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EVENT :: Sur la brèche - Extérieur
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le Jeu 9 Nov - 19:55
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Groupe 2 - Intérieur, station RijskayaLa tempête gronde au dehors. Violente, impitoyable, mortelle. L'inquiétude règne et les pleurs des enfants retentissent dans les habitations de fortune. Et pourtant, ce n’est pas la première fois que des tempêtes magnétiques frappent la surface de Moscou. En plusieurs décennies, elles sont devenues moins violentes, moins impressionnantes, plus banales pour les habitants du Métro, qui ont pris l’habitude de gérer les débuts d’inondations causés par les pluies diluviennes accompagnant ces effroyables tempêtes. Peu d’histoires content d’ailleurs des sorties de Stalkers inconscients lors de ces déchaînements d’éléments, car même les mutants les plus coriaces se terrent dans leurs tanières dès lors qu’une tempête de ce genre se fait entendre aux abords de la ville. Les rares personnes s’étant trouvé dehors lors de ces orages n’en sont alors revenues que par exception, et plus rares encore sont celles étant sorties volontairement au beau milieu de ces décharges de violence météorologique. De mémoire des plus anciens du métro, plus personne ne peut aujourd’hui affirmer avoir traversé une tempête magnétique.

Et en ce jour, la tempête est particulièrement violente. Même les vétérans les plus endurcis semblent inquiets, quand d’habitude ils n’entendent même plus les craquements terribles du dehors qui retentissent aux abords des escalators du Métro. Des mesures sont aussitôt prises pour barricader et rendre hermétique les sorties d'Aleskseyevskaya et de Rijskaya, afin d'éviter des inondations trop sévères. Seule VDNKh ne prend pas la peine de se cloîtrer à son tour, les ingénieurs de la station assurant qu'elle ne risque rien, malgré la violence de la tempête. Mais est-ce là la vraie raison ? Certaines mauvaises langues affirment que la station n'a tout simplement pas eu le temps de fermer tous les accès avant que les violents courants d'air ne les empêche de travailler en sécurité. Dans tous les cas, les anciens sont nerveux, les jeunes se préparent au pire. En silence.

Et brusquement, des craquements sinistres retentissent dans le tunnel principal reliant V.A.R. à la Hanse. Les gardes en faction aux postes de contrôle lèvent les yeux, inquiets, vers ce plafond striée d'une fissure vieille comme leur mémoire, mais qui n'avait jamais fait parler d'elle jusqu'à l'éclatement de l'épidémie.

Car de l'eau suinte plus que d'habitude de cette fissure devenue brèche...

Et si les premiers témoins se taisent, inquiets d'alerter leurs supérieurs pour rien, agrippés à leurs armes et aux puissants phares de voiture qui leur servent de projecteur comme pour se rassurer, l'un d'entre eux ne tient finalement plus. Il faut faire jouer la voie hiérarchique. Un message est aussitôt envoyé à l'officier de permanence, qui se déplace en personne, et démuni face à la situation, fait remonter l'information jusqu'aux oreilles du chef de l'Alliance. Pendant tout ce temps, l'eau s'est déjà mise à former des flaques inquiétantes entre les rails, en même temps que la rumeur se propage, se déforme et s'amplifie. Les plus courageux s'équipent alors d'ores et déjà, les réservistes sont tirés de leur domicile par les officiers les plus zélés, les quartiers libres sont annulés, et armes et cartouches passent de main en main, au beau milieu des ouvriers et ingénieurs dépêchés pour colmater cette brèche de l'intérieur.

Il faut agir vite, avant que la panique ne gagne tout le monde.

Puis l'ordre est tout à coup donné : il faut sortir dehors, et colmater cette brèche une bonne fois pour toutes. Et pour cela, il faut cinq personnes solides, peu importe leur origine, pour affronter la tempête et remplir cette mission. Des combattants, des survivants, des gens sachant faire exploser des choses et se débrouiller seuls en cas de problème. Sans matériel électronique, sans moyen de s'orienter, sans le moindre renfort possible, expérimentés et capables de se sacrifier pour le bien de centaines de personnes. Car sortir, "c'est accomplir la mission ou mourir".

Les navettes se précipitent entre les stations. De tous les coins de l'Alliance, des hommes et des femmes en combinaison de stalker, armés ou non, prêts à risquer leur vie ou recrutés de force, s'attroupent alors aussitôt vers les sorties de VDNKh, seule issue viable, mais dangereuse. Le vent s'engouffre violemment dans les escalators, secoue avec force les solides grilles plantées devant, met à mal les gardes en faction prêts à en découdre avec une attaque de mutants. Et la pression monte en même temps que les bottes des volontaires trempent peu à peu dans l'eau dégoulinante des escaliers. Très vite, devant cet amas de héros, Gueorguï Joukov monte alors sur une estrade de fortune, et choisi les volontaires parmi l'attroupement. Des armes sont confiées à ceux restés en arrière, car rien ne dit que les mutants ne viendront pas chercher refuge chez eux...

Volontaires, jusqu’où êtes-vous capables de risquer votre vie pour le destin de trois stations ?

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Chef de l'Alliance V.A.R
le Jeu 9 Nov - 19:57
Chef de l'Alliance V.A.R

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Age :: 54 ans
Patronyme :: Asimovitch
Surnom :: Jora
Un courant d'air chargé d'humidité frappa le visage fatigué du chef de l'Alliance. De l'eau suintait le long des murs près du poste de garde, en même temps qu'un vent rageur venait secouer violemment les soldats en faction, agrippés à leurs armes et à la lourde mitrailleuse du poste comme s'il s'agissait de la barre d'un bateau à la dérive. L'orage frappait par moments la surface non loin de la bouche de métro de VDNKh, d'une telle force que même terrés à cette profondeur, les pauvres hommes et femmes désignés ce jour-là pour être de garde entendaient très distinctement le craquement sinistre de l'éclair frappant le sol détrempé. Aucun n'osait montrer la terreur qui l'habitait, car derrière eux, tapotant du bout des doigts son pistolet Stechkin à sa cuisse, se tenait Gueorguï, la mine sombre. Et si chacun savait que ce tic nerveux était réservé aux situations tendues, tous devinaient que l'arme mourrait d'envie d'abattre préventivement tout début de panique.

Puis finalement, l'ancien stalker lança froidement à l'officier qui se tenait à ses côtés, et dont l'angoisse était presque palpable malgré toute la contenance dont il faisait preuve :

- Alexandre Mikhaïl'itch, quand cette tempête sera passée, tu me trouveras l'idiot qui n'a pas été fichu de préparer correctement la fermeture de la bouche du métro, j'aurai deux trois petites choses à lui dire entre quatre yeux.

- Ce sera fait, acquiesça l'officier, mal à l'aise.

Un craquement sinistre frappa alors de nouveau le sol à la surface, arrachant un cri de stupeur à l'un des gardes, et par là même un regard mauvais de la part de l'ancien stalker.

- Et tu me trouveras une paire de burnes pour tes hommes par la même occasion, maugréa-t-il en tournant les talons pour se rendre dans ses quartiers où l'attendait un amas de documents divers à traiter.

Mais à peine le chef de l'Alliance avait-il fait quelques mètres qu'une nouvelle voix à bout de souffle retentit dans le tunnel menant aux habitations de la station :

- Gueorguï Asim'itch ! Gueorguï Asim'itch !

Poussant un juron suivit d'un "quoi encore ?" murmuré pour lui-même, il se tourna dans la direction du soldat qui donnait l'impression d'avoir effectué le marathon de sa vie.

- Gueorguï Asim'itch ! Je vous ai cherché partout ! C'est... C'est le tunnel menant... à la Hanse ! Il... Il... Il va s'écrouler !

Plié en deux par l'effort, le visage rouge et les veines tambourinant violemment contre ses tempes, le soldat toussa bruyamment, sous le regard médusé de l'ancien stalker.

- Qu'est-ce que tu me racontes ? C'est quoi ce bordel encore ?

- C'est... C'est l'eau ! Elle s'infiltre dans la fissure ! La... La tempête ! Dans la brèche !

Le visage de Gueorguï se renfrogna encore davantage. Il se tut un bref instant, évaluant la situation et les dires du soldat qui semblait mourir d'asphyxie sous ses yeux, et lâcha :

- Merci mon garçon, reprends ton souffle et va t'équiper pour le pire, il faut mobiliser tout le monde.

Et sur ces mots, il reprit sa route d'un pas pressé, atteignit le quartier général où s'étaient déjà réunis tous les gradés de l'Alliance. Il passa rapidement sur les échanges de formalité, prit connaissance de la situation dans tous ses détails, et donna l'ordre de sonner la mobilisation générale dans toute l'Alliance. Jeunes, vieux, natifs, étrangers, tous devaient s'armer et se préparer au pire. Et déjà au-dehors de cette bâtisse de fortune en lourde tôle, des cris fusaient dans tous les sens pour organiser la population. Le bruit des draisines poussées à la hâte pour faire la liaison entre les stations se fit entendre au loin, couvert par les aboiements des officiers et les pas précipités des soldats mobilisés.

