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Mission : Défendre la station VDNKh

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Le Destin
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Message Sujet: Mission : Défendre la station VDNKh | Mer 30 Aoû - 16:50

22h. Les ombres gagnaient la surface et s’étendaient sur les ruines de Moscou mais les sentinelles qui arpentaient le métro n’en avaient pas vraiment cure. Dans les souterrains, les heures se succédaient et les concepts de nuit ne revêtaient qu’un aspect secondaire. 22h c’était surtout l’heure de la relève pour la garde de VDNKh. Fonctionnant en trinôme, elles avaient pour fonction de surveiller les entrées de la station, de donner l’alerte et de la défendre contre les intrusions et les dangers de toute sorte. Et outre l’épidémie qui menaçait l’alliance V.A.R, les attaques de mutants se faisaient beaucoup plus régulières et importantes si bien que la station du triptyque V.A.R avait décidé d’accroître le nombre de sentinelles et de relèves, se servant parmi les forces immobilisées dans la faction pour constituer les groupes. 22h, le trinôme en place attendait l’arrivée de la relève pour rejoindre la station et oublier quelques heures les horreurs qu’ils avaient dû affronter pendant leur garde. La précédente attaque de mutants s’était déroulée à peine une heure plus tôt, plutôt mineure par ailleurs. Pour la relève arrivante s’offrait donc au moins quelques temps de répit avant la reprise des hostilités.

- Vous voilà ! annonça la sentinelle la plus proche donc le bas du visage était dissimulé derrière un épais tissu. Ses yeux cernés brillaient d’un éclat enfiévré. On vous attendait, ç’a pas été de tout repos.

Après un bref débriefing sur la situation, la précédente relève et les instructions concernant leur garde, la sentinelle leur désigna le matériel dont ils pourraient avoir besoin : plusieurs ampoules de rechange, des batteries, des munitions, trois AK, des fusées éclairantes, des fumigènes et une corne de brume. Elle leur montra comment diriger les projecteurs qui servaient à éclairer l’entrée des tunnels débouchant sur la station puis leur donna encore quelques conseils avant d’en terminer par un ultime avertissement. Ses gestes tout comme ses paroles trahissaient à la fois une profonde lassitude et une habitude. Les deux autres sentinelles qui avaient monté la garde avec elle étaient déjà parties. L’acolyte au visage masqué salua les trois hommes puis s’en alla, bien décidée à se rincer le gosier avant de trouver quelques heures de sommeil.

Instructions:
 
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Aleksey Vassiliev
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Message Sujet: Re: Mission : Défendre la station VDNKh | Mer 30 Aoû - 20:03

22h.

Natif de la station, Aleksey accepta avec enthousiasme cette garde imprévue. Il ne saurait dire pourquoi : peut-être parce qu'il se sentait coupable de les avoir "abandonné" en rejoignant la Hanse, quelques années auparavant. Il ne se posait pas vraiment la question, pour lui c'était une évidence : il avait grandi et avait noué des liens avec les habitants de VDNKh, il était normal qu'il participe à la défense de cette station, qui occupait encore une très grande place dans son coeur.

Dernier arrivé du trinome, il lança un "Dobry vecher" ("bonsoir") poliment et se dirigea vers les sacs de sable de la barricade, face aux ténèbres, et dos au feu. La dernière chose qu'il voulait était d'adapter ses yeux à la luminosité, en regardant danser les flammes.

Il s'assit sur un vieux bidon de tôle rouillée, tout en saisissant l'un des trois AKs qui trainait près de la barricade. Il s'agissait d'un AKM, souvent confondu avec l'AK47, son précécesseur.
Il soupesa le fusil rapidement puis, avec deux doigts, fit claquer le levier d'armement et prit une visée dans l'obscurité. Il la fit ensuite pivoter et, instinctivement, jeta un oeil au numéro de série du fusil. Ancien armurier de VDNKh, il les connaissait tous par coeur.

Il y vit gravé : "1973 AE9436" précédé d'une étoile à 5 branches.

"Un des nombreux vestiges de la grande période communiste encore présents dans le métro".

En empruntant sa grosse voix grave, il marmona cette phrase dans sa barbe et leva le regard, qui s'arrêta net sur l'homme le plus âgé, encore en dialogue avec la relève descendante, et ne put s'empêcher de pouffer ; il enchaina aussitôt par un toussotement forcé, suivit d'une tape sur la poitrine tentant tant bien que mal de camoufler le rire échappé.

