et de cet intérêt porté pour l'un des leurs. Ce n'est que par pur hasard qu'il l'avait retrouvé aujourd'hui. Il s'en frottait les mains, mais restait sur le qui-vive : il s'agissait là d'un "contrat ouvert", ce qui signifiait qu'il n'était pas le seul pisteur sur le coup et que la partie de chasse était loin d'être terminée.

Matveï s'autorisa une courte pause. Il venait de passer devant un ancien couloir de service qui lui paraissait sûr.
"Il serait dommage de ne pas en profiter", avait-il pensé, tout naturellement. Il déposa le jeune homme au sol, gardant un œil attentif sur lui, braquant le canon de son AK sur l'unique issue.




Il avait soudain un mal de chien à respirer. Comme si quelqu'un se tenait debout sur sa poitrine. Ses yeux s'écarquillèrent tandis qu'une épaisse brume envahissait le petit renfoncement de service, qu'il gardait jalousement. Une vieille femme s'approcha de lui, d'un pas lent et mesuré. Le garçon s'était réveillé, mais Matveï ne pouvait plus bouger : la peur le paralysait.

Les doigts de la vieille femme se rapprochaient dangereusement de sa gorge. Il ne pouvait dévier son regard du sien ; aussi, il ne comprit pas tout de suite ce qui lui arrivait. Le chasseur eut une drôle d'impression, comme si quelque chose de glacé traversait lentement sa gorge. Il comprit qu'il n'en avait plus pour longtemps lorsqu'il entendit, enfin, un long gargouillis s'échapper de son cou et un liquide bouillonnant couler sur sa poitrine.

"La garce..."

La vision de la sorcière laissa finalement la place à un épais voile noir. C'était fini. Sa chasse était terminée.

"Voyez, Airat Ivanovitch, je ne vous demande rien de bien compliqué..."
marmonna la vieille femme, qui découpait méticuleusement les oreilles de cet inconnu, dont le regard semblait marqué à jamais par une profonde incompréhension.

"Je veux mes oreilles, je pensais avoir été claire. Je les veux maintenant." Reprit-elle, plongeant son regard de glace dans celui du jeune homme.

"J'ai entendu qu'un groupe de criminels s'était retranché dans une station abandonnée, non loin d'ici. Vous me devez toujours cinq paires d'oreilles. Ne me décevez pas."

Sur ces derniers mots, l'ancienne disparut dans la brume, laissant derrière elle un étrange chiffon. A y regarder de plus près, vous êtes presque certain qu'il s'agit là d'une carte, gribouillée sur...de la peau ? Vous la prenez du bout des doigts, fermant les yeux sur ses probables origines.

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Airat Ivanov
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Message Sujet: Re: Rumeurs au coin du feu | Lun 8 Jan - 3:32

Il avait mal au crâne. Qu'est ce qu'il c'était passé?....Ha! Oui. Le coup. Le chausseur de prime. Maman-monstre. Putain, il ne devait pas retourner à Polis! Surtout pas!

Airat essaya de se relever, entendant des gargouillements, des paroles lointaines. Il croyait reconnaître une voix caverneuse et malvenu, qui lui sifflet un travail qui lui serrait le ventre. Le colporteur n'allait pas se prétendre pétrie de compassion, et les Hommes, ils pouvaient bien crever dans leur métro comme des cons, il s'en foutait. Mais la douleur, la mort, il ne pouvait pas les donner. Ne fait pas aux autres ce que tu ne voudrait pas qu'on te fasse. C'était simple et con comme phrase, et il la bafouait souvent. Mais pour la vie, la mort, il la respecté à la lettre.  

"-Promis Baba Yaga, tu les auras tes oreilles, laisse juste le temps à mon crâne de ne pas exploser.

Grogna il en se redressant, une main sur le front. Airat tenta de percevoir la chaleur en train de s'étreindre à quelque mètre de lui à travers le voile floue autour de ses yeux. La légende avait fait la peau à cette enfoiré de Petrovitch? Apparemment. Du bout des doigts, il chercha à atteindre le corps, près à terminer ce que Baba n'avait peut-être pas achevé, et à rafler tout: oreilles, armes, munitions. C'était ça le métro. Zéro dignités, alors ce donner des airs, c'était pas pour lui.

"-Tsss... Elle les a prise, la sorcière...

Souffla le Russe quand ses doigts rencontrèrent une chaire à vif, là où les oreilles du connard auraient du attendre, toutes prêtes à être coupées. Marmonnant, il commença à faire les poches de Petrovitch, frénétiquement, les doigts tremblants. L'homme de la Ligne Rouge devait s'occuper si il ne voulait pas sombrer en ressassant toutes cette merde. Il ne devait pas y penser, surtout pas y penser. Le métro n'était pas fait pour le passé, si on se faisait dépasser, on crevait.

Airat se redressa douloureusement, faisant craquer son cou qui avait difficilement encaissé le coup, baissant le regard sur....Un morceau de peau. Une longue peau sûrement humaine, séche et couverte....d'un plan.
Une carte en peau.

Toujours aussi cool Baba Yaga.
Le colporteur ramassa ce bout de....Brrr, Nan, mieux valais ne pas le dire, en tentant de se remémorer les paroles de la légende. Une station. Des criminelles. Parfait.

La merde.

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Nina Platonova
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Message Sujet: Re: Rumeurs au coin du feu | Lun 8 Jan - 22:00

Je n’aurais pu imaginer un échec aussi misérable. Non seulement ma tentative de persuasion n’avait pas fait mouche mais le chasseur de prime n’avait pas bronché. D’un revers de son fusil, il avait assommé Airat et l’avait chargé sur son épaule, le tout en mesure en respect avec le canon de son arme. Intérieurement, je fulminai. Non seulement j’avais tenté de la joué fine, comptant sur mon don plus qu’erratique, mais j’avais été incapable de réagir face à la menace. Je n’avais pas vu le coup venir. Les doigts crispés sur mes genoux à en faire blanchir les phalanges, je ne lâchai pas du regard le mercenaire. Je ne sais pas ce qui pouvait alors passer dans son esprit mais dans le mien, une chose était claire : on ne m’y reprendrait plus. Oh je n’avais pas l’esprit revanchard d’ordinaire mais voir ma seule source d’information s’éloigner sur l’épaule d’un vulgaire chasseur de prime, le tout sans que je ne puisse rien y faire, avait de quoi titiller l’égo. J’avais continué de fixer la silhouette voutée, chargée de son fardeau jusqu’à ce qu’elle disparaisse totalement dans les ténèbres. Et j’étais restée un moment, immobile, silencieuse. Les lèvres pincées et les yeux plissés, je repassais la scène en boucle, tentant d’y trouver une faille, de deviner ce que j’aurais dû faire. Avec un grognement de désespoir, je lâchai l’affaire et me levai d’un coup. Mon sac chargé sur une épaule, je donnai un coup rageur dans le feu. Les braises y répondirent dans un rougeoiement furieux. Je fis volte-face, le regard sondant les ténèbres où avait disparu Airat. Je n’avais pas mon arme sur moi, j’étais vulnérable, inutile. Les mains enfoncées dans les poches de ma veste, le regard sombre, je finis par faire demi-tour.

Maudit Airat.

Maudit chasseur de primes.
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Rumeurs au coin du feu

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