- Donc si je comprends bien, nous avons deux problèmes majeurs à cet instant précis, résuma Gueorguï en regardant le plan des trois stations accroché contre le mur, le premier, c'est ici à VDNKh, avec la bouche de métro toujours ouverte sur l'extérieur malgré la tempête. Attendons-nous donc à une attaque de mutants en règle s'ils cherchent refuge chez nous. Et notre deuxième problème, le plus grave, c'est le tunnel reliant Rijskaya chez nous, à Prospekt Mira chez la Hanse, qui risque de s'effondrer d'un moment à l'autre à cause des infiltrations d'eau, c'est bien ça ?

Tous acquiescèrent sans un bruit, et Gueorguï marmonna dans sa barbe des paroles incompréhensibles. Il déclara alors :

- Il faut combler cette brèche une bonne fois pour toutes, envoyez tous nos ingénieurs sur la brèche, qu'ils se débrouillent pour réparer ça, avec un détachement de soldats pour les protéger, je ne veux pas que des mutants leur tombe dessus. Pendant ce temps, je monterai avec une équipe à la surface pour colmater l'origine de cette brèche, faites rassembler tous les stalkers et les gens équipés pour la surface à la sortie de VDNKh.

Le vieux chef sentit toute la désapprobation de ses subordonnés se poser sur lui à cet instant précis, malgré leur silence de mort. Personne ne sortait lors de ces tempêtes infernales, car personne n'en revenait. Il était alors complètement stupide de la part du chef de l'Alliance de mener la mission lui-même, malgré toute sa détermination et sa compétence.

Mais personne n'osa objecter quoi que ce soit. L'ancien stalker savait ce qu'il faisait, et ce que cela impliquait.

- Qu'est-ce que vous attendez bordel ? s'impatienta-t-il devant le mutisme des gradés plantés devant lui, allez m'organiser tout ça ! Je vous donne trente minutes !

Aussitôt, la pièce se vida tandis que les ordres fusaient de plus belle. Gueorguï se dirigea alors vers ses quartiers non loin pour s'équiper en conséquence. Il attrapa ses affaires de stalker soigneusement rangées dans un coin, déséquipa tout le matériel utilisant un semblant d'électronique qu'il portait sur lui, blinda ses poches de cartouches et se rendit à l'armurerie pour remplir l'espace restant dans son sac par des explosifs. Et, tout en se rendant vers la sortie de VDNKh où il avait donné son rendez-vous, il aperçut déjà du coin de l'oeil des hommes et des femmes en combinaison se précipiter vers le même endroit que lui. Nombre d'entre eux semblaient avoir déjà accouru dès les premières rumeurs, et sortaient des draisines dépêchées à toute vitesse entre les stations.

Gueorguï passa alors au milieu de la vingtaine de personnes présentes sur place, grimpa sur une solide caisse de bois, son masque à gaz pendant à sa poitrine, son AK dans une main, la mine grave et le regard plein de détermination.

- Camarades ! lança-t-il malgré l'ambiguïté de l'expression, l'heure est grave ! Car vous le savez sans doute déjà, mais le tunnel entre Rijskaya et Prospekt Mira menace de s'effondrer si la brèche en surface n'est pas colmatée une bonne fois pour toutes !

Il scruta un instant le groupe de volontaires amassé devant lui, dont aucun ne sembla faillir, et poursuivit :

- Je serai bref ! Nous devons sortir au beau milieu de cette tempête, et colmater cette brèche, nous DEVONS le faire ! Et si vous êtes là, c'est que vous êtes prêts au sacrifice ultime pour le bien de centaines d'âmes. Là-haut, il faudra traverser en surface les trois stations, trouver l'origine de la brèche et nous débrouiller pour la reboucher à l'aide d'explosifs. Et une fois là-haut, il faudra réussir la mission, ou mourir.

Gueorguï descendit alors de son estrade de fortune, et désigna cinq personnes pour le suivre en leur posant fermement la main sur l'épaule chacun à leur tour, croisant des visages familiers et fiables tout comme des regards déterminés et plein de promesses.
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Artilleur infiltré
le Dim 19 Nov - 11:04
Artilleur infiltré

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Age :: 29
Patronyme :: Dimitrievitch
Surnom ::


Sorti de la ligne rouge depuis quelques jours pour me procurer du matériel, je voulais revoir mes stocks de poudre et profiter du voyage pour m'intéresser un peu au genre humain. Oui, je voulais faire du social. Bon d'accord, j'espérais trouver un cobaye pour boire un coup avec et appliquer les codes sociaux, voir si j'arrivais à bien simuler des émotions tel que l'intérêt. Jusqu'à présent, on s'intéressait pas trop à moi. J'étais le simple d'esprit, peu loquace qui savait faire exploser des trucs ou truffer de balles un mutant. Ce qui convenait très bien aux gens de la ligne rouge, un bon petit soldat quoi... Mais je me sentais vide, il me manquait quelque chose, un besoin d'adrénaline, de reconnaissance peut-être. Et une sérieuse envie de tuer quelqu'un.

Et une tempête s'était levée, les mines s'étaient quand à elles renfrognées. Les gens serraient les fesses, une entrée n'avait pas été fermée à ce que j'avais entendu. La violence de mère nature à l'extérieur était telle, qu'on l'entendait dans le métro de quoi ne pas rassurer en effet. Mais bon, qu'est-ce que je risquais? Ce n'est pas comme si le plafond allait nous tomber sur la gueule, si ? C'est justement là que j'entendis, involontairement une discussion entre militaires.

"Il y a une brèche, le chef veut envoyer une équipe à la surface pour la colmater !
-Mais il est dingue ! Et ceux qui vont accepter ça le sont encore plus !"

Sans détour, j'attrapais l'un des hommes pour le questionner. Cette histoire de brèche, de sortir sous une tempête magnétique... Oui, ça avait attirer ma curiosité.

"Une brèche à colmater ? C'est grave ?
-L'eau s'infiltre et ça pourrait s'effondrer oui.
-Où ça ?
-Le tunnel entre Rijskaya et Prospekt Mira, il va y avoir un recrutement. Si ça vous intéresse, vous pouvez y aller ! On a besoin du plus de monde possible."

Je fixais l'homme dont le regard était sur le point de céder à la panique. Et ça se voulait être un soldat ça ? Si jamais une guerre éclatait, on aurait pas spécialement de mal contre des types qui ont échangé leurs couilles contre leurs bien être. Je tournais donc les talons, prenant la direction que l'homme m'avait indiqué. Soyons clair: je voulais juste me renseigner sur l'étendu des dégâts, voir s'il y avait du mutants à tuer à l'entrée non fermée. Sortir par ce temps... Trop risqué. Certes, ça serait l'occasion de tuer quelqu'un à l'abri des regards, mais mettre ma vie à ce point en danger... Il y a des limites.

-------------

Il y avait pas mal de monde rassemblé. On m'avait résumé la situation et le chef grimpait sur des caisses pour faire son discours. Disant que si on était là, c'est qu'on était prêt au sacrifice ultime de nos vies pour le bien de tous. Euh... Comment dire, je suis juste venu par curiosité, j'suis pas dans les volontaires, mais dans les badauds qui viennent voir ce qu'il se passe. On se calme mec. Surtout qu'il disait que dehors, il faudrait traverser trois stations, trouver l'origine de la brèche, affronter la tempête et surement, j'en déduisais, des mutants ou autres réjouissances.

J'étais mitigé. Je n'avais nullement envie de risquer ma peau pour des inconnus. Mais mon besoin d'adrénaline, l'optique de sortir, de voir potentiellement des gens mourir ou les y aider. Oui, ça me tentait bien malgré tout. Poussant un soupire, je me tournais vers des mecs, disant que j'étais pas du coin, que j'avais bien une arme et du matos sur moi, mais rien pour me permettre de sortir et que du coup: me fallait tout ça.

On me dévisagea, je montrais mon arme de poing, mon couteau, quelques explosifs que j'avais dans mon sac -juste au cas où- et disant que s'il fallait une tête brulée pour exploser des trucs, j'étais surqualifié pour le poste. Le tout sur un ton très calme, presque détendu, laissant mon manque d'émotion être un peu trop visible. Les hommes un peu interpelés finirent par accepter, se disant surement: si quelqu'un devait clamser, autant moi que eux, enfin j'imagine. Durant ce temps, le chef était descendu, désignant des volontaires. Je fus dedans, surement parce que je réclamais un masque, des vêtements au même moment et qu'on m'avait regardé comme si j'étais un touriste qui s'attendait à une petite excursion.