Il les vit se tourner dans sa direction, mais ayant déjà repris son air sérieux, Aleksey en profita pour jauger les deux personnages avec qui il allait passer les prochaines heures, essayant de deviner qui ils étaient et d'où ils venaient...

Une chose était sûre : il ne les avaient jamais vu, ni en VAR, ni à la Hanse, ce qui limitait donc les options : et comme il ne vit aucun tatouage de caste sur leur cou, il en déduit qu'ils n'appartenaient pas à Polis non plus, mais plus probablement à la ligne rouge. Cette soirée promettait d'être intéressante !

Le plus jeune semblait avoir quelques années de moins que lui. La vingtaine, tout au plus. Un visage presque naïf, du moins au premier regard. Un visage vierge de sang. Un être qui n'avait jamais donné la mort, en tout cas pas volontairement.
Aleksey était tout de même curieux de connaître ce jeunot, car une seule chose lui sauta aux yeux : son Saiga 12, religieusement entretenu. Il devait soit avoir eu beaucoup de chance pour mettre la main sur une telle puissance de feu ; soit être important, ou riche, ce qui revenait un peu au même, soit dit en passant...

Son regard se posa ensuite sur l'homme le plus âgé, qui se voyait encore expliquer les consignes de la garde...Lyocha en avait tellement bouffé de cette garde, s'était tellement vu expliquer les consignes lui aussi, qu'il ne les écoutaient plus depuis bien longtemps...
Le regard d'une personne en dit long sur son vécu, et en appréciant celui de l'homme mûr, Aleksey ne put s'empêcher d'imaginer ce qu'il avait traversé, toute sa vie durant ; ce qu'il avait connu à la surface, comme en dessous.
Il devait avoir à peu près l'âge de son père, Dmitri, du moins s'il était encore vivant.

Alek reposa délicatement l'AKM de la garde, crosse contre terre, en appui contre le bidon. Il avait enclenché un chargeur, mais n'avait pas actionné le levier d'armement, afin d'éviter d'éventuels accidents. Il ne comptait pas s'en servir, de toute façon. Juste au cas où, comme on dit...
D'après son expérience, et les enseignements de feu son paternel, il ne fallait jamais avoir confiance en une arme que l'on avait pas soi-même entretenue. De plus, depuis qu'il avait quitté VDNKh, l'entretien de l'armement n'était peut-être plus aussi scrupuleux. Il tira donc sur la sangle de son AKS74M, le ramenant vers lui, passa cette première par dessus sa tête, et déposa amoureusement son fusil sur ses genoux. Son arme, en revanche, était continuellement chargée hors des stations, une balle en chambre, prête à faire feu à tout instant.
"Katya", c'était son petit nom. Mais lui seul en avait connaissance.

Son attention se reporta sur ses deux acolytes. Le jeune se tenait debout non loin du feu, ce dernier faisant danser son ombre sur les murs du métropolitain. Une chose était claire pour Aleksey en ce début de garde : au vu de l'armement de l'un et de l'expérience de l'autre, les mutants avaient tout intérêt à dormir dehors cette nuit.
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Valeriy Morochkine
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Message Sujet: Re: Mission : Défendre la station VDNKh | Jeu 31 Aoû - 9:57


••• L’heure de son tour de garde était arrivée.
Bien qu’il se soit retrouvé coincé là à cause du blocus, Valeriy n’avait pas l’intention de rester planter là à ne rien faire. Il s’est donc pas mal promené dans sa station d’accueil, traînant souvent dans les lieux publics et passant, ça ne le surprenait donc pas vraiment qu’on l’ait intégré à la garde de la station. Avec son arme sur le dos et la vigueur de la jeunesse, il faisait un bon candidat. Valera n’était pas emballé à l’idée, mais c’était pour le bien de tout le monde au final. Il espérait tout de même ne pas à voir les mutants de trop près.

Il était arrivé au point de rencontre quelques minutes à l’avance, à peine le temps de se familiariser avec l’endroit. Il lance une salutation aux gardes qui n’attendent que le coup de 22 heures pour être libérés de leur tâche, surtout que ça semblait avoir été assez mouvementé. Valeriy soupire. Évidemment, les mutants faisaient partie de la vie de métro, mais il ne s’y habituait pas.