Le chef me serra l'épaule, je le fixais en me disant qu'on était pas si intime et que je trouvais ça un peu déplacé. Sauf que je me disais que le dire ne serait pas bien vu et mon regard déjà surprit et interrogateur devait largement suffire en guise de commentaire. On me fila ensuite un masque, une grosse veste ainsi que des gants et un pantalon. Je vérifiais mon arme, demandant des munitions et s'il était possible d'emporter un sac d'explosif car ce que j'avais sur moi ne suffirait pas. Une bouteille d'alcool et un sandwich pour la route n'aurait pas non plus, été du luxe...
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le Dim 19 Nov - 16:59

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Age :: 22 ans
Patronyme :: Vladimirovna
Surnom :: Valya
Mais où était passé cet abruti de Nikolaï Ivanovitch ? Après un premier rendez-vous manqué quelques jours auparavant, il lui avait donné un nouveau rendez-vous qu'il n'avait, de toute évidence, pas l'intention d'honorer non plus. Excédée, Valya enfonça les mains dans les poches de son pantalon de treillis en soufflant comme une gamine contrariée. Ce connard la faisait attendre depuis une éternité, or elle avait réellement besoin des pièces promises. La vente qui en dépendait allait lui rapporter un joli petit pactole, notamment la dernière pièce qui lui manquait pour le montage d'un nouveau chargeur pour son Walther.

- Der'mo, marmonna-t-elle en se laissant dépasser par deux types du genre militaro-coincés qui trottinaient en direction de la sortie de la station.

Elle arpentait V.A.R. depuis trop longtemps et elle en avait plein les bottes, elle voulait rentrer chez elle. De préférence avec le matériel promis par le colporteur. Un autre petit groupe la dépassa. Tout le monde avait l'air vachement pressé de rejoindre la sortie de la station. Ce qui était complètement con vu la tempête qu'il y avait dehors. Personne ne serait assez taré pour monter à la surface par ce temps. Pressée par les badauds qui s'attroupaient, elle se prit à espérer stupidement trouver Nikolaï parmi eux et suivit donc le mouvement. Plus loin un grand type haranguait la foule d'un air inspiré mais elle n'écoutait pas, toute entière concentrée sur son objectif. Elle capta bien quelques mots ça et là, une histoire de tunnel et de brèche mais ce n'est que lorsqu'elle entendit une femme parler de Prospekt Mira qu'elle percuta.

Arrêtée au milieu des gens, elle leva enfin les yeux vers l'estrade et reconnut Gueorguï Joukov. Bordel, c'était pas un quelconque meeting de fans de combinaisons intégrales. Elle remit dans l'ordre les mots et informations attrapés au vol et comprit qu'il était question de la vieille fissure dans le tunnel reliant la Hanse et V.A.R. Vieille fissure qui était devenue une grosse brèche bien dangereuse, suffisamment en tout cas pour l'empêcher de rentrer chez elle malgré la fin du blocus. Le juron qui lui traversa l'esprit faisait partie des plus grossiers de sa connaissance pourtant étendue en la matière.

Alors qu'elle tournait les talons pour tenter de trouver quelqu'un capable de la renseigner, une grande main s'abattit sur son épaule comme une foutue cape en plomb. Se retournant vers l'importun, elle se trouva face à une paire de pectoraux à faire pleurer les pin-up des calendriers. Un client de Kurskaya lui avait montré une fois les images pâlies qui dataient d'une trentaine d'années et l'inspiraient apparemment beaucoup. Le calendrier de prostiputes lui avait coûté un max et il en était très fier. Bref. Au-dessus de la capacité pulmonaire intéressante, elle découvrit la tête mortellement sérieuse de Gueorguï Asimovitch en personne.

Les yeux ronds comme des soucoupes, elle battit des paupières puis acquiesça en comprenant ce qui se passait. Elle était peut-être distraite quand elle était concentrée, mais elle pigeait vite et savait réagir. La voilà donc désignée volontaire pour une foutue expédition en surface qui avait neuf chances sur dix d'être fatale à plus de la moitié d'entre eux, selon ses propres petits calculs personnels. Chouette. Justement, elle adorait jouer les héroïnes romantiques, c'était tellement son genre.

- Kolya !

Elle venait d'apercevoir ce faux-frère de Nikolaï Ivanovitch et lui sauta aussitôt sur le râble. Balayant son excuse miteuse d'un geste de la main, elle entreprit de négocier le matériel qui lui manquait en échange du pardon pour son manque total de fiabilité et de quelques cartouches supplémentaires. Elle dut quand même donner sa parole qu'il pourrait récupérer certaines choses si elle ne revenait pas. Kolya savait vous mettre en confiance comme personne.

Tout en se préparant avec soin, elle jeta un oeil aux cinq autres condamnés et se fit la réflexion qu'ils avaient au moins le mérite d'être tous à peu près physiquement intelligents. Non que ça ait une grande importance mais ils feraient des cadavres présentables. Et comme les plus proches d'elle lui mettaient bien dix centimètres et plusieurs années dans la vue, ils allaient se jeter en première ligne à sa place.
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le Lun 20 Nov - 22:25
Mercenaire

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Age :: 28
Patronyme :: Dimitrievitch
Surnom :: Alyosha / Lyocha
Aleksey se réveilla en sursaut. Assis sur son lit de camp, son pistolet Yarygin en main, il fit appel à tous ses sens. Il entendit des cris affolés, puis de lourdes bottes militaires marteler le sol de la station. Il redoutait une attaque de mutants par dessus tout : qui d'autre pouvait être assez con pour attaquer VAR ?
Resserrant l'emprise sur son arme, il en dégagea la sécurité et bondit au sol. Comme tout geste tactique répété des centaines de fois, il plaqua instinctivement son MP443 contre la poitrine - paré à un affrontement direct - puis dégagea d'un geste vif le pan de la tente qui lui servait de porte. Il se stoppa net : Lyocha sentait la peur envahir la station. Un courant d'air lui glaça le sang, comme si la mort venait de le traverser.

Prêtant l'oreille, il entendit un soldat à bout de souffle, pris de panique, crier de toutes ses tripes :
"A tous ceux sachant se servir d'une arme ! Equipez-vous ! Rassemblement général à la sortie de VDNKh !"
Il rengaina son arme, la menace n'étant pas aussi immédiate qu'il l'eut cru, et se précipita dans sa tente pour attraper le sac qui lui servait d'oreiller, et l'AK de porte manteau. Il se mit en route au pas de course, direction le point de rassemblement.

Un attroupement était déjà réunit, et l'on sentait l'inquiétude croître dans les rangs. Aleksey relâcha la pression l'espace d'un instant et surprit une conversation entre quelques jeunes :

"C'est quoi tout ce bordel, quelqu'un sait ce qu'il se passe ?!"
"Ch'sais pas, moi j'étais en train d'en couler un, jv'ais me chier dessus putain...J'ai une balle de 12,7 dans le canon là si tu vois c'que j'veux dire...!" lui répondit un homme de petite taille.
"Putain t'es con, t'as qu'à porter tes couilles et aller lui dire que t'as mieux à faire ?" reprit le premier.
"Quoi, à Joukov ? S'est encore laissé pousser le front, c'ui-là !"

Le visage de Lyocha se renfrogna : "Fermez-la, et écoutez ce que le chef a à dire."

Gueorguï reprit : "Je serai bref ! Nous devons sortir au beau milieu de cette tempête, et colmater cette brèche, nous DEVONS le faire ! Et si vous êtes là, c'est que vous êtes prêts au sacrifice ultime pour le bien de centaines d'âmes. Là-haut, il faudra traverser en surface les trois stations, trouver l'origine de la brèche et nous débrouiller pour la reboucher à l'aide d'explosifs. Et une fois là-haut, il faudra réussir la mission, ou mourir. "

Tous se turent, et un silence de mort régnait à présent autour de l'estrade.

Lyocha n'avait que faire de la gloire, de se targuer d'avoir traversé une tempête magnétique volontairement et d'en être revenu vivant. D'ailleurs à qui le raconterai t-il ? Aux ivrognes et autres poches à "samogon" trainant dans les bouis-bouis du métro ? Non, au mieux il passerait pour un fou, personne ne le croirait, surtout à son âge...

Aleksey se sentait tout simplement prêt à embrasser la mort s'il le fallait : rien ne le retenait ici bas, rien sur cette Terre, ou du moins ce qu'il en restait. Il avait souvent envisagé la mort, alors pourquoi lutter ? A quoi bon ? Et quel meilleur moyen de mourir que celui-ci ? Que de faire don de sa vie pour protéger VDNKh et cette Alliance qui lui avaient tout donné dès ses premières heures ?

C'était décidé : Lyocha s'approcha de l'estrade, se frayant un chemin en bousculant les anonymes. Il se planta devant Gueorguï Asimovitch Joukov, et soutint son regard, lui signifiant d'un rictus qu'il pourrait toujours compter sur lui, quelle que soit la mission. En guise de réponse, l'ancien Stalker posa une main ferme sur son épaule, et continua de désigner les membres de la future expédition.

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le Mar 5 Déc - 18:08
Le vieux stalker était maintenant appuyé contre sa table depuis plusieurs heures. Le "directeur" de la caravane qu'il devait suivre pour rentrer chez lui avait du retard. Des formalités administratives retenaient leur départ. Ça avait un bon vieux goût de corruption russe à ses yeux. C'était suffisant pour provoquer chez l'ancien lieutenant un fort sentiment de nostalgie. En fait, il ne fallait pas grand chose pour provoquer chez lui ce fort sentiment de lassitude. Il aurait bien joué de la balalaïka s'il avait eu un peu de place pour bouger mais le bistrot était plein à craquer. Le vieillard c'était même étonné de ne pas encore avoir senti une main se glisser dans une de ses poches. Il fallait croire que les locaux étaient bien trop occupés à fêter la fin du blocus pour prêter attention aux poches plus ou moins pleines des voyageurs.

Les quatre autres personnes à sa table étaient elles aussi de la Hanza. Des mercenaires mais aussi un négociant qui servait de second au chef de l'expédition. Ils avaient eux aussi grise mine. Le départ n'avait que trop tardé. Cette fichue aventure ne devait durer au départ qu'une semaine, on approchait du mois et nul besoin de préciser que les primes n'étaient pas bien élevées. Et puisque les stations avaient été bouclées, les prix s'étaient envolés. Ils avaient tous le sentiment de sortir de cette aventure plus pauvres qu'à leur départ. La chose était d'autant plus pénible que toute cette histoire avait été vendue au groupe comme un travail "rapide et facile".

Alors que Wladyslaw lutait pour ne pas s'endormir sur la table, il se surprit à écouter la table voisine. Tournant sa tête lourdement appuyée sur ses bras, il eut la surprise de reconnaître des gardes de la VAR qu'il avait aperçu quelques jours auparavant aux portes de VDNKH. Ils avaient une mine soucieuse qui contrastait fortement avec la liesse des locaux et des marchands enfin libre d'échapper au blocus. Wladyk tendit l'oreille. Les deux jeunes gens visiblement déjà pas mal éméchés avait du mal à chuchoter. Vu que le mot "explosif" fut répété à plusieurs reprises, l'ancien sapeur se sentit dans l'obligation de tendre d'avantage l'oreille. Il n'avait pas l'ouïe assez fine pour comprendre tout ce qu'ils se disaient, mais ça semblait bien être du sérieux. Et puis, visiblement, le "vodj" local semblait bien impliqué.

Il n'avait rien à faire. Et puis après tout, un ami et surtout des explosifs étaient impliqués. Satisfaire sa curiosité aurait le mérite de faire un peu passer le temps. Il s'excusa donc auprès de ses camarades et tenta non sans mal de sortir du bistrot sans bousculer trop de monde. Arrivé enfin dans l'allée principale de la station, il se dirigea d'un pas vif vers le bureau de son vieux camarade. Il doutait de tomber sur lui directement mais avait bon espoir de tomber sur un subalterne qui serait dans la confidence. Pour que des explosifs soient sortis des réserves, la situation devait être compliquée. Son expérience et ses connaissances pourraient être utiles à la jeunesse.

Wladyk finit par déboucher dans une pièce ou un groupe de gens armés et visiblement soucieux écoutait dans un silence de mort une voix familière. Gueorguï Asimovitch terminait un discours qui se voulait motivant. Enfin, motivant pour un spetsnaz ou un VDV. Fallait être un peu fêlé pour être amusé par l'idée de se foutre la vie en l'air. Le stalker n'avait pas tout suivi mais la fin du briefing contenait toutes les informations dont il avait besoin. Il joua donc un peu des épaules pour arriver au niveau de son "camarade" soldat et tout en effectuant un salut militaire tout ce qu'il y avait de plus réglementaire, il déclara sur un ton très professionnel et le sourire aux lèvres :

"Starchyï leïtenant Sokolovski au rapport camarade Mayor ! Avez-vous besoin d'un sapeur qui possède encore ses dix doigts ?"

Il eut un sourire complice et une tape amicale sur l'épaule comme réponse. ça devait vouloir dire qu'il était engagé...
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Chef de l'Alliance V.A.R
le Mer 20 Déc - 23:04
Chef de l'Alliance V.A.R

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Ils étaient donc cinq.

Cinq suffisamment courageux, cinglés, ou tout simplement inconscients pour remplir cette mission qui allait demander une sacrée dose de sang-froid et de chance. Sans s'embarrasser d'un nouveau discours pour présenter les désignés volontaires à la foule, il leur fit simplement signe de le suivre et laissa sans un mot ses lieutenants se charger d'occuper tous les bras restant. Aussitôt, des ordres furent aboyés ici et là, et la foule se mit à se mouvoir dans un ordre somme toute très désordonné...

Le vétéran, dont le visage restait toujours aussi fermé et animé d'une intense concentration, s'approcha de plusieurs caisses bien gardées, dont débordaient du matériel et des armes aussi diverses que variées.

- Vous prenez tout ce dont vous avez besoin, il y a tout ce qu'il faut pour nous cinq dans ces caisses pour nous aventurer à l'extérieur.

Gueorguï, qui était déjà équipé et prêt à partir, ajouta alors :

- Vous avez cinq minutes pour prendre ce que vous voulez et le garder, considérez cela comme un premier paiement en avance pour vos services... Si on en revient tous en vie.

***

Sur la dernière marche de l'escalator menant à la surface :

Le vent soufflait fort, même en cet endroit pourtant couvert, qui abritait autrefois d'innombrables files de gens venus acheter un ticket ou resquiller pour s'enfoncer dans le métro. Les lourdes portes n'existaient presque plus, remplacées par un amas de débris entassés par les hommes pour se prémunir d'attaques massives de mutants, désormais battus par les vents et la pluie torrentielle. Au-dehors, visibles à travers les fissures des murs et du toit, le ciel s'ouvrait de larges éclairs venus frapper des ennemis invisibles, s'abattant parfois à même le sol dans un fracas assourdissant. Le vent glacé et humide venait imbiber lentement les vêtements du petit groupe rassemblé en cet endroit.

Gueorguï, en tête, se remémora ses plus vieux souvenirs de la surface, ses plus mauvais jours, ses pires surprises, et ne sut trouver dans sa mémoire d'instant plus effrayant que celui-ci. Son masque à gaz fermement ancré sur le visage, ses mains agrippant son AK comme s'il s'agissait de la barre d'un bateau à la dérive, il avait gravi les marches de l'escalator en piteux état avec une prudence infinie. De temps à autres, des débris avaient volé au-dessus de leurs têtes, voire s'étaient abattus sur eux, poussés par un vent bien décidé à ne pas les laisser sortir...

Et pour se rassurer, il se remit en tête le topo qu'il avait fait au petit groupe avant de partir. Très simple, mais qui à l'instant présent, ressemblait à une véritable manoeuvre de corps d'armée : Gueorguï en tête, Wlad à l'arrière, le petit groupe encadré par les vieux briscards ne devait se séparer à aucun instant et toujours garder un visuel sur l'élément devant et derrière lui. Le stalker mènerait la marche, et prenait la responsabilité de retrouver le chemin de la station qui constituait leur objectif, tandis que Wlad était chargé d'assurer les arrières des "petits bleubites". L'unique mission d'Yvan, Valya et Lyocha consistait alors pour le moment à survivre, et à s'assurer que leurs camarades d'infortune en faisaient de même.

Le reste viendrait donc en temps voulu, s'ils parvenaient jusqu'à ce fameux "temps voulu".

Une profonde inspiration à travers le filtre du masque à gaz, et Gueorguï s'avança d'un pas décidé à travers le hall qui s'offrait à eux, en direction de la sortie. Canon pointé vers l'avant, prêt à en découdre avec les éclairs eux-mêmes s'ils venaient à le chercher.

Equipement:
 
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le Mar 26 Déc - 17:00
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Age :: 29
Patronyme :: Dimitrievitch
Surnom ::


"Content d'être sur mon trente et un pour l'occasion."

Je n'avais rien trouvé de mieux à dire une fois à la surface. Le vent fouettant mon visage et mon long imper qui me protégeait de la pluie torrentielle. La capuche rabattue sur mon crâne, un masque à gaz que j'avais pris dans les caisses que ce Gueorguï nous avait montré. J'avais laissé mon makarov à ma ceinture, préférant avoir en main mon AK-47 qui serait plus pratique pour un petit massacre en règle. Sait-on jamais. Avançant en étant au milieu de la file, je jaugeais rapidement mes compagnons d'infortune: une femme, pas bien vieille, un barbu et un homme plutôt âgé. Sans oublier le chef. Une fine équipe si vous voulez mon avis. Petit, je me souviens que mon père m'avait donné des bandes dessinées, des comics pour être exact. J'y songeais en souriant, me disant que le terme de Suicid Squad nous convenait plutôt bien. Parce que oui, cette mission était un peu du suicide. Je n'avais rien à voir avec ces gens et pourtant, j'étais là, à la recherche d'émotions, d'adrénaline.