Sur place, se trouvait évidemment le trinôme en action, qui semblait soulagé de voir leurs remplaçants arriver et ne se gêna pas pour le mettre en garde, sans trop y mettre d’énergie cependant. Excluant Valeriy, il y avait quatre personne, la dernière étant probablement l’un de ses coéquipiers de garde, et à voir son visage, il semblerait même qu’il s’agisse d’un camarade. Il eut tôt fait de le rejoindre et de se présenter. Au vu de son âge, Valeriy n’avait aucun doute qu’il pourrait lui transmettre des conseils précieux. L’expérience valait tout autant que l’endurance physique. S’approchant du feu, rassurante source de chaleur et de lumière, il commença à s’entretenir avec celui qui répondait au nom de camarade Ilya Arkadievitch Voronov.

Valeriy relève la tête lorsque le son grave d’une autre voix se fait entendre. Sans doute le dernier membre du trinôme. Il répond par un hochement de la tête à ses salutations, et pose son regard sur lui un instant. Évidemment, c’était un visage inconnu. Il n’avait pas une apparence particulièrement hors du commun, mais il y avait quelque chose dans sa dégaine, sa façon de se tenir, dans son regard aussi peut-être, qui imposait à la fois le respect et faisait naître une légère appréhension. Mais Valeriy ne put s’empêcher de répondre à sa remarque.

« L'époque du communisme n’est pas encore derrière nous, au contraire. »
Il reporta son attention sur Ilya Arkadievitch, qui continuait à lui donner des directives, cependant en évitant un peu son regard. Il ne s’attendait pas à un commentaire sur ce qu’il venait de dire, il avait dû en entendre d’autres avec les années... Il ajouta cependant autre chose.

« Comment pensez-vous que ça se passera cette nuit... ? »
Après tout, les attaques ne pouvaient pas être si fréquentes... N’est-ce pas ? Dans tous les cas, Valeriy faisait confiance à l’intuition du plus âgé.

Tout en continuant à écouter, il se déplaça un peu pour aller jeter un oeil à l’équipement fourni par la station. Ça devrai faire l’affaire, ils auraient sans doute pu se montrer plus radin. L’homme à la barbe sombre s’était déjà emparé de l’un des fusils et l’avait posé non loin de lui, préférant visiblement son propre matériel. Valera pouvait le comprendre. Rien ne pouvait égaler la sensation de son précieux Saiga-12 entre ses doigts. Ce qui ne l’empêcha pas d’aller à son tour prendre l’un des trois AK mis à leur disposition.  Tout en l’observant sous toutes ses coutures, Valerochka ne put s’empêcher de jeter des fréquents regards à son compagnon d’une nuit. L’arme posée sur ses genoux semblait être un assez beau modèle, à première vue assez bien entretenu.

Valeriy décida que l’AK était dans un état potable, et le garda près de lui. S’il advenait quoi que ce soit, il préférait le sacrifier, plutôt que son Saiga, bien qu’il avait foi que son arme personnelle serait suffisante.

Reste que tout le comportement de l’homme au nom toujours inconnu lui donnait confiance. Rien d’alarmant, peut-être même un peu familier.

« Vous semblez connaître et apprécier les armes, je me trompe ? »

Comme toujours, Valera parle avec sa voix rauque, peut-être avec un peu plus d’entrain cette fois-ci. Après tout, quand il s’agit de quelque chose qui l’intéresse, les mots sortaient plus facilement.

Quant à Ilya Arkadievitch, jusqu’à présent Valerochka avait acquiescé à ses propos plus souvent qu’il n’y avait répondu. Peut-être était-il intimidé par son physique et par son expérience. Il aurait voulu poser tellement de questions, mais il n’osait pas. Alors il fit ce qu’il fait toujours, il reporta son attention sur l’arme entre ses mains, histoire de l’observer une énième fois. © 2981 12289 0
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Message Sujet: Re: Mission : Défendre la station VDNKh | Ven 1 Sep - 0:31


Chacun devait faire sa part. De l’enfant au vieillard, personne ne pouvait se payer le luxe de l’oisiveté dans le Métro. Cette maxime était d’autant plus vraie dans une station comme VDNKh comme avait pu s’en rendre compte le vieil homme, en dépit de sa récente arrivée dans les lieux. Il régnait dans les lieux une solidarité naturelle, un même élan tournée vers la survie qui n’avait pas été contaminé par les peccadilles des autres stations des lignes intérieures. Sans se l’avouer véritablement le vieux vétéran appréciait cette simplicité sans équivoque : contre les horreurs que vomissaient les ténèbres des tunnels, il ne pouvait y avoir que des hommes déterminés et soudés pour espérer faire barrage. Des hommes déterminés et pouvant compter sur le soutient fort appréciable de quelques cracheuses de 7,62. Le bien contre le mal. L’humain contre le monstre. La vie contre la mort. Ilya était nostalgique de ce manichéisme qu’il avait connu lors de ses jeunes années, lorsque le combat contre la « tyrannie fasciste gouvernementale » avait encore un sens. Le vieux combattant avait donc vu dans cette conscription forcée pour monter la garde, une occasion de renouer avec ce confortable sentiment de faire ce qui était juste.