Au final, je n'avais pas pris grand chose dans les caisses, hormis le masque à gaz et le matériel de survie basique pour tout stalker. Mais c'était suffisant. J'avais une arme de poing, un fusil d'assaut et un couteau. Sans oublier mon sac d'explosifs qui s'avérerait très utile à un moment ou un autre. Justement, je fouillais dans le sac, en sortant quatre fusée éclairantes. Celles-ci pourraient servir à baliser la route, pour le retour, histoire de perdre le moins de temps possible. J'en gardais une en main, rangeant les autres. Regardant autour de moi pour m'assurer d'aucune mauvaise surprise. Allumant la fusée, une flamme et fumée pourpre s'en échappa. Je l'observais un instant avant de la balancer au sol non loin de l'entrée. Une première balise, juste à l'entrée pour être sûr de ne pas la louper... Qu'on vienne pas me dire que je ne suis pas prudent. Elle devrait durer suffisamment longtemps, enfin j'ignorais pour combien de temps on en aurait, c'était donc une simple estimation, un espoir. Mais j'étais confiant. Et c'était préférable: si on partait défaitiste, nul doute qu'on en reviendrait pas.

"Quelqu'un a une histoire à raconter ? Au milieu de cette tempête, faire connaissance ou discuter un peu pourrait détendre l'atmosphère non ?"

Quoique... Le bruit de la pluie et du vent était si fort que je doutais presque qu'on m'ait entendu clairement. Ouais, le voyage risquait d'être long... Et avec ma petite vanne, il y aurait surement un rabat-joie pour me dire de rester concentré, qu'on était pas là pour s'amuser. Je connaissais que trop bien ce genre de mission, à la ligne rouge, mon chef était un casse pied pour qui seul le résultat compte. Un grand coup de vent me fit sortir de mes pensées, perdant un instant l'équilibre je fis un pas de coté pour me réceptionner. Mon imper me protégeait bien de la pluie, mais sa prise au vent était un peu problématique dirait-on... Et fallait regarder où on mettait les pieds en plus. Putain de moment agréable.

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le Mar 26 Déc - 18:16

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Age :: 22 ans
Patronyme :: Vladimirovna
Surnom :: Valya
Y'avait du militaire taquin, pas de doute, songea Valya en contemplant sa main gauche d'un oeil désabusé. Cela dit, vieux briscard des drapeaux ou pas, elle était certaine de tirer au moins aussi bien que lui, voire avec plus de précision, malgré une giroflée à trois pétales. Et vu l'optimisme délirant du grand Gueorguï Asimovitch, elle ne se sentait pas plus déplacée dans cette mission suicide que n'importe qui d'autre avec une aptitude pour les flingues et pas de famille pour la pleurer. Au moins la rémunération des survivants serait à la hauteur, Asimovitch n'était pas chien avec ses victimes volontaires.

Valya choisit soigneusement une combinaison et un masque à gaz pour commencer, et le kit de survie du petit stalker. Avec son petit gabarit, il valait mieux viser un format ado pour pas flotter dans des voiles de danseuse exotique. Ni cheveux, ni vêtements flottants. C'était ce que disait l'affiche décolorée qu'elle avait aperçue bien des années plus tôt dans le réduit d'un stalker avec qui son père était en affaires. Y'avait aussi un truc sur les doigts qui ne repoussaient pas mais ça, malheureusement, ça n'avait pas aussi bien pris racine dans sa cervelle en forme d'arsenal.

Ajustant la combar dans ses bottes, elle la ceintura avec autant de soin, remonta la fermeture jusqu'en haut, et régla les derniers détails à base de tresse, capuche, masque et autres effacements d'attributs gênants. Super, elle devait avoir l'air d'un genre de lutin malfaisant avec un gros flingue. Parce qu'elle avait trouvé un beau gros joujou dans les caisses du vieux, et ça c'était le pied. Avec un couteau balistique et ses deux bébés agrippés à elle comme des gentils petits koalas, elle était prête à affronter le putain de monde extérieur. Parce que bon, soyons clairs, c'était quand même pas le bonheur de sa vie de sortir en pleine tempête magnétique. De sortir tout court, d'ailleurs. Elle était pas née dans le métro pour rien, der'mo.

La montée des marches avait eu le mérite de lui faire profiter de la vue sur les arrières avantageux de ses compagnons de route. Coincée au milieu du groupe comme un moineau trop faible pour voler seul - ce qu'elle était effectivement, il fallait le reconnaître - elle mit le pied dehors et essuya les premières rafales avec un flegme qu'elle était bien loin de ressentir. Elle eut immédiatement envie de fumer un truc pour se calmer les nerfs mais là franchement, même avec toute la connerie engrangée dans sa tête, elle était pas chiche de faire ce genre d'imbécilité cosmique à son karma.

Le grand costaud avec des croix dans les yeux avait déballé une bougie d'anniversaire dont elle vit disparaître la lueur alors qu'ils s'éloignaient et ça lui parut un peu incongru. Cela dit, elle s'était quand même fendue de glisser dans ses poches une paire de fumigène dont elle ne voulait pas se rappeler l'origine. On savait jamais quand on aurait besoin d'une bonne diversion. Et voilà que le joyeux luron voulait faire la conversation. Bon ok, elle avait la voix qui portait quand elle voulait, et dans cette tempête, ils ne seraient pas plus repérables que tout ce qui grouillait habituellement au-dessus de leurs têtes. Enjambant un débris dont l'usage premier restait nébuleux, elle se fendit donc d'une répartie à la hauteur de la soupe qu'ils traversaient.

- On peut p'tet se présenter pour ceux qu'on connaît pas ? Moi je suis Valentina Vladimirovna.

Parce que bon, ils étaient pas tous aussi connus que Gueorguï Asimovitch et sa carrure de lutteur. À part le suce-boules à dix doigts qui s'était présenté comme Sokolovski. cela dit, à bien y réfléchir, c'était sans doute pas d'une utilité fulgurante de mettre un nom sur un futur cadavre qu'ils pourraient même pas ramener à bon port. Enfonçant la tête entre les épaules pour mieux lutter contre une bourrasque vicieuse qui lui vrillait les tympans, elle continua à promener ses petits yeux inquisiteurs sur la vie sauvage. Jamais se laisser surprendre. Comme dans une bonne négociation, fallait rester sur le qui-vive en permanence.



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le Mer 27 Déc - 13:21
Mercenaire

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Patronyme :: Dimitrievitch
Surnom :: Alyosha / Lyocha
Aleksey ne put s’empêcher de remarquer à quel point leur groupe jouissait d’une composition pour le moins intéressante. Il connaissait très bien les deux stalkers qui encadraient l’expédition : l’un l’avait vu grandir et devenir un homme, l’autre avait été un mentor d’exception aussitôt arrivé sur le territoire de la Hanse, quelques années plus tôt. Et par-dessus tout, les vétérans avaient tous deux connu son père Dima et avaient combattu à ses côtés. Lyocha n’était pas stalker et n’avait pas vraiment d’expérience de la surface, mais il entendait bien faire honneur à son patronyme aujourd’hui.

Concernant le reste du groupe, il avait une confiance plus que limitée en eux. La plus jeune, bien que charmante avec son arsenal, paraissait tendue comme une crampe  -bon, il n’était lui-même pas vraiment serein, il devait le reconnaître- ; et l’autre, quant à lui, transpirait bien trop la témérité à son goût…
D’ailleurs, il n’avait toujours pas compris son geste : pourquoi diable venait-il de gaspiller une fusée de détresse ? Ils venaient tout juste de rejoindre la surface, et en avaient encore pour un bon moment, à en croire le briefing de Gueorguï. La fusée s’éteindrait probablement d’ici quelques minutes. « Espérons qu’elle n’ait pas attiré une horde de saloperies avant ça…et que ce type n’ait pas l’intention de tous nous voir crever, lui au milieu... », pensa-t-il, en fronçant les sourcils. Le mercenaire garderait désormais un œil attentif sur ce type.

En bout de file devant Sokolovski, son audition rudement mise à l’épreuve par les bourrasques qui frappaient son visage, Lyocha ne pipait mot de ce qui se disait devant lui. Comprendre les quelques sons étouffés par un masque à gaz n’était déjà pas une mince affaire habituellement ; mais aujourd’hui avec le vent, la pluie battante et le tonnerre qui grondait au dessus de leur têtes : cela frôlait l’inconcevable. Après tout, s’ils avaient quelque chose d’important à déclarer, ils utiliseraient les signes.

Il se retourna l’espace de quelques secondes vers son ancien mentor et ami afin de s’assurer de la liaison, et le salua d’un mouvement de tête. Le vieil homme ne pouvait que deviner le sourire qui ornait le visage du mercenaire, presque entièrement dissimulé par le caoutchouc de son masque.

Entre deux éclairs assourdissants, Lyocha se remit à penser à leur objectif. C’était tout simplement du suicide. On ne pouvait pas vraiment se montrer optimiste quant au succès de leur mission : les chances de survie du groupe étaient bien trop inégales, le pourcentage de réussite bien trop faible. Ils parviendraient peut-être à leur objectif, cela dit, réussissant à préserver l’alliance VAR pour cette fois : il croyait en l’expérience de son oncle et ne connaissait personne de plus qualifié pour mener cette expédition. Il ne fallait toutefois pas se leurrer : leur groupe n’en reviendrait pas indemne, il en avait la certitude. Et s’il devait arriver quelque chose à Gueorguï Asimovitch Joukov - il avait beau être une légende vivante, lui même n’était pas invincible-, ils seraient contraints de rebrousser chemin, s’ils y parvenaient, et d’embrasser leur destin, à savoir : mourir ou fuir l’alliance VAR.
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le Sam 30 Déc - 14:46
Narrateur
Si de l’intérieur du Métro on avait pu entendre la tempête, on ne réalisait vraiment son ampleur qu’une fois à la surface. La pluie était diluvienne, comme si les cieux avaient voulu leur envoyer une seconde apocalypse sous la forme d’un déluge rageur. La foudre tombait à un rythme effréné, qui soufflaient sans discontinuer.

Les aventuriers s’entendent à peine, communiquer dans cet enfer ambiant est loin d’être aisé. Si certains semblent habitués à la surface, d’autres n’ont pas les connaissances des vétérans. Dans un espoir naïf de marquer leur chemin, l’un d’entre eux fait détonner une fusée de détresse. Si elle éclairera leur point de sortie pendant une dizaine de minutes, elle vient surtout de signaler leur présence et leur position à ce qui se terre à la surface.

lancé de dé:
 



Spoiler:
 

Invité
Invité
le Sam 30 Déc - 17:19
Dans le matériel que leur présenta Jora, le vieux sapeur trouva plus que son bonheur. Bon, il savait qu'il aurait pas mal de matériel à porter. Voilà pourquoi il détourna son regard des lourdes AK et autres fusils à pompe qui débordaient des caisses. Non, déjà rien qu'avec son SVU il avait 4 bons kilos dans le dos. Du coup, son regard se porta naturellement vers les armes de poing. Bon, un Makarov ou un Tokarev feraient sûrement l'affaire face à un humain. Mais vu qu'ils allaient en surface, autant ramasser des briques et les lancer sur les bestioles qui y grouillaient. Ça ferait sûrement plus de dégâts que ces "jouets". En fouillant un peu dans le stock, il tomba néanmoins sur quelque chose d'intéressant. Deux choses pour être plus précis. Deux armes sympathiques à ses yeux. Une PPS-43 et un Ashot. La première avait pour avantage d'être maniable et de disposer d'un grand chargeur tout en restant relativement légère. La seconde elle avait pour elle un punch inégalé dans le monde des armes de poing. Il glissa donc la mitraillette crosse repliée sous son bras avant de coincer le pistolet entre son gilet pare-éclats et ses cartouchières. Enfin prêt, il suivit le mouvement du groupe se plaçant naturellement en arrière-garde.

Arrivé en surface, il se signa discrètement et murmura comme à son habitude une série de "mon Dieu, quelle folie". La vue de son cher Moscou en ruines ne cessait de le désoler. Le déluge qui s'abattait sur eux le laissa indifférent. C'était là un simple détail auquel il s'était déjà préparé. Tout en vérifiant que la cartouche de son masque était bien vissée, il observa d'un air attentif les membres de son groupe avant de replonger son regard dans les ruines. Des bleu bites, et merde... songea Wladyk en armant sa PPS "flambant neuve". Entre la gamine, le grand costaud à l'air con et le fils d'un ami, il avait l'impression d'avoir amassé la pire équipe possible. L'une avait l'air trop tendue et sérieuse, l'un avait l'air d'être un chien fou et avait en prime pioché dans le stock d'explosif. Quant au dernier, bah il n'avait pas vraiment envie de voir ce môme qu'il appréciait monter à la surface. Même si le courage dont il faisait preuve aurait sûrement rendu son père fier, ce dernier aurait sans doute tenté de rouer de coups l'ancien soldat s'il avait appris que ce dernier l'avait conduit la haut. M'enfin, faudrait bien faire avec ça.

Il vit le chien fou s'activer en se tournant vers les autres membres du groupe. Visiblement, il n'avait rien de mieux à faire que d'essayer d'entamer une discussion philosophique en surface. Entre le vent, la pluie, les masques et enfin la distance qui le séparait du jeune homme, il y avait fort peu de chances que le vieil homme entende et encore moins comprenne quoi que ce soit. Il focalisa donc son attention sur les environs. Histoire de ne pas être surpris par une bestiole ayant fait son nid dans le hall. Lorsque le gamin hyperactif craqua une fusée de détresse, il passa aux yeux du stalker du rang de "chien fou" à celui "d'idiot". Merde, mais qu'est ce qu'il pensait faire ? Il voulait la mort du groupe ? Wladyk sera d'avantage la poignée de sa mitraillette. Toutes les saloperies du secteur étaient désormais au courant que des proies étaient arrivées en surface. Génial...

Alors que le groupe s'avançait dans les ruines, Lyocha se retourna et adressa un hochement de tête à son vieux mentor. Cela fit décrocher un léger sourire au lieutenant qui lui répondit par un signe de main signifiant quelque chose comme "reste sur le qui-vive garçon !". Il avait bien l'intention de veiller sur lui.

Toute cette aventure commençait tout de même bien trop mal à son goût.
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Narrateur
le Sam 30 Déc - 17:19
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Le membre 'Wladyslaw Sokolovski' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'D20' : 12
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Chef de l'Alliance V.A.R
le Mer 3 Jan - 14:11
Chef de l'Alliance V.A.R

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Age :: 54 ans
Patronyme :: Asimovitch
Surnom :: Jora
Itinéraire de la mission !:
 


- Tvoyu mat', je hais la pluie, grommela dans son masque à gaz l’ancien stalker, qui affrontait le déluge et les violentes bourrasques sans broncher, mais pas sans haïr l’eau qui s’infiltrait dans ses vêtements pourtant étanches.

Inébranlable malgré les rafales de vent qui venaient pour le balayer dans des hurlements stridents, son imposante carcasse progressait lentement, mais sûrement. Il s’agissait là d’un marathon, d’une véritable épreuve d’endurance, pour laquelle il était inutile de se précipiter et de…

Un craquement caractéristique retentit à ses oreilles malgré l’éclair qui frappait une antenne encore debout non loin.

Une fusée éclairante. Une putain de fusée éclairante. En pleine mission suicide ? « Putain de novices bordel », songea Gueorguï en apercevant la lueur de la fusée éclairante qui tombait au sol derrière eux. Une lumière rouge diffuse scintilla alors faiblement à quelques mètres du groupe, en partie masquée par les trombes d'eau qui s'abattaient violemment sur eux. Le vieux stalker grinça des dents sans lâcher un mot. Il ferait la peau à cet inconscient quand ils rentreraient tous à la maison, mais à cet instant, il avait trop besoin de tous les bras disponibles pour accomplir leur mission.

L'ancien stalker fit alors signe au groupe de se mettre à couvert sous le pont délabré sur leur gauche. Puis il scruta attentivement les alentours, à la recherche du moindre mouvement suspect au beau milieu de ce déchaînement d'éléments. Son AK braquée devant lui, il rassembla tous ses souvenirs et toute son expérience pour s'assurer d'un coup d'oeil acéré que la voie était bien libre, avant d'engager son groupe...

Rien.  

Gueorguï leva le pouce en l'air pour signifier que le chemin était dégagé. Puis il se tourna vers Yvan, derrière lui, et lui fit signe de la fermer d'un geste répété de la main en travers de la gorge. Premier avertissement. A la prochaine absurdité du genre, il lui faisait avaler du plomb.

Le vétéran s'assura rapidement que tout le monde derrière lui était bien présent, puis reprit sa route. Si ses souvenirs étaient bon, ils devaient suivre le pont, puis tourner à droite juste après ce qui fut un petit parc - désormais forêt luxuriante - sur leur droite, afin d'éviter au maximum Prospekt Mira. Par temps clément, il était toujours plus judicieux d'emprunter la grande avenue malgré les immenses cratères qui jonchaient la route, car elle offrait une vue dégagée dans tous les sens. Mais les vieux vétérans le savaient, dès lors que les cieux s'abattaient sur la ville, ces cratères se remplissaient d'eau, et l'avenue entière devenait un véritable champ de mine au sein duquel nombre de stalker s'étaient retrouvés aspirés par ces impitoyables trous d'eau... Et si Gueorguï avait connu par coeur le bon chemin à emprunter fut un temps, il ne voulait pas prendre le risque d'y engager tout son groupe. Mieux valait emprunter les petites rues, même si elles pouvaient constituer un véritable traquenard à mutants en temps normal...

Le vétéran mena ainsi son groupe sans encombre jusqu'à leur première bifurcation. Il tourna ainsi à droite, laissant prudemment la forêt de l'autre côté de la rue, et longea les bâtiments sur sa gauche aussi rapidement que la météo diluvienne le lui permettait. Comptant ainsi ses pas dans sa tête tout en observant prudemment les environs, il bifurqua à gauche dès lors qu'il reconnut le 6e prospekt Novoostankinski. A partir de là, il suffisait de suivre la rue et de toujours rester en parallèle à Prospekt Mira, tout en restant prudent au niveau de ce qui fut la Sberbank, autrefois nid de mutants. Car même nettoyé il y avait de cela quelques années, cet endroit restait dans l'esprit de Gueorguï un lieu rempli de mauvais souvenirs...