Trois hommes, formant une barrière bien précaire mais ô combien précieuse contre les dangers inconnus des abysses, veillant sur le sommeil précieux de leurs prochains. Un sommeil que l’homme qui lui débitait d’un rythme rapide ses instructions, et dont il relevait la garde, était visiblement empressé de goûter. Ilya se contenta d’hocher lentement la tête en écoutant ses paroles, notant du regard l’utile matériel qui leur était laissé à disposition, et notamment un appréciable puissant projecteur. Mais tout cet attirail n’était utile qu’autant que les hommes qui le maniait. Le vieil homme regarda attentivement ses nouveaux camarades : parmi eux un homme dans la force de l’âge qui semblait connaître son affaire. Celui-ci tripotait son AK à la manière d’un amant empressé et maladroit lors de sa première nuit : des caresses déplacées et un brin de manipulations excessives. Le jeune camarade qui l’avait accueilli sur place était également présent. Ilya accorda à ce dernier un bref signe de reconnaissance, avant de laisser partir en paix le précédent garde, qui s’empressa de rejoindre ses camarades vers un repos éthylique bien mérité.

S’approchant de la dernière arme laissée pour lui, il se contenta de vérifier que celle-ci était approvisionnée avec une balle dans la chambre, préférant l’usage de son propre fusil mitraileur. Si quelque chose leur tombait dessus, il préférait presser une détente dont son doigt avait l’habitude. Ca et le fait que son AKMS venait avec un chargeur tambour de soixante-dix balles qu’il n’était pas prêt à glisser ailleurs. Ses nouveaux camarades eux-mêmes faisaient l’étalage de leur propre matériel, dont la qualité indéniable démontrait une certaine expérience du terrain. Tant mieux, s’il devait mourir ce soir ce ne serait pas d’une balle perdue…du moins l’espérait-il. La « nuit », si le concept pouvait encore exister ici-bas, venait à peine de commencer après tout et l’atmosphère entre ces trois inconnus pouvait encore changer. Mais pour le moment, il se souciait d’avantage d’éclairer suffisamment les lieux à surveiller. Se mettant aux commandes du puissant projecteur, il l’orienta vers les profondeurs du tunnel, et ouvrit ses oreilles à l’affût, puisant au passage la conversation qui s’amorçait.

Son jeune camarade n’avait pas attendu pour délivrer son premier commentaire sur le mouvement de libération du peuple. Ilya préféra rester silencieux, et ne pas s’émerveiller à haute voix sur la puissance de la nostalgie des jeunes générations pour des choses qu’ils n’avaient jamais connues. A la place, il offrit son point de vue sur sa seconde question :

- Si nous avons de la chance notre ennemi le plus coriace sera l’ennui…dans le cas contraire je fais davantage confiance à tes jeunes poumons qu’aux miens pour souffler dans cette corne de brume camarade.

Dit Ilya d’un humour rêche, en essayant de regarder à travers le rideau d’obscurité presque palpable du tunnel.

- Dans tous les cas, le jeune garçon avec nous à l’air de connaître son affaire aussi bien que nous. Ancien militaire peut être ?

Le vieil homme n’avait pas réellement besoin de forcer son don pour deviner que ce dernier avait eu une expérience approfondie du maniement des armes. L’odeur de la poudre aussi sûrement que celle du sang semblait encore flotter sur lui. Il espérait juste que s’il pouvait sentir ces relents, d’autres créatures ne le pourraient pas également.
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Aleksey Vassiliev
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Message Sujet: Re: Mission : Défendre la station VDNKh | Sam 2 Sep - 0:06

"Ancien militaire peut être ?"

Soutenant le regard endurci du vieil homme, il lui répondit, accompagné d'un sourire forcé  :
"Quelque chose comme ça, oui. Disons qu'j'ai eu de bons mentors."
Reportant son attention sur son petit sac à dos, il en dégrafa le pan supérieur et jeta un œil attentif à l'intérieur. Il en sortit deux petits mécanismes métalliques, plutôt énigmatiques, qu'il regarda sous tous les angles à la lueur des flammes. Il lâcha un "Bien..." pensé tout haut, sans vraiment y faire attention.
Satisfait, il remit les objets à l'intérieur, fouilla un instant de plus, et sortit cette fois une petite étoffe en tissu, repliée plusieurs fois sur elle-même, qu'il posa délicatement sur le rail, tout près du feu. Une douce effluve boisée, teintée d'un léger parfum de moisi s'en dégagèrent.

Aleksey sentait que ses compagnons d'un soir avaient, tout comme lui, une certaine volonté à se retrouver en faction derrière cette barricade de fortune ; malgré la légère inquiétude du plus jeune, qu'il pouvait presque chatouiller. Il ignorait cependant leurs motivations : peut-être par sens du devoir, tout comme lui ; éventuellement par envie de s'isoler de la station, l'histoire de quelques heures...
Le jeune homme était peut-être en quête d'adrénaline, comme il le fut lui-même quelques années plus tôt, lorsqu'il offrit ses services aux marchands de la Hanse. Si ce premier cherchait un moyen de faire "ses armes" sur quelques mutants, il ne lui en voudrait pas, tant qu'il ne risquait pas sa vie bêtement...
Bien qu'en temps normal il aurait rit en pensant à cette idée, au peu d'action que pouvait offrir un tour de garde, ce soir il n'était sûr de rien, et se méfiait de tout.

Alek n'avait pas spécialement envie d'en découdre avec les mutants, il n'aimait pas les prises de risques inutiles, ni gaspiller des munitions à tout va. Il aimait mettre le maximum de chances de son côté, il aimait la préparation.
"Chaque action nécessite une réflexion".  "Une bonne préparation permet d'éviter des tas d'emmerdes".
Ces précieux conseils, prodigués par son défunt père, lui permirent de survivre aussi longtemps dans les tunnels.

Il se leva, tout en repassant la sangle de son fusil autour du cou, puis jeta son sac sur une épaule.
Arrivé à la hauteur du jeune homme, qui le dépassait de quelques centimètres, il lui tendit une main chaleureuse, mais ferme :
"Aleksey Dmitrievitch. Pour répondre à ta question : j'suis né avec des pétoires dans les mains, et j'les ai pas quittées depuis ".
Il salua d'un léger hochement de tête son autre partenaire, respectueusement.

"Z'êtes d'la Ligne Rouge, non ?" Cette fois-ci, il s'adressa aux deux sentinelles.

Attendant patiemment leur réponse et voulant à tout prix éviter un éventuel conflit, voire une balle perdue, Aleksey tut volontairement son attachement à la Hanse : cela n'avait aucune utilité. Pas ce soir. Il reprit :
"Y'a une expression qu' j'aime pas mal, ça dit : vaut mieux avoir cent amis qu'cent poulettes.
Spoiler:
 
J'espère qu'vous s'rez d'accord avec ça, et qu'on s'ra encore tous les trois vivants d'main matin. Et alors, les bières s'ront pour moi !"

Après quelques pas en direction des ténèbres, il désigna du menton le bidon sur lequel il était assis au jeune homme et lui lança amicalement :
« Sadis, v'nogakh pravdy nyet ! »
Spoiler:
 

Il ajouta à son attention :
"Si jamais ça pue, j'compte sur toi pour me couvrir, camarade, et avec un AK, au moins l'temps que j'rapplique. Pas envie d'ressembler à une passoire", lança t-il au jeune homme, tout en indiquant son Saiga 12, songeant à la dispersion des plombs de chevrotine qu'aurait occasionnée l'utilisation de cette arme à moyenne distance.

Alek s'avança prudemment dans l'obscurité. Il s'arrêta soudainement, et s'adressa au vieil homme : "V'pouvez m'éclairer ? Spasiba, tovarich" ("Merci, camarade")
L'aîné déplaça le faisceau sur le mur le plus proche, à hauteur d'homme, afin de ne pas l'éblouir. Alek y vit un petit écriteau sur lequel il y lut "Vykhod", ("Sortie"). Cette issue de secours n'en était plus une depuis bien longtemps : un épais mur de brique noircie par les années en condamnait l'accès.