Marche à suivre:
 
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le Jeu 11 Jan - 18:39
Artilleur infiltré

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Age :: 29
Patronyme :: Dimitrievitch
Surnom ::


Se faire défigurer par une bande de culs trop coincés dans leurs frocs en se retenant de se chier dessus, c'était franchement l'une des situations à mettre dans mon top dix des moments les plus agaçants de ma vie. Se faire insulter probablement dans la foulée, mais on y entendait que dalle. Tant mieux, j'avais plus spécialement envie de jouer le mec social de toute façon. Je lançais un regard à ma torche que j'avais pas retenu le nom, que tous avaient prit en grippe. Celle-ci s'éteignit donc rapidement à cause de la pluie. Putain... On m'avait clairement enculé en me vendant cette poudre... C'était pas normalement le matériel que j'utilisais pour baliser les tunnels ? Le genre de fusée qui s'illuminait facilement une bonne heure sans problème et même dans l'eau, enfin quand je dis dans l'eau, c'est totalement immergée ? Apparemment non, là c'était de la poudre médiocre, de très mauvaise qualité. Soupirant dans mon masque, me disant de ne plus jamais rien acheter dans cette région du métro, que je devrais aussi retrouver ce marchand et lui expliquer mon point de vue. Enfin, le tuer. Après peut-être était-ce l'effet de cette pluie torrentielle ? L'acidité dans l'eau à cause des radiations ? J'faisais du bricolage et des explosifs, pas de la chimie... (HRP: je m'étais clairement mal exprimé au tour précédent... Et j'aurai du parler de cyalume pour faire plus simple, enfin voilà...)

On avait marqué une halte sous un pond, nous protégeant ainsi de la pluie, mémorisant juste l'endroit pour le retour, au cas où on aurait pas de guide dans l'autre sens. On m'avait clairement menacé de la fermer, ce qui m'avait fait sourire. Ah oui dans ce foutoir si je parle ça va attirer l'attention ! Les monstres, malgré le vacarme ambiant, ils ont un sens surpuissant pour entendre et repérer de l'humain afin de le manger ! T'en fais pas, même si je voyais un truc, tu m'entendras pas ouvrir la bouche. Et donc, toute cette tension pour une lueur dans la nuit pouvant attirer l'attention hein ? Bah si vous voulez patauger dans la merde pour revenir très bien. Je m'isolais ainsi dans un recoin de ma tête, comme la plupart du temps où j'étais en société. Oubliant presque la présence des autres, me contentant de suivre le mouvement. Me concentrant sur le bruit de la pluie, le cris du vent s'engouffrant entre les ruines ou nos vêtements. La petite adrénaline qui j'avais ressentie en mettant le pied dehors, me donnant envie d'être social et d'essayer d'être agréable et utile, avait totalement disparu. Laissant de nouveau place à ce calme froid et mortel. Survivre. Aller à ce fichu endroit, colmater ce putain de trou et me tirer. On m'y reprendra pas à faire dans l'humanitaire ou la mission suicide pour aider mon prochain. C'était bien la première et dernière fois. Je me demandais si à un moment on allait sentir la merde, celle qui dégoulinerait de l'entrejambe de l'un de mes compagnons vu à quel point ils avaient l'air stresser.

Ironique ? Un peu, je l'avoue. La situation était périlleuse, les risques nombreux. Donc du coup, fallait subir la pression et réagir comme tout le monde: être stoïque, coincé, tendu et ne pas oser parler de peur d'attirer l'attention. Un jour, je me pencherai sur ce que l'on appelle étiquette, apprendre à me tenir, à agir en société, à réagir comme tout le monde. Mais je trouvais ça d'un chiant... Une bande de moutons, tous similaires. Alors oui, j'avais mon arme en main, pointé et prêt à m'en servir, oui je craignais pour ma vie. Mais c'était de l'excitation, de l'adrénaline, du bon stresse à ce qu'il parait. J'avais juste l'impression de me sentir vivant, que pour une fois, je profitais de la vie.

On longea ainsi une rue, de l'autre coté la forêt, un endroit qu'il était surement préférable d'éviter. On bifurqua, je retenais l'angle, les détails qui sautaient aux yeux, pour le retour. On avançait donc dans une ruelle, ici une embuscade me semblait propice, j'avais donc mon AK levé, observant les recoins sombres, levant les yeux pour voir s'il ni avait rien au dessus de nos tête, hormis ces nuages et cette pluie incessante. Les ombres dansaient sur les murs, faisant croire à du mouvement à tout moment, laissant facilement imaginer qu'on avait cru voir quelque chose d'hostile. Ceci n'allait pas aider ce petit monde à ce détendre... J'ignorais pour combien de temps on en aurait, mais je commençais à me dire que faire demi-tour, prendrait moins de temps et que de toute façon, ma présence ne plaisait à personne alors pourquoi l'imposer ? Traitre ? Non, du tout. Juste je n'aime pas m'imposer.

Le vent passant entre les bâtiments s'éleva dans un bruit rauque comme un grognement animal, de quoi faire sursauter ou donner la chaire de poule. Cela n'avait rien de rassurant, mais pourtant, sans savoir pourquoi, ça me plaisait quand même d'être là. J'aviserai sur mon choix plus tard. Et qui sait, un petit massacre me fera peut-être du bien pour poursuivre ce périple.




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le Ven 12 Jan - 8:48

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Putain qu'elle haïssait la surface. À peine sortie, elle avait l'impression qu'elle pouvait être emportée par n'importe quelle bourrasque. Et si l'immonde tempête la laissait vivre debout, il y aurait bien une ou deux créatures bien dégueulasses pour tenter de lui faire la peau - et y parvenir ! Les mots à peine prononcés lui furent rentrés dans la gorge par la météo. Ils avaient beau être masqués, le vent et la pluie vous étreignaient comme de foutus ours polaires trop affectueux. Sagement rangée sous le point comme la dernière et la plue petite des Matryoshka qu'ils constituaient, elle s'interrogea une fois de plus sur le choix de Gueorguï Asimovitch de la mêler à cette mission suicide collectif. Il était évident qu'elle n'avait pas la carrure adéquate, elle arrivait à peine à l'épaule du plus humain de ses camarades. Mais peut-être finalement était-ce ce qu'il cherchait. S'il fallait visiter la putain de brèche ou des petits recoins sombres, elle pourrait le faire, pas eux. Et puis elle connaissait les armes mieux que personne, sans se vanter. Si l'un d'eux avait un souci, elle pourrait le régler en un battement de cils et avec les dents. Enfin presque. Mais bon, c'était l'idée, quoi. Et du coup, c'était peut-être bien pour ça qu'il l'avait désignée. Ou peut-être parce qu'il avait besoin d'un petit cul à balancer aux mutants pour faire diversion en cas d'attaque.

Sur un geste de leur meneur, ils reprirent leur avancée dans la direction qu'ils leur indiquait. Même lui avait l'air de peiner à s'y reconnaître. Rien d'étonnant quand on voyait le temps. C'était comme si tous les éléments étaient en pleine rébellion, comme si la terre elle-même essayait de se débarrasser de ce qui encombrait son dos et la gênait, comme un animal avec des puces. Si elles avaient pas été aussi défoncées, rouillées et dégueulasses, les voitures auraient été vachement propres, comme après un passage dans une station de lavage, là. Vladimir lui en avait parlé, une fois. Ça devait ressembler à ça, les éclairs en moins.

Promenant son regard autour d'eux et en l'air, elle dut bien vite enfoncer à nouveau la tête dans ses épaules pour lutter contre la tempête vicieuse qui essayait de lui arracher son joli minois pour le coller sur une façade. Elle resserra les mains sur son fusil un instant puis détendit à nouveau les doigts en soufflant doucement. Il était inutile d'être nerveuse. Son père lui avait appris que ce qui devait arriver finissait toujours par arriver, même si on luttait de toutes ses forces, il valait donc mieux en prendre son parti et faire en sorte que ça se passe au mieux avec le moins de dégâts possibles. Du coup, c'était pas la peine de se tendre comme une arbalète - putain une arbalète, voilà ce qu'elle pourrait fabriquer de chouette après son lance-grenades - ça empêchait de viser correctement. Il valait mieux rester calme et concentrée, comme elle l'était, suivre les instructions de ceux qui savaient, et protéger le meneur vu que c'était lui le cerveau de l'opération.