Il continua de marcher sur une bonne dizaine de mètres, enjambant parfois les débris recouvrant la voie, levant le bras gauche pour attirer le faisceau. Il désigna le sol de sa main meurtrie : "Là...Spasiba." ("merci".)
"Une bonne préparation permet d'éviter des tas d'emmerdes" Songea t-il. Lyocha s'accroupit et sortit de son sac l'étrange mécanisme en métal inspecté un peu plus tôt. Il avait déjà perdu deux phalanges  dans sa jeunesse en posant ce type de piège. Il avait apprit de ses erreurs, et la négligence ne faisait plus partie de son vocabulaire désormais. Il sortit également un câble métallique, extrêmement fin, ainsi qu'une cartouche de cal.12, qu'il introduisit dans le piège. Une fois le premier piège posé, il réitéra l'opération avec le second mécanisme, quelques mètres plus à droite de la voie.
Spoiler:
 

Satisfait, il se releva avec agilité et, dans un demi-tour, mit sa main en visière, évitant ainsi la luminosité foudroyante du projecteur sur le chemin du retour.
Dans un geste machinal, Aleksey accrocha la bouilloire cabossée sur le piton suspendu au dessus du feu, dont les flammes léchaient la rouille avec avidité.
Il récupéra son étoffe, l'ouvrit délicatement et s'adressa à ses camarades :
"Au fait...Z'aimez le thé de VDNKh ?"
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Valeriy Morochkine
Armurier
Message Sujet: Re: Mission : Défendre la station VDNKh | Lun 18 Déc - 7:06



Valeriy tourna la tête vers l’homme qui lui était encore inconnu, et qui manifestement semblait vouloir continuer à garder un peu de mystère autour de sa personne. Pas que ça le dérange, après tout ils n’étaient là que pour une nuit.

Il prit la main que lui tendait l’homme en face de lui. Il hocha la tête et se présenta à son tour.

-Valeriy Gavrilovitch. Beaucoup d’expérience alors, ça fait plaisir à voir. » Et c’était rassurant, mais pas question de laisser paraître ses appréhensions à haute voix plus qu’il ne le fallait.

Bien que les armes soient devenues indispensables à la vie dans le métro, Valera avait bien trop souvent vu des gens y prêter peu d’attention,  croyant qu’elles faisaient tout le boulot et qu’on avait pas à s’en soucier plus qu’il fallait. Il appréciait toujours de voir des gens se soucier sincèrement de ces engins à cracher des balles, que ce soit de par leur formation ou dans d’autres circonstances.

En entendant la question suivante, il jeta un coup d’oeil à son compatriote. Valeriy avait déjà rendu ses convictions idéologiques assez claires, ça ne valait probablement pas la peine de les réitérer, ni de préciser sa faction. Qui voudrait bien prétendre être communiste, sans être un rouge ? Pas que ça apporte grand-chose, sauf peut-être pour tenter de passer les frontières de la Ligne Rouge. Valeriy était bien au courant que beaucoup d’habitants de la Ligne Rouge n’étaient plus convaincus du communisme depuis des lustres, mais c’était loin d’être son cas, et il ne s’en cachait pas. Quant à Ilya Arkadievitch... il ne savait pas encore grand-chose de lui non plus. Valeriy se contenta d’hausser les épaules à la remarque d’Aleksey. Cent amis, ça faisait un peu trop.

Valeriy n’avait pas pour habitude d’être méfiant envers les autres à la base, et ce n’était pas durant cette soirée que ça allait changer, il avait donc bien envie de croire qu’Aleksey était en effet un bon gars. Pas qu’il ait de raison de douter, après tout il avait lui aussi accepté de filer un coup de main à la station. Ou peut-être en était-il originaire, qui sait ? Valeriy décida qu’on pouvait bien avoir foi en un gars qui vous propose de l’alcool dans ce métro.

-C’est d’accord pour la bière. »

Continuant à écouter son interlocuteur mais décidant d’économiser sa salive, Valeriy répondit par un simple hochement de tête, et s’assit à l’endroit désigné par son compagnon de garde. Un vieux bidon en sale état posé sur le sol, qui permettait tout de même d’avoir un bon champ de vision tout en épargnant ses pieds. Valeriy déposa son sac tout contre la paroi de métal. La nuit risquait d’être bien longue s’il la passait debout. Il gardait tout de même un air songeur, espérant bien qu’Ilya Arkadievitch ne se trompait pas et qu’ils n’auraient pas à faire affaire à quoique ce soit de plus coriace que l’ennui.

Il était donc installé aussi confortablement qu’il le pouvait, et avec cette hauteur supplémentaire, sa taille n’était certainement pas un désavantage lorsqu’il en venait à devoir surveiller un tunnel sombre.


"Si jamais ça pue, j'compte sur toi pour me couvrir, camarade, et avec un AK, au moins l'temps que j'rapplique. Pas envie d'ressembler à une passoire"

Valera esquissa cette fois un sourire.
-C’est bien compris. » Une sage décision. Il tripota la sangle afin de faire passer le AK de son dos à l’avant, le tenant sagement entre ses mains, tout en observant Aleksey s’enfoncer dans la noirceur du métro.

Ilya Arkadievitch braquait le projecteur dans sa direction, et Valeriy le vit s’affairer au sol et lui jeta un regard curieux. La lumière du projecteur se reflétaient sur les pièces de métal. Bien que sa spécialité soit les armes, Valeriy était très intéressé par tout ce qui relevait de l’ingénierie d’une manière ou d’une autre. Il espérait bien avoir l’occasion de voir le dispositif de plus près. Même si dans l’immédiat, il espérait surtout qu’il se révèle assez efficace. Valeriy détacha cependant rapidement son regard pour le concentrer sur la profonde obscurité du tunnel qui gobait la lumière du projecteur. Il guettait le moindre mouvement, mais la noirceur du tunnel était toujours aussi lisse, aucun signe de vie ou de mouvement autre qu’Aleksey Dmitrievitch qui s’affairait rapidement. Celui-ci qui ne perdit pas de temps à revenir près du feu, où il y déposa une bouilloire.

-Un thé ne ferait pas de mal, peu importe sa provenance... Mais il est vrai que celui de VDNKh a un goût bien particulier. Ce ne sera certainement pas de refus. »

Sans même qu’il ne s’en rende compte, Valera avait enfoui sa main gauche dans la poche de son manteau, là où se trouvait toujours sa précieuse pièce de dix roubles. Il tentait de garder un air impassible, mais la vérité était que bien qu’il avait l’habitude des tunnels, il n’avait jamais fait face à l’ennemi de cette façon. L’attendre de pied ferme, avec non seulement sa survie mais celle d’une station sur la conscience, ça pesait beaucoup sur ses épaules frêles. Mais pour l’instant, la soirée s’annonçait tranquille, et l’armurier se disait qu’elle passerait sans doute plus vite en faisant un effort de conversation. Son compatriote y semblait cependant peu enclin, autant Valera décida de porter son attention sur celui qui répondait au nom d’Aleksey Dmitrievitch.

-Au fait, le dispositif que vous venez de poser... C’est une création personnelle ? De loin c’est difficile de voir de quoi il s’agit. »

Valeriy aurait bien voulu en savoir plus sur l’homme qui s’affairait autour du feu, mais malgré qu’il ne semble pas particulièrement gêné pour prendre la parole, il semblait qu’il évitait de révéler des détails en trait à sa vie personnelle. Valera pouvait comprendre jusqu’à un certain point, il n’était lui-même pas le gars le plus bavard du coin et il savait que certains en avait vu des vertes et des pas mûres durant leur vie dans le métro.

-Si j’peux me permettre de demander, Aleksey Dmitrievitch, y-a-t-il quelque chose en particulier qui vous amène à VDNKh ?

Il parlait toujours de sa voix rauque, mal assurée, bien qu’il s’agisse d’une question parfaitement innocente aux yeux de Valerochka. Il ne cherchait pas à soutirer des informations, simplement tenter un brin de conversation.


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Aleksey Vassiliev
Mercenaire
Message Sujet: Re: Mission : Défendre la station VDNKh | Jeu 28 Déc - 12:36

Le mercenaire versa un fond d’eau brûlante dans les gobelets métalliques avant d’en jeter le contenu un peu plus loin, dans un mouvement de poignet. Il détestait boire son thé dans un récipient poussiéreux, et partit du principe qu’il n’était pas le seul. Une fois le brin de vaisselle effectué, il remplit les gobelets cabossés de ce breuvage à l’arôme puissant, quasi-sacré pour les habitants de la station.

Il jaugea une nouvelle fois le jeune homme, de longues secondes, avant de lui tendre sa tasse.