À la vue de la forêt battue par les vents et la pluie en rafales, elle eut pourtant un frisson involontaire. de toutes les histoires racontées par Vladimir, celles qu'elle avait le moins aimé, ou plutôt celles qui l'avaient le plus terrifiée, comportaient toujours des forêts lugubres et habitées de créatures indéterminées et sauvages. Celle-là ne devait pas faire exception. Blya ! Elle avait failli foutre le pied dans un trou et l'avait évité à la dernière seconde. Concentrée, on avait dit. Autour, au-dessus, sous les pieds, rien ne devait leur échapper s'ils voulaient tous revenir vivants de cet enfer. ce qui lui paraissait de plus en plus improbable à mesure qu'elle découvrait les alentours de VDNKh. Elle avait bien raison de préférer les tunnels du métro. On n'y était peut-être pas beaucoup plus en sécurité mais au moins on pouvait se terrer dans on recoin sans faire chier personne. En surface, on avait juste l'impression d'être en permanence à découvert, comme un foutu cadeau pour monstres dégénérés. Du coup, elle trottait gentiment derrière les autres sans se laisser distancer mais sans entraver leur liberté de mouvement. Putain qu'elle haïssait la surface.



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le Sam 13 Jan - 19:58
Mercenaire

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Age :: 28
Patronyme :: Dimitrievitch
Surnom :: Alyosha / Lyocha
Le mercenaire pensait connaître une bonne partie de la ville comme sa poche. Il n'aurait jamais imaginé à quel point il se trompait. Le métropolitain moscovite ne représentait en effet qu'une infime partie de l'ancienne mégapole. Malgré la tempête qui les malmenait depuis leur sortie, Lyocha commençait à mettre des images sur les paroles de son père. Sur les mots, les contes et les chants des anciens. Il imaginait la ville, tous ces bâtiments s'étendant à perte de vue sur des kilomètres et des kilomètres. Il se sentait minuscule. Et cette sensation de ne plus avoir de toit au dessus de sa tête...Il fallait prendre cela en compte aussi, s'ils voulaient survivre.

Après un court arrêt et un rapide échange de signes, Gueorguï Asimovitch leur fit comprendre qu'ils se trouvaient au dessus de la station Alekseevskaya. Cela faisait probablement des heures qu'ils avaient quitté VDNKh. Des heures qu'ils marchaient dans cet enfer, et ils n'étaient qu'à la moitié de leur objectif. Il s'approcha alors du camarade qui le précédait, la jeune femme qu'il sentait crispée sur son arme depuis qu'ils avaient rejoint la surface. Sans un mot, il leva son pouce en l'air, attendant une réponse positive de sa part. Un hochement de tête lui aurait suffit.
Il profita également de cette courte pause pour passer la main derrière son épaule et s'assurer que son KS-23 était toujours bien sanglé. Il avait récupéré ce fusil à pompe dans une des caisses de Gueorguï, un peu avant de quitter VDNKh. De l'anti-émeute certes, mais cela pourrait s'avérer utile en temps voulu. Son faible encombrement était sa principale qualité, complétant parfaitement l'équipement du mercenaire.

Aleksey tentait lui même de se rassurer. Cette tempête n'était peut-être pas une si mauvaise chose, réflexion faite : toutes les saloperies qui peuplaient habituellement la surface resteraient probablement planquées cette nuit, se fiant à leur instinct de survie et partiraient chasser une fois le calme revenu.
De plus, l'orage lui imposait un champ de vision presque familier : celui d'un tunnel. Un tunnel imaginaire, certes, mais néanmoins rassurant. Un tunnel formé par le peu de visibilité dont ils disposaient, et par les éléments eux-mêmes : l'obscurité, la pluie torrentielle qui martelait son crâne, et finalement le vent. Ce foutu vent qui s'employait de toute ses forces à les faire chuter, à leur faire perdre leurs moyens ; ce vent qui brouillait toutes les pistes, qui les empêchait de se repérer dans cet immense bordel.

Le mercenaire se remémorait sans cesse l'itinéraire qu'ils devaient suivre, il fallait occuper son esprit s'il ne voulait pas céder à l'énervement.
VDNKh. Plein sud. Alekseevskaya. Toujours plein sud. Rizhskaya. L'objectif.
Encore plus au sud, on arrivait enfin à Prospekt Mira, territoire de la Hanse. Gueorguï s'était bien gardé de le mentionner : il comptait faire demi-tour et regagner VDNKh une fois la mission accomplie.
Conneries. Ils allaient crever dans cet enfer, Lyocha en avait la certitude.
Prospekt Mira serait son plan B à lui une fois la mission accomplie, si quoi que ce soit devait partir en couilles.

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le Jeu 1 Fév - 21:55
Le groupe progressa avec précautions. Entre le vieux commando à l'avant et un ancien sapeur pour assurer les arrières, il était difficile de se perdre ou de perdre quelqu'un. Malgré les frayeurs que le chien fou avait provoquées, rien ne sortit des ombres pour bouffer un membre de l'expédition. C'était déjà ça de pris. Au moins, si le ciel leur pissait sur le crâne, ça semblait aussi déprimer les créatures locales. La route qu'ils devaient prendre avait pour avantages d'être en ligne droite et d'être assez large. Autant dire que c'étaient là deux superbes avantages pour le groupe. S'il avait fait beau, ils auraient peu voir toute menace s'approcher assez vite. Mais avec ses maudites trombes d'eau, c'était peine perdue. Même avec les meilleurs yeux du monde, il eut était impossible de voir à plus de quelques dizaines de mètres de soit. Et ce sans parler des masques.

L'abri que le pont procura au groupe fut apprécié à sa juste valeur par le vieux stalker. Bien qu'il soit d'accord pour ménager un peu les jeunes, l'idée que plus vite ils seraient arrivés, plus vite ils repartiraient était tenace dans son esprit. Il s'en voulait aussi un peu de ne pas avoir suggéré au leader de la bande de ne pas avoir donné un rapide cours de signalétique histoire que chacun puisse se parler et se comprendre sans avoir besoin de hurler ou d'être à seulement quelques pas les uns des autres.

Le chemin qui les conduisit au dessus de la station Alekseevskaya n'avait à ses yeux presque pas changé depuis la chute des bombes. Certes, les voitures étaient aujourd'hui dans un état lamentable. Mais en dehors de ça, les batiments aux allentours avaient il fallait le reconnaître très bien tennu le coup. Sur sa droite comme sur sa gauche, les tours d'habitation étaient toujours debout et bien droites. Avec la pluit, il ne pouvait même pas les dire silencieuses. Tout cela semblait si irréel. Bozhe moy, pour peu il s'attendait presque à tomber sur un moscovite en train de courir un parapluie à la main en tirant la gueule comme si tout ce cauchemard n'avait été que le fruit de son imagination. Il était déjà passé plusieurs fois dans le coin avant tout ça. Sur leur droite, il lui sembla même reconnaître malgré la météo le lycée où son amie avait étudié fut un temps.

Ils avaient beau avoir marché durant ce qui lui sembla deux bonnes heures d'après sa jambe, le vieil homme eut la curieuse sensation que cela ne faisait pas une encore le quart de ce temps qu'il était enfin à l'air libre. Loin des couloirs grouillants des stations, au peu de lumière qui filtrait à travers ce déluge, il se sentait vivre. Et ce, presque bien malgré tout ce bordel. Sans être agoraphobe, se faire marcher dessus le fatiguait grandement. Et puis, occupé comme il l'était à chercher la moindre ombre bouger et à faire attention au gamin devant lui, son esprit n'avait pas trop le temps de divaguer. Ca et là, il y avait une belle crevasse pleine d'eau et de poussière radioactive à éviter. Une racine sur laquelle il ne valait mieux pas trébucher sous peine de se retrouver le nez dans la dite poussière ou pire encore d'endommager ou de défaire son masque.

Sur sa droite se dessina de manière assez fantomatique l'église qui marquait l'une des entrées d'un cimetière. Cette vision fugitive disparu presque aussi vite à mesure que le groupe s'éloignait de la ruelle conduisant aux lieux. Savoir que jamais son corps ne finirait dans une tombe était un peu démoralisant pour le vieil homme. Ainsi, la vision de la cime des arbres du cimetière dansant avec les rafales de vent ne lui inspira rien d'autre qu'une énième crise de nostalgie.
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Narrateur
le Mer 28 Fév - 23:21
Narrateur
Malgré la tempête magnétique qui fait rage et les disparités du groupe, vous avancez relativement bien sur l’itinéraire prévu. Le fait d’avoir des vétérans pour diriger et canaliser le groupe n’est pas sans aider. L’expérience des aînés temporise la frayeur de l’inconnu, mais au milieu de la pluie et des éclairs, chaque ombre prend une allure menaçante, chaque crevasse du sol devient encore plus traîtresse. Vous avancez tout de même à un rythme convenable. Mais si la Sberbank est désormais derrière vous, ne vous leurrez pas, vous n’avez fait qu’à peine le tiers du chemin.

En poursuivant votre route, vous arrivez à hauteur de ce qui fut un cimetière. Les silhouettes fantomatiques des pierres tombales se dessinent à l’ombre des éclairs, et la figure imposante de l’église à demi en ruines vous surplombe de toute son inquiétante hauteur.

Roulette Russe:
 



Spoiler:
 
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Chef de l'Alliance V.A.R
le Jeu 15 Mar - 15:21
Chef de l'Alliance V.A.R

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Age :: 54 ans
Patronyme :: Asimovitch
Surnom :: Jora
Allez il faut le lancer ce dé ! hero

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