« Valeriy Gavrilovitch, donc… Je suis garde de convoi, et originaire de VDNKh. Ce que j’ai posé tout à l’heure, c’est un piège. Je pourrai vous montrer ça demain matin, quand on boira cette bière ! »

« Première garde dans ces conditions ? »
Demanda à son tour le soldat sans vraiment attendre de réponse. Depuis la relève, il n’avait pas encore vu le jeune communiste se détendre. Il ne voulait certes pas d’une tête brûlée, mais il ne voulait pas non plus d’un compagnon sous tension, qui viderait ses chargeurs au moindre bruit suspect.
Il préférait en avoir le cœur net ; aussi, il crut de bon ton de rassurer le jeune homme -du moins d’essayer-. Un petit rappel ne ferait de mal à personne, et cela permettrait d’être sur la même longueur d’onde. Après tout, leurs vies n’étaient-elles pas en jeu, au même titre que celles d’une station toute entière ?

« Faut pas s’inquiéter mon gars, tout devrait bien se passer. »

Il ajouta sur le ton de la confidence :

« Si je peux me permettre, oubliez le baratin de la relève. Les consignes du poste sont toujours les mêmes, alors que de mon point de vue, chaque situation doit être gérée au cas par cas. »

Il détailla davantage le fond de sa pensée : « L’important est de survivre à la nuit par tous les moyens. Rester concentré, rester à l’affût du moindre bruit suspect : c’est la première moitié du boulot. Mais surtout, pas d’affolement ! » Enchaina-t-il, levant les paumes près de son visage, dévoilant sa main meurtrie.

« Ne jamais perdre son sang froid, ça c’est la deuxième moitié, et c’est pas la plus facile... Bien respirer, garder la tête sur les épaules : et ce, quoi qu’il arrive. Avec le blocus, il y a peu de chances de tomber sur un humain de ce côté-là de la barricade, mais on ne sait jamais.  Mieux vaut y réfléchir à deux fois avant d’avoir la mort d’un innocent sur la conscience, vous pouvez me croire là dessus…Va donc falloir être TRÈS réactif, surtout avec le projo : j’ai pas envie qu’un touriste se prenne les pattes dans mon piège, ça ferait désordre… »

Son regard se posa finalement sur l’armement du jeune homme et il reprit plus calmement, après avoir vidé son fond de tasse d’un trait :

« Vous m’avez l’air de vous y connaître suffisamment en armes à feu, j’vais donc pas vous faire une leçon là-dessus. Je termine juste avec le "scénario catastrophe" : si on se sent débordés, enfin…avant d’en arriver là : on sonne l’alarme, et on prie pour que les gars de  la réserve aient suffisamment de temps pour voir venir le merdier. Quoi qu’il arrive, VAR compte sur nous. »
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Le Destin
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Message Sujet: Re: Mission : Défendre la station VDNKh | Jeu 28 Déc - 20:46




«Quoi qu’il arrive, VAR compte sur nous. »

Et pour ponctuer la fin de la phrase, une détonation retentit dans le tunnel. Le bruit d'une cartouche, d'un coup de feu. Vous faisant comprendre que l'un des pièges posé un peu plus tôt, venait d'être déclenché. Petit nuage de poussière dans l'obscurité. Le silence reprenant ses aises, vous laissant juste un sentiment inquiétant, un état d'alerte. Ce soir, il ne semblait pas y avoir que l'ennui qui était au rendez-vous. Était-ce là un malheureux touriste, un camarade revenant d'une inspection ou bien autre chose ? Quelque chose qui n'était pas venue si proche avec de bonnes intentions... Quoiqu'il en soit, il fallait regarder pour l'apprendre.

La lumière du projecteur ne tarda pas à venir éclairer la scène: un corps git sur le sol dans une brume faite de poussière et de poudre. De votre position, difficile de dire de quoi il en retourne. Une masse difforme et noire, étendu par terre, ne bougeant pas. Si c'était vivant, ça semble à présent mort ou dans l'incapacité de se mouvoir, c'est là votre seule certitude. Que faire ? S'approcher pour voir de quoi il en retourne ou ne pas s'apitoyer sur l'être ou la chose qui a mit le pied ou la patte au mauvais endroit ?

En fixant le corps, vous sentez que quelque chose cloche. Personne hormis vous ne devriez être là. L'hypothèse du touriste, du camarade semble donc impossible. Un mutant alors ? A bien y regarder, il vous semble voir de la fourrure. Un animal ici dans le métro ? Pourtant c'est bien trop gros pour n'être qu'un rat...

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Mission : Défendre la station VDNKh

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